[FIC] : La bataille de Paris

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[FIC] : La bataille de Paris

Message par Oberyn le Mar 17 Mai 2016 - 23:24

Chapitre I : La Grippe Verte

Dominion Spartiate

Entre deux collines enneigées, Kyel apercevait enfin les murs de l'Enclave. Beaucoup d'étrangers ne reconnaissaient pas la citadelle quand ils y arrivaient, tant le bastion  se forgeait dans la nature environnante. Il était aussi austère que la falaise qui l'entourait. Mais il était aussi dur d'y pénétrer qu'il était dur d'entrer dans une montagne.
Kyel rentrait chez lui. Enfin. Cela faisait 9 mois que lui et ses rangers parcouraient les plaines gelées du Sud de la France, sur ordre direct d'Odyl Vaykan. Il eut une larme à l'oeil en arrivant à l'imposante porte du bastion. Il allait enfin revoir sa femme, ses filles.. Néanmoins, ses sentiments étaient partagés. Sa mission était un échec complet. 9 mois et 11 compagnons de perdus, pour du vent, un mirage.

Mais c'était finit. La porte s'ouvrit. Mais à son grand étonnement, ce n'était pas une foule en liesse qui était venue accueillir les 200 Spartiates exténués. Seul 30 hommes, équipés de boucliers anti-émeutes et de masques à gaz, servaient d'escorte à un petit homme, masqué également. Kyel mit du temps à comprendre qu'il s'agissait du président lui même : Monsieur Odyl Vaykan.
Ce dernier fit signe à Kyel de le rejoindre. Ils marchèrent ensemble quelques minutes, jusqu'à un parc vide. Kyel ne comprenait rien à la situation : pourquoi les masques ? où était sa famille ? Où était tout le monde ? Le président dut lire l'incompréhension dans son regard, car il commença :
"Comme vous le voyez, la ville a connu des changements depuis ton départ. Il y a deux ans, quand la fièvre à commencé à resurgir dans le dominion, je vous ait envoyé à l'ancien centre du CNRS, en quête d'un vaccin. Là bas, vous n'avez trouvé qu'un mot : Ouest. Nous avons donc monté une seconde mission, jusqu'à Marseille et Grenoble. S'il vous plait, dites moi que vous avez trouvé quelque chose !"
"Non.. Comme vous devez le voir à mon expression, la mission est un échec.. Nous n'avons rien.."
"Non !" l'interrompit le président, avec un regard désespéré. Il s'était écroulé à ses genoux. C'est la première fois que Kyel voyait son ami de toujours dans une telle déchéance; "Vous devez avoir une piste.. quelque chose !!"
Kyel le regarda d'un oeil grave.
"Que s'est t-il passé pendant notre absence ?
- Que s'est-il passé ? L'apocalypse ! En quatre mois, cette saloperie a atteint tous nos souterrains. Aucun moyen de quarantaine. La merde passait partout. Les animaux que nous mangeons, l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons. Je crois que tout est touché. A force de fréquenter les déchets radioactifs, le virus a muté. Et salement. Je n'ait plus aucun contact avec aucune de nos villes.  Donc tu as intérêt à avoir une piste, et à vite trouver une solution, ou nous mourrons tous. Et quand je dis tous, je ne parle pas de toute la communauté. Je parle de tous les putains de survivants de cette planète mourante. Donc, avez vous une piste ? fit le président
- Nous n'avons rien. Le laboratoire de Marseille était occupé par des écorcheurs. Celui de Grenoble, brûlé jusqu'à la moelle. Nous n'avons rencontré qu'un manchot, un mendiant qui se disait biologiste. Il nous a raconté une histoire absurde pour une pièce.
- Quelle histoire ? s'exclama prestement le président.
- Ce n'est rien.. ne vous faites pas de faux espoirs.
- Je suis votre président, et je vous ordonne de me le dire.
- Il nous a dit qu'un dernier laboratoire de recherche avait continué à fonctionner après l’Armageddon, au coeur de Paris. Mais c'est impossible..
- Vous partez pour Paris.
- Etes vous fous ? La ville a été complètement rasée. Il n'y a absolument rien, à Paris. Et même si il s'avère qu'il y a bien un laboratoire, comment y accéder ? Il est impossible d'entrer là bas, les radiations sont trop fortes. Et des rumeurs circulent.. on parle de cannibales pyromanes, de zombies assoiffés de sang.. Mes deux fils sont dans mon escouade. Je refuse de les envoyer à leur mort !
- Et vous croyez qu'en restant içi, vous la leur épargnerez ? Vous êtes des Spartiates. Vous partirez à Paris, et vous mourrez à Paris. C'est un ordre. Et vous ne resterez pas un seul jour ici. Il faut éviter toutes contamination.
La discipline militaire reprit le dessus sur l'instinct de survie de Kyel. "Bien monsieur."
- Votre escouade est la seule équipe que nous savons saine à 100%. Vous êtes 193. C'est loin d'être assez, pour parcourir toute la France, entrer à Paris, et avoir une chance de survivre.
- En effet.
- J'informerais nos alliés de notre mission. Et leur promettrait des récompenses conséquentes. En taisant bien sûr, l'état de santé de notre dominion. Nos amis de Carcassonne ne nous lâcherons pas, je l’espère. Kyel, il est temps de reprendre votre route. Un long trajet vous attends.
Et Kyel accepta. Lui, ses fils Tonkel et Ryol, et 191 Rangers, prirent la route. Ils constituaient l'élite, et l'espoir du dominion, et peut être aussi, de l'humanité. On leur avait donné les dernières conserves du Bastion. En deux semaines, ils traversèrent les montagnes suisses. En route, vers Moulins. C'est ici qu'ils attendraient leurs alliés.  
La route était verglacée. Leur armée était revenue en Suisse fin août, avant les premières neiges. Mais en repartant vers Paris, Ils devraient affronter la route en plein hiver. Nous étions en Septembre, et les routes étaient déjà quasiment impraticable pour les chevaux. Kyel n'arrivait pas à se sortir de la tête qu'on avait décidé de le sacrifier, lui et ses hommes, pour un honneur inutile, un espoir vain. Alors qu'il réfléchissait à cela, tout en essayant tant bien que mal de protéger son visage de la grêle, Kyel toussa. Un flot de bile noire arriva dans ses gants. Il faisait vraiment un froid de canard.

Références :

Dominion Spartiate


Dernière édition par Oberyn le Mer 18 Mai 2016 - 19:01, édité 2 fois

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par VLAD le Mer 18 Mai 2016 - 0:58

Spoiler:
Très sympathique premier chapitre, agréable a lire, immersif. Vivement la suite ... j'espère que la Camaraderie fera une apparition :hap:
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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Jhe le Mer 18 Mai 2016 - 12:38

D'accord avec Vlad, très bon début :oui:
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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Twinkless le Mer 18 Mai 2016 - 14:02

Oublie pas : les mecs des catacombes sont bien trash :troll:

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Oberyn le Mer 18 Mai 2016 - 18:49

Chapitre II : Coalitions



Abelandre


Abelandre avait été réveillé très tôt ce matin. Lui et les 200 hommes que comptait son unité de chevaliers avaient été alignés dans la cour du Chateau. Depuis une heure, ils attendaient leurs ordres sous le vent d'automne. Des rumeurs circulaient. Le comte Henri aurait reçu un courrier. Un message d'une haute importance, qui réclamait la mobilisation immédiate d'un corps d'Elite de l'armée. Ses compagnons étaient tous calmes. Il s'agissait de la fine fleur de l'armée Carcassonaise, des individus à l’expérience infinie. Abelandre, lui, n'avait que 18 ans. Cela ne l'avait pas empêché de s'élever dans l'armée Carcassonaise. L'exploit été d'autant plus grand qu'il n'était pas originiaire du comté. La garde l'avait trouvé lors d'une expédition, il y a quatre ans, perdu dans les forêts de l'Ardeche. L'ordre de chevalerie l'avait élevé comme un des leurs.
Le comte arriva sur l'Estrade.
"Nous avons reçu une missive de nos alliés Spartiates. Ils auraient localisé un vaccin au virus de la Grippe Verte. Ils nous promettent de l'or, des chevaux, des armes, et nous permettront de synthétiser le vaccin, si nous les accompagnons. J'ai donc décidé d'assembler une troupe de nous meilleurs hommes pour y aller."
Toujours laconique le comte. Un homme précis, et concret. Il allait toujours chercher l'exposition la plus pure et simple des faits.
".. Mais je vous prévient, la route sera hârdue, et je ne vous oblige pas à partir. Car Nous allons à Paris. A Paris Centre."
Un frisson traversa la nuque d'Abelandre. Paris.. Tellement de rumeurs circulaient sur cet endroit. Il se tourna vers ses compagnons d'armes. Aucun ne mouftait.
"Très bien. Dans ce cas, c'est décidé. Vous constituerez la première expédition Carcassonaise pour Paris. Préparez vous, vous partirez dans trois jours. Charles, suivez moi. Nous avons encore des détails à régler."
Charles était le chef de la Chevalerie Carcassonaise. Un homme sûr. Si il avait dépassé depuis dix ans l'âge maximal pour servir dans la Chevalerie, la question de sa retraite ne se posait même pas, tant l'homme était en forme, et important.
C'est lui qui avait pris en charge Abelandre, en en avait fait son écuyer personnel. Si Abelandre était aujourd'hui son égal dans les distinctions, il existait toujours une relation de maître-Assistant entre eux. C'est donc naturellement qu'Abelandre accompagna Charles et quelques autres chevaliers distingués pour rencontrer le comte.
Ce dernier leur exposa les faits. 600 rangers Suisses les attendaient à la ville de Moulins. Là, ils seraient rejoints par quelques centaines de soldats de l'Ost Pontifical, et une force imposante de près de 1500 militaires venus de la République Bourgeoise de Saint Etienne. Soit une force totale de plusieurs milliers d'hommes d'élite, pour marcher sur Paris, et explorer la cité à la recherche du laboratoire.
Quand il eut achevé, et que les soldats finirent de discuter tous les points de la mission, Abélandre se risqua à une question :
"Que se passera t-il quand nous auront le vaccin ?
- Comment cela ? fit le Comte avec un regard désapprobateur. Nous soignerons nos gens.
- Et qu'arrivera t-il à ceux qui ne sont pas nos gens ? Les communistes de la Camaraderie ? Les islamistes de Montauban ? Les groupes vagabond ?
- Tout le monde aura accès au vaccin. Il leur suffira de plaider allégeance au comté, et ils seront soignés.
- D'accord, fit Abélandre en baissant le regard.
Alors que tous sortaient, Le commandant Charles  :
"Ne t'avise plus jamais de poser des questions aussi idiotes au Comte. Tu as de la chance d'être ici. C'est moi qui pose les questions. C'est compris ?
- Oui monsieur, fit Abélandre d'un ton triste.
Le reste de la journée se passa normalement. Des entraînements, une patrouille, quelques corvées.. Le soir arriva vite.
La nuit, Abélandre assurait la garde de l’émetteur Radio de la Ville. C'est lui qui avait été volontaire pour se charger de le protéger : Il était vital aux intêrets du Comté : C'était le plus grand émetteur du Sud de la France en état de marche. Il pouvait rejoindre quasiment toute la France.
Comme chaque soir ou presque, autours de deux heures du matin, il alluma son brouilleur, et mis la radio sur la fréquence 36.5.
- Oui ? ici la Camaraderie. Camarade Nazareth à l'appareil.
- Bonjour, Ici le Camarade Abel. J’amène des nouvelles importantes...
- Nous écoutons.
- Une armée Carcassonaise marche sur Paris, pour rejoindre une coalition Bourgeoise. Ils auraient découvert un vaccin contre la grippe Verte. Le Comté ne va pas partager le vaccin à tout le monde. Ils souhaitent s'en servir pour dominer la région, et soumettre les peuples voisins.
- Nous comprenons la gravité de la situation. Contactez nos Camarades de Paris.. Le Niz... La Commune.. Préparez les à accueillir cette expédition. Dîtes aussi aux camarades de Bretagne de se tenir prêts au cas où.
- Leurs forces sont conséquentes. Ils ont près de 3 000 hommes. La majorité, apportée par la République de Saint Etienne.
- Mobilisez nos Camardes de Lyon. Qu'ils coupent les communications dans la région. Radio et terrestre s'il faut. Ils ne doivent pas passer.
- Bien Compris. Une force conséquente des Etats Pontificiaux marche également vers Moulins.
- Etats Pontificiaux.. Quel secteur ?
- Sud-Est.
- Hmm.. C'est plus ardu. Nous n'avons pas de camarades dans le Sud-Est.. Pouvez vous contacter le Califat d'Arbona, depuis la tour de Carcassonne ?
- Je le crois, il faut que je retrouve leurs coordonnées.
- Très bien. ça me hérisse le poil de traiter avec les Islamistes, mais il le faut. Dîtes leur de payer la Horde. Avec comme ordre, qu'ils traquent et déciment l’expédition Pontificale, jusqu'au dernier. Peu importe ce qu'ils offrent, nous leur donnerons le double, par l'intermédiaire de la république islamique de Montauban.  
- Bien compris, je les contacterais tous cette nuit.
- Bonne chance. Infiltrez les bourgeois. Combattez avec eux. Mais il faut que vous nous rameniez le vaccin. Nous le distribuerons à tout le monde. Vous aurez de l'aide de nos soutiens une fois en région Parisienne. Nous leur parlerons d'une invasion Bourgeoise. Ils ne doivent rien savoir au sujet du vaccin.
- Compris.



Dernière édition par Oberyn le Mer 18 Mai 2016 - 19:01, édité 3 fois

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Oberyn le Mer 18 Mai 2016 - 18:49

Chapitre III : Tensions

Charles


Trois jours plus tard, la Cavalerie Carcassonnaise se mit en marche. Plusieurs semaines furent nécessaires pour atteindre la ville de Moulins. Au grand étonnement de Charles, l'armée qui les attendait était risible. Moins de 300 hommes au total, sur les 3 000 attendus. On les accueilla au sein d'un petit camp. Un officier vint lui faire un rapport de la situation. Seule la moitié des Rangers que le dominion leur avait promis était là. Après des contacts encourageants, la transmission radio avec Saint Etienne s'était brutalement interrompue, avant que le lieu de rendez vous puisse être renseigné. Et l'armée Pontificale avait été totalement décimée. La Horde Nomade de Camargue les avait harcelé sur tout le trajet. Sur 500 hommes, seul 80 avaient réussi à arriver à Moulins vivants. En comptant les chevaliers de Carcassone, il n'y avait que 473 hommes, qui se serraient dans le petit avant poste spartiate, à la lisière de la ville.

Charles se posa, et réfléchit quelques instant. La coalition avait un dixième des forces qu'on l'a leur avait promis. Et elle se dirigeait vers l'endroit le plus dangereux de la planète, ils n'avaient aucune garantie de trouver quoi que ce soit une fois là bas. Charles avait beau poser le problème de toutes les façon possible, le résultat était toujours le même. Ils mourraient dans une mission suicide.
Une heure après leur arrivée, afin de les laisser se reposer et poser le problème par eux mêmes, Charles décida de rassembler ses hommes. Il les somma de se rassembler à la lisière de la forêt, à quelques centaines de mètres du camp. Il fallait débattre. Fallait-il abandonner ? Rebrousser chemin ?
Comme il s'y attendait, la quasi totalité de ses hommes étaient du même avis. La mission était clairement du suicide. Les esprits s’échauffaient. Leurs alliés les avaient trahis. Tous n'avaient envoyé que des contingents misérables, quand ils avaient promis une armée.
Il ne fallait pas les suivre dans leur folie. Alors qu'un consensus commençait à s'établir, les soldats spartiates arrivèrent. Ils avaient sans doutes été prévenus par les clameurs des soldats Carcassonais.
Ils réagirent violemment. Accusant les soldats Carcassonais de désertion. De trahison.. Très vite, deux camps commencèrent à se faire face. La tension montait inexorablement, et on allait tout droit vers l'affrontement physique, quand un homme roux à la corpulence banale d'une quarantaine d'année prit la parole.
Il devait être important, car tous les spartiates se turent comme un seul homme.
- Bonjour à tous. Je me présente, Kyel Talinn. Je dirige la 13eme escouade Spartiate. Et comme les généraux carcassonais n'ont pas l'air de réussir à calmer leurs hommes, il semblerait que je serais amené à diriger cette coalition également."
Des invectives et insultes montèrent du camp Toulousain. L'armée Spartiates les mirent immédiatement en joue. Charles sortit immédiatement son fusil, imité immédiatement par l'ensemble du corps Carcassonais. Ils se faisaient face, le doigt sur la gâchette. Le silence régnait.
"En tant que chef de cette expédition, C'est à moi d'instaurer les règles. Tout contrevenant, se verra infligé une sanction. Et en Hiver, dehors, la seule sanction tangible, c'est la mort.  A partir de maintenant, tout appel à la désertion, sera considéré, à juste titre, comme une trahison. Nous marchons sur Paris. Peut être l'endroit le plus dangereux de cette planète. Nous ne pouvons pas tolérer les enfantillages. Et ne pensez même pas à vous rebeller. 193 Rangers, contre 200 chevaliers. Il s'agira, au mieux, d'un match nul chanceux pour vous."
Charles et ses hommes se regardèrent. Aucun ne voulait prendre la responsabilité du commencement du combat.
"Combattez nous, et vous mourrez. Suivez nous, et vous mourrez sans doutes aussi. continua Kyel calmement. La seule différence entre ces deux situations, c'est la signification que prendra votre vie." Il fit une pause, laissant les chevaliers réfléchir. "Dans la première, votre mort est inutile. Vous tombez à cause d'un mélange de couardise, et de fierté mal placée. En attaquant vos alliés. Dans la seconde, vous tombez en combattant aux côtés de vos amis. Pour votre patrie. Pour votre famille. Vous mourrez, dans l'espoir de leur trouver un vaccin. Vous mourrez pour l'espoir." Le commandant esquissa un sourire. Les soldats commençaient à douter. Il avait gagné.
"Donc maintenant, posez vos armes."  
Quelques secondes passèrent, sans que personne ne fasse rien. La tension était à son comble. Le cerveau de Charles allait à cent à l'heure. Lui et ses hommes faisaient face à une impasse. Les forces étaient quasiment égales. Si ils avaient peut être une chance de gagner, il n'existait, en revanche, aucun scénario où moins de 60% de ses hommes tombaient. Il respira un grand coup, et prit ses responsabilités de chef. Il décida d'obéir. Tous ses hommes le suivirent immédiatement, poussant un soupir de soulagement.
"Je vais maintenant sélectionner mon Etat major. " Fit il, l’œil moqueur. Il s'arrêta, et évalua les visages des membres de la chevalerie. Cherchant les expression les plus calmes, les plus posés, les moins indignées par le coup d'Etat qui venait d'avoir lieu. Après quelques instants, quatre Carcassonais, et deux Pontificiaux furent sélectionnés pour rejoindre les dirigeants de l'escouade du dominion pour constituer l'état major de la coalition. Abel était parmi eux. Charles eut un sourire. Le  Spartiate venait de faire une erreur en sélectionnant le fils adoptif de Charles. Il n'était même plus énervé par l'humiliation qu'il avait subi. Il venait de gagner une taupe dans l'entourage du général.  

Références :




Dernière édition par Oberyn le Jeu 19 Mai 2016 - 21:25, édité 1 fois

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Durin le Mer 18 Mai 2016 - 19:24

Carcassonne :bave:
Sinon mes chevaliers sont sur VAB avec des fusils d'assauts et des gilets par balles. Là ils sont en sur-nombre, le grec fait le chaud direct je le remettrai à sa place :oui:

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par 37 le Mer 18 Mai 2016 - 20:02

Virgin2 a écrit:Carcassonne :bave:
Sinon mes chevaliers sont sur VAB avec des fusils d'assauts et des gilets par balles. Là ils sont en sur-nombre, le grec fait le chaud direct je le remettrai à sa place :oui:

Arrête de rêver Virgin tes soldats vont se faire massacrer comme une rencontre entre une fan des bisounours et Marc Dutroux

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par VLAD le Mer 18 Mai 2016 - 20:05

Noraj de la Camaraderie infiltré chez les impérialistes moyen âgeux ! :hap:

La Camaraderie, phare du socialisme communiste bienveillant du monde post-apo.
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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Durin le Mer 18 Mai 2016 - 20:43

"Arrête de rêver Virgin tes soldats vont se faire massacrer comme une rencontre entre une fan des bisounours et Marc Dutroux"

lel c'est pas 100 pecnos débiles mentaux qui se prennent pour des spartiates qui vont arrêter mon armée d'élite

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par 37 le Mer 18 Mai 2016 - 20:52

Virgin2 a écrit:"Arrête de rêver Virgin tes soldats vont se faire massacrer comme une rencontre entre une fan des bisounours et Marc Dutroux"

lel c'est pas 100 pecnos débiles mentaux qui se prennent pour des spartiates qui vont arrêter mon armée d'élite

QUEL EST VOTRE METIER?

AHOUUUH AOUUUUH

bref obeyrn dépêche toi on veut de la baston

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Nitrov le Mer 18 Mai 2016 - 22:02

Vous faites chier avec votre HS là, je scrollais pour lire la suite et BOUM on me brise l'ambiance. Raaaah.

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Oberyn le Dim 22 Mai 2016 - 15:53

Chapitre 4 : La Horde

Abel


Cela faisait deux semaines qu'ils avaient prit la route pour Paris. Le temps était pour l'instant clément. Si il neigeait continuellement, ils avaient pour le moment été épargnés par les orages de glace. Les journées étaient longue. Ils levaient le camp à 6 heure. Marchaient quasiment sans discontinuer jusqu'à la tombée de la nuit, où ils trouvaient un village abandonné, et éteignaient les feux peu de temps plus tard, après un léger temps de détente.
Abel continuait à travailler pendant cet interlude. Son Commandant de section, le général Charles, l'avait en effet chargé d'une mission : se rapprocher du commandant Kyel, et lui soutirer des informations sur la mission. Les Spartiates étaient en effet totalement opaques sur leurs sources, ou leurs motivations. Même au sein de l'Etat major, les discussions ne se limitaient qu'à des préoccupations d'ordre techniques, sur les conditions de voyage de l’expédition.
Abel avait donc cherché à se rapprocher de Kyel. Un jeu d'enfant. Après tout, il avait de l’expérience. Cela faisait longtemps qu'il perfectionnait cet art. Depuis le jour de ses 14 ans, quand Sakou l'avait chargé de la mission qui définirait sa vie : se perdre sur les lieux d'une expédition Carcassonaise, et se faire trouver, et adopter par le comté. Depuis, l'infiltration était son quotidien.
Il était ainsi certain que le général avait confiance en lui. A ses yeux, Abel constituait sans doutes son principal allié dans le camp Carcassonais. Abel lui même avait un certain respect pour le général. Un homme droit, avec une veritable prestance. Il était par ailleurs devenu très amis avec les deux fils du général, Tonkel et Ryol, qui avaient à peu près son âge. Mais malgré tout cela, ces derniers refusaient de divulguer la moindre information sur leur destination. Ils parlaient juste d'une carte, qui montrerait la localisation du laboratoire qu'ils visaient. Mais Abel avait eu beau chercher, il n'avait trouvé aucun signe d'une carte dans les affaires de Kyel. Il dînait avec lui et ses fils, ce soir là. Et racontait une histoire de son quotidien à Carcassone. Sur la difficulté de cartographier la région à cause des avalanches et éboulements fréquent. Cela, bien sûr, dans le but d'emmener la conversation sur la fameuse carte.
- Et donc le mec revient le lendemain, après avoir tout déblayé, et devinez quoi..
- La route a disparu, fit Kyel en gloussant. Son rire se transforma assez vite en un toussotement gras assez violent. Le général était visiblement mal en point depuis quelque jours. C'est vrai qu'il faisait très froid.  
- Non ! La route a pas disparu ! C'est devenu un putain de tunnel !  Les tas de pierre qu'il a balayé au bord de la route.. Ils ont retenu une énorme plaque de pierre, laissant un chemin en dessous ! Les cailloux et la terre se sont accumulés dessus. Et depuis ce jour, on a une saleté de tunnel sur notre carte.
Alors que l'assistance éclatait de rire, Abel entendit des cris, dehors. Immédiatement, un Spartiate éperdu entra dans leur tente, pour prévenir le général :
"Une attaque, des milliers de cavaliers ! "
Le père et ses fils se levèrent tous immédiatement. Et en un instant, se retrouvèrent armés de fusils d'assauts à ballonnettes, et parés au combat. Le camp Carcassonais et les affaires d'Abel étaient à plusieurs centaines de mètres. Voyant son désarroi, Kyel sortit un pistolet mitrailleur et un couteau de sa ceinture.
"Tu sait manier ça, dit-il. Ce n'était pas une question, mais une injonction. Abel se contenta de prendre l'arme dans sa main. Ils sortirent tous les quatre de la tente.
Des cavaliers avaient pris d'assaut leur camp pendant la nuit. Attaquant de tous les côtés, ils avaient incendié les tentes, en évitant les postes de garde. Ils avaient dû traquer et les observer l’expédition depuis longtemps. On pouvait entrevoir l’emblème si reconnaissable du grand Khan de la Horde. Tout le monde était circonspect : Que faisaient-ils si haut au nord ? Seul Abel avait la réponse, même si il se gardait de la dévoiler. La Horde avait un contrat avec la Camaraderie et le Califat, et n'allait pas l'abandonner : ils ne devaient laisser aucun survivant Pontifical.

Plusieurs groupes éparpillés de Spartiates s'étaient organisés en schiltron, tentant de faire corps pour contrer les assauts de la cavalerie, qui cherchait leurs flancs. Deux groupes, d'environ une dizaine de personne chacun, vinrent entourer le groupe du général Kyel. Assurant la première réponse plus ou moins unifié du camp Spartiate, ils faisaient face aux cavaliers.
Kyel Tallin murmura un ordre : charge. Presque par télépathie, leur formation s’élança contre les membres de la Horde. Une dizaine de cavaliers tournait autours d'un groupe isolé de soldats pontificaux. L'escouade d'Abel les surprirent, et les massacrèrent. Ils se trouvaient au milieu du camp, et avaient enfin rassemblé un groupe d'une force suffisante pour répondre : une trentaine de personne. Mais les bâtiments brûlaient, ce qui les forçait à occuper un large espace vides. Et de tout côté, ils se trouvaient à la merci des vautours de la Horde. Les soldats coalisés tentèrent de tenir plusieurs minutes. La horde prenait beaucoup plus de pertes qu'eux, d'autant plus que des soldats perdus s'ajoutaient à leur groupe à chaque instant. Mais très vite, il apparu clair qu'ils ne pourraient pas tenir : Malgré leurs efforts, leurs rangs se clairsemaient, et le nombre de cavaliers restait bien trop haut.
Ils cherchèrent donc à se diriger vers la route, où beaucoup de soldats avaient déjà fuit des deux côtés. A mesure qu'ils avançaient, de plus en plus d'hommes s'ajoutaient à leur formation, reconnaissant la bannière du général. Abel s'était retrouvé propulsé en première ligne. La formation d'Abel et Kyel, qui comptait maintenant un peu plus de cent personnes, était une proie trop coûteuse pour les cavaliers de la horde. Ces derniers cherchaient avant tout les groupes isolés et les provisions. Les soldats à côtés d'Abel les canardaient donc dans le dos. Mais le doigt d'Abel restait bloqué au dessus de la gachète de son arme. Si il était un combattant hors-pair, il ne s'était jamais retrouvé en situation de combat réel. Et il n'avait jamais tué. Aujourd'hui, dans le cœur de l'action, il n'y arrivait pas. Paniqué, il se contentait de faire nombre.
Leur groupe avait commencé par progresser lentement vers la route. Puis par marcher. Ils courraient désormais, abandonnant le camp, les provisions, les blessés. En tout, ce n'était pas plus de 120 personnes qui s'étaient sorti de ce massacre vivants, et s'étaient ajoutés au groupe de Kyel Tallin. Abel reconnu le commandant Charles dans la cohue. Ce dernier avait éventré un cavalier de la horde, et rechignait à abandonner le camp. Mais très vite, tous les survivants de l’expédition durent se résoudre à courir sur la route, direction Paris. Ils n'avaient rien gardé, ne serait-ce que pour passer la nuit. Pendant une heure, ils progressèrent sans se retourner, dans un mouvement d'hystérie collective. Pour ne rien améliorer, un blizzard violent secouait la plaine. Par chance, la Horde avait décidé de ne pas les suivre. Sans doutes considéraient-ils que toutes les provisions de la coalition constituaient un trésor suffisant.
Soudain, dans la débandade, comme un mirage, les contours d'une ferme apparurent devant eux. De la lumière émergeait de cet endroit. Sans que personne ne parle, un consensus s'établit : il fallait aller là.


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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par VLAD le Lun 23 Mai 2016 - 23:17

Génial, j'ai hâte du prochain épisode. Cette Horde de fous :hap:

Les moyenâgeux en pls :bave:
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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Oberyn le Mar 24 Mai 2016 - 12:49

Merci beaucoup ! C'est cool d'être suivi. Si tu as des remarques/critiques sur quoi que ce soit dans la Fic, hésite pas :)

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par VLAD le Mar 24 Mai 2016 - 22:11

C'est quoi ce message automatique qui pue Obe ?
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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Oberyn le Mer 25 Mai 2016 - 0:34

Pour me faire pardonner, je sort un chapitre dans la foulée :hap: A la base, il devait être ultra fat. Mais ce sera plus logique coupé en deux finalement. Donc petit épisode de transition, et suite bientôt. Avec peut être enfin Paris.


Chapitre V : Lucie

Kyel Talinn



Un orage de grêle s’abattait sur eux. Impossible de voir quoi que ce soit à 5 mètres. Seul sortait du brouillard la lumière qui égermait des contours d'une maison lointaine. Tous courraient, paniqués, dans cette direction. Kyel ne savait pas combien de personnes il avait sortit du massacre. Et il s'en foutait. Tout ce qui lui importait, c'est que ses deux fils étaient avec lui. Et tout ce qu'il voulait, c'était gravir cette colline, atteindre la maison, et enfin finir cette journée terrible.
Une fois arrivés, un de ses hommes défonça la porte d'un coup sec. Toute l'expédition s'engouffra dans l'entrée. Ils furent stoppés nets quelques instants après.
Une femme d'une vingtaine d'année leur faisait face, armée d'un fusil à pompe.
"Sortez !" dit-elle agressivement. Elle braqua son arme sur Kyel Talinn, reconnaissant instinctivement le leader de l’expédition.
Kyel n'hésita pas : il s’élança aussitôt vers elle. Elle tira. Trop tard. Kyel Talinn l'avait déjà plaquée au sol, et la balle alla se loger dans le plafond de la ferme. Kyel enchaîna sur une série de coup de poings bien placés, jusqu'à ce que la jeune femme soit inconsciente.
Il ordonna qu'on la ligote, et qu'on la bayonne. Il rassembla tout le monde. Il fallait faire un décompte. En tout, il restait 106 soldats. 51 spartiates, 42 chevaliers de Carcassonne, et 13 gardes Pontificaux. Il les envoya investir les lieux. Il fallait découvrir si d'autres survivants se cachaient ici. Et surtout, ils devaient urgemment trouver des provisions. Une ferme habitée en début d'hiver devait en avoir.
Et en effet, elle en avait. En moins de trois heures, ses hommes débusquèrent des conserves en très grande quantité. Il n'y avait apparemment pas d'autres survivants dans la maison.  Pour une personne seule, ce stock aurait peut être pu tenir deux hivers. Pour une centaine de personnes, cela restait très bienvenu. Cela constituait une semaine d'alimentation. Peut être deux, si on rationnait durement. Ils n'étaient pas morts.
Il était environ 4 heure du matin quand il laissa enfin ses hommes aller dormir. Il savait que ce serait impossible pour lui. Il décida à la place, d'aller faire une promenade au clair de lune. Il devait réfléchir.
D'abord, il avait bien sûr des tonnes de préoccupations concrètes. La mission sur Paris avait été prévue avec un effectif de 2000 personnes. Ils étaient à peine plus de cent. Leur cruel manque de provisions aurait été un danger important, si ils n'avaient pas été aussi peu nombreux. En l'état, la mission était perdue d'avance.
Encore fallait-il qu'il y ait une mission. Mais qu'avait-il au juste ? Une discussion avec un mendiant. Un obscure laboratoire dans une agglomération habité à l'époque par des milliers de personnes. Et comment pouvait-il encore fonctionner.. Une bombe nucléaire avait frappé la ville. Mais bon.. pour cela, il fallait déjà le trouver. Et Kyel n'avait pas la moindre idée d'où chercher. Il voyait bien que ses alliés commençaient à se douter de quelque chose. Ils avaient dépêchés un espion, pour essayer de voler la carte qu'il avait inventé. Cette petite merde d'Abel pensait être subtile, avec ses allusions.
Kyel fut alors secoué par une violente toux. Plié en deux, il ne pu que constater le filet de sang qui sortait sa bouche. La toux.. il y avait ça aussi. Les symptômes ne mentaient pas. Kyel avait la grippe verte. Depuis son passage dans le dominion probablement. Depuis deux semaines, ses symptômes s'étaient terriblement aggravés. Il ne lui restait probablement pas plus de trois semaines. Peut être un mois. Il s'était bien gardé de le dire au reste de l'expédition. L'équilibre de la coalition était déjà bien fragile. Un infecté... Cela aurait signifié la fin totale de la mission. Et probablement, une guerre civile et un massacre complet. De toutes façons, cela ne servirait à rien désormais. Si les dires de son président étaient vrai, les trois quarts des membres de l'expédition étaient sans doutes infectés aussi. La réussite de la mission, si improbable soit-elle, était donc leur meilleure chance. Kyel contempla un instant la possibilité de leur annoncer qu'ils étaient tous malades, pour les motiver. Mais il invalida cette pensée immédiatement. Il n'avait jamais gagné à sous estimer la connerie humaine. Plus probablement, une telle annonce aurait simplement motivé un suicide collectif de l’expédition dans une obscure vengeance.
Soudain, il sentit une présence derrière lui.
Il se retourna brusquement, agrippant son arme. A son étonnement, il reconnu la jeune femme qui l'avait menacé, quelques heures plus tôt.
- Que faites vous là. Qui vous a détaché ?
- Un nœud de pêcheur, sérieusement ? vous me sous estimez.
Kyel visa la tête de la jeune femme.
Esquissant un sourire, celle ci fit un tour sur elle même, levant les mains en l'air, pour montrer qu'elle était désarmée.
Il ne baissa pas sa garde. "Que voulez vous ?
- Parler déjà. Et probablement plus, si vous acceptez ma proposition.
- Et bien... parlez.
- Je m'appelle Lucie Passereau." Elle fit une pause, attendant visiblement que Kyel se présente à son tour. Voyant qu'il n'en ferait rien, elle continua. "Je ne vois pas pourquoi vous avez cette attitude envers moi. Je n'ai pas volé votre ferme, je ne vous ait pas assommée, et je ne vous ait pas volé toutes vos provisions hivernales. Pourtant, c'est comme si c'était moi le danger ici.
- C'est vous, le danger. Répondit Kyel. Je n'ai aucune raison de vous vouloir du mal. Vous, par contre, avez toutes les raisons possibles de vouloir notre mort. Vous êtes donc dangereuse.
- Peut être. Mais même si vous n'êtes à vos dires pas dangereux, vous me condamnez à mourir de faim cet hiver.
- Un dégât collatéral regrettable. Mais il y en a pour toutes les grandes actions.
- Vous allez donc à Paris pour une grande action.
- En effet. Si vous le voulez, je peux vous en dire plus. Mais cela sous entend un accord tacite, que je vous exécuterais avant notre départ.
- Dîtes m'en plus, dit-elle, en souriant calmement.
- Nous cherchons un remède au virus de la Grippe Verte. Selon nos informations, un laboratoire continuerait de fonctionner à Paris, et aurait découvert un vaccin.
- Et vous comptez entrer dans Paris avec cent personnes, chercher ce laboratoire miracle, et en ressortir tranquillement ? lui demanda t-elle, l'air moqueur.
- Nous étions plus nombreux au début." Kyel fit une pause. Puis il posa l'embout son arme contre la tempe de Lucie. "Votre proposition a intérêt à être pertinente. Sinon, je respecterais notre accord.
- Elle l'est, ne vous inquiétez pas. J'ai vécu à Paris, pendant de longues années. Cela fait assez peu de temps que j'ai quitté la ville lumière. Je pourrais vous y guider. Vous ne le savez peut être pas, mais des dizaines de factions, avec des milliers d'hommes subsistent dans la Capitale, et luttent pour son contrôle. Sans moi, vous vous ferez allumer."
Elle se rapprocha, repoussant délicatement l'arme de Kyel.
"Et même si vous essayez de le cacher, et que vos hommes font semblant de vous croire, je pense aussi que vous n'avez pas la moindre idée de la localisation de votre laboratoire."
Elle murmura à son oreille : "je sais où c'est".
Kyel s'écarta brusquement. Et la remit en joue. Elle éclata de rire.
- Que voulez vous ? demanda t-il
- Je peux difficilement formuler de demandes. Vous êtes cent fois plus nombreux que moi. Et je sais bien que vous n'hésiterez pas à  me descendre si la situation l'impose. Mais croyez moi. Votre expédition secouera cette ville. Elle créera du chaos. Et des opportunités. Je compte bien en profiter.
- Vous me dîtes donc que je devrais vous prendre, en sachant pertinemment que vous allez chercher à me baiser à un moment ?"
Elle se rapprocha, en ne lâchant pas Kyel du regard. "Si vous le souhaitez, ça ne me dérange pas de vous baiser aussi."


Dernière édition par Oberyn le Mer 25 Mai 2016 - 9:28, édité 1 fois

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par VLAD le Mer 25 Mai 2016 - 2:20

Cette subtilité de princesse :bave:
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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par galx le Mer 25 Mai 2016 - 6:44

La classe :rire:
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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Nitrov le Ven 27 Mai 2016 - 20:56

"Si vous le souhaitez, ça ne me dérange pas de vous baiser aussi."

:dsk:

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par VLAD le Sam 28 Mai 2016 - 2:21

Nous attendons la suite ...

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Oberyn le Mar 31 Mai 2016 - 12:03

Chapitre VI : Paris

Kyel


L'hiver atteignait son paroxysme quand ils atteignirent la banlieue Sud de Paris. Les bâtiments étaient à peine reconnaissables sous les tonnes de neige qui les recouvraient. Tout semblait mort ici. Arbres, lampadaires et voitures étaient inexistants, recouverts par l'épaisse couche de poudreuse sur laquelle Kyel et ses hommes tentaient de progresser.
Pourtant, Lucie était stressée. Selon elle, ils étaient en danger de mort. Ils étaient en effet en territoire communiste. Même si Kyel doutait que des personnes vivent ici en hiver, tant les conditions étaient difficiles. Mais elle insistait, et l'expédition dut donc progresser lentement, cachée. Il leur fallu donc plusieurs jours pour arriver à Paris même. Kyel s'étonna de ne pas voir Abel pendant toute leur traversée du territoire du Niz. Il avait peut être enfin renoncé à lui subtiliser les informations sur le lieu qu'ils recherchaient, et avait décidé de repartir dans les rangs carcassonais. Mais une fois dans Paris, il vit le jeune homme repartir à la chasse aux informations. Kyel s'amusait de cette situation. S'il ne lui disait rien, c'est que lui non plus n'en avait aucune idée. Sauf Kyel, personne ne savait dans l’expédition qu'ils suivaient en fait Lucie à la lettre.
Ce n'était pas la première fois que Kyel visitait Paris. Il y était allé une fois, dans son enfance, quand il avait peut être 7 ou 8 ans. Quelque mois avant que tout s'écroule. Il n'en avait gardé que des souvenirs flous, plus idéaux que précis. Il se souvenait d'une métropole tentaculaire, d'une impression d'insignifiance devant le nombre d'humains, la prestance des bâtiments, le poids de l'histoire. Rien de tout cela ne transparaissait dans le Paris d'aujourd'hui. La ville lumière ne lui inspirait qu'un sentiment : la peur.

Rien n'inspirait confiance. La radioactivité teintait l'air d'une couleur orangée. Impossible de respirer à plein poumon. Instinctivement, la cage thoracique de Kyel se comprimait lors de l'inspiration, sentant sans doutes la dangerosité de l'air de la cité. La neige sur laquelle ils progressaient n'était pas celle que l'on trouvait partout en France. Elle prenait une teinte grisâtre, et avait une façon d'évoluer... différente. Elle était peut être alourdie, ou changée par la radioactivité. Comme une plante carnivore, elle avalait les pas de ceux qui cherchaient à progresser sur elle. La neige est vivante ici, se dit Kyel en frissonnant.
Et que dire des bâtiments ? Si on pouvait appeler ça des bâtiments. Aucune des illustres œuvres architecturales de la ville n'était reconnaissable. On ne voyait que des grosses cases mort-vivantes qui égermaient tant bien que mal de la neige environnante. Ces ruines tenaient toutes par miracle.  
Sans s'en rendre compte, toute l'expédition accélérait le pas. Ils courraient presque désormais. Seul Lucie semblait garder son sang froid dans cet endroit maudit. A un point, elle s'arrêta brusquement. Tout le monde la dépassa, puis se tourna interrogateurs.
"C'est ici" dit-elle. A l'endroit où elle s'était arrêtée, la neige abandonnait du terrain, pour laisser subsister un trou de quelques mètres de profondeur. Au bout de celui ci, on pouvait percevoir une bouche d'égout. De la chaleur émergeait de cette endroit. Pas de la chaleur.. Une fournaise. Kyel ne put s'empêcher de faire un rapprochement avec les bouches de l'enfer.
Lucie se tourna vers Kyel : "Le gouvernement avait besoin d'un bunker pour continuer à fonctionner en cas de catastrophe. Je sais que cette structure fonctionne. Et qu'ils s'occupent de médecine."
Kyel acquiesça. Et accrocha sa corde pour entamer sa descente en rappel dans le trou. Alors qu'il s'apprêtait à descendre, Lucie s'approcha, et posa un léger baiser sur ses lèvres.
"Bonne chance, dit-elle. J’espère que vous trouverez votre remède."
Kyel se contenta d'hocher la tête avec un sourire. Etat-ce un adieu ? Il n'avait aucun moyen de le dire. Une fois en bas, il s'attela à décrocher la bouche d’égout quelques instants.
Puis ils descendirent tous. Lucie les attendait en haut.
L'endroit était sale. C'était un veritable gruyère, avec des dizaines de chemins différents. Kyel leva la tête, pour demander des informations à sa guide. Il n'eut le temps que d'entre-apercevoir la bombe fumigène qui descendait et le tas de neige qui s'effondrait, sur eux. Et au loin, la voix moqueuse de Lucie : " Vous pensiez pouvoir me casser la gueule, me voler tout ce que j'ai pour l'hiver, et que j'allais docilement vous aider ? Bande de cons. Dîtes bonjour à la Vierge Noire de ma part."

Kyel Talinn n'avait pas compris l'allusion. Néanmoins, il comprenait que c'était mauvais. Elle les avait mené à un guet apent. Déjà, il entendait des pas. Nombreux, plusieurs centaines sans doutes.
Il gueula un "En Formation !" Ses 115 soldats se mirent aussitôt en position de combat. Ils n'avaient plus beaucoup de munitions, depuis la défaite face à la Horde. Après les premières slaves, le combat se ferait à l'arme blanche.
En face, il commençait à voir ses opposants. Les hommes les plus étranges qu'il lui avait été donné de voir.  Ils étaient tous armés et équipés d'os. Ils étaient plus nombreux. A quel point ? Dans ce tunnel sombre,  aucun moyen de savoir.
Les égouts offraient des dizaines de chemins différents. Mais c'était inutile. Les gars en face étaient rapides, et ils connaissaient sans doutes mieux le terrain. Fuir, c'était leur donner leur dos, et l'occasion de les traquer dans leur propre territoire de chasse.
Y avait-il une issue pacifique possible ? Aucun moyen de le savoir. La raison de Kyel lui disait de chercher un arrangement avec les guerriers d'os. Son instinct lui criait que chaque pas fait par ces tarés affaiblissait l'avantage matériel que leur conférait leurs armes.
L'instinct gagna. Feux ! Cria Kyel Talinn. Aussitôt, une première salve partit. Elle prit leurs adversaires par surprise. Une bonne dizaine d'entre eux tomba. Ils chargèrent.  La coalition lança une autre salve pleine. Sous le manque d'équipement, la troisième commença à s'affaiblir. La quatrième fit deux fois moins de victimes. Et les osseux qui se rapprochaient..
Armes Blanches ! Cria Kyel Talinn. Tous les hommes se préparèrent. Dans quelques instants,  ils seraient embarqués dans un affrontement au corps à corps meurtrier.
Spartiates ! Avec moi ! Kyel chargea. Ses hommes le suivirent. 50 Spartiates, qui s’élançaient contre un nombre incalculable de fous armés d'os.  Ça tombe bien, Kyel maniait bien la baïonnette.
Il éventra le premier qui s'élança sur lui. Un gamin d'à peine 15 ans. Évitant la lance osseuse d'un second à peine plus vieux, Kyel se baissa. Et planta immédiatement son couteau dans l'entrejambe de l'adolescent. Son arme y resta plantée. Il se releva, et lui trancha prestement la gorge. Un troisième et un quatrième se dirigèrent vers lui, tentant de le neutraliser à deux. Il enchaîna. Plaça deux droites sur le premier, une jeune fille pleine de tâches de rousseurs. Se retourna, et lâcha la fin de son chargeur sur le second qui allait le charger. Avant d'achever la rousse, à coups de points et de lame.
Ses hommes aussi se débrouillaient bien. Mais malgré tout, ils était en sous nombre total. Et leurs rangs se clairsemaient à chaque instant.
Soudain, Kyel entendit derrière lui la voix de Charles, le commandant de Carcassonne  : "chevaliers, avec moi !' Il ferma les yeux de soulagement, quelques instants. Même si ils étaient condamnés, ils partiraient au moins avec un combat digne. Mais bizarrement, il n'avait pas sentit l'impact de leur charge dans la mêlée. Il se retourna. Et s'arrêta, estomaqué. Les chevaliers étaient partis. Les soldats pontificaux aussi. Ils avaient dû prendre un des tunnels, se servant des spartiates comme d'un bouclier temporaire pour faciliter leur fuite.  Ebêté, Kyel n'arrivait pas à revenir au combat. Il contemplait juste la trahison, incrédule. Il ne sentit même pas l'impact des lames osseuses venues s'entrechoquer contre ses propres os. Ni même la perte de conscience, quelques secondes plus tard.

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par VLAD le Mar 31 Mai 2016 - 13:09

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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Skorm123 le Mar 31 Mai 2016 - 13:20

Ahah lel :troll:
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Re: [FIC] : La bataille de Paris

Message par Durin le Mar 31 Mai 2016 - 14:47

héhéhé

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