[AAR/récit Darkest Hour] Pour un Reich Millénaire

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[AAR/récit Darkest Hour] Pour un Reich Millénaire

Message par Mirage le Dim 26 Juin 2016 - 4:00



Intro

Adolf Hitler sirotait tranquillement son café, les yeux rivés sur une carte grand format de l'Europe qui s'étendait devant lui. Il ne pouvait être plus satisfait. Suite à son arrivée au pouvoir à la tête de l'Allemagne en 1933, beaucoup de choses avaient changé, en bien évidemment. Premièrement, et la carte le montrait bien, la nation germanique avait retrouvé sa splendeur d'antan. La Sarre, jusque là illégitimement occupée par la perfide France depuis la fin de la Grande Guerre avait été libéré, l'Allemagne fusionna au début de l'année 1938 avec sa sœur méridionale, l'Autriche, lors de l'Anschluss. Ce furent ensuite au tour des Sudètes et de la Bohême de rejoindre le Reich afin de former la Grossdeutschland dont rêvait tant le Reichfürher. La ville de Memel, jusque là lituanienne mais majoritairement peuplée d'allemands avait elle aussi récemment rejoins l'Allemagne. Le regard du Führer s'était désormais tourné vers la Ville-Libre de Dantzig et vers ce couloir qui avait été confisqué au peuple allemand lors du Traité de Versailles. Hitler avait aussi intelligemment lié la Hongrie à l'Allemagne au sein de l'Axe lors du partage de la Tchécoslovaquie. Il avait en effet confié la Slovaquie à Horty, le dirigeant hongrois, en échange de la promesse de son soutient lors de la guerre que le Führer se préparait à mener contre la Pologne si celle-ci refusait de se plier à sa volonté.




Le réarmement de l'Allemagne se passait quand à lui extrêmement bien et celle-ci s'imposait à nouveau comme une grande puissance économique après le cauchemar du début des années 1930s qui avait d'ailleurs mené à la victoire du NSDAP en Allemagne et à la montée au pouvoir du Reichsführer. L'armée allemande était quand à elle à nouveau prête à la guerre et à laver l'humiliation subie en 1918 suite à la défaite et au Traité de Versailles. La bonne préparation de la Wehrmacht poussait Hitler à vouloir régler la question du corridor de Dantzig le plus vite possible afin de se concentrer sur son prochain objectif après la Pologne, et pas des moindres, la réintégration de l'Alsace-Lorraine au sein du Reich.
Il restait malgré tout de nombreux détails à régler afin d'éviter que cela ne tourne au vinaigre. Von Ribbentrop, le ministre des affaires étrangères du Reich était en pleine discussion avec son homologue russe afin d'assurer la paix à la frontière orientale et d'éviter que l'URSS n'intervienne aux côtés de la Pologne comme cela avait failli être le cas lors de l'annexion des Sudètes. Il préparait ainsi un traité de non-agression avec le voisin soviétique mais aussi un partage de l'Europe de l'est qui permettra de garantir ce traité de non-agression, du moins pour les quelques prochaines années. De plus, Hitler devait attendre que le président du Sénat de la Ville-Libre de Dantzig, un membre du NSDAP, l'appel à intervenir avec l'armée allemande afin de forcer un rattachement, et là encore, des discussion entre les deux parties étaient toujours en cours afin de régler les derniers détails de l'opération. Évidemment, il était évident que le gouvernement polonais n'accepterait jamais de telles conditions et, tout le monde le savait désormais dans les hautes sphères allemandes, la guerre approchait à grands pas.



Adolf en train de chiller avec son poto Édouard VIII et sa femme, en attendant de pouvoir enfin casser du polonais

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Re: [AAR/récit Darkest Hour] Pour un Reich Millénaire

Message par Utyi le Dim 26 Juin 2016 - 10:12

jerry de ton exit "rightful expension" :hap:
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Re: [AAR/récit Darkest Hour] Pour un Reich Millénaire

Message par Mirage le Dim 26 Juin 2016 - 18:01



1er mai - 26 mai 1939

En cette fête des travailleurs de l'année 1939, Ribbentrov pouvait rentrer de Moscou le sourire au lèvre, il venait en effet de signer le fameux pacte Germano-Soviétique, liant les géants russes et allemands et actant un partage de l'Europe de l'est entre les deux nations. Pour l'Allemagne, cela indiquait surtout la signature d'un pacte de non-agression avec l'URSS. Adolf Hitler, Führer du Troisième Reich n'en avait pas plus attendu pour faire envoyer un ultimatum à Varsovie : Dantzig ou la guerre. Ce fut d'ailleurs bien le refus du gouvernement polonais de se plier aux demandes légitimes du peuple allemand qui arriva dans les heures suivantes qui plongèrent le monde dans la guerre, en non pas le pseudo-expansionnisme germanique que tenta de mettre en avant la propagande des puissances alliés suite à la déclaration de guerre. Peu de temps après l'entrée en guerre de l'Allemagne contre la Pologne, ce furent le Royaume-Uni et la France qui entrèrent en guerre contre Berlin.


« Cela fais maintenant trois semaines que nous avons été envoyé à la frontière polonaise afin d'anticiper l'éventualité d'un conflit face à la Pologne. La situation est de plus en plus tendue ici et nos officiers nous ont dit de nous préparer à mener le combat pour nos frères victimes du découpage illégitime de l'Allemagne. La libération de nos terres ne saurait tarder je l'espère. Les polonais restent de féroces combattants et la campagne risque d'être compliquée malgré la supériorité indiscutable de notre Werhmacht ».  Ce témoignage du tankiste Hadrian Koehler de la 10ème Panzerdivision démontre l'impatience des soldats allemands d'en découdre avec ce qu'on leur présente depuis leurs 15 ans comme un « état temporaire et spoliateur », tombé dans la « pagaille polonaise ».

C'est le deux mai à l'aube, quelques heures après que Berlin ait prit acte du refus du gouvernement polonais de céder sur Dantzig que les forces allemandes pénétrèrent le territoire de la Pologne selon les dispositions de l’opération « Fall Weiss » imaginée et menée par le Feldmarschall Gerd von Rundstedt.




Cette opération qui devait permettre de boucler la campagne de Pologne en mois d'un mois afin de se concentrer sur les autres menaces auxquelles devaient faire face le Reich prévoyait une avancée rapide sur deux axes en direction de Varsovie. Ces pinces qui convergeraient vers la capitale polonaise seraient formés par l'élite de l'armée allemande, les XXXème et XXXIème Armee-Korps. Ces corps d'armées étaient respectivement formés des 4ème, 5ème et 10ème Panzerdivisons pour le premier corps et des 6ème, 7ème et 8ème pour le second. La puissance de feu et la modernité alignées par l'OKW face à la Pologne était tout simplement inégalées dans le monde connu.
L'armée allemande mit rapidement en déroute les premières unités qu'elle rencontra et les Panzer II avancèrent rapidement dès les premières heures de l'opération, faisant prisonniers de nombreuses unités ennemies rattrapés dans leur retraite.


Des soldats allemands gardant des prisonniers polonais dans un village non loin de Varsovie


La Prusse-Orientale a été volontairement quasiment abandonné par les forces allemandes et « seul » environ 50 000 gardent Koenigsberg, comme prévu les polonais profitent de cette faiblesse pour avancer en direction de la forteresse prussienne mais butte sur sa garnison. Cette tentative polonaise les a forcé à dégarnir Varsovie et ses alentours, facilitant la prise de la ville par les panzers. Les forces polonaises s'étant avancées vers Koenigsbeg sont finalement encerclées à Dantzig par les unités mobiles de la Wehrmacht qui les prennent à revers depuis les sud avant de les faire prisonnier à à Dantzig. La victoire allemande est totale et sans bavure.



La bataille pour le nord de la Pologne


Alors que les forces du Reich annihilaient l'armée polonaise au nord, l'Armée Rouge s'était elle aussi mise en marche en Pologne, conformément au Pacte Germano-Soviétique et avaient rapidement pris la ville de Lvov, entraînant avec elle la fin définitive de l'état polonais et son partage entre les puissances soviétiques et allemandes. Le ratio de pertes était lui aussi très flatteur pour l'Allemagne, seuls 50 000 soldats avaient été mis hors combats durant les opérations contre plus de 300 000 polonais ; d'excellente augure pour la poursuite de la guerre.

L’œil de Berlin allait maintenant se tourner vers l'ouest et la France et les choses sérieuses allaient pouvoir débuter.

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Re: [AAR/récit Darkest Hour] Pour un Reich Millénaire

Message par Jhe le Dim 26 Juin 2016 - 18:31

La France fera bloc face aux hordes germaniques :cdg:

Sinon bon AAR j'aime autant avec une narration comme ça qu'avec des images du jeu perso :ok:
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Re: [AAR/récit Darkest Hour] Pour un Reich Millénaire

Message par Mirage le Mer 29 Juin 2016 - 3:27



« Maintenant les polonais mis au pas, il est temps pour la France de goutter à la puissance de la machine de guerre allemande. Désormais toutes le forces du peuple germain peuvent s'opposer à elle » écrivait von Rundstedt dans son journal, comme l'ensemble des allemands, il piaffait lui aussi d'impatience de venger l'humiliation que les arrogants français avaient fais subir à l'Allemagne en 1918. Le Maréchal allemand n'allait en outre cette fois pas mener les opérations face aux alliés à l'ouest comme il l'avait fait en Pologne, le Führer avait confié cette tâche à von Manstein qui fignolait d'ailleurs les détails de l'ambitieuse opération « Fall Gelb » qui visait à détruire d'un même coup les armée françaises, britanniques, belges, néerlandaises, et, bien sur, les légions luxembourgeoises, en passant par les Ardennes puis en menant un terrible coup de faucille vers le nord visant à encercler l'ensemble des armées alliés dans une large nasse au nord de la France et de la Belgique. L'armée française restait impressionnante et comparable en nombre à celle allemande, la seule solution afin de la vaincre rapidement était en effet de profiter de la mobilité supérieure de la Wehrmacht apportée par sa forte motorisation et par ses divisions blindés. Le Duce, en contact permanent avec Berlin, avait d'ailleurs promis à Hitler qu'il serait prêt à réfléchir à une entrée en guerre aux côtés de l'Allemagne en cas de victoire sur la France. Pour l'Allemagne, la participation de Rome dans cette guerre était capitale afin de tenir les anglais dans la Méditerranée et en Afrique, deux défis que devront absolument réussir les italiens dans le futur afin que l'Axe puisse espérer remporter cette guerre.

Après un peu plus d'un mois de préparation et de redéploiement des forces de l'Axe, hongroises comprises, l'OKW donne son feu vert à von Manstein concernant le lancement de Fall Gelb, l'Allemagne déclare la guerre à la Belgique, aux Pays-Bas ainsi qu'au Luxembourg le 8 juillet 1939, un peu plus de deux mois après le déclenchement de la guerre contre la Pologne. Dans les minutes qui suivent, les Panzers des 7ème et 18ème armées de la Heer se lancent à travers le Luxembourg et les Ardennes. Douze heures après le déclenchement de l'opération, laissant tout juste le temps à la grasse Grande-Duchesse du Luxembourg de terminer son déjeuner, et le petit pays était annexé au glorieux Reich. Les tanks allemands ne s'arrêtèrent pas pour si peu, poursuivant à vive allure en direction d'Arlon, à l'est de la Belgique, à quelques kilomètres seulement de Luxembourg. Au bout de seulement quatre jours d'opérations éprouvantes pour les soldats allemands, la Wehrmacht était aux portes de Sedan et avait remplis ses objectifs dans les temps prévus par le plan. La prise de la ville était une étape nécessaire afin d'ensuite obliquer vers le nord et de faire le coup de faucille pièce maîtresse de l'opération allemande.



Une colonne blindé allemande progressant en Belgique


Mais alors que les colonnes allemandes arrivaient en vue de la ville, le général Haussler, en charge des divisions mobiles allemandes engagées dans la bataille vit apparaître en face de lui une ville fortifiée et une force puissante et prête à en découdre, à des années lumières des quelques unités désorganisées et en déroute que les Panzers avaient eu à affronter jusqu'ici. En face de lui se dressait en fait les 1ère et 9ème armées françaises constituant le Groupe d'Armée 2, commandées par le Général de brigade De Gaulle en l'absence d'autre supérieur, qui avait réussi à rassembler cette force en un temps record afin de bloquer l'avancée allemande vers la Meuse. Déterminé à réussir le plan et mis en confiance par ses récents succès, Haussler ordonna la prise de la ville afin de débloquer la situation le plus rapidement possible. Il souhaitait utiliser ses blindés afin d'encercler Sedan et faciliter sa prise par l'infanterie. La défense française n'était quand à elle loin d'être inespérée, en infériorité matériel, De Gaulle avait réussi l'exploit impressionnant de rassembler rapidement une force supérieure numériquement aux unités allemandes engagées. Dès la fin de la première journée de combat, les pertes étaient impressionnantes des deux côtés, l'intensité du combat constituait du jamais vu pour le moment dans cette guerre. Si les Panzer avaient réussi à progresser autour de la ville, l'avancée était laborieuse et très décevante au vu des moyen engagées, c'était en effet toute la Panzerwaffe qui était engagée dans cette bataille. Les pointes blindés allemandes étaient régulièrement contre-attaquées par des forces motivés et bien pourvues en matériel moderne antichar ou en blindés. Malgré le faible nombre de ces blindés engagés, les Somua S35 prouvèrent leur valeur contre les Panzer II allemands au cours de cette bataille.


Des S35 prenant en embuscade une pointe blindé allemande


Les combats, toujours aussi intenses, se poursuivirent pendant des jours alors que les français recevaient des renforts chaque jours, un luxe que ne pouvait pas se permettre l'armée allemande qui avait déjà engagé toutes ses réserves disponibles dans son assaut initial. Au bout d'une semaine de combat, Haussler se rendit finalement à l'évidence, les allemands avaient échoué à passer la Meuse, pourtant dernier obstacle pouvant empêcher la réussite de Fall Gelb. Les combats dans Sedan même étaient extrêmement meurtrier et les morts se comptaient par milliers dans la ville même. Aux alentours, les carcasses véhicules blindés allemands couvraient les champs qui faisaient la richesses de la région avant la guerre. Le 21 juillet, Haussler ordonnait la retraite et le Wehramcht est forcé d'évacuer la province en bon ordre, c'est le premier échec de l'armée allemande depuis le début de la guerre. Les deux armées se quittent épuisés et sur de lourds bilans matériels et humains, les français ont subi plus de 15 200 pertes alors que les allemands ont subis 14 400 pertes et surtout plus de 320 chars, des chars qui manqueront sans aucun doute pour le reste de la campagne. Dans son rapport, le général allemand souligne la bravoure et la résilience des soldats français qui tinrent coûte que coûte ainsi que celle de celui qu'on surnomme déjà à Paris « Le Sauveur de la Meuse », Charles de Gaulle.



Le sauveur de la Meuse dans toute sa splendeur


Sedan, juillet 1939


Cette semaine de résistance a en effet laissé le temps aux armées alliés de rétablir un front solide qui semble pour l'instant empêcher tout espoir de percée blindé, l'état-major allemand doit s'adapter, Hitler enrage depuis son GQG installé à Cologne. Malgré tout, toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises, loin de là. La campagne du Benelux se passe très bien. En seulement deux semaines, les forces germano-hongroises du fameux général Nagy ont réussi à atteindre les faubourgs d'Amsterdam, menaçant la survie même de l'état hollandais.



Le général Nagy, commandant du 5ème corps d'armée hongrois, artisan de la victoire de Rotterdam


En Belgique a eu lieux la deuxième grande bataille de ce début de campagne après Sedan, celle pour la forteresse d'Eben-Mael juste à quelques kilomètres au nord de Liège. Point clé de la défense belge face à l'Allemagne, ce fort devait impérativement tomber rapidement pour que les allemands puissent espérer progresser rapidement en Belgique. Comme à Sedan, les forces chargées de la prise de la forteresse eurent la mauvaise surprise de rencontrer là bas une armée belge retranché et absolument pas en déroute comme ils l'auraient espéré. Mais l'armée belge n'était pas celle française, il fut impossible pour les armée du petit royaume de tenir infiniment la forteresse, le 22 juillet, le drapeau du Reich était hissé au dessus de celle-ci. La route de Liège était ouverte.


Des soldats allemands à l'assaut du fort d'Eben-Mael



La situation du front au 22 juillet 1939 et l'inespérée contre-attaque française sur la Meuse

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