[CK2] Empire Byzantin - 1186.

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[CK2] Empire Byzantin - 1186.

Message par Prishayev le Lun 26 Juin - 7:34



Βασιλεία Ῥωμαίων / Basileía Rhômaíôn
Empire Romain Oriental








Mods


- H.I.P : Modification réaliste du jeu, HIP permet de retracer ou refaire l'histoire au plus près de la réalité, en opposition au jeu de base, moins réaliste et moins immersif.





Règne d'Isaac II Angelos : L'éveil du Phénix - 1186 à 1208





Le monde en 1186.


C'est en septembre 1180 que Manuel Comnène mourut, son œuvre achevée l'empire forgé par les Comnènes était à son zénith, son rayonnement de l'Italie à la terre sainte en passant par les terres danubiennes était sans égal et c'était à lui que les rois de Jérusalem et d'Occident s'adressaient pour obtenir subsides et renforts. La minorité d'Alexis II, conduite par sa mère, Marie d'Antioche, s'avère impossible à dépasser faute à la méconnaissance des clientèles constantinopolitaines et de leurs conspirations. Ce manque de savoir politique dans un monde dominé par la relation intéressée au centre et non à des liens de fidélité comme en occident conduit Alexis II ainsi que les faveurs suspectes adressées aux occidentaux à déconsidéré la régente et son amant (dirigeant de fait) le protosébaste Alexis Comnène. La vie d'Alexis II finit dans son lit, étranglé, et son cadavre fut jeté dans le Bosphore, permettant à Andronic Ier de prendre les commandes effectives de l'Etat. Son court "règne" aura vu le massacre des latins de Constantinople (1182) et par la même la destruction de l'image positive qu'avait acquit l'occident du monde romain oriental. Andronic a évidement ajouté au désordre en tentant de réformer le système byzantin en s'attaquant à la corruption et à l'enrichissement injustement réalisé par les puissants sur le dos de la masse paysanne de l'empire. Il a aussi lancé une politique antioccidentale populaire sur le plan intérieure mais dévastatrice sur le plans extérieur. Sa politique radicale lève contre lui une armée de mécontents qui l'exécutent atrocement (1185).

Isaac II Ange monte sur le trône, souverain jeune, relativement incapable et tributaire des puissants, il est l'archétype du basileus de titre mais aux pouvoirs qui lui échappent rapidement jusqu'à ne plus en avoir de fait. Néanmoins, imaginons un souverain qui, si nous lui laissons le temps et l'entourons bien, saura faire les bons choix pour son Etat et redonnera à Constantinople la puissance qui fut la sienne du temps de Manuel Comnène. Isaac II a le pouvoir de refonder une dynastie au pouvoir de ce qui était il y a peu le plus puissant empire d'Europe. Les coffres ne sont pas vides et les rentrées fiscales sont toujours considérables, l'armée demeure puissante bien qu'affaiblie par la bataille de Myriokephalon et par les désertions bulgares et serbes ayant servit dans son armée multiethnique au profit de séparatistes.

Isaac II saura t-il contrer l'hydre anti-byzantine qui se dessine en cette fin de 12ème siècle en Europe et en Asie ? Le basileus restaurera t-il l'arme centrale romaine orientale dans toute sa splendeur et sa puissance ? Le lent grignotage de l'Anatolie amorcée à la mort de Manuel Comnène, arrêté par le futur Théodore Laskaris puis définitivement et volontairement perdue par Michel VIII saurait-être arrêtée et l'Empire légué par les grands Comnènes sera t-il restauré ?

PS : Pardonnez-moi le Byzantino-centrisme que j'exhibe devant vous après déjà deux AAR, mais souhaitant monter en difficulté, quoi de mieux que de partir sur une histoire nouvelle avec à la tête de l'empire universel un dirigeant jugé par l'histoire comme incompétent et avec la pression de quatre puissances montantes souhaitant se tailler des empires dans l'agonisant empire byzantin ? Un autre AAR est en construction, sur les francs, alors ne perdez pas espoir et suivez avec patience cet AAR, si vous le souhaitez.


Isaac II Ange.




Ses ambitions.


L'héritage légué par les Comnènes a profondément ancré l'idéal d'un empereur-soldat, courageux et avisé mais également capable de subvenir à une immense clientèle dont la contrepartie de la bienveillance du Basileus et des revenus fiscaux d'une ou plusieurs unités fiscales était le service dans l'administration ou l'armée (pronoia).

Si ce système pouvait fonctionner sous les Comnènes du fait de dirigeants extraordinaires capables de porter les armes, diriger les armées byzantines au combat et surveiller le bon suivit des règles de la pronoia il en allait autrement d'empereurs faibles de caractère et dépourvus de vision et d'énergie. Tout reposant sur le chef il est évident que la faiblesse d'un seul empereur peut couter à l'empire son existence alors que l'antique système bureaucratique, plus lourd mais tellement plus constant permettait de garantir une extension lente mais naturelle des frontières ou au moins leur défense quasi impénétrable via le système thématique.

La pronoia avait néanmoins ses côtés avantageux puisque rendant le payement des combattants aisé et leur renouvellement rapide, elle a permit à l'empire d'Alexis et de Jean mais surtout de Manuel de renforcer l'armée de contingents grecs autrefois réticents à se battre, la solde étant élevée et les revenus constants il n'était pas impossible de lever de vastes armées pronoiaires et si nécessaire de révoquer des titres pronoiaires si jamais il y avait des récalcitrants au service effectif. Comme tout droit octroyé par l'empereur la pronoia n'était alors pas héréditaire, c'est Michel VIII qui la décréta après son usurpation pour consolider cette dernière après la mutilation de Jean IV Laskaris, légitime successeur des despotes de Nicée.

De fait, Isaac, tributaire de son alliance avec les puissants et doté d'un pouvoir réduit doit prouver par une démonstration antique de puissance la solidité de son pouvoir et amorcer une reconquête politique du territoire romain détenu par les rebelles Bulgares. Asen Petar 1er, tsar des bulgares, se retranche au sud du Danube avec six milles guerriers. Le motif de la révolte des bulgares n'est autre que l'accroissement des corvées et de la conscription décrétée par Isaac à sa montée au pouvoir en contre partie d'une affaiblissement du recrutement hellénique, si onéreux. Marchant sur la Karvuna, l'armée romaine dispose d'une tête, Alexis Branas. Mais alors que celui ci rassemble des troupes devant Constantinople, une rumeur circule. Celui ci aurait fait ouvrir les portes du mur Théodose et aurait ainsi les clefs de la ville, il serait prêt à entrer dans la capitale les armes à la main et déposer dans le sang l'Empereur Isaac. Contrant la tentative de renversement dont il est alors l'objet, l'Empereur pousse Alexis Branas à la révolte ouverte. Ses soutiens se rassemblent et groupent 22 000 guerriers. En face, l'Empereur ne peut rassembler autant sans emprunter, ce qu'il fait allègrement et c'est dans des circonstances douteuses que des juifs fortunés et des italiens peux scrupuleux viennent à entrer au Palais dans l'optique d'un énorme prêt accordé au Basileus.




L'alliance avec les Alains.


Tissant une alliance avec les Alains, le Basileus parvient à former une armée certes inférieure à ses adversaires mais composée de soldats montés endurcis et de mercenaires, suffisamment pour jouer et perdre la bataille Arkadioupolis le 14 mars 1187 face aux révoltés. En guerre face à deux ennemis, le Basileus conclu une paix blanche avec les Bulgares, remettant la lutte contre les slaves à plus tard. La guerre s'éternise quelques mois avant la recomposition de l'armée constantinopolitaine, après de nouveaux emprunts il est alors plus que temps de conclure et de remporter la victoire.




La défaite.


La bataille de Bulgarophygon décide de donner les faveurs divines à Isaac et cette fois Branas, le valeureux et habile général des Comnènes, subit sa défaite décisive. Exécuté en septembre 1189 après sa capture, il peut, du haut de ses 54 ans, regarder son tourmenteur Isaac et lui rappeler que c'est désormais à vif que son régime apparait, faible et encerclé, seul et sans général il ne peut plus compter ni sur ses coffres, vides, ni sur ses commandants, décimés. Mort en traitre, Alexis Branas disparait de l'histoire mais pas sa dynastie. Affaiblie, elle demeure en Macédoine via son fils, un officier de l'armée. Ce pardon dynastique pourrait couter fort cher à Isaac, mais celui ci n'a pas les moyens de casser les puissants de haute Thrace et de Bulgarie, aussi laisse t-il s'installer ces intrigants militaires et attend une prochaine occasion pour rabattre, à tout jamais, leurs prétentions à la pourpre.




La fin de Branas.

Deux ans plus tard, en 1191, l'armée repasse les cols bulgares et entame le grignotage des territoires bulgares, dirigeant alors seul, il peut se targuer d'être sans rivaux, mais il est aussi encerclé par de nombreux ennemis ayant vu sa faiblesse, les prendre de court va être son leitmotiv. Ainsi, sur le front extérieur l'armée romaine reprend Zeta et y forme un Thème aux dépends des Serbes, les Bulgares se voient réduits de moitié et forcés à vivre dans les marais danubiens. Chypre est réintégrée à l'Empire suite à une expédition réussie, les Comnènes rentrent dans le rang.



L'effondrement Bulgare.




La fin.




Zeta.




Jusqu'à Chypre !


Le front intérieur la déconfiture est réelle, la décadence du centre se poursuit, inlassablement les coffres se remplissent puis se vident, les corrompus tournent autour du Basileus qui, déprimé, passe ses journées enfermé dans ses appartements notamment après la mort de sa femme Margit qu'il avait fini par aimer. Enfin, la maladie ravage l'Empire et assène un coup dur aux finances impériales dont le premier vecteur de richesse est le population rurale. En homme arbitraire, Isaac exproprie les propriétaires qui se sont opposés à lui renflouant par la même le domaine impérial, d'Andrinople aux terres de Nicée le domaine impérial domine, il puise dans des terres riches et populeuses afin d'assurer le remboursement des emprunts dont la dernière partie n'est payée qu'un an avant la mort du Basileus Isaac. A sa mort, l'Empire est proche de la sécurisation totale dans les Balkans, mais gronde un conflit avec la Hongrie que nul ne voudrait abandonner. La Hongrie domine la moitié des Balkans et en sera expulsée, peut-être un jour, par les héroïques soldats romains afin de restaurer les frontières occidentales de l'Empire. Les Bulgares ? Vaincus. Les Serbes ? Sur le recul. Les Turcs ? Divisés. Son fils, proclamé Alexis III, reprend la pourpre puisque César puis Sébaste, prend pour femme une Paléologue et engage à grand frais un couronnement splendide. Magnifique mais vide de sens, cette cérémonie illustre le pouvoir du patriarche et des officiers romains qui refusent de lui accorer leurs faveurs. Il va devoir prouver, comme son père avant lui, la véracité de ses prétentions à diriger sous la main bienveillante de Christ Tout Puissant.



Alexis III Ange.




Ses ambitions.




Le monde en 1208.


……….

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