[✓] République Française

Aller en bas

[✓] République Française

Message par Jhe le Sam 3 Mar 2018 - 18:50


:globe: République française :globe:


Informations générales

Régime politique : république  
Langue : français
Monnaie : franc or ( germinal )  
Population : environ 37,731,000 habitants  
Carte :
Spoiler:
Description générale :  

Politique

Chef du pouvoir exécutif de la République : Adolphe Thiers ( républicain modéré )
Vice-président du Conseil des ministres : Jules Dufaure ( républicain modéré )  
Situation politique :

Économie

Situation économique :
PIB : 71,667,000 dollars de 1990  
PIB par habitant : 1,899 dollars de 1990
 


Armée de Terre :

Effectifs actifs : 380,000 fantassins et 80,000 cavaliers ( 13 corps d’infanterie / effectifs théoriques )
Réserve : 120.000 hommes
Garde Nationale : 600.000 hommes
Équipement :
Spoiler:


Disposition des troupes :
Spoiler:

Marine :
Équipement :
Spoiler:

Cuirassés : 17 cuirassés ; 8 cuirassés de second rang à batterie centrale ; 4 batteries cuirassés de classe Congrève ( vétérans de la guerre de Crimée ) ; 11 batteries cuirassées plus modernes ( classe Palestro, Arrogante, et Embuscade ) ; un bélier cuirassé ( le Taureau, navire expérimental ).

Navires de ligne mixtes : 24 vaisseaux de premier rang ( + 2 : un navire de transport ; un navire école ).

Frégates mixtes : 15 frégates mixtes ; 12 frégates mixtes à hélices + 11  frégates converties en 1860/62 ; 8 frégates à roues datant de 1841/48

Corvettes mixtes : 10 vieilles corvettes mixtes à hélice ( 3 avec conque en fer ) ; 5 corvettes à roues

Avisos ( sloups ) mixtes : 10 ( des années 1860 ) + 13 à hélices et 10 à roues ( des années 1840/1850 )

Canonnières à vapeur : 13 canonnières de haute mer récentes ( années 1860 ) ; 37 batteries cuirassés démontables

Navires à voile : Mis en minorité depuis la préférence donnée aux navires mixtes en 1850, un certain nombre de bâtiments à voile étaient encore d'active en 1870. Quelques vaisseaux de 70 à 90 canons et le vénérable Valmy (1860, 114 canons), tous plus ou moins à l'état de pontons et navire-école. Il en était de même pour une partie des frégates (de 38 à 56 pièces) et corvettes à voile (22 pièces), effectifs complétés par quelques bricks de 8 à 14 carronades.

Disposition des troupes :
Spoiler:




Dernière édition par Jhe le Mer 7 Mar 2018 - 17:37, édité 5 fois
avatar
Jhe
Administrateur
Administrateur

Messages : 988
Date d'inscription : 25/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: [✓] République Française

Message par Sancho le Lun 5 Mar 2018 - 3:35

Effectifs ( théoriques):

380 000 soldats d'actives et 80 000 cavaliers dans 13 corps d'infanterie

La durée du service est de 7 années, mais beaucoup de recrues n'en font que 5 et rentrent dans la réserve


Réserve: 120 000 hommes 


Il y a également 600 000 gardes mobiles théoriques, ces derniers reçoivent 14 jours d'entrainement annuels.

La France sort d'une grande défaite militaire et nécessite une réforme de son armée, ces effectifs sont théoriques et bien en deça de la réalité.

L'armée d'active a été saignée par le conflit et la garde mobile ou moblots a démontré son inefficacité, les communes ayant bien du mal à appliquer le programme d'entrainement.
avatar
Sancho
Modérateur
Modérateur

Messages : 144
Date d'inscription : 03/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: [✓] République Française

Message par Shikkoku le Mer 7 Mar 2018 - 23:16

Validé.
avatar
Shikkoku
Administrateur
Administrateur

Messages : 6034
Date d'inscription : 22/08/2011
Localisation : Dans un bunker secret

http://www.chacunsonpays.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: [✓] République Française

Message par Jhe le Jeu 8 Mar 2018 - 21:31

:globe: République Française :globe:


En ce début de mois de juin 1871 la situation française semble sur la voie de la stabilisation. L’écrasement de la Commune parisienne fin mai par les troupes de Thiers permet en effet au régime, de fait républicain, de ramener l’ordre dans une capitale et un pays déjà durement éprouvés par la guerre. Pourtant les défis restent immenses. Encore sous le choc de la défaite et de troubles comparables à une guerre civile la France va en effet devoir se remettre sur pied, se stabiliser et se trouver un nouveau régime politique. La guerre a en effet entraîné la rapide disparition du Second Empire et le régime républicain reste des plus précaires puisque les monarchistes, toutes obédiences confondues, détiennent une majorité à l’Assemblée Nationale, une alliance entre Orléanistes et Légitimistes pourrait ainsi mettre très rapidement en minorité les députés républicains d’autant plus que ces derniers savent que Thiers ne s’opposera pas au rétablissement d’une monarchie modérée. Comme si tout cela ne suffisait pas la France se retrouve enfin dans une situation des plus humiliantes face à la Prusse, désormais à a tête d’un véritable mastodonte germanique, puisque cette dernière occupe une bonne partie du territoire français, exige d’énormes réparations et a proclamée l’annexion de deux régions française : l’Alsace et la Lorraine.

La tâche du chef du pouvoir exécutif de la République est donc immense. Ce dernier dispose heureusement d’un peu de temps, les hommes politiques républicains et monarchistes ne sont en effet pas mécontent que le vieux chef ait pris la responsabilité du sang versé lors de l’écrasement de la Commune et savent bien que pouvoir ne peut actuellement que rimer avec impopularité au vu des nombreuses mesures à prendre pour réorganiser le pays et satisfaire aux exigences allemandes. Pour Thiers ce dernier point et des plus importants, l’occupation du pays par les troupes de Bismarck est en effet très mal vécu par le peuple et place la grande nation française, qui se voulait une des premières puissances mondiales, dans une situation extrêmement dégradante. Le départ des Allemands étant adossé au versement des 5 milliards de francs, selon les modalités exigées par les vainqueurs, le payement de l’indemnité de guerre sera ainsi une des grandes priorités du gouvernement. Pour se faire, une grande souscription nationale publique va être lancée. Les fonds levés par ce grand emprunt interne auprès des épargnants français permettront ainsi de répondre aux exorbitantes demandes germaniques. Dans les rangs républicains à l’Assemblée des députés proposent au gouvernement l’établissement d’un impôt sur le revenu mais ce dernier ne souhaite pas s’engager pour l’instant dans une telle réforme et préfère donc pour l’instant utiliser les bonnes vieilles méthodes d’emprunt et ce sur les conseils de l’économiste Léon Say. Adolphe Thiers fait ainsi savoir au chancelier Bismarck qu’une loi établissant les modalités de ce grand emprunt sera bientôt votées et que cette dernière devrait permettre à la France de verser les premières tranches de l’indemnité d’ici la fin de l’année. Le chef de l’exécutif transmet également respectueusement aux représentants allemands la demande que ces premiers versements permettent le départ des troupes prussiennes des quatre départements parisiens.

Dans un autre registre la France accueillera la délégation japonaise. La République attend les demandes japonaises concernant d’éventuels accords et renégociations de traités et accorde aux envoyés nippons la possibilité de parcourir le territoire afin d’étudier les méthodes françaises dans les divers domaines.
avatar
Jhe
Administrateur
Administrateur

Messages : 988
Date d'inscription : 25/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: [✓] République Française

Message par Jhe le Ven 9 Mar 2018 - 22:38

:globe: République française :globe:



Neutralité de la France dans la "crise tunisienne" :

La situation très évolutive en Tunisie, les derniers rapports indiquant une évacuation en cours des forces italiennes devant l’arrivée de l’armada britannique, inquiète au plus haut point le gouvernement français. En effet, cette crise se déroule à deux pas des départements français d’Algérie et en temps normal il est clair que la France serait certainement intervenue dans une telle situation. Constatant la précarité de sa situation interne et considérant de toute manière qu’avec l’intervention britannique l’issue de la crise est sans doute « pliée » d’avance le gouvernement français choisi toutefois de s’en tenir à une stricte neutralité et à une non intervention dans la crise.

Lancement d'une vaste souscription nationale et poursuite des réformes administratives :

Sur le plan interne le gouvernement français a lancé l’émission d’un gigantesque emprunt public (au taux d’intérêt de 5 % ) visant à mobiliser environ 2 milliards de francs auprès des épargnants français. Cette grande souscription nationale sera relayée sur le terrain via les journaux, l’objectif étant d’inciter les Français à prêter massivement à l’État afin que celui-ci s’acquitte au plus vite des indemnités de guerre exigées par les Prussiens. La souscription sera lancée au début du mois de juillet.

Le gouvernement Thiers s’engage également dans la réforme administrative de la France. Un grand pas avait déjà été fait en ce sens en avril 1871 avec le vote d’une loi prévoyant l’élection des maires par les conseils municipaux (eux même élus par les citoyens) dans les villes de moins 20,000 habitants. Les maires des grandes villes continueront donc d’être nommé par le gouvernement central, les évènements de la Commune ayant montré que les grands centres urbains pouvaient déclencher d’importantes séditions. Le statut de la ville de Paris est quant à lui encore différent. La capitale reste en effet sous le régime d’un statut particulier puisque si la ville est dotée d’un conseil municipal élu ce dernier n’aura pas le pouvoir d’élire un maire doté de fonction exécutives, l’administration de la ville reste ainsi aux mains de représentants directs de l’État (préfet de la Seine, préfet de Police).

En cet été 1871 une nouvelle réforme administrative est également promulguée. Cette dernière réaffirme le caractère centralisée et unifiée de la France, le préfet restera en effet le seul et unique représentant de l’État dans les départements qui resteront l’échelon essentiel du territoire de la République. Toutefois les conseils généraux de départements seront toujours élus au suffrage universel direct et ces derniers voient de plus leur position renforcée puisque le département sera désormais doté du statut de collectivité territoriale.


Départements de la République en 1871



avatar
Jhe
Administrateur
Administrateur

Messages : 988
Date d'inscription : 25/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: [✓] République Française

Message par Jhe le Mar 13 Mar 2018 - 22:56

:globe: République française :globe:




Affaires intérieures :

En France la question du régime politique reste assez largement en suspens. Si depuis septembre 1870 la France est officiellement une République tout le monde comprend bien que celle-ci est éminemment provisoire. Aucune loi constitutionnelle ne la régit en effet, une majorité monarchique domine l’Assemblée et le chef de l’Etat est souvent considéré comme assez favorable à la remise en place d’une monarchie libérale. En face de cela on trouve toutefois une minorité républicaine bien décidé à pérenniser cette jeune IIIème République. Malgré cet affrontement inévitable entre républicains et monarchiste une certaine « trêve » est toutefois en vigueur au vu de la situation du pays. Tout le monde se satisfait en effet que le vieil Adolphe Thiers ait pris sur lui d’écraser dans le sang la Commune et d’appliquer les honteuses conditions du traité de Francfort. Il est toutefois clair que tôt ou tard la question du régime va devoir être tranchée. Le début de l’année 1872 marque tout de même une certaine clarification puisqu’une loi a été votée afin de clarifier le statut de Thiers. Celle-ci lui a accordée le titre de président de la République et le pouvoir de nommer et révoquer des ministres responsables devant l’Assemblée. En retour le président peut être révoqué à tout instant par le pouvoir législatif et son mandat dure tant qu’existe l’Assemblée.

Pendant ce temps du côté des prétendants au trône de France des mouvements importants sont également à signaler. Suite à la chute de l’Empire les Bourbons et autres représentants de la famille monarchique ont en effet été autorisés à refouler le sol français. C’est ainsi que Henri d’Artois, comte de Chambord et héritier légitimiste en tant que petit fils de Charles X s’est rendu en France dès 1871. Passant quelques jours dans son château de Chambord ce dernier a reçu de nombreuses personnalités, à la notable exception du comte de Paris, chef de la maison d’Orléans et prétendant orléaniste au trône de France. Après ces quelques jours en France Henri d’Artois a quitté la France et regagné Frohsdorf ou il vivait en exil. Depuis ses terres autrichiennes le prétendant légitimiste a dans ce contexte fait publier une tribune dans la presse française. Dans celle-ci Henri d’Artois rappelle notamment son attachement au drapeau blanc de la monarchie. Cette prise de position surprend énormément dans les rangs monarchistes, et plus largement dans le pays. Une bonne partie de la majorité monarchiste, notamment les Orléanistes mais également de nombreux légitimistes, sont en effet partisans du drapeau tricolore auquel le peuple français est également désormais largement attaché. Dans les rangs monarchistes on presse le comte de Chambord de revenir sur ses positions qui pourraient remettre en cause une nouvelle Restauration. Dans ce cadre la maison d’Orléans se dit même prête à une réconciliation de la famille royale et le comte de Paris a fait un important geste symbolique en se rendant à une messe en mémoire de Louis XVI.


Alors que l’année 1872 débute sur cette situation une nouvelle ne tarde toutefois pas à atteindre la France : le duc de Chambord est mort à l’âge de 52 ans d’une crise cardiaque dans sa résidence autrichienne…


avatar
Jhe
Administrateur
Administrateur

Messages : 988
Date d'inscription : 25/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: [✓] République Française

Message par Jhe le Mer 14 Mar 2018 - 18:38

:globe: République française :globe:




Affaires intérieures :

La nouvelle de la mort du comte de Chambord en Autriche sonne comme un coup de tonnerre en France. Ce dernier n’ayant pas d’enfants il représentait en effet le dernier membre de la branche directe de Bourbons, celui-ci était en effet descendant direct de Louis XIV. Dorénavant les Légitimistes partisans de la branche aînée des Bourbons doivent se tourner vers la famille royale espagnole, alors en exil, pour trouver un prétendant en la personne de Jean de Bourbon, or le fondateur de la lignée des Bourbons d’Espagne, le roi Philippe V, petit fils de Louis XIV a renoncé au XVIIIème siècle, lors de sa montée sur le trône espagnol, à ses droits sur la Couronne de France. Ainsi, pour une très large majorité des monarchistes français le prétendant au trône est désormais le comte de Paris, Philippe, chef de la maison d’Orléans (issue de la descendance du frère de Louis XIV, duc d’Orléans) dont était notamment issu Louis Philippe (roi de 1830 à 1848).

Cette nouvelle donne est à vrai dire un soulagement pour nombre de monarchistes. Hors des plus fervents légitimistes la mise en place d’une monarchie influencée par les idées orléanistes, entendant concilier une bonne part de l’héritage révolutionnaire et tradition monarchique, ne poserait en effet pas de problème majeur. Tous les espoirs d’une Restauration en France reposent donc sur les épaules du comte de Paris et de sa capacité à rallier à lui la plus grande partie possible de la majorité monarchiste. De discrets entretiens ont déjà eu lieu à Paris entre le chef de la maison d’Orléans et le président Adolphe Thiers. Ce dernier a assuré à Philippe d’Orléans qu’il ne s’opposerait pas à une restauration monarchique et s’est tacitement mis d’accord avec lui sur le « pacte » suivant : le président en exercice continuera d’exercer ses fonctions jusqu’au départ des troupes prussiennes de France et préparera le terrain pour une Restauration. Pendant ce laps de temps, qui devrait durer de 1 à 2 années, tâche au prétendant orléaniste de mettre sur pied un projet constitutionnel crédible, acceptable par une grande majorité de la population et de la majorité parlementaire. Si cela se fait sans accroc le président Thiers se retirera du pouvoir une fois les Allemands partis et le champ sera alors libre pour le comte de Paris qui pourra être proclamé roi par une Assemblée, cette dernière dispose en effet de pouvoirs constituants le lui permettant.

Le comte de Paris

Malgré tout la tâche ne va pas pour autant être des plus simples pour le probable futur roi. En effet ce dernier va tout d’abord devoir rallier à lui la majorité, et notamment les Légitimistes qui renâcleront sans doute pour certains à soutenir un Orléans et va de plus devoir assurer une base politique suffisamment forte à la future monarchie. Les idées républicaines gagnent en effet du terrain, dans les campagnes traditionnellement monarchistes, et l’étant encore largement, l’on s’est en effet rendu compte avec l’écrasement de la Commune qu’un régime républicain était en mesure d’assurer l’ordre. A l’Assemblée la minorité républicaine se montre également très virulente et revendicative. Quelques résultats électoraux partiels ont de plus confirmés une certaine, mais encore légère, poussée républicaine. L’enjeu pour le comte de Paris et donc bel et bien d’assurer la Restauration tout en permettant au nouveau régime de s’implanter durablement en l’extrayant des luttes trop partisanes : la monarchie doit être l’expression de la Nation et non d’une faction politique monarchiste actuellement au pouvoir. Pour cela il est probable que les Orléans chercheront à se rallier des députés républicains modérés, pouvant accepter une monarchie libérale, tout en s’appuyant bien entendu sur les masses paysannes conservatrices ainsi que sur une Eglise favorable à la monarchie.



avatar
Jhe
Administrateur
Administrateur

Messages : 988
Date d'inscription : 25/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: [✓] République Française

Message par Jhe le Ven 16 Mar 2018 - 22:49

:globe: République française :globe:




Affaires intérieures :

Alors que les tractations de coulisses entre monarchistes se poursuivent le président Thiers et son exécutif continuent eux d’assurer les affaires courantes, au combien nombreuses et urgentes. Pour faire face aux exigences financières allemandes, et vu la réussite du premier emprunt souscrit en 1871, le gouvernement décide de lancer une seconde souscription. A la différence de celle de 1871 cette souscription sera toutefois internationale et non interne. Banques et investisseurs du monde entier seront donc invité à participer à cette souscription d’un montant de 3 milliards de francs avec taux de 5%. Avec les fonds récoltés la France, qui espère que son initiative rencontrera un franc succès à l’image de l’emprunt 1871, pourra payer plus facilement les réparations dues aux Allemands et faire face aux diverses obligations financières.

Sur le front intérieur la remise en ordre de la France se poursuit. A Paris la capitale et peu à peu déblayée des débris des combats de la Commune et la capitale est, dans la mesure du possible, reconstruite comme elle l’était avant les événements. La ville Haussmannienne reprend donc peu à peu son aspect antérieur à la guerre et l’œuvre du Baron n’est nullement remise en cause. Au contraire la reconstruction est parfois un moyen de la finaliser. Cette remise en ordre de la capitale, que le gouvernement veut rapide pour effacer rapidement les stigmates de l’insurrection, ont toutefois un coût financier important. Reste également une question importante et non encore tranchée : le sort du palais des Tuileries. Ce palais, qui abrite depuis le départ de Louis XVI de Versailles la plus haute autorité de l’Etat, a en effet été brûlé par les communards et la question de sa reconstruction se pose. L’édifice est en effet réparable et nombreux sont ce qui soutiennent cette option, notamment au sein du camp monarchiste, et de nombreuses pétitions et requêtes circulent en ce sens.

Ruines des Tuileries:

L’année 1872 est également celle du vote d’une loi majeure visant à la réforme de l’armée. La défaite contre la Prusse amène oblige en effet la France à revoir son dispositif militaire pour les années à venir et notamment son système de conscription. La loi votée rétablit le principe de l’universalité du service militaire même si de nombreuses exceptions restent prévues. Le principe de base de cette loi est que tout français, de 20 à 40 ans, peut être appelé à servir dans l’armée active et la réserve. La durée des obligations militaires et donc fixée à vingt ans (5 ans dans l’armée active, 4 ans dans la réserve de l’armée active, qui peut être rappelée, 5 ans dans l’armée territoriale, 6 ans dans la réserve de l’armée territoriale). Malgré tout un système de tirage au sort reste en vigueur. Ainsi si tous les jeunes français feront leur service militaire ceux qui tirent un « mauvais numéro » passeront 5 ans dans l’armée d’active, les autres seulement 1 an.




Tentative d’assassinat du comte de Paris :

Alors qu’il se trouvait à Versailles dans le cadre de ses efforts pour assurer une probable restauration monarchique à son profit, ce qui implique nombre de rencontres et de déplacements dans les sphères du pouvoir (encore centrées à Versailles qui reste pour l’instant la capitale française) le comte de Paris a été la cible d’une tentative d’assassinat. Alors qu’il sortait de la messe après un office, le prétendant orléaniste au trône de France, Philippe d’Orléans a en effet été la cible d’un attentat. Entouré de quelques uns de ses proches sur le perron de l’église, sans sécurité particulière, un forcené armé d’un couteau a en effet tenté de poignarder le comte. Par chance, ce dernier n’a été touché que de manière très superficielle par l’agresseur qui ne l’a en réalité quasiment qu’éraflé avant d’être maîtrisé par la foule alentour.

L’évènement a sur le coup provoqué une émotion considérable sur place, quelques traces de sang sur la veste de l’Orléans ont en effet laisser craindre le pire à l’entourage. Quelques examens auprès d’un médecin peu après ont confirmé que les blessures du comte de Paris n’avaient rien de grave. Le forcené à quant à lui été vite remis aux forces de police. L’interrogatoire policier n’a pas été très compliqué puisque le jeune homme a revendiqué fièrement son acte, déclarant que son seul regret était de ne pas avoir pu éliminer « le futur tyran héritier d’une lignée oppressant le peuple depuis 1.000 ans ». Républicain assumé ce dernier est en fait un jeune communard qui a réussi à fuir Parus lors de la reprise de la ville par les troupes versaillaises. Catastrophé devant la perspective d’un retour de la monarchie il aura donc tenté sans succès d’éliminer le probable futur roi…

L’affaire ne tarde pas à se répandre dans la France et tourne bien entendu à l’avantage des monarchistes et de leurs relais, notamment certains journaux, qui mettent en avant l’existence d’un réseau de « terroristes républicains d’extrême gauche » prêt à toutes les vilenies pour empêcher le retour de l’ordre en France. Dans le camp républicain on est à l’inverse bien gêné, difficile en effet défendre une tentative d’assassinat. Dans certaines communes particulièrement monarchistes des messes se sont tenues pour prier pour la bonne remise sur pied du comte de Paris. Après la mort d’Henri de Chambord, qui avait suscité une certaine émotion puisqu’il s’agissait du dernier descendant français direct de Henri IV, l’affaire, largement montée en épingle, contribue à souder le peuple conservateur et monarchique autour du prétendant royal et ternit l’image des républicains, alors même que ces derniers n’ont en réalité que peu à voir avec le jeune forcené

avatar
Jhe
Administrateur
Administrateur

Messages : 988
Date d'inscription : 25/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: [✓] République Française

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum