[✓] Empire Russe

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Message par Aetius le Mar 6 Mar 2018 - 22:04




:globe: Empire russe :globe:


Information générales



Cartographie impériale:


Nom : Forme courte : Russie | Forme longue : Empire russe
Nombre d'habitants en âge de travailler : 63.9 millions d'habitants
Superficie : 22 000 000 km²
Religion principale : Christianisme orthodoxe
L'Islam, le Catholicisme et le Protestantisme sont également beaucoup pratiqués ainsi que le Judaïsme mais avec beaucoup moins de pratiquants.
Composition Ethnique : 79% de blancs (44% de russes, 18% d'ukrainiens, 7% de polonais, 3% de juifs, 3% de finlandais, 2% de baltes et 1% d'allemands et 1% d'autres), 11% de turcs, 3% de peuples caucasiens (1% de géorgiens, 1% d'arméniens et 1% de d'autres), 7% d'autres origines (iraniens, mongols, juifs, etc...).
Langue officielle : Russe
Langues régionales : Polonais, suédois, finnois, moldave, arménien, langues du Caucase, langues turques
Capitale : Saint-Pétersbourg
Monnaie : Rouble impérial russe (₽)
Courte description du pays : En ce début de décennie 1870, l'Empire russe est une grande puissance qui ne cesse de grandir sur la scène internationale. Suite aux événements désastreux de la guerre de Crimée (1853-1856), l'autocrate de toutes les Russies Alexandre II s'est attelé à réformer la puissance impériale et à faire rentrer le domaine de Saint-Pétersbourg dans la modernité et le progrès. Le pays est handicapé par son fonctionnement archaïque. Des réformes structurelles sont mises en train par l'empereur : la mesure la plus importante est l'abolition du servage en 1861 qui inclut l'attribution à l'ancien serf d'une terre, souvent trop petite pour le nourrir, au prix d'un endettement à long terme vis-à-vis de l'État. Des conseils locaux, – les zemstvos – sont créés à compter de 1864 : dotés de pouvoir leur permettant de gérer les affaires locales et de construire routes, écoles et hôpitaux, ils peuvent lever des impôts pour les financer. Ce type de structure est étendu par la suite aux villes (douma urbaine). Enfin le code juridique introduit les procédures d'accusation et de défense et crée une justice indépendante du pouvoir jusqu'à l'échelon du district.

La Russie est au tournant de son histoire, en plein essor économique et intellectuel, elle devra conjuguer ses appétits d'ogre avec son isolement géographique.

Empereur de Russie et Grand-Duc de Finlande : Alexandre II dit « Le Libérateur »


Gouvernement : Le comité des Ministres



Economie


Revenus publics : + 454 millions de roubles
80 millions de roubles en droit d'accise
146 millions de roubles en taxe sur l'alcool
60 millions de roubles en douanes
10 millions de roubles en exploitation des chemins de fer
82 millions en paiements d'intérêts
76 millions de roubles en autres taxes

Dépenses publiques : - 433 millions de roubles
94 millions de roubles en intérêts de la dette nationale
131 millions de roubles pour le ministère de la Guerre
15 millions de roubles pour le ministère de la Marine
69 millions de roubles pour le ministère des Finances
53 millions de roubles pour le ministère de l'Intérieur
11 millions pour le ministère de la Justice
8 millions pour le ministère des Transports
6 millions pour le ministère des Affaires étrangères
47 millions de roubles en autres dépenses

Exportations : + 604 millions de roubles
170 millions de roubles en direction de la Grande-Bretagne
158 millions de roubles en direction de l'Allemagne
30 millions de roubles en direction de la France
43 millions de roubles en direction des Pays-Bas
203 millions de roubles en direction d''autres partenaires

Importations : - 336 millions de roubles
84 millions de roubles d'Allemagne
63 millions de roubles de Grande-Bretagne
45 millions de roubles des États-Unis d'Amérique
17 millions de roubles de France
127 millions de roubles d'autres partenaires

Balance commerciale : + 287 millions de roubles


Forces armées


Dépenses militaires : 22% du budget national
Durée du service militaire : 6 années de service actif
Principaux généraux russes | Lieu d'opération :
Constantin Petrovitch von Kaufmann | Asie centrale
Mikhail Loris-Melikov | Sibérie
Iosif Gurko | Ukraine
Ivan Lazarev | Caucase
Nicholas Nikolaevich | Carélie


Effectif de l'armée de terre : 460 00 actifs et 600 000 réservices


Déploiements
XXXX
Garde impériale
Effectif : 25 000 hommes
QG : Saint-Pétersbourg
XXXXX
Armée d'Ukraine
Effectifs : 110 000 hommes
QG : Kiev
XXXX
gouvernat d'Asie centrale
Effectifs : 35 000 hommes
XXXXX
Armée de Finlande
Effectifs : 95 000 hommes
QG : Vyborg
XXXXX
Armée de Pologne
Effectifs : 125 000
XXXX
Corps du Caucase
Effectifs : 40 000
QG : Bakou
XXXXX
Armée d'Orient
Effectifs : 70 000 hommes
QG : Port Arthur


Equipement :

Fusil standard : Berdan I/Berdan II

Fusil de réserve :M1867 Russian Krnka




Effectif de la Marine : 40 000 marins


Nombre d’Ironclads de défense côtière : 20 bâtiments de guerre
3 frégates blindés de classe Pervenetz
10 monitors de classe Uragan
1 monitor de classe Smerch
2 monitors « projet F2 »
2 monitors « projet E3 »
2 monitors « projet E2 »
Nombre d’Ironclads de mer profonde : 4 bâtiments de guerre
2 frégates blindés de classe Sevastopol’
2 frégates blindés « projet C »
Nombre de corvettes : 20 navires
14 corvettes de classe Boyarin
2 corvettes de classe Bayan
4 corvettes de classe Bogatyr
Nombre de clipper à vapeur : 13 navires
6 clippers de classe Razboinik
1 clipper de classe Gaidamak
2 clippers de classe Abrek
4 clipper de classe Almaz
Nombre de frégates à vapeur : 4
2 frégates de classe Muromets
2 frégates de classe Dmitry Donskoy

Diplomatie


La diplomatie russe est particulièrement conflictuelle. Seule la Roumanie est favorable à l’Empire tsariste. La Suède-Norvège, l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, l'Empire ottoman, la Perse, l'Afghanistan et la Chine entretiennent des relations teintées de méfiance et de rivalité. Ces relations froides sont nuancées par des récentes avancées, notamment avec la puissance nord-américaine avec la vente de l’Alaska et le soutien naval russe pour les unionistes pendant la guerre de sécession.





Dernière édition par Aetius le Dim 11 Mar 2018 - 16:56, édité 12 fois
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Re: [✓] Empire Russe

Message par Sancho le Cubain le Mer 7 Mar 2018 - 11:12

Effectifs actifs:
650 000 hommes dont 40 000 cavaliers et 600 canons
( 6 années de service actif) 
 réserve: 
250 000 hommes dont 20 000 cavaliers et 624 canons

Cosaques: 150 000 cavaliers


Dernière édition par Sancho le Cubain le Jeu 8 Mar 2018 - 20:56, édité 1 fois
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Re: [✓] Empire Russe

Message par Shikkoku le Mer 7 Mar 2018 - 23:30

2 monitors « projet F2 »
2 monitors « projet E3 »
2 monitors « projet E2 »

-> Est-ce qu'on peut avoir la source sur ceci ?

-> Ta population est à éditer pour 80 millions en pop totale.
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Re: [✓] Empire Russe

Message par Aetius le Ven 9 Mar 2018 - 10:28

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Re: [✓] Empire Russe

Message par Aetius le Ven 9 Mar 2018 - 11:06

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Re: [✓] Empire Russe

Message par Shikkoku le Ven 9 Mar 2018 - 11:08

Validé.
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Re: [✓] Empire Russe

Message par Aetius le Ven 9 Mar 2018 - 12:00

:globe: Empire Russe :globe:



En un seul oukaze libérateur, le Czar Alexandre II libérait près de cinq millions de serfs, véritables esclaves d'un système archaïque. Esclaves enchaînés par la peur et la dette. Dix ans plus tard, en 1871, la situation s'est améliorée pour ses indigents de la terre mais elle reste joliment atroce. Face aux rumeurs quotidiennes qui annoncent la survenue de jacquerie, le Czar convoque son conseil des ministres dans une volonté manifeste de réformes. Au programme : une nouvelle réforme agraire, une réforme militaire et des plan d'industrialisation par "substitution aux importations". Ces différentes réformes chapeautés par des hommes d'Etat compétents sont toujours en cours d'élaboration. Un comité de résolution des conflits fonciers présidé par Léon Tolstoï est mis en place en attendant la mise en route de la machine réformatrice.

:g)  Relation extérieure :d)

Véritable Goliath empêtré dans sa défaite en Crime, la Russie est au bord de la crise de nerf. L'intervention italienne risque d'affaiblir la Sublime Porte, "l'homme malade de l'Europe". Pour pallier à un risque d'effondrement d'autorité dans les Balkans, Nikolaï Ignatiev, ambassadeur à Constantinople est convié à fomenter l'indépendance bulgare. Des agents sous couvertures partent avec des valides pleines d'argent et de promesses pour convaincre les dignitaires bulgares de la volonté de russe à établir un nouvel ordre balkanique.

Alexandre Gortchakov, proche du burnout, fait transmettre quatre dépêches totalement confidentielle : la première à l'Empire Allemand. Le Kaiser est félicité pour sa victoire contre la chimère bonapartiste, il propose une réunion russo-allemande  pour discuter des possibles évolutions de la sainte-alliance, durement éprouvée par la guerre de Crimée.
Le dépêche envoyée à Vienne est cordiale, ce qui surprenant, puisque la couardise autrichienne pendant la guerre de Crimée avait généré de la mésestime pour le corps diplomatique autrichien. Pourtant, au nom de l'alliance historique Vienne-Moscou, la possibilité d'une gestion bilatérale de la situation joliment merdique des Balkans. En effet, il est proposé une intervention russe qui viserai l'instauration d'un nouvel ordre balkanique chapeauté par la Russie mais où l'Autriche - en échange d'un soutien diplomatique - recevrai le gouvernance de la Bosnie et du Sandjak de Novipazar. Deux dépêches sont envoyées à la Roumanie et à la Grèce. Alexandre Gortchakov propose à ces deux fidèles partenaires de la troisième Rome, la participation à l'expédition russe. La Roumanie gagnerait la Dobroudja et la Grèce recevrait la Thrace orientale. Les différents dignitaires russes très influents dans ces pays mènent une guerre d'influence, faite de représentations et de mots. Cette guerre où la performativité compte le plus, la Russie l'a presque gagné d'avance puisque les opinions de l'administration sont majoritairement russophiles.
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Re: [✓] Empire Russe

Message par Aetius le Dim 11 Mar 2018 - 11:57

:globe: Empire Russe :globe:




:g)  Affaires diplomatiques :d)

La fatigue et le surmenage, compagnons d'Alexandre Gortchakov depuis l'invasion italienne de la Tunisie, n'entame pas la volonté de fer du ministre des affaires étrangères d'Alexandre II. Il élabore trois dépêches : une première pour accepter la venue de la délégation de l'Empire du Japon à Saint-Pétersbourg. La deuxième dépêche est envoyée à l'Empire Allemand et l'Empire d'Autriche-Hongrie, le Tsar sera présent à la réunion des trois empereur avec la volonté bien ferme de revenir dans sa capitale avec un traité signé en poche. Enfin, la troisième dépêche concerne les nationalistes bulgares : au vu des "égarements" des fonds russes, la Russie suspend jusqu'à nouvel ordre son aide financière.
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Re: [✓] Empire Russe

Message par Aetius le Dim 11 Mar 2018 - 17:24

:globe: Empire russe :globe:


Affaires intérieures


Cartographie impériale:


L’embellie est de retour pour l’Empire russe. Quelques décennies après la défaite de la guerre de Crimée, la Russie respire à nouveau, après une longue noyade. Le cauchemar d’être un empire naufragé est éloigné, mais le peuple, océan sans cesse ému peut à tout moment submerger l’Empire. Conscient des difficultés, le Tsar Alexandre II est décidé à réformer en profondeur sa patrie : sous le mot d’ordre « donner ce que veut le peuple, avant qu’il vienne le prendre par la force ». Ce que veut le peuple, c’est une opportunité de fleurir. Et l’agriculture ne correspond plus à cette exigence. En effet, avec l’abolition du servage dans les années 1860, une large main d’œuvre vagabonde dans toute la Russie. Sans terre, ce mouvement d’indigent reçoit l’attention toute particulière du Tsar.

Quelques 70 000 paysans russes sont enrôlés par l’Etat pour provoquer le « big bang » ferrovier russe. Soit le passage de 16 000 km de ligne ferroviaires à 45 000 km en 10 ans avec un bilan financier qui s’élèverai à 40 millions de livres. C’est le principal focus économique du gouvernement, les principaux investissements étatiques convergent vers ce projet. Les compagnies russes ferroviaires et les investisseurs affilés qu’ils soient russes ou étrangers reçoivent des indemnisations fiscales.

Le 7 juin 1865, un oukaze d'Alexandre II créa le ministère des communications qui intègre celui des chemins de fer. Confié à Pavel Melnikov, chapeaute la construction de nouvelles lignes depuis 5 ans (près de 11 000 km ont été construits sur la période 1865-1870). C'est un bilan incroyable, la Russie ferroviaire se développe très rapidement.

Si ces projets ont été financés par des emprunts à des banques françaises, le « big bang » ferroviaire devraient être l’œuvre d’investisseur allemands. En effet, deux compagnies sont créées : la Compagnie des chemins de fer russes (Российские железные дороги) et la Nouvelle compagnie sibérienne (новая сибирская компания). Sous l’impulsion de Moscou, ces compagnies qui rassemblent des industriels et des ingénieurs russes, tous héritiers moraux des Cherepanov. Mais les deux compagnies rassemblent également des ingénieurs russes et autrichiens. D’ailleurs, la compagnie devrait être cotée à la bourse de Berlin : si le gouvernement allemand est consentant, les chemins de fer russes devraient être inondés par l’or des capitalistes prussiens. Si les deux compagnies sont cotées à Berlin, si elles dépendent des financements allemands, des propositions sont tout de mêmes faites aux industriels Nagelmackers (dépêche diplomatique envoyée à la Belgique) et Pullman (dépêche diplomatique envoyée aux Etats-Unis).

Les lignes en constructions sont issues de la concertation des pouvoirs civils et militaires, puisqu’ils sont d’une importance cruciale pour l’armée impériale. Le chemin de fer transcaucasien, reliant Poti, sur la mer Noire, à Bakou, sur la mer Caspienne, début en 1865 sera inauguré en 1876. Le chemin de fer transcaspien qui relie le port de Krasnovodsk, sur la mer Caspienne, aux provinces intérieures du Turkestan russe sera inauguré en 1879. Le Transaral reliant Orenbourg, dans la région des monts Oural, à Tachkent en Asie centrale, sera fignolé en 1881. En 1875, cinq lignes stratégiques seront mises en services : le chemin de fer d'Oural (Kazakhstan), le chemin de fer d'Ivangorod (Dęblin à Dąbrowa Górnicza), chemin de fer de Rostov-sur-le-Don à Vladikavkaz, chemin de fer de Vyborg à Joensuu et le chemin de fer allant de Samara à Oufa.
Un plan d’industrialisation par substitutions aux importants est mis en place, il sera détaillé dans les prochains mois à venir. Il concerne principalement l’industrie du textile, l’industrie ferroviaire et la production de machines-outils. Les coffres vides de la Russie ne peuvent pas soutenir l’industrie sidérurgique, bien que celle-ci soit dynamique, elle est négligée par le gouvernement. Le réseau de mine croît donc pas à son plein potentiel et ne pourra surement pas rattraper le réseau anglais ou français. Ce relatif laisser faire dans certains domaines permet d’éviter le choc budgétaire que peut constituer le « big bang » en termes d’infrastructures que finance la Russie.

Chemins de fer russes


Lignes construites en 1865-1870 : 11 000 km
1866 : chemin de fer de Varsovie à Terespol
1866 : chemin de fer de Terespol à Brest (Biélorussie)
1869 : chemin de fer d'Odessa à Balta (Ukraine)
1870 : chemin de fer de Moscou à Smolensk
1870 : chemin de fer de Saint-Pétersbourg à Riihimäki
Lignes en construction de 1871 à 1885: ~ 30 000 km
1874 : chemin de fer d'Oural (Kazakhstan)
1875 : chemin de fer d'Ivangorod (Dęblin) à Dąbrowa Górnicza
1875 : chemin de fer de Rostov-sur-le-Don à Vladikavkaz
1875 : chemin de fer de Vyborg à Joensuu (retard possible)
1876 : chemin de fer de Samaran à Oufa
1876 : chemin de fer transcaucasien
1879 : chemin de fer transcapien (retard possible)
1881 : chemin de fer du transaral (retard possible)

Affaires militaires



L'armée russe porte un lourd fardeau

L’attitude de la troisième Rome à l’égard de son armée est paradoxale. Affichant un fier esprit martial, une discipline réglée teintée de patriotisme et d’orgueil et un sens de la mise en scène inégalable, la réalité est moins glamour. Des soldats battus, humiliés, démoralisés, affamés, sans le moral et sans le sou. Mais cette injustice allait bientôt être balayée par une affaire sans précédent pour l’armée tsariste. Fadeev, écrivain et général, héros de la guerre caucasienne, a été jugé par le tribunal de Nijni Novgorod pour intelligence à l’ennemi. Il aurait pendant la guerre de Crimée vendu des informations de guerre confidentielle, en particulier les effectifs de redoutes russes. Si les éléments réactionnaires, dont le Prince Bariatinskii, dénonce une affaire montée de toute pièce par son rival Milioutine, c’est un véritable coup dur pour l’armée dont l’image pâtit de jour en jour. Les gros titres sur les déboires de l’armée russe se vendent à plus d’une centaine de millier de titres et les services de censure, qui ont été réformés récemment, sont totalement débordés.
Pour battre en brèche les détracteurs de la glorieuse armée tsariste et remédier à cette situation alarmante, le penseur militaire Dimitri Milioutine, son frère Nicolaï Milioutine et le ministre de la guerre Chouvalov ont chapeautés une nouvelle organisation militaire.

L’armée active, c’est-à-dire les forces maintenues à temps de paix, sont réduites à 600 000 hommes. C’est une suite logique : en 1864 l’armée russe regroupait 1 132 000 soldats, à 1867 elle ne comptait plus 742 000 soldats. Cette réduction de l’armée active permet d’augmenter la réserve qui passe à la taille virtuelle de 550 000 soldats. Toutefois, les généraux russes prétendent que c’est un trompe l’œil, la Russie ne pourraient lever que 200 000 hommes du fait du manque d’infrastructures. Le passage à un service de 6 ans dans l’armée active (puis 9 ans en inactif) et le passage à un service de deux ans pour la réserve permet de sauvegarder des ressources financières. Les officiers auront des services raccourcis, mais les privilèges issus de la situation familiale sont désormais révolus.

Mais cette mesure doit être accompagnée de nouveaux investissements. Les nouvelles lois de conscriptions permettent le dégagement de ressources financières qui seront investis dans la construction de nouveaux gymnases militaires. Les dépôts militaires, les lignes de ravitaillements et les casernes se greffent au réseau ferroviaire financés par l’état russe. L’académie de Justice militaire, l’académie Nikolai d’Etat-major, l’académie du génie militaire et l’académie des artilleurs reçoivent des fonds supplémentaires. L’armée russe vise sur l’amélioration grandissante de la qualité de leur lieutenant. Des services d’alphabétisation sont mis en place au sein de l’armée, ils devraient combattre contre l’analphabétisme qui mine l’armée russe. Cette politique consiste à la création de formations pour les corps officiers et pour tous les corps qui assurent les missions de liaisons. Concernant les postes à très haut rang, un concours général est créé. Ainsi, il s’agit d’une rénovation de la légitimité de l’armée qui pourra désormais s’affirmer comme méritocratique (même si des cas de népotismes subsistent) et comme proche des bureaucraties rationnelles définies par Max Weber.

Cette mesure qui risque de provoquer des tensions avec les cellules réactionnaires de la Russie sont accompagnées de refonte de la doctrine militaire russe. De nouvelles pensées tactiques sont introduites par règlements. La régulation de la pensée russe s’exprime par la publique de nouveaux manuels de pensée militaire. Tandis que les règlements de 1868 sur les protocoles à suivre sont confirmées par un oukaze d’Alexandre II. Ceux-ci confirment l’interdiction des châtiments corporels et la refonte de la justice militaire. Une sorte de gouvernementalité impliqué un dressage des corps grâce à une surveillance accrue et une division des tâches de travail remplacera les sordides et inutiles humiliations qui allaient de bon train dans l’armée de la patrie russe.

Milioutine insiste également pour investir sur la création de compagnies de médecine militaire dans chaque régiment russe. C’est une nécessité au vu des dégâts qu’on provoqués les épidémies de variole lors de la guerre de Crimée. L’artillerie en bronze avec rechargement par la culasse devrait entrer complètement en service en 1872 (400 unités en plus). Les dernières licornes, du nombre de 200 seront retirés de l’armée russe.



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Message par Aetius le Dim 11 Mar 2018 - 18:35

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Re: [✓] Empire Russe

Message par Prishayev le Mar 13 Mar 2018 - 12:25




:globe:  Empire russe   :globe:


Abolition du Servage







La réforme agraire est au cœur des préoccupations russes, sans elle le pays manquera éternellement de main d’œuvre agglutinée dans les domaines seigneuriaux. Si la question agraire n’est pas menée elle se transformera en une question sociale contribuant à l’opposition à la couronne (donc aux libéraux). La victoire de la paysannerie implique la victoire sur la noblesse terrienne, mais la paix sociale pourrait couter terriblement cher à l’Etat. Le plan d’abolition du servage veut allouer une surface minimale de 12 hectares (au lieu d’un maximum de 4 IRL) et ainsi donner la possibilité à la paysannerie de vivre de son labeur. Dans cette configuration, l’Etat s’engage à racheter la terre par emprunt à un prix négocié directement avec la couronne, puis de l’octroyer équitablement à la paysannerie dans un délai de six à sept mois après rachat. Les paysans devant rembourser une partie de la somme à l’Etat, leur dette se transmettent au travers des générations. Les domaines d’Etat seront démantelés et leurs infrastructures d’irrigation confiées aux gouvernements régionaux. Cette solution, la plus radicale qui a été évoquée, concerne 95 millions d’hectares cultivés (sur 130 millions dont 120 millions au statut latifundiaire) et va couter à peu de choses près la somme ayant été nécessaire à mener la guerre contre la coalition victorieuse en Crimée. Conséquent, son prix est incomparable aux gains durables que la Russie va pouvoir dégager de la libération des terres et de la paysannerie l’infâme gestion latifundiaire régnant sur les terres impériales. Afin d’en stimuler la centralisation, les terres nouvellement obtenues par les paysans seront comprises dans le cadre d’un crédit agricole publique. Il sera possible, via de nouvelles dépenses de la part de l’Etat de revendre ses terres (celles d’un paysans) à d’autres paysans libérés et de dégager quelques bénéfices pour s’établir dans les villes de l’Empire ou partir occuper de nouvelles terres en Sibérie dans le cadre de la lente colonisation du territoire. Cette tendance à la centralisation devrait augmenter d’un quart la surface moyenne des exploitations et permettre une économie de main d’œuvre ainsi qu’une meilleure répartition de la population au profit de terres vierges (innombrables) et des villes.

La communauté villageoise ne sera pas le centre de l’agriculture russe, au contraire la pleine propriété de la terre est assurée par législation impériale et le réseau coopératif va considérablement se développer sous l’impulsion d’une paysannerie progressivement touchée par la monétarisation de ses échanges. De nouvelles techniques agricoles sont introduites via l’ouverture d’écoles d’agronomie ouvertes sur l’occident au profit de l’agriculture russe. La hausse de la productivité des terres devrait permettre une hausse des rendements de l’impôt touchant la propriété terrienne.



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Re: [✓] Empire Russe

Message par Aetius le Lun 19 Mar 2018 - 19:31


:globe:  Empire russe   :globe:


Affaires générales



« Désempêtré du servage, la Russie, véritable Gulliver, se déchainerait »

L’abolition du servage, la réforme agraire et le rachat massif de terres par la couronne des Romanov permettent à la Russie de libérer une grande masse de main d’œuvre, mais aussi de nombreux capitaux. Les nobles russes ne sont plus les titans fonciers de l’autre moitié du siècle (certains domaines pouvaient concentrer près de 30 000 serfs) mais n’ont pas été expropriés ; ils disposent d’une manne financière importante qu’ils doivent réinvestir dans de nouveaux domaines économiques.

Sans surprise, ce sont les mines du Donbass qui reçoivent une attention toute particulière. Les charbons et l’acier ukrainien entraîne l’installation d’une nouvelle classe de grands industriels à Kharkov. L’industrie du textile croît de manière soutenue en Karélie et à Saint-Pétersbourg, tandis que d’autres nobles se convertissent dans le machinisme, les produits de première nécessité et la construction dans la région Moscovite.

D’autres nobles se lancent dans l’aventure sibérienne, des délégations du ministère de l’intérieur doivent être envoyés en Sibérie du Sud suite à la fondation de plusieurs colonies. La nomenclature, l’établissement de nouvelles routes et l’offre en infrastructure doivent être assurés par Moscou, seules quelques colonies recevront ce privilège.
Les anciens Serfs s’installent massivement en Extrême-Orient, la ville de Vladivostok devient un centre névralgique pour ceux qui veulent cultiver de nouvelles terres, vivre de leur artisanat ou lancer dans la marine marchande ou dans la pêche.  

Pour clarifier les frontières de cette région russe, le Tsar Alexandre II proposera à la délégation japonaise qui s’est déplacé jusqu’à Moscou le traité suivant : l’abandon par les colons russes de la colonisation des îles Kouriles, en échange de la reconnaissance de la souveraineté russe sur Sakhaline.

L’activité économique bouillonne donc, l’aristocratie russe se délie de ses sources de revenues foncières pour devenir une riche classe capitaliste investissant dans l’industrie et les infrastructures lourdes. Avec le départ de nombreux propriétaires russes, on assiste également à la création d’une classe moyenne qui soutiendra la politique d’industrialisation par substitution. Vous l’aurez compris, la révolution industrielle commence pour la Russie, qui peut compter sur une population qui se détache progressivement de l’archaïsme du servage et sur l’immense potentiel des ressources du territoire russe.

Affaires militaires


Après le franchissement de Lli par les forces armées russes, une nouvelle expédition punitive est élaborée, cette fois-ci, elle est dirigée contre le Khanat du Kokand, qui devrait devenir une annexe russe prochainement. Sa majesté, le Tsar de toutes les Russies, a demandé à Mikhail Grigorevich Chernyayev, le Lion de Tashkent, de préparer ses forces en vue de l'invasion de ce misérable Khanat. Nicolas Karlovitch de Giers, directeur du département oriental du ministère des affaires étrangères russe, est chargé de continuer la sécuriser la région par des alliances militaires avec les tribus locales.

L’armée russe n’arrive pas à se réformer, en une année, les progrès sont minces. Malgré les fonds dégagés par la réduction des effectifs permanents, le contingent que la Russie serait capable de mobiliser n’atteint toujours pas les 300 000 hommes. L’armée russe garde toute fois la tête froide et poursuit sa modernisation. Le personnel réactionnaire est partout isolé, l’état-major réformateur fait sauter les enclaves conservatrices qui ont le moins de capital relationnel : on les mute dans des fonctions sans grandes importances. Les officiers (surtout les Lieutenants) recrutés par concours, sont de meilleure facture que ceux recrutés par leurs origines sociales, mais ils demeurent encore trop peu nombreux du fait de l’opposition de certains nobles à la professionnalisation de l’état-major russe. Toutefois, les privilèges liés à l’origine familiale se réduisent comme peau de chagrin, bientôt, les aristocrates effectueront leurs services comme tout à chacun.

L’armée cosaque effectue un « pivot vers l’Asie », plusieurs centaines de Cosaques s’installent dans l’Extrême-Orient et dans le Turkestan oriental. L’augmentation de la présence militaire dans les provinces orientales se renforceront à mesure où le chemin de fer russe progressera en Sibérie.

La marine russe effectue également ce pivot, les deux prochains navires russes de classe General-Admiral dont la quille est déjà posée, entrera en service directement dans la flotte du pacifique. La frégate Minin sera reconfigurée pour devenir un croiseur capable d'aller en mer profonde. La marine russe forme également, grâce à la réforme militaire des académies, du personnel de meilleur qualité ; ainsi dans une lettre au Tsar, l’amiral Popov vante la qualité de ses Midshipman.
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Re: [✓] Empire Russe

Message par Aetius le Mar 20 Mar 2018 - 11:45

:globe: Empire russe :globe:


Affaires générales




Le regain d’ambitions réformatrices du Tsar Alexandre II prend la suite d’une longue période de conservatisme (qui fait suite à la révolte polonaise de 1864). Ce nouveau virage dans la politique intérieure du Tsar n’est pas du goût de l’aristocratie russe. D’après certains cercles nobles de Saint-Pétersbourg et de Rostov, une opposition grandit au sein de l’armée.

Des bruissements d’oiseaux qui sont parvenus à l’oreille du Tsar. Alexandre II ne peut rien faire, les informations sur les groupes d’opposition nobles au sein de l’armée impériale sont trop peu nombreuses. On ne sait pas qui, on ne sait pas comment et on ne sait pas où. Sait-on réellement si c’est vrai ?

Les mains liées, le Tsar ne peut que faire que quelques tentatives hasardeuses. Pour pallier à ce phénomène, il chapote pour quelques milliers de roubles, une commission de la surveillance de l’armée impériale. Cette commission est officieuse et sa capacité d’agence dépendra des capacités de ses membres à se prémunir de techniques secrètes et interlopes.

Ses membres forment un cabinet fantôme contrôlant plusieurs agents qui seront infiltrés principalement dans les services postaux, les services de logistiques et dans les cabines de l’état-major impérial (particulièrement dans les armées ukrainiennes et sibériennes supposées bien plus hostiles au pouvoir hostiles, car elles sont les dernières à bénéficier du rachat de terres russes).

Ces derniers espionneront les éléments sensibles de l’armée tsariste : officiers véreux, enclaves de personnels réactionnaires, groupements d’influences ainsi que les généraux les plus oisifs, plus occuper à asseoir leurs influences qu’à gagner des batailles. Des éléments à charge seront constituées contre eux, pour l’élimination subtile et progressive (pas de jugements par cohortes) des opposants.

Le Tsar tâtonne le phénomène en réaffirmant son autorité divine auprès des parlements locaux. Pour légitimer la professionnalisation de l’armée russe, celui-ci implique de plus en plus l’église orthodoxe. Le personnel clérical participe aux différents jurys qui statueront sur l’attribution des places au sein des académies militaires. Le corps professoral, fidèle au Tsar, est chargé de former une nouvelle génération d’officiers fidèle à l’empereur, son rôle est donc primordial et étroitement surveillé.

Pour sécuriser les réformes d’Alexandre II et préserver la portée de ses oukazes libérateurs, le Tsar rassemble un cabinet constitutionnel. Ils ont 5 ans pour rédiger la future constitution russe.


Diplomatie


La diplomatie russe est très active avec trois traités proposés à trois puissances étrangères :

Traité d’amitié avec la Perse portant sur la navigation et le commerce :
- Les deux empires déclarent officiellement leur amitié par le biais du commerce et de la navigation
- L’Empire Russe et l’Empire Perse s’engagent à faire respecter la sûreté, la liberté et l’opulence du commerce maritime en mer caspienne
- L’Empire Russe déclare officiellement qu’elle garantit l’indépendance de la Perse face à l’oppresseur ottoman
- L’Empire Perse et l’Empire Russe s’engage officiellement à ne pas empêcher et à ne pas nuire à la liberté de commerce et à la liberté de circulation des marchands des deux pays sur leurs territoires respectifs.
Traité d’amitié avec la Roumanie
- Le Roi de Roumanie Carol Ier et le Tsar de toutes les Russies, Alexandre II s’engage à respecter les principes de non-discrimination commerciale.
- Un pacte défensif à l’encontre de l’Empire Ottoman est signé.
- La Russie se porte garante de l’indépendance de la Roumanie
- Les deux puissances s’engagent à assurer la sûreté et la liberté de commerce sur la mer noire.
Traité de Saint-Pétersbourg avec l’Empire du Japon
- La Russie cède l’intégralité des îles Kouriles à l’Empire du Japon
- Le Japon cède l’intégralité de Sakhaline à l’Empire Russe
Cartographie du traité:

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Re: [✓] Empire Russe

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