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Message par Sirda le Mar 10 Avr 2018 - 14:02


British Empire

« The empire on which the sun never sets »




God Save the King





Carte


Spoiler:


Informations générales


Informations principales

Nom : United Kingdom of Great Britain and Ireland / British Empire
Nombre d'habitants : 46,5 millions d’habitants en métropole, ~ 444,9 millions d’habitants dans l’Empire
Superficie totale : ~ 35’500’000 kilomètres carrés
Religion officielle : Eglise anglicane
Langue officielle : Anglais de facto
Capitale : Londres
Monnaie : Livre sterling

Description

................L'unification de l’Angleterre est le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, souveraine de Mercie dans les années 910 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais à nouveau perdu en 919, la Northumbrie en 918. À la mort de sa sœur, en 918, Édouard annexe également la Mercie. Son fils et successeur Æthelstan cimente cette unification en prenant le titre de « roi des Anglais », une unification parachevée en 954 avec la victoire d’Eadred sur le Norvégien Éric à la Hache sanglante. Au début du XIème siècle, Knut le Grand intègre brièvement l’Angleterre dans un empire qui réunit aussi le Danemark et la Norvège. Plus tard, Édouard le Confesseur restaure la dynastie des Wessex. En 1066, les Normands de Guillaume le Conquérant, depuis le duché de Normandie, s'emparent de l'Angleterre, chassant Harold II, dernier des rois anglo-saxons. Les souverains anglo-normands introduisent le féodalisme et maintiennent l’ordre à travers la figure de barons, qui construisent des châteaux dans toute la région. Les royaumes d'Angleterre et d'Écosse ont cohabité en tant que nations souveraines et indépendantes avec leurs propres monarques et structures politiques depuis le IXème siècle. La Principauté de Galles est intégrée au Royaume d'Angleterre en 1536, après son annexion à la suite du Statut de Rhuddlan en 1284. L'Irlande, conquise à partir du XIIe siècle, est un royaume indépendant mais en 1541, Henry VIII devient roi d'Irlande. À partir de l'Union des Couronnes en 1603, le Royaume d'Écosse partage également le même souverain, mais Angleterre, Écosse et Irlande restent des États distincts. Durant l'interrègne anglais, le Commonwealth d'Angleterre annexe l'Écosse et l'Irlande, mais la situation précédente est restaurée avec la royauté en 1660. La Révolution financière britannique et le développement d'une presse indépendante et de très nombreuses sociétés par action renforcent l'économie anglaise, tandis que l'effondrement de la Compagnie du Darién du financier écossais William Paterson engloutit les économies des Écossais et suscite une grave crise financière. Celle-ci débouche sur l'Acte d'Union en 1707, à travers lequel l'Angleterre – incluant le pays de Galles – et l'Écosse deviennent une union politique sous la forme du Royaume de Grande-Bretagne. L'Acte d'Union de 1800 a unifié le Royaume de Grande-Bretagne et le Royaume d'Irlande, qui est lentement tombé sous contrôle anglais entre 1541 et 1691, pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande en 1801.

................Le Royaume de Grande-Bretagne – également connu à ses débuts comme les Royaumes Unis de Grande-Bretagne – a joué un rôle important durant le siècle des Lumières, avec une présence forte en philosophie et en sciences ainsi qu'une grande influence dans la tradition théâtrale et littéraire. Tout au long du siècle qui suivit, le royaume a pris une part importante dans le développement des idées occidentales de démocratie parlementaire, avec une remarquable contribution en littérature, en arts et en sciences. La richesse de l'Empire britannique, comme celle des autres grandes puissances, fut aussi en partie générée par l'exploitation coloniale dont l'industrialisation, après 1750, du commerce d'esclaves, avec la flotte britannique du XVIIIème siècle, la plus importante à l'époque. Cependant au début du XIXème siècle, la Grande-Bretagne a voté le Slave Trade Act en 1807 et est devenue la première entité politique à avoir aboli durablement le commerce d'esclaves. Après la Révolution industrielle et la défaite de Napoléon lors des Guerres napoléoniennes, la Grande-Bretagne devint la première puissance mondiale du XIXème siècle. L'Angleterre est la première au monde dans la banque, la sidérurgie, le textile et les chantiers navals. C'est aussi la première nation à vivre un essor rapide de la monnaie de papier grâce à son système bancaire. À son apogée, l'Empire britannique, incluant le Royaume-Uni et toutes les entités dont il est légalement séparé mais qu'il contrôle, s'étendait sur un tiers des terres émergées et englobait un tiers de la population mondiale. L'Empire britannique fut donc le plus grand et le plus peuplé que l'histoire ait connu. Sur tout le XIXème siècle, le pays a joué un rôle prédominant dans le développement de la démocratie parlementaire, en partie par l'émergence d'un système à multiples partis politiques et une expansion du suffrage universel. Le développement des arts et des sciences, avec des personnalités comme Isaac Newton, montre également le rôle moteur du Royaume-Uni dans la construction du patrimoine culturel et scientifique du XVIIIème siècle. À la fin de l'Époque victorienne, le Royaume-Uni a perdu énormément de son monopole industriel. La Première Guerre mondiale remet en cause cette domination, au profit des États-Unis, qui ont surpassé le pays en production et en commerce industriel après l'avoir rattrapé au tournant des années 1890, tout comme l'Empire allemand.


Politique


Caractéristiques politiques

Type de puissance : Superpuissance mondiale
Type de gouvernement : Monarchie constitutionnelle parlementaire unitaire

Description

................Le Royaume-Uni est, comme son nom l'indique, un royaume, mais le pouvoir du monarque britannique est limité : celui-ci règne mais ne gouverne pas. Le souverain possède cependant certains pouvoirs spécifiques qui encadrent cette capacité à régner comme celui de tenir une audience avec le Premier ministre. Ainsi on peut interpréter la capacité juridique du souverain britannique comme un droit d'être consulté, un droit d'encourager et un droit de mettre en garde. Le pouvoir exécutif de cette monarchie parlementaire est exercé, au nom du monarque, par le Premier ministre, et les autres ministres du cabinet. Le Premier ministre est nommé par le roi, il n'est pas élu. Néanmoins en cas de Parlement minoritaire, ce sont des ministres qui conseillent le souverain pour choisir un Premier ministre. Il doit choisir le chef du parti ayant gagné les élections législatives : le gouvernement risque d'être renversé à chaque élection législative. Le cabinet est le gouvernement de Sa Majesté. Comme tout régime parlementaire, ses ministres sont responsables devant le Parlement, qui peut le renverser à tout moment. Le Royaume-Uni est l'un des rares pays au monde ne possédant pas de constitution écrite. Des conventions constitutionnelles et divers éléments issus de coutumes et de la common law en tiennent lieu, formant un ensemble que l'on désigne souvent sous la dénomination de loi constitutionnelle britannique mis en place depuis Guillaume le Conquérant en 1066. Aussi, le gouvernement prend part à la procédure législative. En effet, la Chambre des Communes est disposée de telle sorte que le gouvernement fait face, avec sa majorité, à l'opposition. Le gouvernement peut aussi proposer des textes qui seront débattus et votés par la chambre. Il n'existe pas de loi de séparation entre l'Église et l'État au Royaume-Uni : le monarque est également le chef de l'Église anglicane. Selon l'acte d'établissement de 1701 toujours en vigueur, les catholiques ne peuvent pas accéder au trône et sont interdits de gouverner le Royaume-Uni

Sa Majesté le roi par la grâce de Dieu, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande et des dominions britanniques par-delà les mers, roi, défenseur de la foi, empereur des Indes



George V

................Le monarque, actuellement le roi George V, est le chef d'État du Royaume-Uni. On dit souvent du roi qu'« il règne mais ne gouverne pas » : bien qu’il prenne très peu part au gouvernement du pays, l'ensemble des pouvoirs provient théoriquement de son autorité. Les pouvoirs exécutifs du monarque font partie de ce qu'on appelle la prérogative royale, c'est-à-dire qu'ils peuvent être exercés sans le consentement du Parlement. De nos jours l'ensemble des pouvoirs n'est exercé par le roi que sur la recommandation du Gouvernement ou par délégation à un des ministres de la Couronne. Le Premier ministre rencontre la reine une fois par semaine. Au cours de ces rencontres confidentielles, le roi est tenu informé des affaires de l'État et peut faire part de ses sentiments, avertissement ou conseil au chef du gouvernement. Les pouvoirs du monarque sont les suivants : nommer et démettre le Premier ministre et les autres ministres, convoquer, proroger et dissoudre le Parlement, donner ou refuser la sanction royale aux projets de loi, nommer les officiers des Forces armées, commander les Forces armées et les déployer outre-mer, nommer les membres du Conseil privé, délivrer les passeports, accorder la grâce, accorder des honneurs, créer des sociétés par charte royale, ratifier et faire les traités, déclarer la guerre et la paix, reconnaitre les États, accréditer et recevoir les diplomates. Le Conseil privé est l'organe formel de conseillers par lequel la reine exerce ses pouvoirs mais de nos jours ses compétences sont exercées par l'un de ses comités, le Cabinet, composé des principaux ministres et présidé par le Premier ministre.

Premier-ministre



Premier ministre : David Lloyd George (Parti Libéral)

................Du fait de la nature de la constitution du Royaume-Uni, composée d'une multitude de lois ordinaires et de conventions, la fonction et les pouvoirs du Premier ministre ne sont pas définis par un texte précis mais découlent d'une évolution historique. Les relations du Premier ministre avec le monarque, le Parlement et le cabinet sont définies par des conventions constitutionnelles non écrites. Ainsi, le roi choisit comme Premier ministre le chef du parti politique ou de la coalition qui dispose de la confiance de la Chambre des communes, qui est la chambre basse du Parlement. Avant 1902, le Premier ministre pouvait être membre de la Chambre des lords mais, depuis, tous ont été choisis parmi les députés de la Chambre des communes. Lorsqu'un nouveau Premier ministre entre en fonction — que ce soit à la suite d'un changement de majorité après des élections ou parce que le Premier ministre en poste démissionne — le Premier ministre sortant se rend au palais de Buckingham pour remettre sa démission à la reine. Le futur Premier ministre se rend ensuite au palais où le roi lui demande de former un nouveau gouvernement. Avant de pénétrer dans les locaux du 10 Downing Street, le désormais « nouveau Premier ministre » annonce que « Sa Majesté la reine m'a demandé de former un gouvernement, et j'ai accepté ». Le Premier ministre choisit et le roi nomme les ministres du gouvernement dont les plus importants siègent au cabinet, l'organe de décision collective du pouvoir exécutif. Le Premier ministre oriente et coordonne les politiques et l'action des secrétaires d'État — qui sont à la tête des différents départements exécutifs du gouvernement — et des hauts fonctionnaires. Le roi demeure le chef d'État mais l'essentiel de ses prérogatives est exercé par les ministres. Lorsqu'il exerce ses fonctions telles que les nominations à des postes judiciaires, politiques, dans la fonction publique ou l'Église d'Angleterre, l'attribution de pairies, ordres ou décorations, etc. il n'agit que sur le conseil du Premier ministre. À la Chambre des communes, le Premier ministre coordonne le processus législatif avec l'aide du leader de la Chambre et des whips afin de faire adopter le programme de son gouvernement.

Conseil des Ministres

................Le Gouvernement du Royaume-Uni (Government of the United Kingdom), officiellement appelé Gouvernement de Sa Majesté (Her/His Majesty's Government, abrégé en HMG ou HM Government), est le gouvernement central du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. Il regroupe l'ensemble des ministères pour la conduite des affaires nationales, connus sous l'appellation de frontbench. Il est dirigé par le Premier ministre du Royaume-Uni, qui choisit les autres membres du gouvernement. Le Premier ministre et les autres plus importants ministres siègent au Comité suprême de décision, connu sous le nom de Cabinet. D'après la Constitution du Royaume-Uni, l'autorité exécutive appartient au monarque. Cette autorité est exercée uniquement par, ou sur le conseil, du Premier ministre et du Cabinet. Les membres du Cabinet conseillent le monarque en tant que membres du Conseil privé. Ils exercent aussi le pouvoir directement en tant que chefs des départements exécutifs du gouvernement. Les ministres sont tous membres du Parlement3. Le gouvernement est responsable devant le Parlement pour la législation, ce qui implique en pratique que le gouvernement doit demander une réélection au moins tous les cinq ans. Le monarque nomme un Premier ministre en tant que leader du parti le plus à même de commander à la majorité élue du Parlement. Le Parlement britannique utilise le système de Westminster, une démocratie parlementaire qui demeure aujourd'hui le système le plus utilisé dans les différentes politiques nationales à travers le monde. La plupart des nations qui utilisent le système de Westminster sont les nations actuellement ou anciennement membres du Commonwealth.

Premier-ministre : David Llyod George (Parti libéral)
Lord Chancellor :Frederick Edwin Smith (Parti Conservateur)
Lord President of the Council & Leader of the House of Lords : George Curzon (Parti Conservateur)
Lord Privy Seal & Leader of the House of Commons :Bonar Law (Parti Conservateur)
Chancellor of the Exchequer : Austen Chamberlain (Parti Conservateur)
Secretary of State of the Home Department : Edward Shortt (Parti Libéral)
Secretary of State of the Foreign Affairs : Arthur Balfour (Parti Conservateur)
Secretary of State for the Colonies : Alfred Milner (sans parti)
Secretary of State for War and Air : Winston Churchill (Parti Libéral)
Secretary of State for India : Edwin Samuel Montagu (Parti Libéral)
First Lord of the Admiralty : Walter Hume Long (Parti Conservateur)
President of the Board of Trade : Sir Albert Stanley (Parti Conservateur)
Secretary for Scotland : Robert Munro (Parti Libéral)
Chief Secretary for Ireland : James Ian Macpherson (Parti Libéral)
Lord-Lieutenant of Ireland :John French (sans parti)
President of the Local Government Board : Christopher Addison (Parti Libéral)
President of the Board of Agriculture : Rowland Edmund Prothero (Parti Conservateur)
President of the Board of Education : Hebert Fisher (Parti Libéral)
Minister of Munitions : Andrew Weir (Parti Libéral)
Minister of Labour : Sir Robert Horne (Parti Unioniste)
Minister without Portfolio : George Nicoll Barnes (Parti Travailliste)
Minister without Portfolio : Sir Eric Geddes (Parti Conservateur)

House of Lords

................Depuis le XIXème siècle, les pouvoirs de la Chambre des lords ont considérablement diminué et son pouvoir est aujourd'hui nettement inférieur à celui de la Chambre des communes. Elle examine les projets de loi approuvés par la Chambre des communes et peut les modifier mais ne dispose pas, sauf dans des cas limités, du pouvoir d'empêcher leur adoption. Elle peut cependant retarder un projet de loi et ainsi pousser le gouvernement à le reconsidérer. La Chambre des lords telle que nous la connaissons aujourd'hui est instituée en 1707, à la suite de l'acte d'Union, et remplace, par la même, le Parlement d'Angleterre. En 1834, le palais de Westminster, abritant notamment la Chambre des lords, est détruit par un incendie. Il faut attendre 13 ans, jusqu'en 1847, pour que les lords puissent à nouveau y siéger, la chambre ayant été entièrement rénovée. La Chambre des lords prend une responsabilité de cour suprême en 1876 avec la Loi sur l'appel judiciaire (Appellate Jurisdiction Act) qui institue les Law Lords, chargés spécifiquement de ce nouveau pouvoir, autrefois entre les mains de tous les Lords. En 1911, une première loi relative au fonctionnement du Parlement permet que les projets de loi de finances soient adoptés sans le consentement des lords et que leur veto soit limité à deux ans pour les autres projets de loi.

House of Commons

................ La Chambre des communes est la chambre basse du Parlement britannique. Selon le système de Westminster en vigueur au Royaume-Uni, le gouvernement est responsable devant la Chambre des communes. En pratique, cela signifie que le Premier ministre – lui-même toujours membre de la chambre depuis 1963 – ne peut se maintenir au pouvoir s'il n'y dispose pas d'une majorité ou, du moins, si une majorité se forme contre lui. En pratique, à l'issue d'une élection générale, le Leader du parti politique disposant d'une majorité ou, s'il n'y a pas de majorité et qu'une coalition est nécessaire, le Leader du principal parti de la coalition est nommé Premier ministre par le monarque. Le Leader du principal parti qui ne forme pas le gouvernement est le Leader de l'opposition. La Chambre peut refuser la confiance au gouvernement en refusant une motion de confiance ou en adoptant une motion de défiance. Une telle motion peut être rédigée explicitement (« That this House has no confidence in Her Majesty's Government. ») mais certains votes sont également considérés comme des votes de confiance, notamment le vote du budget. Quand un gouvernement perd la confiance de la Chambre des communes, le Premier ministre peut présenter sa démission à la reine, laissant ainsi la place à un nouveau Premier ministre qui peut disposer d'une majorité, ou demander la dissolution du Parlement et la convocation de nouvelles élections.

Parti Conservateur : 382 députés
Parti Libéral : 127 députés
Sinn Féin : 73 députés
Parti Travailliste : 57 députés
Parti Libéral (hors coalition) : 36 députés
Parti National Démocratique : 9 députés


Économie


Description de l'économie

................Au sortir de la guerre, l’économie britannique doit faire face à trois problèmes majeurs intrinsèques, qui menacent grandement sa place de première puissance économique mondiale – en excluant bien sûr les problèmes d’endettements liés à la Première Guerre Mondiale ainsi qu’au rationnement. D’abord, l’agriculture est en crise au Royaume-Uni. En effet, la production agricole, stimulée pendant le conflit, retourne d’ores et déjà à ses tendances d’avant-guerre, le pays préférant acheter à l’extérieur ses produits alimentaires à meilleur prix plutôt que de consommer local. Ensuite, les industries traditionnelles connaissent elles aussi de graves problèmes. Le charbon, base de l’économie au XIXème siècle, subit la concurrence de l’hydroélectricité et du pétrole, mais aussi de la production étrangère moins chère – les houillères anglaises produisant peu, étant trop nombreuses, assez mal équipées, et les ouvriers ayant acquis trop d’avantages – ; en plus d’une stagnation de la sidérurgie, des chantiers navals, des constructions mécaniques textiles, etc. Les causes sont souvent une concentration insuffisante des entreprises, un patronat peu dynamique, un équipement désuet, des charges fiscales élevées et des salaires 40% plus chers qu’en France par exemple. Néanmoins, les industries modernes se développent dans le sud du pays, délaissant le nord et ses vieilles industries. Enfin, le commerce extérieur britannique est en crise lui aussi à cause des coûts de production trop chers, de la ruine des clients européens du Royaume-Uni, et la concurrence des Etats-Unis et du Japon.

Produit Intérieur Brut nominal : ~ 454,643 milliards de dollars (de 1990) [1]
Croissance économique : + ?? % du PIB


Administration de l’Empire


United Kingdom of Great Britain and Ireland

Démographie : 46,5 millions d’habitants

Produit intérieur brut : 5,3 milliards de livres sterling [2], soit 226,640 milliards de dollars (1990)
Croissance économique :
Recettes publiques : 1,8 milliard de livres, soit 33,9% du PIB
Dépenses publiques : 2,8 milliards de livres [3], soit 52,8% du PIB
Solde des finances publiques : – 1 milliard de livres [4], soit 18,9% du PIB
Dette : ~ 135% du PIB, soit 7,15 milliards de livres [4]

Taux d’inflation : 10% [4]
Taux de chômage : 2,5% [4]


British Armed Forces


................ Historiquement, la Grande-Bretagne peut se définir comme une thalassocratie et compte beaucoup sur son statut insulaire pour sa sécurité, d'où la priorité donnée à sa marine de guerre longtemps privilégiée par rapport à son armée de terre qui était « un boulet de canon tiré par la marine » utilisé comme force expéditionnaire. Durant les guerres napoléoniennes, le Royaume-Uni mobilise jusqu'à 750 000 hommes de 1792 à 1815, dont un tiers dans la Royal Navy. Sous le règne de soixante-trois ans de la reine Victoria Ire, il y eut en tout soixante-douze campagnes militaires ; cependant les Forces armées britanniques n'ont représenté qu'environ 0,8 % de la population. En 1898, la British Army (l’Armée de terre) comptait 99 000 soldats professionnels dans les îles Britanniques, 75 000 dans l'Inde britannique et 41 000 dans le reste de l'Empire britannique ; l'armée britannique des Indes était forte de 148 000 hommes tandis que la Royal Navy comptait 100 000 hommes. Le budget de la Défense était alors de 40 millions de livre sterling soit 2,5 % du PNB ; ce montant est faible si l'on tient compte de l'étendue de l'Empire britannique qui est le plus vaste du monde à l’époque. Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, la Royal Navy était toujours la plus puissante marine de guerre du monde

Actifs : 4'527’000 d’hommes

British Army

Effectifs : 3'820'000 d’hommes [5]

ÉQUIPEMENT :
Blindés de combat
- 200 Medium Mark A Whippet
- 200 Mark I

Artillerie
- 40'000 Vickers machine gun
- 50'000 Lewis gun
- 500 2-inch medium mortar
- 700 9.45-inch Heavy Mortar
- 10'000 Ordnance QF 18-pounder
- 900 BL 6-inch Mk VII naval gun
- 1'700 BL 60-pounder gun

Royal Navy

Personnel actif : 407’000 marins

ÉQUIPEMENT :
Porte-avions
8 porte-avions

Cuirassés
83 cuirassés

Croiseurs
120 croiseurs

Destroyers, torpilleurs & co
520 destroyers et torpilleurs

Navires auxiliaires
7'075 navires

Sous-marins
70 sous-marins à propulsion classique [6][7]

Royal Air Force

Effectifs : 300’000 hommes [8]

ÉQUIPEMENT :
~ 20'000 appareils au total [8]

Avions de chasse
- 1'583 Bristol F.2 Fighter
- 500 Airco DH.5
- 1'000 Avro 504

Bombardiers
- 1'449 Airco DH.4
- 2'000 Airco DH.9


Relations extérieures


................Grâce à son emprise territoriale sur la planète, le Royaume-Uni est l’une des principales puissances diplomatiques – sinon la première – en ce début de XXème siècle. Depuis des décennies, Londres a noué de solides liens avec de nombreux pays, tandis que ses relations avec d’autres changent en fonction des intérêts britanniques.

Très bonnes relations : Belgique, Etats-Unis d’Amérique, France, Japon, Pays-Bas
Bonnes relations : Espagne, Italie, Portugal
Relations neutres : Reste du monde
Mauvaises relations : Russie bolchévique
Très mauvaises relations : Allemagne, Autriche, Empire Ottoman



Sources :
[1] Données du Saint Excel sur le Royaume-Uni (226'640), l’Inde (210'730), l’Irlande (7'212), le Sri Lanka (6'041) et la Malaisie (4'020) – en millions de dollars de 1990. Toutes les autres colonies ne sont pas prises en compte, manque de données.
[2] https://www.measuringworth.com/datasets/ukgdp/result.php
[3] https://www.ukpublicspending.co.uk/spending_chart_1919_1939UKm_F0t
[4] https://www.economicshelp.org/blog/5948/economics/uk-economy-in-the-1920s/
[5] https://en.wikipedia.org/wiki/British_Army_during_World_War_I
[6] http://www.navypedia.org/retro_view/1920/united_kingdom_1920.htm
[7] https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Royal_Navy#Le_d%C3%A9clin_(1905-1945)
[8] https://en.wikipedia.org/wiki/History_of_the_Royal_Air_Force#Formation


Dernière édition par Sirda le Lun 16 Avr 2018 - 20:13, édité 5 fois
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Re: [✓] British Empire

Message par Shikkoku le Ven 13 Avr 2018 - 23:00

Effectifs d'Armée : 4 millions
PIB à changer pour le PIB des îles britanniques -> 213 milliards de dollars de 1990
Effectifs armée de l'air : 114 000
Avions :
https://en.wikipedia.org/wiki/Royal_Flying_Corps#Aircraft (tu t'arranges pour détailler un peu, on demande pas une précision absolue mais un truc minium potable)
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Re: [✓] British Empire

Message par Jhe le Sam 14 Avr 2018 - 12:14

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Re: [✓] British Empire

Message par Sirda le Sam 14 Avr 2018 - 13:37

A venir.
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Re: [✓] British Empire

Message par Sirda le Sam 14 Avr 2018 - 13:37

A venir bis (FN 1919)
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Re: [✓] British Empire

Message par Sirda le Sam 14 Avr 2018 - 16:25


British Empire

« The empire on which the sun never sets »




Affaires intérieures


................En ce début d’année 1919, et cela alors que plusieurs conflits font encore rage sur la surface de la planète, mobilisant encore plusieurs dizaines – sinon centaines – de milliers de britanniques sur divers continents, principalement en Asie, le Gouvernement de Sa Majesté est fortement préoccupé par la situation irlandaise. En effet, depuis 1912, les tensions ne cessent de croître entre Londres et Dublin à propos de l’autonomie de la deuxième île principale l’archipel, qui, dès son rattachement à la couronne anglaise, n’a jamais véritablement cessé de prouver son rejet de la monarchie britannique et sa volonté de s’en séparer, à quelques occasions près. La principale cause de ce nouveau conflit est l’adoption de la Third Home Rule Bill, par la Chambre des Communes, qui, après avoir été rejetée par la Chambre des Lords, fut finalement signée et promulguée par le roi George V grâce à un tour de passe-passe juridique admirable. Ledit texte prévoyait sobrement le renforcement de l’autonomie irlandaise au sein de la Couronne, ce qui n’était guère du goût de tous les irlandais puisque la population protestante de l’île, principalement regroupée dans l’Ulster – région industrialisée –, s’est rapidement indignée et s’est en partie regroupée au sein de la Ulster Volunteer Force, force paramilitaire qui depuis sept ans menace d’employer les armes pour résister face à l’application du Third Home Rule Bill ainsi qu’à l’autorité du Parlement de Dublin. En réaction, les irlandais catholiques du sud de l’île – principalement agricole – s’étaient à leur tour regroupés au sein des Irish Volunteers dont l’objectif était « de protéger les droits et les libertés communs à toute la population d’Irlande. » Débuta dès lors la Home Rule Crisis, qui se manifesta notamment par de violentes et meurtrières grèves à Dublin d’août 1913 à janvier 1914, durant lesquelles s’affrontèrent près de 20'000 ouvriers et 300 industriels et chefs d’entreprises, soutenus par les forces de l’ordre ; mais également l’incident de Curragh du 20 mars 1914 où le gouvernement impérial, face aux menaces de plusieurs membres de l’armée britannique en Irlande, fut contraint de repousser l’application du Home Rule, provoquant en réaction du côté autonomiste – voire indépendantiste – une colère dangereuse. Les 485 morts, tant militaires britanniques qu’insurgés irlandais que simples civils, de l’insurrection de Pâques 1916 et la crise de la conscription de 1918 finirent, avec les autres évènements, par tout naturellement déboucher, le 14 décembre dernier, à la très large victoire du parti indépendantiste Sinn Féin en Irlande, qui obtint 73 sièges, contre seulement 22 sièges pour le parti unioniste et 6 sièges pour l’Irish Parliamentary. Un véritable camouflet pour l’Empire.

................Pis encore que cette débâcle électorale du mouvement unioniste, ou même celui en faveur de la Home Rule, un second camouflet fut infligé à Londres dans la foulée puisque les 73 députés du Sinn Féin, menés par Éamon de Valera, ont annoncé leur refus de siéger au sein de la Chambre des Communes – ce qui ne constituait en soi pas un véritable problème pour le bon fonctionnement de la monarchie parlementaire anglaise, qui pouvait se passer d’une telle abstention sans remettre en cause la stabilité de régime, loin s’en faut – cela au profit de l’érection d’une nouvelle chambre sans aucune valeur juridique, la Dáil Éireann, assemblée nationale irlandaise – ce qui, là, était déjà bien plus problématique pour le gouvernement de David Lloyd George. Dès lors, à Londres, et alors que courent les premiers bruits d’une déclaration d’indépendance de l’Irlande, le Cabinet s’est réuni en toute urgence en ce début de mois de janvier 1919 pour prendre les « mesures qui s’imposent pour la sauvegarde de l’autorité impériale sur l’île d’Irlande », selon les mots du premier-ministre britannique devant ses pairs de la Chambre des Communes. Et d’ajouter que « Face à cette poussée du nationalisme irlandais – lequel méconnaît gravement des véritables intentions britanniques, c’est-à-dire non pas la destruction de la culture irlandaise ainsi que l’asservissement de ce louable peuple, qui s’est vaillamment battu à nos côtés durant cette tragique guerre qui vient de s’achever, mais la volonté de développer les terres irlandaises et d’y apporter la prospérité qu’elles méritent –, il est apparu comme nécessaire à mon gouvernement, et après conseil de nombreux loyaux sujets de Sa Majesté d’Irlande, de procéder à une partition entre d’une part l’Ulster et d’autre part l’Eire, qui toutes deux resteront au sein de la Couronne mais qui seront régies par des lois différentes. » Evidemment, il apparaît comme tout à fait hors de question que le Royaume-Uni perde ne serait-ce qu’un acre de terrain en Irlande, mais le gouvernement sait pertinemment que maintenir l’intégralité du territoire sous la domination directe de Londres risque de poser de sérieux problèmes à l’avenir, à cause de cette montée du nationalisme. Aussi, cette partition n’est pas censée être définitive mais temporaire, puisqu’elle ne doit que permettre de calmer les tensions dans l’Irlande du sud – désignée comme étant l’Eire par le premier-ministre – avant de procéder à une réunification de l’île et à sa réintégration totale sous la souveraineté britannique dans les années, ou au pire dans les décennies, à venir.

................Ainsi, la Chambre des Communes puis la Chambre des Lords ont toutes deux successivement approuvé le Government of Ireland Act, promulgué dans la foulée par le roi George V dès le 12 janvier 1919, d’exécution immédiate, qui change ainsi profondément la politique britannique en Irlande, et par la même occasion la géographie administrative et politique de l’île aussi. Ainsi, deux entités rattachées à la Couronne anglaise vont désormais cohabiter en Irlande. Au nord, l’Ulster, qui intègre les neuf comtés de la province historique, à savoir l’Antrim, l’Armagh, le Cavan, le Donegal, le Down, le Fermanagh, le Londonderry, le Monaghan et le Tyrone. Sa capitale est fixée à Belfast. L’Ulster regroupe ainsi la quasi-totalité des irlandais protestants, souvent fidèles à la monarchie britannique, et la région, principalement industrielle, se voit dotée d’un Parlement constitué d’une Chambre des Communes de cinquante-deux sièges ainsi que d’un Sénat – composée de vingt-six sénateurs. Le baron James Craig, membre du parti unioniste, fut désigné premier-ministre par intérim le temps de l’organisation de nouvelles élections pour les cinquante-deux sièges de députés. Ce Parlement sera essentiellement consultatif, puisqu’il donnera son avis au gouvernement de Sa Majesté sur les grandes affaires nord-irlandaises, mais possèdera également un pouvoir d’enregistrement des lois britanniques pour confirmer leur application dans l’Ulster. En outre, le gouvernement nord-irlandais aura quelques compétences, notamment la gestion des finances locales, de la sécurité intérieure, etc., le tout sous la supervision, bien évidemment, du gouvernement central britannique. Quant au reste de l’île, icelui sera sous la direction de l’Eire, constituée de tous les autres comtés irlandais. L’Irlande du Sud sera dotée elle aussi d’un Parlement – composée également d’une Chambre des communes et d’un Sénat – d’un gouvernement, mais aussi d’une cour d’appel, et d’une haute cour de justice. Ses compétences seront néanmoins bien plus étendues que sa voisine. En effet, l’Eire peut connaître de toutes les affaires habituelles d’un gouvernement, à l’exception de l’armée, de la diplomatie et de la monnaie. Le gouvernement possède cependant un droit de veto sur toute décision prise par les pouvoirs législatifs ou exécutifs sud-irlandais, tandis que la Chambre des Lords peut, en tant que cour suprême britannique, casser les arrêts des cours inférieures irlandaises. Un Lord-Lieutenant, charge occupée par le catholique unioniste Valentine Browne, représentera les intérêts de la Couronne auprès des deux Irlande et jouit des compétences britanniques susmentionnées sur ces territoires.



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Message par Sirda le Lun 16 Avr 2018 - 12:13


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« The empire on which the sun never sets »




Question caucasienne


................Bien que la Grande Guerre soit déjà finie depuis cinq mois désormais – du moins en considérant que l’armistice vaut fin dudit conflit, ce qui ne saurait être que dans une demi-mesure vrai puisque seule la conclusion du Traité de Versailles peut véritablement, et juridiquement, consacrer la paix –, les zones de tensions sont encore multiples dans le monde, et souvent bien plus complexes que ce conflit qui fut le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité. En effet, en ancienne Russie tsariste, de violents combats auxquels participe pour l’instant l’Empire britannique ne cessent de ravager le pays, après qu’il ait été confronté à la violence et à la dureté de la guerre face aux allemands, et se caractérise par la présence d’un nombre incalculable de factions diverses et variées, allant de fiers défenseurs du défunt régime impérial à de vils anarchistes ou encore aux terribles bolchéviques, sur lesquels le ministre de la Guerre et de la Marine, Winston Churchill, déclara notamment que « Il n'y a pas de raison d'exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l'apport réel à la Révolution Russe par ces Juifs internationaux et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande ; elle dépasse probablement en importance toutes les autres. À l'exception notable de Lénine, la majorité des personnages dirigeants sont des Juifs. Plus encore, l'inspiration principale et le pouvoir dirigeant viennent des dirigeants juifs. » Autre grande source de conflit, et qui intéresse particulièrement le Royaume-Uni du fait de sa forte présence militaire dans la région, le Moyen-Orient, divisé entre un Empire ottoman à bout de souffle et militairement occupé dans certaines de ses régions – notamment à Constantinople, où anglais, français et italiens pavanent dans les rues de la Deuxième Rome –, mais également démantelé territorialement avec la perte de la Cilicie, du Liban et de la Syrie au profit de Paris ainsi que de l’Irak, de la Jordanie, du Koweït, du Kurdistan et de la Palestine au profit cette fois de Londres. A côté de ce démantèlement dans les règles de l’art, quelques Etats – ou parfois proto-Etats – tentent de subsister tant bien que mal, à l’instar des différentes entités dans la Péninsule arabique qui ne soient d’ores et déjà pas sous protectorat britannique, mais également le nouvel Etat impérial d’Iran ainsi que, point de jonction entre le Moyen-Orient et le vaste empire russe, le Caucase et ses trois Etats nouvellement fondés à la suite de l’effondrement de Moscou, et qui se sont pour la plupart placés sous la protection anglaise ou française, mais dont deux d’entre eux – l’Arménie et l’Azerbaïdjan – se livrent d’ores et déjà bataille.

................Le premier-ministre britannique est pleinement conscient de la véritable poudrière sur laquelle est assis le Moyen-Orient, traversé par la montée des nationalismes arabe et turc, mais également azéri, arménien et géorgien, ainsi que par la multiplicité des intérêts occidentaux sur la région – à commencer par les siens – mais également russes, le chef du gouvernement de Sa Majesté se doutant bien que tant une Russie tsariste que bolchévique souhaitera tout naturellement récupérer ses territoires caucasiens, qui profitèrent de l’implosion de l’Etat russe pour proclamer une indépendance bien fragile. Ainsi, le commandement militaire britannique a décidé de prendre directement en main les affaires caucasiennes afin de stabiliser le plus rapidement possible la situation dans laquelle près de trente mille soldats britanniques, principalement de l’Armée des Indes, stationnent, notamment pour protéger le chemin de fer transcaucasien ainsi que pour empêcher, du moins à l’origine, toute nouvelle ingérence ottomane dans les affaires locales, ainsi que pour en bouter les armées au-delà du mont Ararat. Le chef commissaire de Transcaucasie, Sir John Oliver Wardrop, ainsi que le gouverneur militaire de Bakou, le lieutenant-général William Montgomery Thomson – lequel imposa sur tout l’Azerbaïdjan la loi martiale dès sa prise de pouvoir sur place – se sont rencontrés pour définitivement partager les frontières du Caucase entre les trois Etats, et ainsi mettre fin aux différents conflits – du moins l’espèrent-ils – qui rongent la région depuis plusieurs mois désormais. Le conflit le plus urgent à traiter, en ce qu’il est le plus sanglant avec des épurations ethniques régulières de part et d’autre, est évidemment celui qui oppose l’Arménie à l’Azerbaïdjan concernant plusieurs territoires frontaliers. A ce sujet, les deux britanniques susnommés ont déclaré « s’en remettre aux quatorze points de feu le président Wilson afin de trancher en toute impartialité ce litige, et notamment en son cinquième point » relatif à l’autodétermination des peuples et à leur prise en compte dans la gestion de leurs affaires. En ce sens, Londres, par l’intermédiaire de ses deux administrateurs civil et militaire, a annoncé reconnaître la souveraineté arménienne sur l’intégralité du plateau du Karabakh, et tout naturellement la région du corridor de Lachin pour permettre aux arméniens d’y accéder, ainsi que les raions de Kalbajar, Lachin, Qubadli, et Zangilan ; de même que l’exclave anciennement azérie de Nakhchivan est bien confirmée comme relevant de la souveraineté d’Erevan et non de Bakou. La raison avancée est la majorité d’arméniens dans ces territoires relevant jusqu’alors de l’Azerbaïdjan et désormais de l’Arménie.

................Malgré ce découpage entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, les britanniques sont pleinement conscients qu’un tel partage ne se fera matériellement pas sans une intervention militaire directe afin d’enrayer la hausse des tensions et d’assurer l’effectivité de la décision. Si Londres laisse le glorieux commandant arménien Drastamat Kanayan, qui défit l’armée ottomane en mai 1918 dans la ville de Bash Abaran, affrontant treize mille turcs avec seulement six mille soldats – dont un millier et demi périt, contre sept mille mahométans –, reprendre militairement la région de Nakhchivan, en proie à une révolte depuis que Londres l’avait d’ores et déjà attribué à Erevan l’année passée, l’Empire décide de prendre les devants concernant les autres régions bordant le Karabakh, au bord duquel stationnent déjà plusieurs milliers de soldats arméniens depuis plusieurs semaines. Ainsi, le lieutenant-général William Montgomery Thomas a expressément demandé à son homologue arménien, le général Andranik Ozanian, qui s’était emparé en janvier de Zangezur et souhaitait avancer jusqu’à Shusha, capitale du Karabakh, de poursuivre sa route vers ladite ville et de prendre possession de tous les territoires – mais seulement ces territoires – cédés à l’Arménie par le gouvernement militaire britannique de Bakou. Pour les y aider, ce sont cinq mille soldats britanniques qui sont spécialement affectés à la mission de sécuriser eux aussi ces territoires montagneux et peu peuplés, aidés en cela par plusieurs avions de reconnaissance Bristol F.2 Fighter ainsi qu’une dizaine de bombardiers Airco DH.9 – destinés à frapper d’éventuels rebelles azéris. Les troupes britanniques ont reçu comme ordre d’engager les hostilités avec tout groupe militaire ou paramilitaire qui tenterait d’obstruer leur passage ou celui des arméniens, et le gouvernement militaire de Bakou se dit prêt à doubler les effectifs militaires déployés sur place pour assurer l’application de la partition du Caucase entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le sud des deux pays, mais également dans leur frontière nord où Londres décide de céder le raion de Qazax à l’Arménie, puisqu’il lui appartenait légitimement au temps où cette dernière était un royaume, et que la région est peuplée notamment d’arméniens, en échange de quoi elle impose à Erevan de céder son enclave d’Artsvashen. Enfin, concernant les litiges frontaliers entre l’Azerbaïdjan et la Géorgie sur les territoires de Balakan, Qakh et de Zaqatala, les deux administrateurs britanniques ont unanimement reconnu la souveraineté azérie dessus, et appelé Tbilissi à cesser ses revendications. En attendant, dix mille soldats britanniques restent déployés à Bakou et dans les principales villes afin de prévenir tout trouble.


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Re: [✓] British Empire

Message par Sirda le Mar 17 Avr 2018 - 13:37


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« The empire on which the sun never sets »




Affaires extérieures


................Le comte de Balfour, Arthur James Balfour, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, a annoncé au nom de Sa Majesté le roi George V, que le coupe royal espagnol était le bienvenu à Londres, et que cette venue était attendue avec le plus grand enthousiasme de la Couronne britannique, qui espère en profiter pour renouveler l’alliance entre les deux monarchies par un nouveau mariage entre des membres des familles royales respectives. Dans une lettre diplomatique à la Grèce, le ministre a accepté la demande d’Athènes pour dépêcher des troupes pour soutenir l’occupation de la Thrace et de Constantinople, tout en limitant cependant leurs effectifs actuels à cinq milles hommes afin d’éviter de froisser le sultan ottoman. Enfin, Balfour a adressé ses condoléances à l’émirat afghan pour la mort de l’ancien souverain, mais a affirmé que « L’Afghanistan doit respecter ses engagements pris lors du traité de Gandomak. Londres se réserve la possibilité de le faire appliquer à la lettre si jamais Kaboul venait à violer cet accord. » Conscient de la situation qui pourrait être explosive, le ministre de la Guerre et de la Marine, Winston Churchill, a secrètement mis en état d’alerte les Northern et Western Command en Raj britannique, et ordonné aux quelques deux cent soixante mille soldats concernés de se tenir prêt à un nouveau conflit face à l’Afghanistan. En attendant, 1st Peshawar Division et la 4th Quetta Division sont d’ores et déjà déployées à proximité des frontières, tandis que l’aviation britannique effectue des vols de reconnaissance frontaliers et se tient prête à frapper si Kaboul ne retirait pas sa proclamation d’indépendance nationale, intrinsèquement contraire avec le traité susnommé.


Affaires militaires


................Avec la signature du Traité de Versailles, Londres espère enfin que les grands engagements militaires qu’elle doit supporter depuis plusieurs années désormais vont prendre fin, même si la situation internationale ne se prête point encore à une concrétisation de ces espoirs, les foyers de tensions et de guerres étant encore trop nombreux en mars 1919. Cependant, la nette diminution des risques, avec la défaite finale du Reich, ainsi que les conférences à venir pour la reconnaissance de l’implosion de l’Autriche-Hongrie et la partition de son empire, ainsi que de l’Empire ottoman, permettent au ministre de la Guerre et de l’Air, l’honorable Winston Churchill, de présenter devant le Committee of Imperial Defence son projet sobrement intitulé Ten Year Rule. Durant son discours, icelui affirma, quasi-péremptoire, que le Royaume-Uni allait drastiquement diminuer le nombre de ses soldats « en supposant que l’Empire britannique ne sera engagé dans aucun conflit majeur pour les dix années à venir », ce qui, certes, peut paraître assez optimiste, mais qui correspond à une partie de la pensée britannique au lendemain de cette Grande Guerre qui vit près de sept cent mille britanniques être tués ou portés disparus, et au moins un million trois cent mille autres être plus ou moins gravement blessés. Si le projet initial était de diminuer les troupes britanniques à quatre cent milles soldats au lieu de quatre millions et demi actuellement, le ministre dut revoir à la baisse ses intentions à la suite d’un débat l’opposant au Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Arthur Balfour et à une partie du gouvernement. Ce dernier avait notamment déclaré que « Nul ne peut prétendre à aucun moment qu’aucune guerre n’aura lieu dans les dix années à venir. Nous ne devons pas rester dans un état d’impréparation à cause d’une supposition. Il serait dangereux de suggérer que nous serons préparés convenablement dans neuf ans et demi. » L’objectif affiché par le ministre de la Guerre était également de réaliser de vastes économies, le budget britannique ayant explosé avec la guerre, pour afficher un déficit net d’un milliard de livres chaque année – soit un septième de la production intérieure brute. Le budget militaire voté pour 1919 est en effet estimé à 766 millions de livres, soit le plus gros poste de dépenses, et devrait atteindre plus sobrement les 200 millions de livres pour 1920, et être reconduit pour les années à venir à ce montant. Ces économies de plus de 560 millions de livres permettront de réduire assez drastiquement le déficit britannique, au plus grand bonheur du chancelier de l’Echiquier et de la colossale dette britannique.

................Cette Ten Year Rule, véritable loi de programmation militaire décennale avant l’heure, « prend nécessairement en compte les nombreux défauts dont souffre la British Army, qui est principalement visée par ce projet, et qui ont été presque macabrement mis à la lumière du jour lors du début de la Grande Guerre », a affirmé le ministre de la Guerre devant les membres du Comité, avant de détailler plus en avant les principales propositions qui seront appliquées dans les semaines à venir par les différents services des trois armées impériales britanniques. Ainsi, le premier enseignement tiré de la guerre est le problème posé par le statut uniquement volontaire de la British Army. En effet, contrairement à ses homologues allemandes et françaises, l’armée britannique était exclusivement basée sur le volontariat et méconnaissait la conscription, rendant les levées de masse plus difficile d’autant plus que les effectifs militaires étaient considérablement inférieurs du côté anglais que du côté continental. Sans aller jusqu’à maintenir la conscription, désormais abolie, – une mesure qui serait tout à fait impopulaire et absurde au regard du contexte interne au Royaume-Uni, marqué par un vaste ras-le-bol quasi-généralisé des appelés, Winston Churchill a annoncé la professionnalisation de la British Army afin de disposer d’une armée stable, suffisamment entraînée, et aux effectifs maîtrisés par le ministère. Le deuxième enseignement est la nécessité d’une armée numériquement importante, car la Grande Guerre fut le théâtre de batailles entre plusieurs centaines de milliers de troupes, rendant du nombre de soldats déployés l’un des facteurs majeurs des opérations militaires. En cela, la British Army emploiera désormais en permanence un million de soldats – l’Armée des Indes inclues –, la Royal Navy trois cent milles et la Royal Air Force cent mille soldats, ce qui permettra à l’Empire de maintenir une forte présence militaire pour les années à venir dans ses colonies « le temps que les derniers conflits prennent définitivement fin », selon les mots de Churchill, qui envisage après quoi une nouvelle réduction des effectifs militaires. Le gros de ces soldats seront des britanniques encore engagés sous les drapeaux, avec leur consentement évidemment, le gouvernement étant conscient que leur retour au travail sera compliqué étant donné que leurs emplois sont désormais pris. Il limite ainsi l’explosion du chômage à venir avec le retour à la vie civile de tous les autres mobilisés. Pour l’armée des Indes, là encore, ce sont des indiens qui seront recrutés, encadrés par des britanniques mais aussi par d’anciens indiens vétérans et chevronnés.

Spoiler:
N.b : pour plus de détails, se référer aux fiches Wikipedia des divisions pour connaître le nombre exacts de régiments montés, médicaux, de transport, etc., que je ne liste pas ici par souci de clarté. Toutes les pièces d’artilleries ne sont pas non plus indiquées, seulement les principales. C.f la fiche-pays pour les détails des pièces manquantes.
United Kingdom Forces
QG : Londres
Commandant : Field Marshal William Riddell Birdwood, 1st Baron Birdwood
Effectifs : 233’000 soldats, 2'700 Ordnance QF-18 pounder, 516 BL 60-pounder gun, 24 Mark Medium Mark A Whippet, 192 Mark I, 60 Mark II, 280 Mark IV, 108 Mark V


Eastern Command
QG : Londres
Commandant : Général Henry Sinclair Horne, 1st Baron Horne
Effectifs : 50'000 soldats, 500 Ordnance QF-18-pounder, 120 BL 60-pounder gun, 48 Mark I

Guards Division
QG : Londres
Commandant : Major-Général Sir Torquhil George Matheson
Effectifs : 20'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun,
Composition : 1st Guards Brigade ; 2nd Guards Brigade ; 3rd Guards Brigade ; LXXIV Artillery Brigade, LXXV Artillery Brigade ; Guards Divisional Signal Company ; 55th, 76th & 76th Field Compagnies ; 4th Bataillon Coldstream Guards ; 4th Bataillon Guards Machine Gun Regiment.

1st Infantry Division
QG : Londres
Commandant : Major-Général Sir Edmund Guy Tulloch Bainbridge
Effectifs : 15'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 24 Mark I
Composition : 1st Brigade ; 2nd Brigade ; 3rd Brigade.

12th Infantry Division
QG : Norfolk
Commandant : Major-Général H. W. Higginson
Effectifs : 15'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 24 Mark I
Composition : 35th Brigade ; 36th Brigade ; 37th Brigade.


Northern Command
QG : Manchester
Commandant : Général Sir Frederick Ivor Maxse
Effectifs : 45'000 soldats ; 400 Ordnance QF 18-pounder, 72 BL 60-pounder gun, 12 Mark I ; 24 Mark II ; 48 Mark IV ; 12 Mark V

6th Infantry Division
QG : York
Commandant : Major-Général Thomas Marden
Effectifs : 20'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun,
Composition : 1st Guards Brigade ; 2nd Guards Brigade ; 3rd Guards Brigade ; LXXIV Artillery Brigade, LXXV Artillery Brigade ; Guards Divisional Signal Company ; 55th, 76th & 76th Field Compagnies ; 4th Bataillon Coldstream Guards ; 4th Bataillon Guards Machine Gun Regiment.

7th Infantry Division
QG : York
Commandant : Major-Général Thomas Marden
Effectifs : 25'000 hommes, 300 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 12 Mark I ; 24 Mark II ; 48 Mark IV ; 12 Mark V
Composition : 21th Brigade ; 21st Brigade ; 22nd Brigade ; 91st Brigade ; 5 brigades d’artilleries, 5 compagnies d’ingénieurs.

Scottish Command
QG : Édinbourg
Commandant : General Sir Francis John Davies
Effectifs : 20'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 36 BL 60-pounder gun, 36 Mark I

2nd Infantry Division
QG : Craigehall
Commandant : Major-General Sir Richard Butler
Effectifs : 20'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 36 BL 60-pounder gun, 36 Mark I.
Composition : 4th Guards Brigade ; 6th Brigade ; 19th Brigade ; 99th Brigade.

Southern Command
QG : Tidworth Camp
Commandant : Général Sir George Montague Harper
Effectifs : 43'000 soldats, 700 Ordnance QF 18-pounder, 120 BL 60-pounder gun, 24 Mark I ; 120 Mark IV ; 72 Mark V

4th Infantry Division
QG : Aldershot
Commandant : Major-Général Sir Cameron Shute
Effectifs : 21'000 hommes, 500 Ordnance QF 18-pounder, 72 BL 60-pounder gun, 24 Mark I ; 72 Mark IV ; 72 Mark V
Composition : 10th Brigade ; 11th Brigade ; 12th Brigade ; 6 brigades d’artillerie ; 5 compagnies d’ingénieurs.

8th Infantry Division
QG : Portsmouth
Commandant : Major-Général Sir Cameron Shute
Effectifs : 22’00 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 48 Mark IV ;
Composition : 23rd Brigade (Belize) ; 24th Brigade (Antilles) ; 25th Brigade (Georgetown) ; 70th Brigade (Saint-Jean de Terre Neuve) ; 3 brigades d’artillerie (idem sauf Antilles).

Western Command
QG : Chester
Commandant : Général Sir Henry de Beauvoir de Lisle
Effectifs : 45'000 soldats, 700 Ordnance QF 18-pounder, 120 BL 60-pounder gun, 24 Mark Medium Mark A Whippet ; 48 Mark I, 36 Mark II, 64 Mark IV, 24 Mark V

3rd Mechanised Division
QG : Wiltshire
Commandant : Major-Général Robert Whigham
Effectifs : 20'000 hommes, 300 Ordnance QF 18-pounder, 72 BL 60-pounder gun, 48 Mark I, 72 Mark IV, 24 Mark V
Composition : 7th Brigade ; 8th Brigade ; 9th Brigade ; 76th Brigade.

5th Infantry Division
QG : Copthorne (actuellement déployée à Constantinople)
Commandant : Major-Général Sir Hugh Jeudwine
Effectifs : 25'000 hommes, 400 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 24 Mark Medium Mark A Whippet, 36 Mark II, 64 Mark IV
Composition : 13th Brigade ; 14th Brigade ; 15th Brigade ; 95th Brigade ; 5 brigades d’artillerie, 6 compagnies d’ingénieurs.

Ireland Command
QG : Belfast
Commandant : Général Sir Henry de Beauvoir de Lisle
Effectifs : 30'000 soldats, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 24 Mark I, 48 Mark IV

10th Irish Division
QG : Belfast
Commandant : Lieutenant-General Henry Hugh Tudor
Effectifs : 15’000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 12 Mark I ; 24 Mark IV
Composition : 29th Brigade ; 30th Brigade ; 31st Brigade.

16th Irish Division
QG : Dublin
Commandant : Lieutenant-General Frederick Shaw
Effectifs : 15’000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 12 Mark I ; 24 Mark IV
Composition : 47th Brigade ; 48th Brigade ; 49th Brigade.



British Middle East Army
QG : Jérusalem
Commandant : Field Marshall Sir Mark Sykes
Effectifs : 241’000, 2'000 Ordnance QF-18 pounder, 526 BL 60-pounder gun, 48 Mark I, 24 Mark II, 360 Mark IV, 132 Mark V

Ramses II Command
QG : Le Caire
Commandant : Général Edmund Henry Hynman Allenby
Effectifs : 50’000 soldats, 400 Ordnance QF-18-pounder, 96 BL 60-pounder gun, 24 Mark I, 84 Mark IV, 36 Mark V

21st Division
QG : Le Caire
Commandant : Major-Général David Campbell
Effectifs : 20'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 48 Mark IV, 24 Mark V
Composition : 62nd Brigade ; 63rd Brigade ; 64th Brigade ; 110th Brigade.

22nd Division
QG : Jérusalem
Commandant : Field Marshall Sir Mark Sykes
Effectifs : 15'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV, 12 Mark V
Composition : 65th Brigade ; 66th Brigade ; 67th Brigade.

53rd Welsh Infantry Division
QG : Hurghada
Commandant : Major-Général Sir Cyril John Deverell
Effectifs : 15'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 24 Mark I
Composition : 158th Brigade ; 159th Brigade ; 160th Brigade.

Mesopotamian Command
QG : Bagdad
Commandant : Général Sir John Eccles Nixon
Effectifs : 80'000 soldats ; 900 Ordnance QF 18-pounder, 216 BL 60-pounder gun, 12 Mark I ; 24 Mark II ; 120 Mark IV ; 48 Mark V

23rd Division
QG : Bagdad
Commandant : Major-Général Thomas Marden
Effectifs : 30'000 hommes, 300 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 12 Mark I ; 24 Mark II ; 48 Mark IV ; 12 Mark V
Composition : 68th Brigade ; 69th Brigade ; 70th Brigade ; 24th Brigade ; 8 brigades d’artillerie, 3 compagnies d’ingénieurs

60th Division
QG : Kirkuk
Commandant : Lieutenant-General Sir Percy Henry Noel Lake
Effectifs : 15'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : 179th Brigade ; 180th Brigade ; 181th Brigade.

74th Division
QG : Mossoul
Commandant : Major-General Sir Eric Stanley Girdwood
Effectifs : 15'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : 229th Brigade ; 230th Brigade ; 231th Brigade.

75th Division
QG : Koweït
Commandant : Major-General Sir Eric Stanley Girdwood
Effectifs : 20'000 hommes, 400 Ordnance QF 18-pounder, 120 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV, 48 Mark V
Composition : 232nd Brigade ; 233rd Brigade ; 234th Brigade, 6 brigades d’artillerie.

Persian Command
QG : Abadan
Commandant : Field Marhsall William Edmund Ironside, 1st Baron Ironside
Effectifs : 46’000 soldats ; 300 Ordnance QF 18-pounder, 72 BL 60-pounder gun, 12 Mark I ; 48 Mark IV ; 24 Mark V

52nd Infantry Division
QG : Abadan
Commandant : Major-Général Lionel Charles Dunsterville
Effectifs : 15'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV Composition : 155th Brigade ; 156th Brigade ; 157th Brigade

54th Infantry Division
QG : Tabriz
Commandant : Lieutenant-General Sir Percy Henry Noel Lake
Effectifs : 20'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV, 24 Mark V
Composition : 161st Brigade ; 162nd Brigade ; 163rd Brigade ; 4 brigades d’artillerie ; 5 compagnies d’ingénieurs.

South Persia Rifles
QG : aucun
Commandant : Brigadier-General Sir Percy Molesworth Sykes
Effectifs : 11'000 hommes, une centaine de canons, 12 Mark I
Composition : inconnue.

Arabian peninsula Command
QG : Abu Dhabi
Commandant : General Thomas Edward Lawrence
Effectifs : 65’000 soldats ; 400 Ordnance QF 18-pounder, 144 BL 60-pounder gun ; 108 Mark IV ; 36 Mark V

62nd West Riding Division
QG : Abu Dhabi
Commandant : Major-Général Robert Dundas Whigham
Effectifs : 15'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 12 Mark IV Composition : 185th Brigade ; 186th Brigade ; 187th Brigade

63rd Division
QG : Aden
Commandant : Major General C. E. Lawrie
Effectifs : 30'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 72 BL 60-pounder gun, 72 Mark IV, 24 Mark V
Composition : 188th Brigade ; 189th Brigade ; 190th Brigade ; Scottish Horse Mounted Brigade ; 2/1st Mounted Brigade ; 5 brigades d’artillerie ; 5 compagnies d’ingénieurs

66th Division
QG : Muscat
Commandant : Major-General Hugh Keppel Bethell
Effectifs : 20'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV, 12 Mark V
Composition : 198th Brigade ; 199th Brigade ; South African Brigade : 2 brigades d’artillerie ; 4 compagnies d’ingénieurs.

British Transcaucasian Army
QG : Tbilissi
Commandant : Field Marshall Sir Henry Hughes Wilson
Effectifs : 30’000 soldats, 200 Ordnance QF-18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 48 Mark IV

Transcaucasian Command
QG : Tbilissi
Commandant : Field Marshall Sir Henry Hughes Wilson
Effectifs : 30’000 soldats, 200 Ordnance QF-18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 48 Mark IV

48th Division
QG : Tbilissi
Commandant : Field Marshall Sir Henry Hughes Wilson
Effectifs : 15’000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : 143rd Brigade ; 144th Brigade ; 145th Brigade.

59th Division
QG : Bakou
Commandant : Lieutenant-Général William Montgomery Thomson
Effectifs : 15'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : 176th Brigade ; 177th Brigade ; 178th Brigade.

British African Army
QG : Zanzibar
Commandant : Field Marshall Sir Charles Comyn Egerton
Effectifs : 130’000 soldats, 1’000 Ordnance QF-18-pounder, 216 BL 60-pounder gun, 24 Mark II, 168 Mark IV, 12 Mark V

Australian Africa Command
QG : Salisbury (Harare)
Commandant : General Herbert Charles Onslow Plumer,
Effectifs : 40’000 soldats, 200 Ordnance QF-18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV

29th Division
QG : Salisbury (Harare)
Commandant : Major-General Douglas Edward Cayley
Effectifs : 17’000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 12 Mark IV
Composition : 86th Brigade ; 87th Brigade ; 88th Brigade ; 4 brigades d’artillerie.

45th Division
QG : Gaborone
Commandant : Major-Général G.H. Nicholson
Effectifs : 23'000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : 2nd/1st Hampshire Brigade ; 2nd/1st South Western Brigade ; 2n/1st Devon & Cornwall Brigade ; 5 brigades d’artillerie ; 3 compagnies d’ingénieurs .

Eastern Africa Command
QG : Zanzibar
Commandant : General Sir Arthur Arnold Barrett
Effectifs : 40’000 soldats, 300 Ordnance QF-18-pounder, 72 BL 60-pounder gun, 48 Mark IV

39th Division
QG : Zanzibar
Commandant : General Sir Arthur Arnold Barrett
Effectifs : 15’000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 12 Mark IV
Composition : 116th Brigade ; 117th Brigade ; 118th Brigade (Kampala).

50th Division
QG : Djouba
Commandant : Major-Général G.H. Nicholson
Effectifs : 25'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV
Composition : 146th Brigade (Djouba) ; 150th Brigade (Khartoum) ; 151th Brigade (Nairobi) ; 5 brigades d’artillerie (Djouba, Khartoum, Nairobi, Berbera) ; 4 compagnies d’ingénieurs (idem)

Western Africa Command
QG : Lagos
Commandant : Field Marshal Douglas Haig, 1st Earl Haig
Effectifs : 50’000 soldats, 500 Ordnance QF-18-pounder, 96 BL 60-pounder gun, 24 Mark II, 84 Mark IV, 12 Mark V

31th Division
QG : Lagos
Commandant : Major-General J. Campbell
Effectifs : 30’000 hommes, 300 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 24 Mark II, 48 Mark IV, 12 Mark V
Composition : 92nd Brigade (Lagos) ; 93rd Brigade (Port Harcourt) ; 94th Brigade (Kaduna) ; 94th Yeomanry Brigade (Borno) ; 4th Guards Brigade (Kano) ; 6 brigades d’artillerie (idem) ; 4 compagnies d’ingénieurs (idem sauf Kano).

56th Division
QG : Accra
Commandant : Major-Général G.H. Nicholson
Effectifs : 20'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV
Composition : 167th Brigade (Accra) ; 168th Brigade (Banjul) ; 169th Brigade (Freetown) ; 9 brigades d’artillerie (3 dans chaque ville) ; 5 compagnies d’ingénieurs (2 à Accra et à Freetown, 1 à Banjul).

British Indian Army
QG : New Delhi
Commandant : General Sir Robert Irvin Scallon
Effectifs : 355’000 soldats, 3’100 Ordnance QF-18-pounder, 684 BL 60-pounder gun, 444 Mark IV, 96 Mark V

Northern Command
QG : Udhampur
Commandant : General Sir Claud William Jacob
Effectifs : 145’000 soldats, 1’200 Ordnance QF-18-pounder, 288 BL 60-pounder gun, 180 Mark IV, 36 Mark V

1st Peshawar Division
QG : Peshawar
Commandant : Lieutenant-General Sir F. Campbell)
Effectifs : 25’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV, 12 Mark V
Composition : 1st Cavalry Brigade (Risalpur) ; 1st Infantry Brigade (Peshawar) ; 2nd Infantry Brigade (Nowshera) ; Peshawar Brigade (Peshawar) ; une autre brigade

2nd Rawalpindi Division
QG : Rawalpindi
Commandant : Lieutenant-General Sir C. Dobell
Effectifs : 25’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV, 12 Mark V
Composition : 2nd Cavalry Brigade (Sialkot) ; 3rd Brigade (Abbottabad) ; 4th Brigade (Rawalpindi) ; 5th Brigade (Jhelum) ; une autre brigade diverse.

3rd Lahore Division
QG : Lahore
Commandant : Major-General Sir Arthur Reginald Hoskins
Effectifs : 15’000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 12 Mark IV
Composition : 7th Brigade (Ferozepore) ; 8th Brigade (Jullundur) ; 9th Brigade (Sirhind).

9th Division
QG : Islamabad
Commandant : Major General A. Phayre
Effectifs : 25’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV, 12 Mark V
Composition : Islamabad Calavry Brigade ; 1st Islamabad Brigade ; 2nd Islamabad Brigade ; Bangalore Brigade (Gilgit) ; Southern Brigade (Hyderabad)

13th Western Division
QG : Khuzdar
Commandant : Brigadier General J. de S. Cayley
Effectifs : 20'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV Composition : 38th Brigade (Khuzdar) ; 39th Brigade (Chagai) ; 40th Brigade (Gwadar) ; quatre brigades d’artillerie (idem, 2 à Chagai)

12th Indian Division
QG : Bengaluru
Commandant : Lieutenant General Sir George Frederick Gorringe
Effectifs : 20'000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV Composition : 12th Indian Brigade (Bengaluru) ; 30th Indian Brigade (Chennai) ; 33rd Indian Brigade (Thiruvananthapuram) ; 34th Indian Brigade (Bhopal); 3 brigades d’artillerie, 2 compagnies d’ingénieurs.

Direct control brigades
QG : Udhampur
Commandant : General Sir Claud William Jacob
Effectifs : 15’000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 12 Mark IV
Composition : Kohat Brigade (Kohat) ; Bannu Brigade (Bannu) ; Derajat Brigade (Derajat)

Western Command
QG : Chandimandir
Commandant : Lieutenant-General Sir Walter Braithwaite
Effectifs : 115’000 soldats, 1’000 Ordnance QF-18-pounder, 240 BL 60-pounder gun, 168 Mark IV, 12 Mark V

4th Quetta Division
QG : Quetta
Commandant : Lieutenant-General Sir F. Campbell)
Effectifs : 25’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV, 12 Mark V
Composition : 1st Quetta Brigade (Quetta) ; 2nd Quetta Brigade (Quetta) ; Karachi Brigade (Karachi) ; deux autres brigades

5th Mhow Division
QG : Mhow
Commandant : Major-General H. Payne
Effectifs : 20’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 36 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : Nasirabad Brigade (Nasiraba) ; Jubbulpore Brigade (Jubbulpore) ; Jhansi Brigade (Jhansi) ; une autre brigade.

6th Ponna Division
QG : Poona
Commandant : Lieutenant-General Sir Hew Dalrymple Fanshawe
Effectifs : 20’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 36 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : 16th Brigade (Poona) ; 17th Brigade (Ahmednagar) ; 18th Brigade (Belgaum) ; 3 brigades d’artillerie (idem).

4th Cavalry Division
QG : Gandhinagar
Commandant : Major General G. de S. Barrow
Effectifs : 25’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV
Composition : 10th Cavalry Brigade ; 11th Cavalry Brigade ; 12th Cavalry Brigade ; 4th Cavalry Division Train ; XX Brigade Artillery.


5th Cavalry Division
QG : Jaipur
Commandant : Major General H.J.M. Macandrew
Effectifs : 25’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 48 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV
Composition : 13th Cavalry Brigade ; 14th Cavalry Brigade ; 15th Cavalry Brigade ; 3 brigades d’artillerie.

Eastern Command
QG : Lucknow
Commandant : General Sir Havelock Hudson
Effectifs : 95’000 soldats, 900 Ordnance QF-18-pounder, 156 BL 60-pounder gun, 96 Mark IV

7th Meerut Division
QG : Meerut
Commandant : Major-General Sir V. B. Fane
Effectifs : 15’000 hommes, 100 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 12 Mark IV Composition : 19th Brigade ; 21st Brigade ; 28th Brigade

8th Lucknow Division
QG : Lucknow
Commandant : Major-General Alexander Wilson
Effectifs : 30’000 hommes, 300 Ordnance QF 18-pounder, 72 BL 60-pounder gun, 36 Mark IV, 24 Mark V
Composition : 8th Brigade (Lucknow) ; 22nd Brigade (Lucknow) ; Fyzabad Brigade (Fyzabad) ; Allahabad Brigade (Allahabad) ; Presidency Brigade (Calcutta) ; une autre brigade (Manipur).

Burma Division
QG : Rangoon
Commandant : Major-General Thomas Pilcher
Effectifs : 10'000 soldats, 100 Ordnance QF 18-pounder, 12 BL 60-pounder gun, 12 Mark IV
Composition : Rangoon Brigade (Rangoon) ; Mandalay Brigade (Mandalay)

14th Indian Division
QG : Dispur
Commandant : Major-General George Mortimer Morris
Effectifs : 20’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : 35th Indian Brigade ; 36th Indian Brigade ; 37th Indian Brigade ; 56th Indian Brigade

67th Division
QG : Singapour
Commandant : Major-General The Hon Sir Cecil Edward Bingham
Effectifs : 20’000 hommes, 200 Ordnance QF 18-pounder, 24 BL 60-pounder gun, 24 Mark IV
Composition : 200th Brigade (Singapour) ; 201st Brigade (Kuala Lumpur) ; 202nd Brigade (Brunei) ; 5 brigades d’artillerie (idem, dont 2 à Singapour et 2 à Brunei) ; 4 compagnies d’ingénieurs (Singapour, Kuala Lumpur, Penang, Brunei)



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Re: [✓] British Empire

Message par Sirda le Jeu 19 Avr 2018 - 11:24


British Empire

« The empire on which the sun never sets »




Question d’Orient


................Les récents troubles survenus en Egypte inquiètent profondément Londres, qui craint perdre la mainmise qu’elle avait durement acquise au fil des décennies, tout ceci « à cause de quelques pouilleux en djellaba » selon les doux mots du Secrétaire d’Etat aux Affaires Coloniales, Alfred Milner, tenus lors de la réunion du Gouvernement de Sa Majesté. Dans un télégramme confidentiel envoyé depuis le Caire à la capitale de l’Empire, le Haut-Commissaire en Egypte et Gouverneur-Général du Soudan Sir Francis Reginald Wingate avertit le Cabinet qu’au moins cinquante morts sont à dénombrer du côté des manifestants, à cause des ripostes de l’armée britannique déployée sur place, et que le bilan ne cesse de s’alourdir au fur et à mesure des manifestations et émeutes qui se produisent quasi-quotidiennement dans les principales villes du pays des pharaons. Ainsi, une option s’offre à l’Empire pour rétablir l’ordre et la sécurité en Egypte, et éviter de graves débordements dans d’éventuels protectorats anglais voisins. Soit une répression sanglante est mise en œuvre par les troupes impériales sur place, ce qui conduirait probablement à des milliers voire des dizaines de milliers de morts – ou plus si affinités –, des déportations de masse, des exils, des assassinats ou encore des emprisonnements arbitraires au nom dudit maintien de l’ordre, qui en définitive devrait véritablement l’être grâce à la peur qui serait créée dans l’esprit des quelques douze millions d’égyptiens ; soit l’Empire paraît davantage conciliant et propose à l’Egypte un statut à l’australienne, la canadienne ou la sud-africaine, c’est-à-dire la mise en place d’un dominion sous suzeraineté britannique, Londres conservant certaines prérogatives régaliennes extérieures et militaires principalement, et l’Egypte obtiendrait quant à elle de très larges compétences dans la gestion des affaires intérieures du pays. Dans le premier cas, l’ordre serait maintenu pour au moins dix à vingt ans, mais de nouveaux troubles surgiraient certainement bien assez tôt, à moins que la quasi-totalité de la population ne fût massacrée à cette occasion, et remplacée par des peuples plus déférents à l’égard de la toute-puissance Britannia, voire directement par des colons de race blanche et de confession judéo-anglicane, seul moyen d’éviter une révolution. A contrario, le second cas présente l’avantage de relations pacifiées, mais devrait également conduire à terme à l’indépendance de l’Egypte, comme le montre l’exemple du Canada, qui se détache de plus en plus de la politique britannique, au grand dam de Londres. Cependant, cette seconde solution permettrait de maintenir de bonnes relations avec le pays et probablement le conserver plus longtemps dans l’Empire.

................Néanmoins, d’un autre côté, ce second cas risque d’envoyer un message assez dangereux pour toutes les autres colonies de l’Empire, en ce sens où il suffirait de quelques troubles pour mettre à bas l’autorité de Londres et obtenir une très large autonomie, ce qui pourrait intéresser des colonies à l’instar de la Raj britannique, où des négociations sont toujours en cours avec Mohandas Karamchand Gandhi et le Congrès national indien quant à l’avenir de la région au sein de l’Empire. Par voie de conséquence, c’est une politique mixte qui va être mise en œuvre par le Gouvernement de Sa Majesté afin d’une part rétablir l’ordre en Egypte et d’autre part satisfaire les attentes du peuple. Ainsi, Sir Francis Reginald Wingate et le Field Marshall Edmund Henry Hynman Allenby sont tous deux chargés par le premier-ministre de faire cesser les troubles par l’instauration d’une loi martiale couvrant l’intégralité de l’Egypte, le déploiement des trente-cinq mille soldats britanniques dans les principales villes égyptiennes mais aussi dans des villes de taille moindre, ainsi qu’une surveillance accrue du territoire grâce à l’aviation, notamment les Bristol F.2, qui pourraient se révéler être d’une grande utilité pour prévenir des débordements dans des villages plus reculés d’Egypte. De même, les forces de l’ordre plus traditionnelles sont également déployées à cet effet. Le Haut-Commissaire en Egypte a pour mission d’arrêter et d’interner toute personne qui participerait à ces troubles afin d’y mettre fin le plus tôt possible. Mais, d’un autre côté, le meneur de la révolte, Saad Zaghloul, est invité à Londres avec les principaux meneurs du parti Wafd afin de discuter de la mise en place d’une nouvelle constitution égyptienne. En effet, Londres propose l’établissement d’un dominion en Egypte, laquelle aurait une très large compétence dans l’ensemble des domaines relevant de la gestion interne de l’Etat – à l’instar de l’économie, des transports, etc. – mais resterait dépendante de l’Empire quant à ses relations étrangères et sa défense, impliquant le maintien des troupes britanniques au sein du territoire, et notamment dans le Canal de Suez qui resterait, avec le Sinaï, sous administration britannique directe. Un parlement égyptien serait alors élu, dans un mode permettant la représentation des minorités égyptiennes, notamment la minorité copte, selon le type de suffrage souhaité par l’Egypte, qui disposerait également de son propre gouvernement – dont les actes pourraient néanmoins être invalidés par la Chambre des Lords, prise en sa formation de Cour Suprême, s’ils venaient à enfreindre le droit impérial constitutionnel. Si un tel accord venait à être accepté, alors il pourrait être mis en place d’ici début 1920 et permettre la tenue des élections.

................Toujours en Orient, c’est cette fois la question de la Palestine qui connaît un regain d’intérêt pour le Gouvernement de Sa Majesté. En effet, les récents pogroms en Russie sont une aubaine pour la Commission sioniste, installée depuis plusieurs années désormais à Jérusalem, qui appelle officiellement « ses coreligionnaires de Russie bolchévique et tsariste à faire l’Aliyah et rejoindre l’Eretz Israël offerte par Elohim au peuple Elu. » Cette annonce n’est évidemment pas sans créer de fortes tensions avec la communauté arabe installée sur place depuis plusieurs siècles désormais, qui représente 589'177 habitants selon un recensement récent, alors que les juifs ne sont que 83'790 et les chrétiens environ 71'464. Toutefois, l’Empire tient à tenir son engagement auprès des Rothschild, et des juifs en général, en permettant l’établissement d’un « foyer national juif en Palestine » selon les mots de Lord Balfour en 1917, ce qui nécessite par voie de conséquence de composer avec la forte présence arabe dans la région, qui fait savoir son hostilité nette au retour des juifs. En effet, il existe une quarantaine d’associations arabes nationalistes qui, outre réclamer l’indépendance vis-à-vis de l’Empire, s’opposent farouchement à l'établissement d'un foyer juif et exigent un arrêt de l'immigration et une interdiction de tout achat de terres. Face à ce profond antagonisme entre ces deux peuples, le gouvernement a mis en place une conciliation, se résumant matériellement à plusieurs rencontres entre d’une part Chaim Weizmann, responsable de la délégation sioniste, et Fayçal ben Hussein al-Hachimi Eljai, général en chef des révoltés arabes qui cherche depuis plusieurs mois à obtenir un royaume. Le 3 juin 1919, ces deux hommes singèrent, sous le regard attentif et satisfait des britanniques, un accord reconnaissant du côté arabe « le droit immémorial du peuple hébreu sur la terre de Palestine » tandis que les britanniques s’engagent de leur côté à concéder à Fayçal « un royaume arabe vaste et indépendant dans les limites du mandat reçu par l’Empire britannique au Moyen-Orient. » Dès lors, la porte est ouverte pour le retour des juifs en Palestine, et le gouvernement britannique appelle la Commission sioniste, l’Organisation Sioniste Mondiale, mais également Lord Lionel Walter Rothschild, à financer massivement la construction de kibboutz et de nouvelles habitations destinées à accueillir des juifs revenant au pays, à acheter des terres, etc., tandis que le gouvernement finance de telles choses en Jordanie et en Irak pour y accueillir les populations arabes qui devront nécessairement être déplacées de Palestine, le tout avec l’accord de Fayçal qui devient Roi d’Irak et de Jordanie.



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