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Message par Gosseau le Ven 4 Mai 2018 - 23:30


Deutsches Reich



Informations principales


Carte:



Das Lied der Deutschen:



Données


Nom : Forme courte : Allemagne | Forme longue : Reich allemand
Capitale : Berlin
Langue officielle : Allemand
Religion officielle : Aucune
Monnaie : Papiermark
Population totale : 61.8 millions d'habitants
Produit intérieur brut nominal (USD de 1990) : 170,2 milliards USD


Description



................Suivant l'effondrement de l'empire allemand, une république est proclamée au cours de la révolution de 1918, le 9 novembre 1918, soit deux jours avant la fin des hostilités de la Première Guerre mondiale. La constitution de cette république a été adoptée le 31 juillet 1919 et promulguée le 11 août suivant. Il s'agit d'une démocratie parlementaire dirigée par le président du Reich, et gouvernée par le chancelier du Reich, nommé par le président du Reich, investi par une majorité des membres du Reichstag et responsable devant cette assemblée.

Politique


Caractéristiques


Type de puissance : Puissance majeure
Type de gouvernement : République parlementaire démocratique


Principaux partis politiques


Premier parti au pouvoir : Sozialdemokratische Partei Deutschlands (SPD)
Description : Le vieux parti socialiste marxiste en théorie, réformiste en pratique, est dirigé par Friedrich Ebert et Philip Scheidemann. Rallié en 1914 à l’Union sacrée, il a exclu en janvier 1917 ceux de ses membres qui refusent de voter les crédits de guerre. Hostile à la révolution de novembre, son leader Ebert (qui aurait déclaré à Max de Bade « Je ne veux pas de la révolution, je la hais à l’égal du péché ») s’y est rallié, mais avec la volonté d’interdire tout dérapage vers un mouvement de type bolchevique. Gérant du pouvoir, le SPD entend l’exercer avec réalisme en s’appuyant sur le peuple allemand qui devra démocratiquement décider de la forme du régime en élisant au suffrage universel une assemblée constituante.

Deuxième parti au pouvoir : Deutsche Zentrumspartei (Zemtrum)
Description : Le Zentrum, le vieux parti du Centre catholique, très hétérogène par son recrutement social puisque le seul ciment de ses membres est l’appartenance confessionnelle. Son aile droite représente les grands agrariens de Bavière ou de Silésie, son aile gauche animée par Matthias Erzberger et Joseph Wirth s’appuie sur les ouvriers catholiques de Rhénanie ou les petits paysans d’Allemagne du sud. Sous l’influence de Erzberger, le Zentrum a pris l’initiative de la motion de paix du Reichstag en 1917 et accepte la République.

Troisième parti au pouvoir : Deutsche Demokratische Partei (DDP)
Description : Le Parti démocrate est sans doute le plus représentatif des conceptions démocrates-libérales du nouveau régime. Constitué de l’aile gauche des Nationaux-Libéraux et des Progressistes, c’est un parti de petite bourgeoisie libérale qui accepte la République, le régime parlementaire, les conceptions wilsoniennes en politique étrangère. Si on ajoute que, partisan du libéralisme économique, il admet cependant la socialisation des monopoles, on aboutit à une formation très proche du parti radical français. Comme ce dernier, c’est avant tout un parti de personnalités aux leaders nombreux et marquants : le pasteur Friedrich Naumann, son fondateur, qui meurt en 1919, le juriste Hugo Preuss, père de la Constitution de Weimar, le sociologue Max Weber, l’historien Troeltsch, et surtout Walter Rathenau, président du trust de l’électricité AEG, mais aussi écrivain, poète, musicien, philosophe qui préconise une planification de l’économie par l’État.

Premier parti d'opposition de gauche : Unabhängige Sozialdemokratische Partei Deutschlands (USPD)
Orientation politique : L’USPD rassemble les minoritaires du SPD, exclus en 1917. Leur seul élément de cohésion est donc leur opposition à la politique d’Union sacrée. Mais, au-delà de ce ciment, on trouve dans l’USPD à la fois des hommes qui, sur le plan doctrinal et pratique, partagent les vues du SPD, et l’aile gauche et internationaliste du socialisme allemand. Haase, ancien chef de la fraction parlementaire SPD, le théoricien marxiste révisionniste, Édouard Bernstein, son adversaire orthodoxe Karl Kautsky y siègent aux côtés des dirigeants du groupe Spartakiste.

Deuxième parti d'opposition de gauche : Kommunistische Partei Deutschlands (KPD)
Orientation politique : Issu de la ligue spartakiste en décembre 1918, le Parti communiste conteste radicalement le régime. Ce sont des pacifistes, antimilitaristes et internationalistes. Admirateurs de la révolution bolchevique qu’ils souhaitent imiter, ils expriment leurs exigences dans leur journal, Die Rote Fahne, exigences qui les opposent sur tous les points au SPD : ils veulent aboutir à l’établissement de la dictature du prolétariat dont l’instrument sera les Conseils d’ouvriers et de soldats (les soviets) élus par le « peuple travailleur ». Le nouveau pouvoir populaire établira la paix immédiate, étendra la révolution en Europe avec l’aide des Russes et des autres partis socialistes, démantèlera l’appareil répressif de l’Empire et substituera aux cadres d’Ancien Régime des cadres nouveaux issus des Conseils. Les Spartakistes rejettent donc toute idée de Constituante élue au suffrage universel.

Premier parti d'opposition de droite : Deutsche Volkspartei (DVP)
Orientation politique : Le parti populiste est le parti des grands milieux d’affaires, il regroupe l’aile droite des Nationaux-Libéraux qui a refusé de se joindre au DDP, sous la direction de Gustav Stresemann et Ugo Stinnes. Resté monarchiste de cœur, hostile à la nouvelle République, dont il redoute les velléités sociales et dirigistes, le DDP ne peut cependant rester totalement en marge du régime sans léser les intérêts des groupes qu’il représente...

Deuxième parti d'opposition de droite : Deutschnationale Volkspartei (DNVP)
Orientation politique : Le parti National-Allemand regroupe les deux tendances du conservatisme d’avant-guerre, le parti conservateur et le parti du Reich. Parti des Junkers et de certains milieux d’affaires ultra-conservateurs, il adopte sous la direction du comte Westarp une attitude violemment hostile à la République, qu’il juge non conforme aux traditions allemandes (undeutsch), et violemment antisémite. Il souhaite ouvertement une restauration monarchique.


Composition de l'Assemblée nationale de Weimar



Principaux personnages de l’État





Président du Reich : Friedrich Ebert (SPD)



Chancelier du Reich : Hermann Müller (SPD)


Cabinet Müller


Reichskanzler (chancelier) : Hermann Müller (SPD)
Reichsministerium des Innern (intérieur) : Erich Koch-Weser (DDP)
Reichsministerium der Finanzen (finances : Joseph Wirth (Zemtrum)
Auswärtiges Amt (affaires étrangères) : Adolf Köster (SPD)
Reichsministerium für Wirtschaft (affaires économiques) : Robert Schmidt (SPD)
Reichsministerium für Arbeit (travail) : Alexander Schlicke (SPD)
Reichsministerium der Justiz (justice) : Andreas Blunck (DDP)
Reichswehrministerium (défense) : Otto Gessler (DDP)
Reichsministerium für das Postwesen (poste) : Johannes Giesberts (Zemtrum)
Reichsministerium für Verkehr (Transport) : Gustav Bauer (SPD)
Reichsministerium für Ernährung (nourriture) : Andreas Hermes (Zemtrum)
Reichsschatzministerium (trésor) : Gustav Bauer (SPD)
Reichsminister ohne Geschäftsbereich (sans porte-feuille) : Eduard David (SPD)




Relations extérieures de l'Allemagne


................Le Reich allemand fait partie des perdants de la Grande Guerre, aux côtés des puissances de la Triplice. Selon le traité de Versailles, elle est même considérée comme le responsable du déclenchement du conflit. Malgré des troubles internes, le gouvernement fait tout en son pouvoir pour ancrer l'Allemagne dans le système occidental. D'importants liens économiques existent avec les États-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni. Les tensions restent importantes avec la France qui n'en démord pas.
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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Alaminsk le Sam 5 Mai 2018 - 12:47

Accepté.
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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Gosseau le Mar 8 Mai 2018 - 16:50

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Reichstagswahl


........Du fait que l’Assemblée nationale de Weimar s’est dissoute d’elle-même au mois de mai, de nouvelles élections fédérales étaient nécessaires et seraient les premières à se tenir après l’adoption de la constitution dite de Weimar. En ressort donc la création du premier Reichstag de la démocratie weimarienne. Sans surprise, cette élection illustre les difficultés et les mécomptes des partis fondateurs de la République. En effet, la « coalition de Weimar » qui regroupe le Sozialdemokratische Partei Deutschlands (SPD), le Deutsche Zentrumspartei (Zemtrum) et enfin le Deutsche Demokratische Partei (DDP) voit ses positions s’effriter et subit un important revers électoral au point d’en perdre sa majorité parlementaire acquise en 1919 lors de la première consultation libre et démocratique depuis la chute de la monarchie. Il semblerait que la principale cause de cette désolidarisation soit imputable aux ouvriers déçus de la politique gouvernementale du SPD qui, les quelques fois où elle a satisfait ses revendications, ne l’a fait qu’à contrecœur et/ou partiellement. D’où l’observation de l’essor impressionnant de son principal opposant de gauche, le Unabhängige Sozialdemokratische Partei Deutschlands (USPD) qui devient la deuxième force politique du Reichstag, bénéficiant d’un important report des voix des anciens électeurs du SPD. C’est incontestablement le grand vainqueur de ces élections avec ses désormais, 84 députés. Le Kommunistische Partei Deutschlands (KPD) monte aussi, mais dans une bien moindre mesure étant pénalisé par sa rhétorique d’antiparlementarisme et une implication assez faible dans sa campagne électorale qui s’explique là encore par le projet qu’elle porte, qui conteste radicalement le régime. Cette poussée ne concerne aussi pas que la gauche puisque le parti de droite, le Deutschnationale Volkspartei (DNVP) progresse lui aussi au point de devenir la troisième force du Reichstag avec maintenant 71 députés. En tout cas, ces résultats compliquent les choses puisque la « coalition de Weimar » ne peut être reconduite, car comme dit précédemment, elle n’a plus la majorité absolue, mais surtout le SPD a décidé de tirer les conséquences des résultats et a par la voix de son président Otto Wels via le journal officiel du parti, le Vorwärts, a écarté immédiatement toute participation de son parti à une majorité gouvernementale sauf si le USPD était prêt à écarter ses éléments les plus radicaux pour étendre la coalition, mais ces derniers refusèrent catégoriquement. Si les inquiétudes furent générales parmi la population, une option s’ouvra finalement rapidement qui en réalité se trouvait être la seule. Celle-ci consistait à faire une nouvelle coalition, mais qui déborderait vers la droite. Elle prendrait la forme d’un cabinet minoritaire (faute de participation du SPD) réunissant les deux autres partis de la « coalition de Weimar », le Zemtrum ainsi que le DDP avec le Deutsche Volkspartei (DVP). Le parti populiste est le parti des grands milieux d’affaires, il regroupe l’aile droite des Nationaux-Libéraux qui a refusé de se joindre au DDP, sous la direction de Gustav Stresemann et Ugo Stinnes. Resté monarchiste de cœur, hostile à la nouvelle République, dont il redoute les velléités sociales et dirigistes, le DDP ne pouvait cependant rester totalement en marge du régime sans léser les intérêts des groupes qu’il représente, c’est pourquoi il accepta d’intégrer une coalition gouvernementale. Le principal point de blocage, résidait sur la personnalité choisie pour devenir le nouveau Reichskanzler. Face à l’étirement inédit de la coalition, il fallait trouver quelqu’un capable de concilier les quelques divergences existantes, le seul homme convenant à la situation était Konstantin Fehrenbach. Avocat de formation, c’est un vieux roublard de la politique qui se distingue par ses talents oratoires et qui a acquis un prestige certain en étant le dernier président du Reichstag impérial et le président de l’Assemblée nationale de Weimar qui suivit la chute de la monarchie. Malgré les réticences du vieil homme qui voyait la fonction comme un fardeau, il accepta finalement la nomination que lui offrait le Reichspräsident et constitua son cabinet après une semaine des négociations assez houleuses entre les différents partis. Ces derniers ont convenu d’une plateforme idéologique pour la coalition assez simple, il s’agit de « promouvoir la reconstruction de l’Allemagne sur la base d’un régime républicain, et de lutter contre toutes les formes de bouleversements violents ». Il rencontra aussi personnellement Otto Wels afin de négocier le vote de confiance parti et le soutien du SPD à la minorité gouvernementale, ce qui fut accepté contre la promesse d’avancées sociales.

Résultats des élections fédérales de 1920:





Cabinet Fehrenbach

Reichskanzler (chancelier) : Konstantin Fehrenbach (Zemtrum)
Reichsministerium der Justiz (justice) : Rudolf Heinze (DVP)
Reichsministerium der Finanzen (finances) : Joseph Wirth (Zemtrum)
Auswärtiges Amt (affaires étrangères) : Walter Simons (Indépendant)
Reichsministerium des Innern (intérieur) : Erich Koch-Weser (DDP)
Reichsministerium für Wirtschaft (affaires économiques) : Ernst Scholz (DVP)
Reichsministerium für Ernährung (agriculture) : Andreas Hermes (Zemtrum)
Reichsministerium für Arbeit (travail) : Heinrich Brauns (Zemtrum)
Reichswehrministerium (défense) : Otto Gessler (DDP)
Reichsministerium für Verkehr (transport) : Wilhelm Groener (Indépendant)
Reichsministerium für das Postwesen (poste) : Johannes Giesberts (Zemtrum)
Reichsschatzministerium (trésor) : Hans von Raumer (DVP)


........Joseph Wirth (Finances), Giesberts (Poste) et Hermes (Agriculture) conservent tous les trois, leurs portefeuilles issus du cabinet Müller. Autrement, le DVP obtient trois portefeuilles ce qui donne à ce parti, une résonance importante au sein du gouvernement. Le cabinet préserve un certain équilibre en somme, grâce à la présence de deux ministres indépendants. La première tâche du nouveau Reichskanzler fut de réagir aux propos de son homologue français, qui a tenu un discours remarquable devant sa Chambre des députés. Si la nomination de Philippe Berthelot au Quai d’Orsay est appréciée aussi bien au sein du gouvernement que dans les couloirs du Reichstag, le ton quelque peu « paternaliste » est nettement moins bien reçu, tout comme les propos insistants sur la somme des réparations que doit l’Allemagne, alors qu’ils seront difficilement voire impossibles à tenir en l’état (et donc nécessitent une révision). Malgré ces déconvenues, le Reichskanzler tient à « applaudir » la décision de son homologue français, espérant que cela « se traduit rapidement en des faits » comme le début d’une politique étrangère effectivement plus conciliante à l’égard de l’Allemagne. Dans un autre registre, le président de l’USPD, Arthur Crispien a confirmé la participation d’une délégation de son parti à la conférence de Vienne visant à la création d’une nouvelle Internationale. Il en profitera même pour accompagner en personne la délégation allemande, saluant au passage l’initiative de son homologue autrichien.



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