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Message par Mirage le Jeu 28 Juin 2018 - 17:21

Etat du Japon - Nippon-Koku




Screens pour les boloss qui arrivent pas à afficher l'excel:


Capitale : Tokyo
Devise nationale : aucune
Indicatif téléphonique : +81
Empereur : Akihito
Superficie en eau : 1.7%
Premier ministre : Shinzo Abe



Forces armées japonaises

Effectifs : 247.150 militaires actifs, 56.100 réservistes

Japanese Ground Self-Defense Forces :

Effectifs actifs : 150,000 hommes
Equipement :

Spoiler:

    Véhicules :
   Blindés :
   Type 10 MBT : 66
   Type 90 MBT : 340
   Type 75 MBT : 280
   Type 16 MCV : 36
   Type 89 IFV : 120
   Type 82 CCV : 231
   Type 87 RV : 111
   RCV : 47
   Komatsu LAV : 1673
   Type 73 APC : 338
   Type 96 WAPC : 365
   Bushmaster PMV : 4
   AAVP-7A1 : 4 en test, plausible commande de 52
   NBC RV : 17 (33 en production)

   Artillerie :
   Type 99 155mm SPA : 111
   M270 MLRS (lance roquette multiple) : 99
   M110 SPH : 91
   Type 96 120mm SPM  : 24
   Type 87 SP AA : 52

   Hélicoptères :
   AH-64 Apache : 13
   AH-1 Cobra : 88
   Kawasaki OH-1 : 38
   OH-6D : 106
   V-22B Osprey : 17
   CH-47 (transport) : 58
   UH-60 Black Hawk : 34
   UH-1 (multi-rôle) : 153

   Drones :
   Fuji FFOS & FFRS : 20
   Boeing Insitu Scan Eagle : 1



Japanese Maritime Self-Defence Force  :

Effectifs actifs :  50,800 hommes
Equipement :

Spoiler:

   Navires :
   Sous-marins (17) :
   Soryu Class : 12
   Oyashio Class : 10

   Porte-hélicoptères (DDH) (5) :
   Izumo Class : 2
   Hyuga Class : 2
   Shirane Class : 1

   Vaisseaux de Débarquement (3) :
   Osumi Class : 3

   Destroyers (37) :
   Atago Class : 2
   Kongo Class : 4
   Hatakaze Class : 2
   Asahi Class : 1 en construction, achevé en 2018
   Akizuki Class : 4
   Takanami Class : 5
   Murasame Class : 9
   Asagiri Class (petit) : 8
   Hatsuyuki Class (petit) : 2

   Corvette (6) :
   Abukuma Class : 6

   Vaisseaux Démineurs (27) :
   Total : 27

   Patrouille Côtière (6) :
   Hayabusa Class : 6

   Aéronavale :
   Lockheed P-3 Orion : 73
   Kawasaki P-1 (patrouille maritime) : 37
   KC-130 Hercules : 6

   Mitsubishi SH-60 (sauvetage/anti-sous-marin) : 115
   CH-53E Super Stallion (déminage) : 8
   AgustaWestland AW101 (déminage) : 7  



Japanese Air Self-Defense Force  :

Effectifs actifs : 50,324 hommes
Equipement :

Spoiler:

    Avions :
   Combat :
   F-2 : 52
   F-4 Phantom II : 71
   F-15 Eagle : 154
   F-35 Lightning II : 39

   AWACS :
   767 : 4
   E-2 Hawkeye : 13

   Guerre Electronique :
   C-1 : 1
   NAMC YS-11 : 7

   Tanker :
   Boeing 767 : 4

   Transport :
   Hawker 800 : 22
   Kawasaki C-1 : 25
   C-130 : 15

   Helicoptères :
   CH-47 (transport) : 16
   Uh-60 (transport) : 35


Dernière édition par Mirage le Dim 22 Juil 2018 - 10:07, édité 1 fois
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Bureau le Mar 10 Juil 2018 - 11:55

Validée.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Jeu 12 Juil 2018 - 12:45

Etat du Japon - Nippon-Koku




Affaires intérieures

Le vote du budget 2019 au parlement fut une simple formalité, peu de changements par rapport à l'année précédente. En effet, le gouvernement fait le choix de poursuivre une politique de serrage de ceinture afin de rassurer les investisseurs en diminuant la colossale dette que porte l’État japonais depuis maintenant trop longtemps et qui participe à l'atrophie de l'économie japonaise en accaparant une très grosse partie des ressources financières des banques du pays qui ne peuvent de fait pas prêter aussi facilement aux acteurs privés. Quoi qu'il en soit la politique menée par le gouvernement Abe depuis plusieurs années semblent porter ses fruits puisque la dette japonaise a, grâce à la croissance de cette année, baissée si on la rapporte au PIB. C'est une excellente nouvelle qui permet par ailleurs au gouvernement de légèrement réduire la part du budget dédié au remboursement de la dette.
De l'autre côté, la baisse des actifs, le vieillissement toujours important de la population et la hausse toujours plus inquiétante du taux de pauvreté a forcé le gouvernement a statuer sur une augmentation non négligeable du budget lié à la sécurité sociale japonaise. De l'autre côté, la baisse du budget lié à l'agriculture constant depuis plusieurs années se poursuit.


Spoiler:


Par ailleurs, le problème de la pauvreté n'est désormais, au grand dam du gouvernement, plus seulement budgétaire, mais aussi politique. En effet, souvent sujet refoulé et tabou, le cri d'alerte commun de plusieurs dizaines d'associations de soutien aux plus démunis lors d'une campagne choc a propulsé le sujet au devant du débat public. Diverses enquêtes d'opinions démontrant à la surprise de beaucoup que les japonais demeurent particulièrement inquiets face aux problèmes de l'époque : déclassement, grande pauvreté, emplois très précaires. Il n'en fallu pas plus à l'opposition, jusque là en grande difficultés et en particulier au Parti démocrate constitutionnel, principal parti d'opposition de centre-gauche ainsi qu'au Parti communiste japonais, troisième parti japonais, pour récupérer le sujet et remonter tous les deux dans les sondages.
Shinzo Abe a promis la mise en place, avant l'été, d'un grand plan pauvreté, sans pour autant promettre aucune nouvelle dépense ni de nouvelles protections aux travailleurs japonais face aux emplois précaires. En réalité, il se murmure déjà au sein de la majorité que si ce plan devrait constituer une réforme majeur, il ne sera pas centré sur la lutte contre la pauvreté et la communication gouvernementale n'ayant pour unique objectif que de limiter les dégâts face à l'opposition de gauche.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Mer 18 Juil 2018 - 3:56

Etat du Japon - Nippon-Koku




Affaires intérieures


La « décennie perdue » fut celle courant de 1990 à 2000 suite à de nombreuses causes économiques qui sortirent le Japon de son miracle économique, amenant la seconde puissance économique de l’époque vers la stagnation à partir de 1989. Malgré tout, vingt ans plus tard, l’économie japonaise reste en grande difficulté et connaît les mêmes symptômes, parfois même aggravés, que lors de cette décennie perdue. La population reste vieillissante et ne se renouvelle pas, la déflation menace chaque année malgré les efforts de la Banque du Japon, la pauvreté n’arrête plus d’augmenter malgré un modèle social particulièrement coûteux.



Balayant ces problèmes majeurs insurmontables depuis maintenant trente ans, le premier ministre Shinzo Abe n’a pas hésité à proclamer que le Japon était « de retour ». L’objectif n’était plus de toucher la conjoncture, mais bien de repenser le modèle de croissance japonais et de parier sur une augmentation de la croissance et une baisse de la pauvreté pour permettre d’assurer au parti libéral-démocratie actuellement au gouvernement de poursuivre sa route à la tête du Japon après les élections de 2021 qui se font en effet de plus en plus pressante. Les sondages donnant, semaines après semaines, un avantage de plus en plus court pour les libéraux démocrates face à leurs opposants.
Fidèle à sa ligne, l’objectif principal du gouvernement est de favoriser l’investissement privé. Les législations visant les prêts bancaires à la création d’entreprise, le financement participatif, les investissements dans une start-up ou une entreprise seront simplifiées, assouplies, parfois même supprimées. Si ce n’est pas le financement qui est trop difficilement accessible ce sont les marchés qui sont trop restreints ? Qu’à cela ne tienne, le gouvernement a décidé de proposer la légalisation de la vente de médicament sur internet ainsi que la vente d’électricité au détail. Des mesures évidemment présentées comme fers de lance de la politique de lutte contre la pauvreté du gouvernement visant à faire baisser les prix de ces deux denrées vitales pour l’ensemble de la population, pauvres compris. Un autre soucis reste la peur des actionnaires d’investir dans des entreprises jeunes pouvant s’effondrer à tout moment, rassurons les avec d’avantage de pouvoir. Les droits des actionnaires sur la gestion des entreprises seront ainsi élargis, loisir leur sera offert de nommer un observateur indépendant qui pourra, en leur nom, « aider » à la bonne gestion de l’entreprise. La survie des entreprises japonaises est aussi affectée par un phénomène bien local, l’immense difficulté qu’ont les patrons à léguer leur société à une autre personne lorsque ceux ci veulent se mettre en retraite. Ce système sera ainsi simplifié à l’extrême afin de permettre des passation de pouvoir bien plus rapides et efficaces.

Mais le gouvernement a aussi pensé aux géants industriels japonais. La compétitivité du made in Japan est en effet structurellement minée par l’âge de nombreuses installations industrielles présentes sur l’archipel. Les entreprises présentes sur le sol japonais n’ont pas jugé rentable de les moderniser pour le moment ? Il est donc temps de taper dans l’argent du contribuable afin de réparer cet oubli. Des subventions sous forme d’exonérations fiscales  seront offertes aux entreprises qui décideront de moderniser leur parc industriel au cours des cinq prochaines années. De telles efforts paraissent aussi nécessaire afin de réduire l’emprunte énergétique du Japon, de nouvelles machines et installations permettant en effet d’optimiser la consommation d’énergie, et ainsi du limiter les importations d’énergies dont le Japon est cruellement dépendant.
Les pauvres auront quand à eux droit à une mesure explosive. La formation étant, selon l’ensemble des experts, l’unique moyen de sortir de la misère économique, il sera désormais possible pour un employé précaire ayant un emploi qu’il ne gardera pas plus de six mois, de se voir échanger une partie de son salaire et de ses heures travaillées contre des « heures de formations » qui permettront au salarié de se former sur son lieu de travail si cela est nécessaire. Au delà de cette mesure qui permettra surtout à des entreprises de faire travailler gratuitement des salariés au nom de la formation par la pratique, le gouvernement encourage les universités japonaises à travailler avec les entreprises présente dans le pays afin de permettre la formation, réelle cette fois-ci, de salariés ayant certaines lacunes. Mais aussi, pourquoi pas, de monter des accords visant à offrir à certains étudiants tout juste diplômés un poste dans une entreprise dès leur sortie de l’université, sans passer par la case chômage.


L’opposition crie évidemment au scandale, le « plan pauvreté » annoncé début 2019 se transforme finalement en une réforme très libérale de divers pans de la politique économique japonaise. Au delà de cela, le gouvernement craint aussi un assombrissement de la conjoncture internationale alors que l’instabilité économique et politique a désormais atteint l’autrefois très stable Occident qui se met désormais à enchaîner les crises politiques à une vitesse impressionnante. A Tokyo, on pense de plus à plus à retrouver l’isolationnisme qui caractérisa le Japon pendant de nombreux siècles.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Dim 22 Juil 2018 - 5:55

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Affaires intérieures


Alors que le parlement finalise le vote du budget pour l’année 2020, l’ensemble des formations politiques se préparent pour deux rudes campagnes. Tout d’abord celle du référendum sur la révision de l’article 9 de la constitution japonaise afin de légitimer constitutionnellement l’existence d’une armée japonais. La Diète a en effet appelé à ce référendum selon l’article 96 de la constitution pour le 12 septembre 2020. Celui-ci aura donc lieu peu de temps après les élections des gouverneurs qui auront lieu le 15 août de cette année et les campagnes de ces deux rendez-vous électoraux devraient être très imbriquées. Les enquêtes d’opinions les plus récentes prédisant, à chaque fois, des possibilités de résultats très incertains, beaucoup d’observateurs s’attendent à des campagnes très intenses qui prépareront les élections générales d’octobre 2021 qui aboutiront à un renouvellement de la Diète. Si le résultat du référendum sur l’article 9 venait à être « oui », ce serait le première fois depuis la promulgation de la constitution japonaise en 1947 que celle-ci serait amendée.

Les résultats économiques de l’année 2019, très décevant pour le gouvernement qui n’arrive définitivement pas à sortir l’économie japonaise de son atrophie malgré sept ans d’exercice du pouvoir pour le premier ministre Abe, sont les principaux responsables de la baisse de confiance des japonais envers le parti Libéral-Démocrate. Face à cela, le premier ministre manque désormais de flèches dans son carquois après avoir longuement réformé les pays ces dernières années. Certaines mauvais langues diront pour rien. La Diète vient malgré tout de ratifier une bonne fois pour toute le traité de libre échange Union Européenne-Japon. Les négociations avaient en effet été finalisées fin-2017, mais des complications et l’opposition interne avait longuement retardé cette ratification. Ces deux zones économiques représentants pas moins qu’un tiers du PIB mondial, il s’agit là probablement du plus grand accord de libre-échange jamais signé. Certaines projections laissent en effet à penser que cette accord permettra à l’Union Européenne de doubler ses exportations vers le Japon sur 10 ans, et au Japon de tripler les siennes vers l’Europe sur la même période.
Affaires extérieures


Dans un autre registre, Tokyo se dit particulièrement concerné par la montée des tensions en Mer de Chine entre, en particulier, la République Populaire de Chine, le Vietnam et les Philippines. La situation semble particulièrement chaotique et l’escalade semble menacer à chaque instant, en particulier au sein d’une telle poudrière. Le Japon ne peut ainsi qu’appeler au calme l’ensemble des acteurs, et en particulier Pékin, clairement identifié comme menant ici une politique particulièrement dangereuse et agressive qui a déjà donné des drames avec la mort récente de pécheurs chinois au large des spratleys vietnamiennes et qui pourrait aboutir au pire si la Chine ne s’arrête pas.
Face à l’évolution de la situation, les forces maritimes d’auto-défense ont eu pour mission de renforcer la présence militaire japonaise autour des îles Senkaku afin d’éviter toute mauvaise surprise, il vaut en effet mieux prévenir que guérir. Ce sont ainsi le destroyer JS Asahi, de classe éponyme, entré en service en 2018, ainsi que le patrouilleur JS Otaka de classe Hayabusa qui iront renforcer les unités de garde côtes opérant déjà dans le secteur des îles controversées.
Finalement, dans une note secrète parvenu à l’ambassadeur américain à Tokyo, le gouvernement japonais annonce s’inquiéter fortement de la montée des tensions dans le Pacifique et demande si Washington, traditionnellement engagé dans le maintient de la paix dans cette zone du globe au côté du Japon, est prêt à intervenir afin d’éviter tout escalade et de rétablir l’équilibre régional. Le Japon, sa diplomatie, et ses forces d’auto-défense sont en effet prêt a travailler avec leurs équivalents américains. Tokyo propose la tenu d’un exercice naval commun entre les deux marines d’ici le printemps de cette année 2020.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Ven 27 Juil 2018 - 15:52

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Affaires intérieures



Le gouvernement japonais prenant acte depuis de nombreuses années de la baisse numérique de la population japonais et du refus de la population d’accepter l’immigration afin de palier à ce soucis. Il a été décidé de préparer un nouveau plan de soutient à la natalité mais aussi à l’augmentation de la population active. En cette période de déclin démographique, il est important que tout le monde puisse participer à la croissance économique japonaise. Afin de favoriser le travail le travail des femmes, le gouvernement compte mettre en place plusieurs mesures. Des aides fiscales seront offertes aux entreprises faisant des efforts pour encourager la participation des femmes ainsi qu'en les soutenant dans leurs vies de famille en mettant en place des crèches d'entreprises par exemple. Par ailleurs, les entreprises encourageant l'embauche de femmes à des postes à responsabilité recevront là encore des bonus fiscaux. Les parents ayant un enfant de moins de trois ans pourront profiter d'horaires aménagés ou encore travailler moins d'heures pour le même salaire dans le but de favoriser la croissance démographique cette fois-ci et de réduire la difficulté qu'implique la naissance d'un enfant au Japon. Finalement, le gouvernement encouragera, par une série de campagnes d'information, les hommes à participer plus activement à l'éducation de leurs enfants.


Mais le sujet brulant actuellement, au Japon, est bien évidemment celui du référendum sur la réforme de l’article 9 de la constitution japonaise. Alors que l’opposition de gauche est vent debout contre ce projet, invoquant la tradition pacifiste du Japon mais aussi le danger que représenterait une telle réforme alors que la région Asie-Pacifique connaît déjà beaucoup de secousses, en particulier avec le conflit sino-vietnamien qui passionne en ce moment les japonais, chaque évolution faisant toutes les unes et les gros titres des journaux télévisés. Le gouvernement, au contraire, s’appuie sur cette actualité pour appuyer la nécessité, vu l’incertitude sécuritaire des prochaines années, de cette réforme. Le premier ministre Shinzo Abe soutient lui aussi le « oui » sans pour autant avoir mis sa démission en jeu et a plutôt envoyé ses lieutenants, et en particulier, Taro Oso, le ministre des finances, ou encore Itsunori Onodera, ministre de la défense. Le refus du premier ministre de se mettre au devant de la scène a ouvert la porte à d’autres personnalités de la droite japonaise. En particulier le très atypique Makoto Sakurai, leader du parti Japan First et blogger controversé n’ayant pas sa langue dans sa poche. Celui-ci, qui est aussi campagne pour être gouverneur de Tokyo a profité de l’exposition médiatique lié à la campagne du référendum pour se faire un nom dans les médias japonais. Il est connu pour ses positions très anti-chinoises, pour son soutient inconditionnel au président américain Donald J. Trump et pour sa nostalgie de l’ancien empire japonais. C’est aussi un négationniste éhonté des crimes contre l’humanité menés par le Japon durant la seconde guerre mondiale. Cette notoriété nouvelle a permis a son parti d’apparaître, pour la première fois, dans les enquêtes d’opinions préparant en particulier les élections générales de 2021. Le Japan First party étant crédité de 2 % des intentions de vote selon le dernier sondage de Nikkei et TV Tokyo. Sakurai, quand à lui, dans la course à Tokyo, est crédité de 6.5 % d’intentions, une augmentation spectaculaire, après les maigres 1.7 % du vote populaire qu’il avait obtenu lors de la même élection en 2016.


Affaires extérieures



Sur le terrain de la politique extérieur, alors que l’exercice militaire conjoint mené avec l’US Navy a été qualifié de franc-succès par l’État-major japonais. Les inquiétudes quand à l’escalade dans les Spratleys et aux agressions faites par la République Populaire de Chine sur le Vietnam restent très fortes. L’ensemble de la force maritime d’auto-défense japonaise a été mobilisé afin de faire face à la moindre attaque chinoise sur le territoire national japonais. Une note a finalement été publiquement transmise à Hanoï afin de l’assurer du « total soutient japonais » en cas de nouvel escalade provoqué par Pékin. Le Japon encourage les mesures de désescalades prises par l’ensemble des parties et espère que les négociations ainsi entamées aboutiront. Le maintient du dialogue entre l’ensemble des parties reste la priorité dans ce conflit afin de sauvegarder la paix au sein de la zone Asie-Pacifique.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Mar 31 Juil 2018 - 11:21

Etat du Japon - Nippon-Koku




Affaires intérieures


Deux scrutins importants pour le Japon ont marqué cette deuxième partie de l’année 2020. Le premier, les élections de gouverneurs, qui a eu lieu en août. Évidemment, le vote qui intéressa le plus les observateurs fut celui pour l’élection du gouverneur de Tokyo.
Le poste était depuis longtemps tenu par des conservateurs idéologiquement proches du parti Libéral-Démocrate et de Shinzo Abe, la dernière gouverneur en date étant l’ancienne ministre Yuriko Koike. Quatre candidats principaux se détachèrent rapidement des autres « petits candidats » dès les premiers sondages d’opinion. La gouverneur actuelle, candidate à sa réélection fut rapidement présentée comme la grande favorite, créditée de 35 à 40 % d’intentions de vote selon les enquêtes. Venait ensuite la candidate soutenue par l’ensemble de l’opposition de gauche, la communiste Yoshiko Kira, jeune étoile montante du PCJ, grande défenseur du pacifisme japonais s’étant illustrée lors des débats concernant le référendum sur la révision constitutionnelle. Elle était crédité de 25 à 30 % d’intention de vote. Le candidat du parti Libéral-Démocrate et de ses alliés, Hiroya Masuda, connaissait quand à lui beaucoup de difficulté dans cette campagne, probablement à cause de la forte concurrence à droite et n’était positionné qu’en troisième position. En partie à cause de la montée en popularité de Makoto Sakurai qui connu durant la campagne une impressionnante percée dans les sondages. Passant d’1.5 % d’intentions de vote à plus de 10 %. La dernière semaine vint tout chambouler, Yuriko Koike fut en effet prise dans une sombre affaire de détournement de fonds publics vers le parti de l’espoir qu’elle avait elle même créé en 2017. Une série de perquisitions et de unes de médias plus tard, et la gouverneur de Tokyo touchait le plus bas des sondages, ne pouvant se raccrocher qu’à son maigre socle électoral pour ne pas tomber plus tard. L’affaire profita à ses trois adversaires, et c’est finalement la communiste Yoshiko Kira qui emporta l’élection avec 35 % des voix. Une belle victoire pour l’opposition qui présenta celle-ci comme le signe du renouveau de la gauche japonaise. Masuda arrivait en deuxième position avec 30 % des voix après avoir fait le plein chez les anciens électeurs de Koike. Cette dernière était troisième avec 17 % des voix, et l’invité surprise de cette élection, Makoto Sakurai du parti Japan First finissait quatrième avec 15 %, célébrant le soir même cet impressionnant score comme une victoire. Globalement, dans le reste du pays, ces élections montraient une baisse de la droite et du centre-droit au profit de la gauche et des petits candidats d’extrême droite dont certains réussirent des exploits similaire à celui de Sakurai.

Quelques semaines plus tard, les japonais étaient rappelés aux urnes pour voter concernant la réforme de la constitution, et plus précisément de l’article 9 de celle-ci. La campagne précédent ce scrutin avait passionné aussi bien les observateurs que les japonais et tout le monde s’attendait à une forte participation. La majorité conservatrice, en appelant à ce référendum, avait réussi à cliver le pays à un point jamais vu depuis de nombreuses décennies. Et l’ensemble des enquêtes d’opinions donnaient des scores extrêmement serrés. Pour preuve, alors que le dernier sondage de Nikkei-Tokyo TV donnait le « oui » gagnant à 52 %, celui d’ANN donnait le « non » à 51 %. C’est donc avec beaucoup d’incertitudes que les japonais attaquèrent la journée du vote. Et ils s’y rendirent en masse, en effet, en fin de journée, on estimait la participation à près de 65 % du corps électoral, un score exceptionnel dans un pays où l’abstention est culturelle. Il faut aussi dire que l’enjeu est important. Ce n’est que le lendemain matin que les résultats furent présentés par la presse, le « oui » l’emportait avec 50.6 %, un score extrêmement serré mais qui fut accepté par la Diète qui annonça qu’elle procéderait à la ratification du changement constitutionnel dans les semaines à venir. Malgré ces résultats très partagés, ce référendum est vécu comme une défaite pour l’opposition de gauche qui a fait campagne pour le « non » et comme une victoire pour la majorité qui s’est quand à elle battue pour « oui ». L’extrême droite revendique elle aussi la victoire via ses moyens d’expression alternatifs sur internet après avoir, elle aussi, menée campagne pour le « oui ». Paradoxalement, ce résultat montre aussi le dévissage d’une partie de l’électorat centriste et modéré du parti Libéral-Démocrate, majoritairement opposé à la réforme constitutionnelle, vers le parti Démocrate de centre-gauche et d’opposition.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Mar 31 Juil 2018 - 16:56

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Affaires extérieures


Le Japon accepte la proposition de discussion émise par la République Populaire de Chine et l'invitation à Shangai afin de traiter de l'évolution stratégique dans la zone Asie-Pacifique. Tokyo tiens par ailleurs à souligner que cette réforme n'est pas une provocation envers la Chine ou n'importe quel autre acteur régional, mais bien l'aboutissement d'une demande du peuple japonais, et un sujet de politique intérieur. Tarō Kōno, ministre des affaires étrangères, et Itsunori Onodera, ministre de la défense, se rendront tout deux en Chine dans les plus brefs délais.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Lun 6 Aoû 2018 - 11:04

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Affaires intérieures



L’arrivée de Trump à la Maison Blanche aura eu pour incidence collatérale de rapprocher les deux principaux courants de la droite dure japonaise qui n’arrivaient autrefois pas à s’entendre sur l’attitude à adopter vis à vis des États-Unis. Ancien bourreau aussi bien que farouche ennemi du communisme, fer de lance des projets libéraux aussi bien que terre conservatrice, il fut toujours difficile pour les japonais de cerner ce grand voisin de l’autre côté du Pacifique. L’arrivée de Trump permis de mettre tout le monde d’accord sur les grandes qualités du 45eme président américain. Le premier a voir le trumpisme comme un modèle viable est Makoto Sakurai qui mit en pratique cela lors de l’élection du gouverneur de Tokyo, obtenant le meilleur score jamais obtenu par l’extrême droite japonaise depuis 1947, 15%.
Cette réussite a attiré énormément de militants et de sympathisants d’extrême droite japonais si bien que, en amont des élections générales de 2021, est créé le parti Tsuyo-sa to meiyo. Qui se traduirait en français par force et honneur, une expression française popularisée au Japon par la fachosphere locale. Ce nouveau parti construit autour de l’ancien parti Japon forts de Makoto Sakurai absorbe de nombreux groupuscules et petit partis d’extrême droite. Il s’impose selon les premières enquêtes d’opinion comme le 4ème parti japonais avec 12% derrière le PLD crédité de 41%, le PCJ crédité de 18% et le parti démocrate constitutionnel crédité de 15%. La perte de vitesse libérale démocrate si elle se fait donc ressentir reste à relativiser au vu de la faiblesse de l’opposition. Il n’empêche que le PLD aura perdu près de 20% d’intentions de vote depuis l’été 2020. La difficulté à jouer à l’équilibriste entre ses ailes libérales et conservatrices, l’échec économique de Shinzo Abe à définitivement trouver un nouveau modèle de croissance pérenne et à écarter le risque de la déflation, mais aussi la montée de l’offre politique, suffit à expliquer cette baisse importante.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Mar 7 Aoû 2018 - 0:29

Etat du Japon - Nippon-Koku




Affaires intérieures



Alors que les élections ont été fixées pour juillet 2021, la campagne se poursuit elle à un rythme fou avec de nouveaux rebondissement toutes les semaines. En effet, c’est désormais la débandade du côté du parti libéral démocrate qui vient d’être lâché par une figure majeur du parti, Yasuo Fukuda. L’ancien leader du parti célèbre pour son combat pour la reconnaissance par le Japon des crimes commis par son armée entre 1937 et 1945 , en particulier par la fin des visites annuelles des premiers ministres japonais à l’autel Yasukuni. Celui qui fut premier ministre entre 2007 et 2008 reste très populaire dans les milieux centristes et libéraux et cette nouvelle est un coup très dur pour le premier ministre Shinzo Abe et ses partisans. Fukuda a en effet, dans une tribune publié dans le Japon Time, et donc aussi bien destinée aux japonais qu’à l’étranger, fustigé la « désastreuse nouvelle direction » prise par son parti et par le premier ministre. « La voix du nationalisme guerrier a déjà coûté trop cher au Japon pour recommencer cette folie » poursuit le vieil éléphant du PLD, insistant tout particulièrement sur le durcissement du discours de la majorité, sur la « folie » que représentait selon lui le référendum de septembre 2020 et sur les nouvelles velléités guerrière de la « clique négationniste » au pouvoir. Dans une seconde partie, il appel de ses vœux chaque japonais à tout faire pour stopper la majorité, et particulièrement en allant voter, et en votant pour les partis pacifistes, PCJ ou parti démocrate constitutionnel en particulier. Bref, une figure majeur du PLD décide de se rallier à l’opposition de gauche, et un tel événement provoque un séisme au sein de l’électorat libéral-démocrate, l’aile centriste utilisant cet événement pour définitivement quitter le navire et rejoindre les démocrates. Les derniers sondages montrant en effet les démocrates à quasi-20% et le parti libéral-démocrate tomber en dessous des 35%. De l’autre côté il s’avère que les deux sujets préoccupants le plus les japonais sont dans l’ordre l’état de l’économie et la menace chinoise. Deux sujets qui collent parfaitement aux réthoriques des deux extrêmes, le PCJ et le parti force et honneur qui répondent à ces deux problèmes des solutions innovantes et jamais tentées et qui attirent ainsi une partie non négligeable de l’électorat japonais.
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Mirage
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Jeu 9 Aoû 2018 - 16:09

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Alors que la propagande chinoise semble avoir monté en épingle une banale opération anti-terroriste en un formidable coup de filet ayant permit de dévoiler un pseudo complot japonais visant à détruire la Chine, la réponse de Pékin ne s'est pas faite attendre avec la prise de diverses décisions, en particulier la fin des négociations de Shanghai, l'expulsion manu militari d'hauts officiels japonais et, plus généralement une rupture dans les relations diplomatiques sino-japonaises.
Comme précisé par la délégation japonaise à l'assemblée générale de l'ONU, le Japon ne tombera pas dans la haine, encore moins dans la surenchère. Le Japon apportera à l'offensive diplomatique chinoise une réponse adaptée visant à démontrer la détermination japonaise à ne pas laisser impunies les provocations chinoises. Une demi-douzaine de personnels diplomatiques chinois liés à l'ambassade à Tokyo seront expulsés du territoire national dans un geste symbolique. Par ailleurs l'institut Confucius de l'université de Sapporo sera fermé à partir de l'automne 2021.
Dans un autre registre, longtemps interrogé par les journalistes présents en marge d'un déplacement à Osaka dans le cadre de la campagne électorale actuelle afin de rencontrer des ouvriers locaux, le premier ministre Shinzo Abe a dû s'exprimer sur l'affaire.
Après avoir condamné l'entreprise de déstabilisation chinoise qui arrive, quel hasard, au coeur d'une campagne électorale décisive, il a rappelé que les preuves avancées par les services chinois restaient très minces et que Pékin avait refusé une enquête internationale pourtant proposée par le Japon. Remerciant le gouvernement américain pour son précieux soutient, le premier ministre japonais a précisé que les services secrets sont bien présent dans la zone de l'Asie centrale afin de travailler sur les groupes terroristes locaux pullulant dans la zone, ceux-ci représentant en effet une menace importante pour les intérêts japonais à travers le monde. Malgré tout le chef du gouvernement japonais s'est voulu rassurant en annonçant la mise en place d'une commission interministérielle afin de tirer au clair les causes du fiasco diplomatique actuel. Une des principales mesures qui pourrait être prise serait l'envoi de notes à l'ensemble des gouvernements de la région afin de les prévenir de la présence des services japonais dans la zone. Les conclusions de cette commission devraient être rendues d'ici 2 mois. Malgré tout Shinzo Abe a insisté sur la haine du gouvernement chinois envers le peuple japonais qui semble être le seul moteur rationnel qui aurait poussé Pékin à monter une telle affaire alors que les relations sino-japonaises semblaient se réchauffer ces dernières années.

Au cours d'un meeting endiablé à Tokyo face à la jeunesse de la classe moyenne de la capitale, le leader du parti Force et Honneur, Makoto Sakuraï condamna lourdement les manigances chinoises, insistant sur le fait qu'il serait allé plus loin que le premier ministre dans sa réaction à l'offensive diplomatique chinoise, mais précisant rapidement que "comme tout patriote, je suis derrière mon premier ministre dans cette crise!". Une position rapidement suivie par le reste de l'opposition qui fait bloc derrière Shinzo Abe comme l'ont précisé les leaders du parti démocrate constitutionnel et du parti communiste lors de leurs déplacements respectifs à Kyoto et Hiroshima. Cette union sacrée est évidemment très suivie par l'ensemble de l'opinion publique japonaise qui semble faire bloc derrière son gouvernement. Face aux manifestations anti-japonaises en Chine, des rassemblements équivalents ont eu lieu à Tokyo, les manifestants en profitant pour  faire savoir leur solidarité envers le Vietnam, récemment agressé par la Chine.
 
Spoiler:


Cette montée des tensions exacerbée par le fait qu'elle arrive en pleine période électorale fait craindre le pire à certains observateurs, en particulier en terme de radicalisation de certaines franges minoritaires mais très actives politiquement de la population japonaise. La priorité du gouvernement reste d'ailleurs d'éviter toute radicalisation et de retrouver au plus vite les sujets de campagne plus classiques. La police a par ailleurs entamée une surveillance accrue des milieux de l'extrême droite radicale japonaise afin d'éviter tout débordement qui pourrait en particulier frapper les nombreux expatriés et immigrés chinois actuellement au Japon, ce qui viendrait empirer la situation.

Du côté de la communauté des services de renseignements japonais, se sachant fautifs, on s'échine secrètement à produire avec les agences américaines des rapports crédibles à fournir aux pakistanais concernant l'activité islamiste en Asie centrale. Mais on tente aussi de faire le bilan de ce qui est déjà considéré comme un fiasco afin d'en retirer des leçons et d'éviter que cela arrive à nouveau à l'avenir. La fuite de certaines informations visant à renforcer la position du gouvernement est d'ailleurs organisé, en particulier des bribes de rapports prouvant l'infiltration de certains milieux islamistes sans plus de détails.
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Re: [✓] Etat du Japon

Message par Mirage le Dim 12 Aoû 2018 - 0:05

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Affaires intérieures


La tenue des élections générales de 2021 ne fut pas sans difficultés, marquée par un contexte de fortes tensions internationales, avec la Chine en particulier, mais aussi d’incertitude concernant le futur du Japon suite à la réforme constitutionnelle de 2020 ainsi qu’à la perte de vitesse du parti Libéral-Démocrate de Shinzo Abe au pouvoir depuis maintenant dix ans. Tout cela additionné à l’amélioration de l’offre politique avec la revigoration de l’opposition et la création du nouveau parti de droite dure, Force et Honneur. Ces paramètres permettant aux observateurs et aux sondeurs d’anticiper une forte montée de la participation, habituellement très morose, des japonais au scrutin estival qui allait permettre de clarifier un petit peu leur avenir. La participation qui s’était stabilisé légèrement au dessus de 50 % lors des scrutins de la décennies 2010 atteignait en effet plus de 60 %, arrivant finalement à 63 % à la clôture des derniers bureaux de vote.
La première leçon apportée par ce scrutin s’avère très vite être la fin de la domination outrancière du parti libéral-démocrate sur le scrutin majoritaire ouvrant le sésame à 289 des 465 sièges de la chambre basse de la Diète. Les 176 autres places de députés étant issus de scrutins proportionnels par circonscriptions étant historiquement d’avantage favorables à l’opposition. La fin de cette domination du PLD sur ce scrutin va lui être fatal en provoquant l’effondrement de sa majorité absolue. Le parti de Shinzo Abe, s’il reste le premier parti japonais à la Diète ne récolte que 140 sièges sur 465, très loin des espérances du premier ministre qui vit ce résultat comme une défaite. Le principal parti d’opposition, le parti démocrate constitutionnel de centre-gauche accroche 116 sièges et réussi un impressionnant tour de force en rivalisant largement avec le parti Libéral-Démocrate au jeu du scrutin majoritaire. Leurs anciens camarades regroupés ayant scissionés au sein du parti démocrate du peuple d’avantage centriste ou du moins « syncrétiste » subissent le vote utile ayant favorisé le PDC et n’obtiennent que 9 sièges dont 8 à la proportionnelle. Le parti bouddhiste du Komeito, ancien partenaire du PLD obtient 9 sièges et connaît une large défaite électorale. Le parti est en décrépitude, n’obtient plus d’accord avec le PLD et seul sa base électorale la plus extrémiste a renouvelé son vote en sa faveur. Le parti communiste japonais, comme attendu, réussi un impressionnant tour de force en amenant 93 représentant à la chambre basse de la Diète. C’est le meilleur résultat de son histoire. C’est un véritable raz de marrée rouge qui touche en particulier les régions industrielles du Japon. Le PCJ qui avait toujours eu énormément de mal à passer le plafond de verre incarné par le scrutin majoritaire obtient 10 des 19 circonscriptions d’Osaka, éclipsant au passage le parti d’Ichiro Matsui, ancien gouverneur d’Osaka défait aux élections de 2020 par le candidat de communiste local et qui dirigeait l’Association pour la restauration du Japon qui avait obtenu de bons résultats aux élections de 2017, en particulier grâce à sa forte implantation à Osaka. Le secret de la réussite des communistes relève dans la participation massive des classes les précaires de la société japonaise qui ne votait pas depuis des décennies et à qui le PCJ a réussi à offrir une perspective. Les syndicats liés au Parti ont d’ailleurs obtenu de très nombreux nouveaux adhérents durant la campagne électorale. Le parti social démocrate se maintient en conserve deux élus. Le dernier invité surprise de cette élection est le parti de droite forte Force et Honneur, l’une des principales raisons de la défaite libérale-démocrate, par ailleurs. Porté par son charismatique leader Makoto Sakuraï, grande figure de la bloggosphère d’extrême droite et homme politique. Le parti obtient en effet 88 sièges à la Chambre des représentants, effectuant ainsi une entrée fracassante dans celle-ci.

Spoiler:



Parti libéral-démocrate : 140
Parti démocrate constitutionnel : 116
Parti démocrate du peuple : 9
Komeito : 17
Parti communiste japonnais : 93
Parti social démocrate : 2
Force & honneur : 88



L’heure était désormais aux négociations afin de pouvoir former un gouvernement, le parti Libéral-Démocrate perdant, comme dit plus haut, sa majorité absolue. Shinzo Abe rejetait en bloc toutes rumeurs d’alliance entre son parti et celui de Makoto Sakurai, Force & Honneur, ne manquant pas de formulations pour exprimer son inquiétude de voir un tel parti entrer au parlement japonais, renvoyant à dos les extrêmes gauches et extrêmes droites dont il considérait la dangerosité comme équivalente. Apparu suite à cela la possibilité de voir se mettre en place un gouvernement minoritaire alliant communistes et démocrates avec la bénédiction du PLD qui s’abstiendrait lors de la formation de celui-ci et qui pourrait ainsi négocier son abstention lors du vote des lois proposées par ce nouvel exécutif. Cette possibilité fut rapidement éventée par les démocrates qui annoncèrent qu’il refuserait de gouverner en minorité, au grand dam des dirigeants communistes unitaires qui avait forgé leur ligne politique sur l’union des oppositions de gauche après la réussite de celle-ci lors des élections de gouverneurs qui avait vu de nombreux candidats démocrates et communistes gagner ou faire des scores très importants en obtenant le soutient de l’ensemble de l’opposition face à la majorité. Ainsi, malgré le fait que Kazuo Shii, leader du PCJ et de la ligne unitaire, et sa clique, aient porté le parti à la plus grande réussite électorale de son histoire, en interne, la « trahison » du PDC ne passe pas et Shii se retrouve fortement affaibli, ouvrant la voie à de nombreux changements dans les prochains mois chez les rouges. C’est en effet un gouvernement de coalition regroupant PLD et PDC qui va se mettre en place. Abe est forcé de lacher sur de nombreux points pour se maintenir au pouvoir. Plusieurs pontes du parti de centre-gauche obtiennent des ministères majeurs. Pour citer quelques exemples, Yukio Edano, leader du PDC obtient les affaires étrangères, Shuntaro Yorigoe le ministère de la santé, du travail et de la sécurité sociale, Renho Murata, fille d’un père Taiwanais, récupère quand à elle le minisère de l’intérieur et de l’égalité des genres. C’est d’ailleurs elle qui portera la première concession obtenue par le PDC, c’est à dire le droit de vote aux élections locales pour les « résidents permanents spéciaux » ainsi que l’élargissement de ce statut, qui n’est actuellement accordé dans les faits qu’aux coréens vivant au Japon depuis maintenant de nombreuses génération mais refusant d’adopter la nationalité japonaise pour ne pas perdre celle coréenne. La deuxième grande concession sera la mise en place d’un vaste et ambitieux plan de transition énergétique et écologique dont les contours restent encore à négocier. Finalement, le PDC a aussi demandé et obtenu la levé du verrou austeritaire tenu depuis de nombreuses années par Shinzo Abe et ses gouvernements. Ce nou veau cabinet prend donc ses quartiers sous l’égide de Shinzo Abe qui repart donc pour un cinquième, « et dernier » selon ses dires, mandat de premier ministre.

Affaires extérieures


La première action du nouveau ministre des affaires étrangères Yukio Edano va être de regretter le retrait chinois des discussions bilatérales stratégiques sino-japonaises concernant la région Asie-Pacifique mais de marteler que de telles discussions devaient avoir lieu, avec ou sans la Chine, au vu de l’état explosif de la région. Pour les accueillir est proposé la ville de Naha, Naha, hmm, hmm.. situé sur l’île d’Okinawa. Sont invité là bas des délégations philippines, vietnamiennes, taïwanaises, malaisiennes et brunéiennes. Le Japon ne verrait d’ailleurs pas d’inconvénient à ce que des observateurs américains assistent à ces réunions. Le Japon souhaiterait voir ces discussions se faire de façon très régulière, voir permanente avec des délégations restant à Okinawa durant toute l’année afin d’être le plus efficace possible.
D’un autre côté, JTXG Nippon, entreprise public d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures et 25ème plus grosse au monde dans sa catégorie a annoncé qu’elle était prête à travailler avec les gouvernement locaux ayant des droits sur les hydrocarbures en mer de Chine méridionale afin d’apporter son expertise et sa technologie à ceux-ci et aux entreprises nationales manquant parfois de savoir faire par le biais d’accords.
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