[✓] République française

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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Dim 29 Juil 2018 - 12:47


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Affaires étrangères


................Le chef de l’Etat poursuit son offensive diplomatique en faveur de l’Union européenne auprès de ses partenaires. En effet, après avoir réussi à jeter les bases, bien qu’assez fragiles, d’une Europe de la défense à la suite des propos controversés tenus par le président américain qui avait menacé nombre des pays-membres à la fois de l’OTAN et de l’Union, Emmanuel Macron continue ses propositions en promouvant désormais un projet fédéraliste inédit : un groupe aéronaval européen. Selon le président français, « la situation internationale actuelle, marquée par les conflits au Moyen-Orient et désormais l’implosion de la Libye, nous oblige, nous, européens, à être à la hauteur de nos prétentions, et de se doter de moyens militaires pour parvenir à défendre la démocratie et les droits de l’homme partout où iceux sont menacés par les obscurantismes et les totalitarismes modernes. » Selon lui, « l’Europe ne pourra continuer d’avancer que si elle dépasse le cadre purement interétatique des interventions militaires au profit de moyens supranationaux, ce qui nous fait défaut au Sahel et affaiblit notre position, et ce qui risque là encore de nous faire défaut en Libye dans les mois à venir. Nous devons dépasser la forme actuelle de l’Eurocorps pour permettre de doter l’Union d’une véritable force d’intervention, certes militaire, mais également humanitaire, déployable dans le cadre des traités et non des droits nationaux. »

................Reprenant là l’idée exprimée par un général français à la retraite il y a quelques années, le chef de l’Etat propose ainsi à ses partenaires européens, et en tout premier lieu aux membres de la Force maritime européenne (Euromarfor) – à savoir l’Espagne, l’Italie et le Portugal, ces droits pays coopérant déjà avec la France dans le domaine naval et dans le cadre européen – tout en l’ouvrant à d’autres nations susceptibles d’être intéressées telles que l’Allemagne, la Belgique ou encore les Pays-Bas, la constitution d’un groupe aéronaval intégralement européen. Contrairement à la forme actuelle de l’Euromarfor, qui est une coopération entre les quatre pays susmentionnés consistant en des déploiements communs de flottes nationales, l’ambition du groupe aéronaval européen est de mettre en place une flotte directement placée sous le commandement de l’Union européenne et déployable sur des opérations militaires extérieures après l’aval conseil du Conseil européen ainsi que du Parlement européen ; ce qui implique également la constitution d’un corps de marins européens indépendants de leur Etat d’origine, l’acquisition d’aéronefs embarquables, le financement intégral de la flotte par Bruxelles, etc. Ses missions seraient principalement le contrôle maritime, les missions humanitaires, les missions de maintien de la paix, les opérations de prévention des crises et le rétablissement de la paix dans le monde.

................Quant à la composition de la flotte, le projet du chef de l’Etat reprend celle d’un groupe aéronaval français basique. Ainsi, Emmanuel Macron propose d’articuler cette flotte autour d’un porte-avions à propulsion soit classique soit nucléaire – préconisant cette deuxième solution – de conception et de fabrication française, l’Elysée proposant ainsi de dédier son second porte-avions en construction à cette flotte, quitte à en construire un nouveau pour elle-même d’ici 2036 ; deux frégates anti-aériennes de classe Horizon qui pourraient être construites en Italie ainsi que quatre frégates anti-navales et anti-sous-marines FREMM – elles aussi construites en Italie et pourquoi pas en Espagne et au Portugal –, un navire amphibie de classe Juan Carlos Ier, des corvettes et des dragueurs de mine – qu’importe la conception et la fabrication – ainsi que trois sous-marins à propulsion classique, la France proposant là à l’Allemagne de les fabriquer, si elle soutient le projet, ou à défaut des sous-marins français ou italiens pouvant être construits dans différents pays. Pour les hélicoptères, des aéronefs européens tels que le NH90 pourraient être envisagés, tandis que Paris propose évidemment le Rafale Marine comme avion embarqué, estimant qu’il s’agit de l’avion avec les meilleures capacités et étant inter opérationnel, à moins que les Etats ne s’entendent pour la conception d’un avion européen, ce qui ne serait pas sans déplaire à la France.

................Le coût d’un tel projet est évidemment conséquent. En effet, Paris estime que si les pays acceptaient le format proposé par ses soins, il faudrait au minimum débloquer – sur le budget européen et non sur celui des Etats, bien évidemment – la somme de 13 milliards d’euros, ainsi répartis : 4 milliards d’euros pour le porte-avions, 500 millions pour le navire amphibie, 2,5 milliards d’euros pour les frégates Horizon, 2,4 milliards d’euros pour les frégates FREMM, 1,5 milliards pour les sous-marins, et 2 milliards d’euros pour les corvettes, dragueurs de mine, navires ravitailleurs, etc. Evidemment, un tel programme s’étalerait au minimum sur une décennie, c’est-à-dire que la flotte ne serait véritablement opérationnelle qu’à l’horizon 2030 au moins, permettant ainsi d’étalier sur la durée les investissements, réduisant ainsi drastiquement l’impact sur les finances européennes. L’Union serait également contrainte de débourser plusieurs centaines de millions d’euros chaque année, voire milliards, pour ensuite entretenir la flotte, payer les équipages – tant les marins à proprement parler que les corps de marines embarqués dans le navire amphibie –, payer le matériel, etc. Mais Paris l’assure : ce projet marquerait un grand pas dans la construction européenne et permettrait d’intervenir plus efficacement pour résoudre des crises, à l’instar de la crise libyenne, grâce à cette force aisément déployable à travers le monde.



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Message par Sirda le Lun 30 Juil 2018 - 19:07


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Affaires intérieures


................Conformément à la loi organique relative à la réduction du nombre de parlementaires et au renouvellement de la vie politique votée par référendum en septembre 2018, l’intégralité du Sénat a été renouvelé à la suite des élections municipales de mars dernier qui ont vu le parti présidentiel l’emporter largement sur ses concurrents, bien qu’il n’ait pu obtenir la majorité des municipalités, se contenant maigrement de quelques belles prises telles que Marseille et Paris. Outre ce renouvellement intégral, c’est le nombre de sénateurs qui a également été drastiquement réduit, passant de 348 à 240. Ainsi, l’ensemble du collège électoral indirect français, composé des maires, conseillers départementaux et conseillers régionaux, ainsi que de quelques autres élus et notables nationaux, s’est réuni pour renouveler la chambre haute du Parlement français. Faute de majorité au sein des grands électeurs, la République en Marche échoue à s’emparer du Palais du Luxembourg, réunissant 27% des voix et parvenant quand même à faire grossir son groupe qui passe de 21 élus à 77 grâce au scrutin mixte. Le MoDem, parti satellite allié au parti présidentiel, ne parvient à envoyer au Sénat que 6 élus avec 4% des voix, ce qui ne permet évidemment pas d’obtenir le perchoir tant convoité par En Marche qui ferait ainsi main basse sur l’ensemble des institutions majeures de l’Etat central français.

................Les Républicains tiennent bons, malgré la série de défaites qu’ils ont connu, grâce à leur socle électoral tenace au sein des villages et petites villes de campagnes, ainsi qu’aux conseillers départementaux et régionaux qu’ils ont obtenu en 2014 et en 2015, ce qui leur permet de réunir près de 21% des voix et de conserver 64 sièges au sein du Palais du Luxembourg. Les 96 sièges restants se répartissent quant à eux entre le Parti Socialiste allié aux écologistes et leurs 17% des voix qui permettent d’obtenir 40 sièges, le Rassemblement National et la France Insoumise qui obtiennent tous deux 12% des voix et respectivement 13 et 21 sièges, l’UDI – Agir qui, ayant fait campagne seul, ne peut sauvegarder que 12 élus avec 3% des suffrages obtenus, et enfin le Parti Communiste qui maintient 7 élus avec 4% des suffrages aussi. Les différences de sièges obtenus selon les scores s’expliquent assez logiquement par le mode de scrutin, qui est soit uninominal majoritaire à deux tours, soit proportionnel de liste, faisant que selon les circonscriptions, les partis ont pu être largement favorisés par une excellente implantation locale dans certains endroits, à l’instar de l’UDI – Agir, alors que d’autres – comme le Rassemblement national – possédant des élus éparpillés n’ont pas réussi à faire élire beaucoup de sénateurs malgré leur poids politique, occasion pour eux critiquer un scrutin favorisant les partis traditionnels et le présidentiel.

................L’élection du président du Sénat, deuxième personnage de l’Etat selon l’ordre protocolaire, fut l’occasion d’un riche moment de théâtre tragi-comique politique comme les institutions françaises sont parfois capables d’en fournir, avec un casting assez exceptionnel pour l’occasion. En effet, aucun parti ne détenant la majorité absolue, des négociations furent engagées par La République En Marche pour obtenir le ralliement des centristes de l’UDI – Agir, réputés pour être constructifs à l’égard de la majorité présidentielle, ce qui aurait permis au président du groupe LREM au Sénat et candidat au perchoir, François Patriat, d’obtenir 95 voix sur les 120 nécessaires, soit la majorité relative. C’était sans compter sur les habilles tractations de Gérard Larcher, qui occupe le perchoir depuis 2014 après une brève régence socialiste, qui était parvenu à obtenir le soutien du Parti Socialiste en échange de la première vice-présidence, ainsi que de la France Insoumise en échange de la tête de la commission des affaires sociales et de la deuxième vice-présidence, et quelques postes de vice-présidents de commission à destination de sénateurs indépendants, permettant à Larcher de conserver sa place en obtenant 130 voix sur 240, un score serré mais suffisant pour garder le Sénat dans l’opposition, au grand désespoir de LREM qui essuie un revers politique majeur et dénonce « l’alliance infâme de l’ancien monde contre le Progrès. »



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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Mar 31 Juil 2018 - 18:37


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Affaires intérieures


................Les récentes élections municipales et sénatoriales ont été l’occasion pour le centre-droit de véritablement connaître son poids électoral, en n’ayant été allié à aucune formation politique, contrairement à l’habitude, à savoir entre 4 à 5% pour l’alliance entre l’Union des Démocrates Indépendants avec Agir – Les Constructifs, issus d’une scission avec Les Républicains, et aux environs de 3% pour le Mouvement Démocrate. Quant à d’autres formations comme le Mouvement Radical, né en décembre 2017 de la fusion du Parti Radical valoisien et du Parti Radical de Gauche, celles-ci sont trop insignifiantes politiquement pour peser encore quelque chose, sauf lorsque de plus grandes formations politiques s’allient à eux, souvent pour des intérêts très locaux, ce qui leur permet d’exister. Ainsi, les différents mouvements centristes ont pu constater que leurs maigres scores respectifs pourraient commencer à être intéressants s’ils étaient rassemblés, notamment pour des élections au scrutin proportionnel, à l’instar des européennes mais aussi pour partie des futures législatives, ainsi que des élections régionales. Ce constat avait déjà été fait du temps de Jean-Louis Borloo à l’UDI, conduisant à la création de l’Alternative Libérale avec le MoDem, sans suite du fait du départ de la vie politique de ce premier pour des raisons de santé, son successeur Jean-Christophe Lagarde n’ayant pas souhaiter donner suite à ce projet ambitieux.

................Néanmoins, le récent rapprochement de l’UDI – Agir avec le parti présidentiel – les sénateurs centristes ayant soutenu la candidature de François Patriat au perchoir du Palais du Luxembourg –, ainsi que les appels du pied de certains constructifs, Virginie Calmels, Fabienne Keller et Frank Riester en tête, à être davantage constructifs – c’est le cas de le dire – avec le gouvernement d’Edouard Philippe, lequel doit se remanier dans les semaines à venir pour remplacer messieurs Castaner, Collomb et Griveaux, a largement fait bouger les lignes au sein de la formation de centre-droit qui s’est ainsi rapprochée du MoDem anciennement dirigé par un François Bayrou désormais retiré de force de la vie publique à la suite de sa condamnation pour emplois fictifs au Parlement européen – décidément. Après avoir obtenu l’aval secret de l’Elysée, le président du groupe MoDem à l’Assemblée Nationale et président intérimaire dudit parti, le blondinet Marc Fesneau, a rencontré les principaux dirigeants de l’UDI – Agir ainsi que du Mouvement Radical pour convenir d’un vaste rassemblement centriste directement placé sous le giron de la République en Marche pour le moment, et très sobrement nommé « Mouvement centriste pour la République », ou MCR. Ce dernier jouit dès lors d’un groupe de 82 députés et 18 sénateurs, et plusieurs villes majeures comme Bordeaux ou Strasbourg, étant ainsi la troisième formation politique du pays.

................Cette vaste formation centriste unifiée ne tarda guère à attirer certaines personnalités politiques issues de la droite à l’instar de Xavier Bertrand, président des Hauts de France, qui intégra rapidement le groupe avec sa Manufacture, mais également Christian Estrosi, ancien édile de Nice cherchant l’investiture En Marche pour les élections régionales de 2021 pour la région PACA et à la tête d’un réseau d’élus locaux de centre-droit. De même, plusieurs proches du premier-ministre, notamment Gilles Boyer et Benoît Apparu, prirent eux aussi leur carte dans ce parti déjà géré par des proches du chef du gouvernement, que certains médias soupçonnent d’être à la manœuvre pour se doter d’un véritable poids politique en dehors de celui octroyé par un Emmanuel Macron plutôt favorable à ce projet qui lui permet de détruire encore plus l’opposition et asseoir sa domination sur le centre droit et le centre gauche. La question de la fidélité de ces nouveaux alliés étant rapidement posée, Jean-Christophe Lagarde a ainsi pris la présidence du groupe des députés, tandis que Marc Fesneau a été promu au porte-parolat du gouvernement et Frank Riester aux relations avec le Parlement, ces deux derniers intégrant donc l’exécutif, Gérard Collomb étant quant à lui remplacé par Christian Estrosi, contraint d’abandonner ses ambitions sur le PACA au profit de Castaner. Aux Républicains, on s’étouffe à l’annonce de ces nominations et ralliements.



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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Jeu 2 Aoû 2018 - 20:21


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Affaires intérieures


................C’était une promesse de campagne de l’alors candidat Emmanuel Macron : la suppression partielle, à hauteur approximative de 80% des contribuables assujettis, une idée chiffrée à 10 milliards d’euros. Puisque le chef de l’Etat fait ce qu’il a dit, selon sa formule du début de quinquennat, cette mesure avait été adoptée et mise en œuvre dès son arrivée, progressivement évidemment, avec des baisses chaque année du montant payé par le contribuable, avant de définitivement le supprimer dans la loi de finances initiale pour 2021 – à l’exception de quelques cas particuliers comme pour les propriétaires de résidences secondaires, etc. Bénéficiant exclusivement aux collectivités locales, cette taxe d’habitation représente une perte sèche de près d’un dixième de leurs ressources, lesquelles excèdent les dépenses de 6 milliards d’euros en 2020. Le gouvernement, contraint de trouver une solution, a ainsi annoncé une augmentation des dotations aux collectivités territoriales à hauteur de trois milliards d’euros, laissant aux collectivités le soin d’opérer des réductions drastiques de leurs dépenses de fonctionnement, les fonctionnaires étant évidemment ciblés implicitement, 100'000 devant être au minimum supprimés pour permettre de combler cette perte financière en plus de la réaffectation de l’excédent au financement du trou créé par la suppression de la taxe d’habitation.

................Cette loi de finances initiale de 2021 inclut d’autres réformes permettant la réduction du déficit public, mais aussi quelques cadeaux auprès de l’électorat afin de le remobiliser pour les élections des deux années à venir. Le plus gros de ces cadeaux est la suppression totale de l’ISF, qui avait été transformée en Impôt sur la Fortune Immobilière, et qui rapporte encore deux milliards d’euros à l’Etat, suivi d’une baisse du taux d’imposition à 40% au lieu de 45% pour la plus grande tranche d’imposition pour éviter « la fuite des capitaux » selon Gérald Darmanin, conspué par l’aile gauche du Parlement, et créant quelques frictions avec l’aile gauche de LREM. Autre facteur destiné à remobiliser l’électorat bourgeois, notamment de centre-droit, c’est la réforme de l’aide personnalisée au logement, qui consiste en une « meilleure articulation de l’aide avec les autres revenus afin d’en améliorer l’équité », selon le ministre au Budget. Désormais, l’APL sera calculé en prenant en compte l’ensemble des revenus – sauf l’AAH pour les handicapés. De même, les étudiants pourront désormais en bénéficier que s’ils ne se rattachent plus au foyer fiscal de leurs parents, c’est-à-dire que ces derniers perdront la quote-part rattachée à leur enfant dans le calcul de l’impôt en échange de la perception de l’APL, ce qui devrait permettre d’économiser 1,2 milliard d’euros, une mesure plus que polémique auprès des jeunes déjà touchés en 2017.


Affaires étrangères


................La République française, par l’intermédiaire de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian alias le Menhir a accepté la demande de rencontre du chef de la diplomatie chinoise avec les autorités françaises, sommet qui devrait se tenir au sein du Château de Versailles selon des sources proches du Quai d’Orsay, cela afin de séduire une délégation chinoise qui, on l’espère à Paris, comptera aussi le président Xi Jinping, lequel a été officiellement convié par la présidence à effectuer une visite d’Etat – le summum du protocole, donc – à l’occasion de cette rencontre au lieu de n’y envoyer que son ministre des affaires étrangères, tout aussi honorable fût-il. Asie toujours, bien que plus proche de la France cette fois, le Quai d’Orsay a proposé à Erevan un prêt à hauteur d’un milliard d’euros pour financer les projets de l’Arménie, dont le remboursement s’étalerait sur quinze à vingt ans et avec un taux d’intérêt ridiculement bas – 3% –, la France soutenant activement la nouvelle politique arménienne et ses projets de développement qui profitent particulièrement aux entreprises nationales. Ce prêt, s’il est accepté, serait contracté auprès d’une des grandes banques françaises, et non pas directement de l’Etat toutefois, qui se porterait néanmoins garant du bon remboursement par l’Arménie. Paris affirme que ce prêt peut monter à un milliard et demi si aucune autre offre n’est émise.



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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Ven 3 Aoû 2018 - 22:43


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Affaires intérieures


................Cela fait légèrement plus de deux ans et demi que le « loup du CAC 40 », rejeton du Système – celui qui tout gouverne –, dirige d’une main de fer dans un gant de soie la République inaltérable. Traditionnellement, cette période symbolique de mi-mandat est l’occasion de dresser un premier bilan provisoire de l’action générale du gouvernement, et Emmanuel Macron, bien que réputé iconoclaste, ne dérogea point à l’exercice habituel lors de ses vœux à la Nation pour les fêtes du Nouvel An. En effet, le président de la République a affirmé que « la volonté inflexible du gouvernement de redresser la situation économique porte indéniablement ses fruits puisque le déficit tend à se réduire d’année en année, grâce aux efforts de l’intégralité de l’Etat sans pour autant réduire sa capacité d’intervention et l’efficacité des services publics, et qu’en parallèle, le chômage ne cesse de décroître et qu’il devrait atteindre l’objectif fixé des 7% à l’horizon 2022. » Ainsi, le chef de l’Etat ne tarit pas d’éloge sur sa propre personne et plus vaguement sur ses ministres. Dans ce discours fastidieux, une annonce fut néanmoins remarquée : un tournant social. « Maintenant que l’Etat a été restauré, la redistribution des richesses auprès des plus misérables est une nécessité, comme je l’avais promis durant la campagne, et c’est pourquoi plusieurs plans en ce sens seront adoptés cette année, notamment à destination des banlieues, trop délaissées. »

................Décrié depuis le début de son quinquennat comme un président des riches, ultralibéral, arrogant, méprisant, etc., Emmanuel Macron fit sensation en annonçant de telles mesures en faveur des plus démunis, ce qui était certes en conformité avec ses promesses présidentielles, mais très inattendu. Loin d’être mue par une quelconque conscience sociale, voire socialiste, le chef de l’Etat est en effet quasiment dos au mur depuis plusieurs semaines, et notamment l’adoption difficile du projet de loi de finances initiale pour 2021 qui fut des plus contestés, principalement à cause de certaines mesures en faveur de son électorat bourgeois. En effet – et ce nonobstant une ferme gestion managériale des députés, notamment grâce à Alexandre Benalla et son badge H au sein du Palais Bourbon destiné à littéralement terroriser les élus LREM de la Nation –, de nombreuses voix dissidentes ont commencé à émerger, notamment portées par la députée-maire de Cherbourg en Cotentin Sonia Krimi, contre la politique « exclusivement droitière » du gouvernement d’Edouard Philippe, prenant en exemple les nombreuses largesses fiscales accordées aux plus aisés, la loi asile & immigration, la politique migratoire en général, la mise en œuvre d’une partie des propositions plus que libérales du rapport CAP 22, les principales réformes économiques, le non-remplacement de nombreux fonctionnaires, de l’assurance-chômage, des retraites, etc.

................Ainsi, les quelques dizaines de députés issus du Parti Socialiste et ayant rallié en cours de route la Grande Marche et le projet révolutionnaire macroniste commencent à faire entendre leur voix et à réclamer davantage de social, menaçant, si tel n’était pas rapidement le cas, de fronder à leur tour, ce qui mettrait immanquablement le gouvernement dans une fâcheuse position politique en l’obligeant à se rabattre sur le nouveau parti centriste pour conserver sa majorité au sein du Palais Bourbon, le contraignant ainsi à faire de nombreuses concessions à ces bouffeurs à tous les râteliers. Le message de ces apprentis rebelles est clair : faire davantage dans le social, notamment en réalisant le plan d’investissement de cinquante milliards d’euros ainsi que le plan à destination des banlieues discuté en 2017, et le plan pauvreté prorogé sine die lors de la coupe du monde 2018. Nécessité vitale pour le pays selon ces députés, cela l’est également pour le président Macron qui, s’il a récupéré son électorat bourgeois et solidifié ses bases au centre-droit, affaiblissant considérablement la droite dans son ensemble, commence à perdre des points auprès de l’électorat de gauche qui l’a largement porté au pouvoir en 2017 et menace de se reporter au mieux sur le Parti Socialiste timidement renaissant, et au pire sur un Jean-Luc Mélenchon qui monte dans les sondages pour 2022 au point d’être donné au second tour.



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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Dim 5 Aoû 2018 - 16:58


République française




La Marseillaise





Carte





Informations générales


Informations principales

Nom : République française
Nombre d'habitants : 68,4 millions d’habitants
Superficie totale : 672 369 kilomètres carrés
Religion officielle : Aucune
Langue officielle : Français
Capitale : Paris
Monnaie : Euro

Description

................La France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État transcontinental souverain, dont le territoire métropolitain est situé en Europe de l'Ouest, frontalier des Républiques fédérale et démocratique allemandes à l’est, Provinces-Unies au nord, de d’Andorre, la Catalogne et l’Espagne au sud-ouest, et de l’Italie, Monaco et la Suisse au sud-est. Fruit d'une histoire politique longue et mouvementée, la France est une république constitutionnelle unitaire ayant un régime parlementaire. La devise de la République est depuis 1875 « Liberté, Égalité, Fraternité » et son drapeau est constitué des trois couleurs nationales (bleu, blanc, rouge) disposées en trois bandes verticales d'égale largeur. Son hymne national est La Marseillaise, chant patriotique hérité de la Révolution française. Depuis 508, la capitale de la France est fixée à Paris, et le français est la langue officielle de l’Etat à partir de l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, à la place du latin. Pays formé pendant l'Antiquité tardive, vingt ans après la chute de l'Empire romain d'occident, la France tire son nom des Francs, peuple germanique qui a institué les premiers fondements de son État sur les bases de la Gaule romaine. C'est au fil des siècles, par des guerres, des mariages politiques et des unions souveraines, que cet État monarchique et catholique va peu à peu constituer autour de lui une véritable fédération de provinces, qui finira par se cristalliser en une nation unique grâce à une politique d'uniformisation administrative et culturelle, portée à son aboutissement par la Révolution française de 1789 et la fin du régime féodal. A la suite de cette Révolution, le pays connaît alors un siècle de bouleversements politiques, économiques et sociaux. A la monarchie absolue succèdent plusieurs régimes républicains pendant la dernière décennie du XVIIIème siècle, avant que le Premier Empire Français ne soit institué par Napoléon Bonaparte en 1804, après cinq ans de Consulat. Les grandes conquêtes napoléoniennes du début du XIXème siècle déboucheront sur de violentes guerres qui affaibliront la France après en avoir fait la première puissance mondiale. Les échecs successifs des Deuxième Restauration et Monarchie de Juillet aboutiront aux journées de février 1848, puis à la proclamation de l’éphémère Deuxième République qui accouchera trois ans après du Second Empire français de Napoléon III, dont la défaite à Sedan, en 1870, conduira à la proclamation de l’actuelle IIIème République.

................Grande puissance mondiale, la France s’est progressivement constituée à partir du XVIIème siècle deux immenses empires coloniaux, ne cessant d’étendre ses possessions sur les autres continents. Si le premier prit fin sous l’époque napoléonienne, le second est toujours d’actualité, et la République y est investie d’une mission civilisatrice qu’elle entend conduire à son terme. Grâce à ses colonies, elle s’étend désormais, outre son territoire métropolitain, dans l’ouest africain ainsi qu’en Asie du sud-est et dans le Pacifique, avec également des possessions dans l’océan Indien, à l’instar de Madagascar, mais aussi quelques îles éparpillées dans les Antilles et en Amérique du Nord. Bien que souvent décriée pour sa sempiternelle instabilité politique, la IIIème République administre ces territoires barbares, et, mieux encore, a su relever tous les défis et toutes les menaces qui pesèrent sur la France, et plus généralement le monde, durant ce XXème siècle sanglant. En effet, la Grande Nation connut la douloureuse épreuve de la Grande Guerre entre 1914 et 1918, battant, au prix de pertes humaines colossales, les empires allemands, austro-hongrois et ottomans. S’imposant comme la première puissance mondiale dans les années suivantes, la France fut durement – bien que moins que ses voisins – frappée par la terrible crise économique et financière de 1929, dont les répercussions furent considérables dans le monde puisqu’elle conduisit à l’émergence d’une nouvelle menace à l’est, celle du nazisme, prôné par Hitler qui parvint au pouvoir dans les années 30 en Allemagne. Impuissante, la République céda en quelques semaines à peine face au régime nazi expansionniste, et collabora honteusement quatre années durant avec celui-ci, avant d’être libéré par le très glorieux Général de Gaulle, et avec le concours des forces supplétives américano-anglaises. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, elle retrouve son indépendance puis, dans les vingt années suivantes, perd la quasi-totalité de son empire colonial, notamment les départements d’Algérie, bien qu’elle conserve un rang international majeur grâce à l’action du Général, qui, pendant cette longue Guerre Froide, plaça dans un premier temps le pays dans une Troisième voie salvatrice, bien que rapidement abandonnée par ses successeurs.

................Seul pays au monde à exercer sa souveraineté sur des territoires répartis sur trois océans et deux continents, elle joue un important rôle géopolitique au niveau mondial, grâce à un réseau d'ambassades et de consulats étendu, le deuxième au monde derrière celui des États-Unis, et elle dispose de bases militaires sur tous les continents. La France possède la deuxième plus grande zone économique exclusive (espace maritime) au monde, à laquelle s'ajoute une extension du plateau continental de 579 000 km² en 2015, et est le premier pays du monde pour la diversité de ses milieux maritimes et leur biodiversité. La France est, à la fin de 2016, la deuxième puissance économique européenne derrière l'Allemagne et devant le Royaume-Uni, et est la cinquième puissance économique mondiale par PIB nominal (neuvième à parité de pouvoir d'achat). Elle affiche un niveau de vie très élevé. Elle figure parmi les leaders mondiaux dans les secteurs de l'agroalimentaire, de l'aéronautique, de l'automobile, des produits de luxe, du tourisme et du nucléaire. Deuxième pays le plus peuplé de l'Union européenne derrière l'Allemagne, la France est aussi le plus vaste de l'Union européenne et le troisième pays le plus vaste d'Europe. Sa culture et sa civilisation sont diffusées par les pays francophones à travers le monde, réunis dans l'Organisation internationale de la francophonie. Traditionnellement utilisé comme langue de la diplomatie, le français est la dixième langue maternelle la plus parlée au monde et une des langues ayant la plus grande diffusion internationale. Il est une des six langues officielles et une des deux langues de travail avec l'anglais de l'Organisation des Nations unies, l'une des deux langues officielles du Comité international olympique, et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales. Le français est également l'une des trois langues de travail de l'Union européenne — avec l'allemand et l'anglais. Troisième puissance nucléaire mondiale, l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et membre de l'OTAN, la France est également membre du G7, du G20, de la zone euro, de l'Espace Schengen, de la Commission de l'océan Indien et abrite le siège du Conseil de l'Europe, du Parlement européen et de l'UNESCO. De ce fait, elle exerce une influence notable en matière politique, économique, militaire et culturelle en Europe et dans le reste du monde.

Politique


Caractéristiques politiques

Type de puissance : Puissance mondiale
Type de gouvernement : Régime semi-présidentiel / semi-parlementaire

Description

................ La crise de mai 1958, déclenchée par le putsch d'Alger mené par une fraction de l'armée, conduit à l'arrivée au pouvoir du général Charles de Gaulle. Nommé président du Conseil le 1er juin 1958, il obtient du Parlement, deux jours plus tard, l'autorisation de faire procéder à la rédaction d'une nouvelle Constitution. Tandis que celle de 1946 avait été préparée par une Assemblée constituante élue à cet effet, la Constitution de 1958 est rédigée sous l'autorité du gouvernement par une équipe conduite par Michel Debré. Le projet est alors approuvé par référendum le 28 septembre 1958, et devient la Constitution du 4 octobre 1958 souvent appelée Constitution de la Cinquième République. Ce nouveau régime républicain réforme profondément la France, qui connaît désormais une période de stabilité politique oubliée depuis des décennies grâce à un exécutif largement renforcé – notamment le Président, qui dispose désormais de véritables attributions politiques –, mais aussi plus largement le gouvernement, par rapport à un législatif qui perd la toute-puissance qu’il avait jadis acquise. Cependant, les réformes constitutionnelles successives, notamment celle de 2008, vont avoir tendance à rationnaliser de nouveau l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, au profit de ce dernier.


Président de la République


Président de la République : Emmanuel Macron (LREM)

................Le président est élu au suffrage universel direct depuis la réforme constitutionnelle de 1962. Depuis le référendum sur le quinquennat présidentiel demandé par Jacques Chirac en l'an 2000, le président de la République est élu pour cinq ans, contre sept ans antérieurement. Depuis la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, il ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. En cas de vacance du pouvoir, les fonctions de président de la République française sont assurées par le président du Sénat, ce qui est arrivé en 1969, à la suite de la démission de Charles de Gaulle et en 1974, à la mort de Georges Pompidou, tous deux alors remplacés par Alain Poher. L'élection du président de la République au Suffrage universel direct confère à celui-ci une légitimité politique considérable. Mais de plus la Constitution attribue au président de la République des pouvoirs propres qui rompent avec le rôle purement honorifique qui lui était attribué sous la IIIe république et la IVe République. En effet, la Constitution du 4 octobre 1958 prévoit que le président dispose, d'une part de pouvoirs qui sont dispensés du contreseing ministériel, tels que nommer aux fonctions du Premier ministre, mettre fin aux fonctions du Premier ministre sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement (article 8 alinéa 1C), selon une coutume instaurée par les premiers Présidents de la République, organiser un référendum (article 11, C) sur proposition, du gouvernement ou, conjointe des deux assemblées, dissoudre l'Assemblée nationale (article 12), et dans certaines circonstances de menace grave et immédiate (atteinte à l'intégrité du territoire, de l'indépendance de la Nation, interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, etc.), celui-ci peut endosser des pouvoirs exceptionnels (article 16) qui lui permettent de cumuler tous les pouvoirs (exécutif, judiciaire, législatif) en vue de mettre un terme à la menace ; et d'autre part de pouvoirs soumis à contreseing, à l’instar de nommer et mettre fin aux fonctions des membres du gouvernement (article 8 alinéa 2), promulguer la loi (article 10), signer les décrets et ordonnances (article 13 alinéa 1), nommer aux emplois civils et militaires (article 13 alinéas 2, 3 et 4), exercer son droit de grâce (article 17), etc. Il est également chef des armées et dispose de la force nucléaire.


Premier-ministre



Premier ministre : Edouard Philippe (Sans Etiquette)

................ La fonction de Premier ministre est créée le 4 octobre 1958, lors de l'adoption de la Constitution de la Ve République. Michel Debré, fidèle du général de Gaulle, fut le premier à occuper cette nouvelle fonction à compter du 8 janvier 1959. Le poste de Premier ministre dans la Ve République appartient au pouvoir exécutif. Ses pouvoirs sont fixés par la Constitution. La Cinquième République est un régime constitutionnel parlementaire à influence présidentielle. Concrètement, cela signifie que le pouvoir exécutif est partagé entre le Président et son Premier ministre. On parle ainsi de régime semi-présidentiel1. C'est un régime typiquement français, car très rare dans le monde ; ce régime a la réputation d'être à la fois stable et souple. Le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du gouvernement. Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions. Le président de la République préside le Conseil des ministres. Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement. Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires ; dans certains cas, le passage par le Conseil des ministres est obligatoire.


Conseil des Ministres



................ Le gouvernement de la République française sous la Cinquième République constitue la seconde tête d'un pouvoir exécutif bicéphale. C'est un organe collégial et hiérarchisé. Il détermine et conduit la politique de la France, dispose de l'administration et de la force armée selon l’article 20, alinéa 1, de la Constitution de 1958. Comme toute l'administration est gouvernée par celui-ci, le gouvernement peut créer de nouvelles institutions administratives, il embauche ses agents. Il peut aussi dissoudre ces institutions et exerce le pouvoir hiérarchique. Le gouvernement est nommé par le président de la République et est placé sous l'autorité politique du Premier ministre, qui est le chef du gouvernement.

Premier-ministre : Edouard Philippe (SE)
Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur : Gérard Collomb (PS)
Ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire : Nicolas Hulot ()
Garde des sceaux, ministre de la Justice : Nicole Belloubet (DVG)
Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères : Jean-Yves Le Drian (PS)
Ministre des Armées : Florence Parly (PS)
Ministre de la Cohésion des territoires : Jacques Mézard (PRG)
Ministre des Solidarités et de la Santé : Agnès Buzyn (SE)
Ministre de l’Economie et des Finances : Bruno Le Maire (LREM)
Ministre de la Culture et de la communication : Françoise Nyssen (SE)
Ministre du Travail : Muriel Pénicaud (DVG)
Ministre de l’Education nationale : Jean-Michel Blanquer (DVD)
Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation : Stéphane Travert (LREM)
Ministre de l’Action et des Comptes publics : Gérald Darmanin (LREM)
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : Frédérique Vidal (SE)
Ministre des Outre-mer : Annick Girardin (PRG)
Ministre des Sports : Laura Flessel (SE)

Sénat


................ Le Sénat constitue la chambre haute du Parlement français selon le système du bicamérisme et détient le pouvoir législatif avec l'Assemblée nationale. En vertu de l'article 24 de la Constitution de la Ve République, il est le représentant des collectivités territoriales. Il siège au palais du Luxembourg. Lors du vote d'une loi, en cas de positions divergentes du Sénat et de l'Assemblée nationale, le Premier ministre peut donner le dernier mot à l'Assemblée. Cette dernière ne peut donc légiférer qu'avec l'accord du Sénat ou du Premier ministre, mais jamais seule. Dans le cas des révisions constitutionnelles, les deux chambres doivent s’entendre sur le même texte. Le Sénat, qui compte 348 sénateurs depuis le renouvellement de 2011, a subi plusieurs réformes de son mode d'élection. Depuis l'adoption de la loi no 2003-697 du 30 juillet 2003, le mandat des sénateurs est de six ans, et le renouvellement s'effectuera intégralement tous les six ans à partir de 2020, cela depuis la réforme des institutions de septembre 2018. Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par 150 000 grands électeurs. Le scrutin est soit proportionnel (52 %), soit uninominal à deux tours (48 %) au niveau départemental. La chambre haute a été dominée par la droite et le centre du début de la Ve République jusqu’à aujourd’hui, la gauche n’ayant détenu la majorité qu’entre 2011 et 2014. Depuis cette dernière date, le groupe majoritaire est le groupe Les Républicains et Gérard Larcher est le président du Sénat.


Rassemblement National : 13 sénateurs
Groupe Les Républicains (LR & DVD) : 64 sénateurs
Groupe Union centriste (MCR) : 18 sénateurs
Groupe La République en marche (LREM) : 77 sénateurs
Groupe socialiste et républicain (PS & DVG & EELV) : 40 sénateurs
Groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (PC) : 7 sénateurs
Groupe France Insoumise (FI) : 21 sénateurs


Assemblée nationale


................L’Assemblée nationale forme, avec le Sénat, le Parlement de la Cinquième République française. Son rôle principal est de débattre, d’amender et de voter les lois. De plus, cette institution a, contrairement au Sénat, le pouvoir de renverser le gouvernement, ce qui implique que celui-ci ne devrait pas être en désaccord avec elle. Elle siège au palais Bourbon à Paris. Depuis 1986, l’Assemblée compte 577 membres appelés « députés », élus au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour une durée de cinq ans. Depuis 2017, début de la XVe législature, le groupe majoritaire est le groupe La République en Marche et François de Rugy est le président de l'Assemblée. A partir de 2022, l’Assemblée ne sera plus constituée que par 404 députés toujours élus au même scrutin, sauf pour 12,5% d’entre eux qui seront élus à la proportionnelle.

Pà a Corsica : 3 députés
Ligue du Sud : 1 députée
Front national : 7 députés
Debout la France : 1 député
Les Républicains : 100 députés
Résistons ! : 1 député
Mouvement centriste pour la République : 82 députés
La République en Marche : 313 députés
Divers gauche : 3 députés
Nouvelle Gauche (PS) : 31 députés
France Insoumise : 17 députés
Gauche démocrate et républicaine : 16 députés



Économie


Description de l'économie

................La France fait partie des pays fondateurs de l'Union européenne et de la zone euro. Au cœur d’une zone économiquement très développée, son économie a bénéficié de la mise en place du marché commun européen. L'intervention de l'État dans l'économie est traditionnellement importante. Le niveau de dépenses publiques et donc d’imposition est parmi les plus élevés au monde. À partir de 1986, l'État a privatisé un grand nombre d'entreprises publiques mais son influence sur l’économie reste forte. L'économie française est principalement une économie de services : en 2015, le secteur tertiaire occupait 76,7 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche, etc.) n'en représentait plus que 2,8 %, et le secteur secondaire (essentiellement l’industrie) 20,5 %. L'économie française est une économie de plus en plus ouverte, occupant une place importante dans les échanges commerciaux internationaux, principalement au sein de l'Union européenne. La France est le 7e pays pour ses exportations et le 6e pour ses importations. En 2006, les exportations représentent 26 % du PIB et les importations 27 %. La balance commerciale est devenue déficitaire en 2004, et ce déficit s’est accru jusqu'en 2011 avant de décroître légèrement mais de rester important en 2015. Le taux de chômage est plus élevé que la moyenne des autres pays développés à 9,7 % (10 % en prenant en compte l'Outre-mer) en décembre 2016. Le taux d'emploi (63,8 % en 2006), proche de la moyenne européenne (64,8 %), est plus faible que celui de l’UE-15 (66,2 %), et de la moyenne des pays développés, en particulier pour les séniors, les moins de 30 ans, et les personnes faiblement qualifiées. Le traitement fiscal avantageux accordé à la R&D permet à la France de se hisser au 4e rang mondial pour le nombre de brevets délivrés en 2013 et ainsi d'accroître son attractivité économique.

Spoiler:




Forces armées françaises

Budget des Armées : 44,1 milliards d’euros
Chef d'État-Major des Armées : Général François Lecointre
Âge militaire : 17 ans avec le consentement pour le service militaire
Disponibles au service militaire : 23 750 000 hommes
Actifs : 365 835 hommes
Troupes régulières : 215 019 + 98 000 (Gendarmerie Nationale)
Réservistes : 27 680 + 25 000 (Gendarmerie Nationale)
Garde Nationale : 72 000




Armée de Terre

Chef d'État-Major de l'Armée de Terre : Général d'armée Jean-Pierre Bosser
Effectifs : 209 470 hommes

ÉQUIPEMENT :
Blindés de combat
Char Leclerc AMX-56 : 200
Char AMX-30 B2 Brennus : 150 (mis en réserve au Matériel)
Char de dépannage DNG DCL : 18
AMX-30D : 30
AMX-10 RC : 248
ERC-90 Sagaie : 90
VBCI : 629
VAB : 2 661
Véhicule Blindé Léger : 1 466

Engins du génie
Nexter Aravis : 15
Buffalo MPCV : 4
EGAME : 35
Engin blindé du génie : 42
Engin de franchissement de l'avant : 39
Engin du génie rapide de protection : 92
Moyen de forage rapide de destruction : 25
Pont flottant motorisé : 70
SPRAT : 10
Souvim : 8
Liebherr LTM 1050-3.1 : 50
UNAC TNA : 6
LEMIR : 18
UNAC 160C2 : 9
UNAC 20TRR : 2
Caterpillar D6 : 40
MPG : ?
BOMAG : ?
BOMAG 122H : ?

Camions
Porteur polyvalent terrestre : 485
Renault Sherpa 5 : 30
Renault Kerax : 400
Renault GBC 180 : 5 386
Scania CCP10 : 460
TRM 700/100 : 119
TRM 2000 : 2 225
TRM 10000 : 1 203
Véhicule porte-conteneurs maritimes : 12
VLRA : 29
PLFS : 202
Véhicule de transport logistique : 800
CaRaPACE : 31
Unimog CCP3,5 : 23

Artillerie
AMX AuF1 : 32
CAESAR : 77
LRU : 13
TRF1 : 12
MO 120 RT : 140
Renault Sherpa 3 Mistral : 6
Poste de tir Mistral : 221

Hélicoptères
SA342 Gazelle : 147
Eurocopter Tigre HAD : 67
NHIndustries TTH90 Caïman : 74
Eurocopter EC-725 Caracal : 8
Eurocopter AS.532UL Cougar : 26
Eurocopter AS.532UL Cougar HORIZON : 4
Sud-Aviation SA.330Ba Puma : 118
Eurocopter EC-120 Colibri : 36
Eurocopter AS.555 Fennec : 18
Socata TMB-700 : 8
Pilatus PC-6 : 5
DroGen : 10
DRAC : 48
Sperwer : 24




Marine Nationale

Personnel actif : 36 500 hommes

Chef d'État-Major de la Marine : Amiral Christophe Prazuck
Effectifs : 36 500 militaires et 2 800 civils

ÉQUIPEMENT :
Porte-avions
Porte-avions Charles de Gaulle (R 91 - Équipage mixte)

Bâtiments de projection et de commandement
BPC Mistral (L 9013)
BPC Tonnerre (L 9014)
BPC Dixmude (L 9015)

Frégates anti sous-marines
FASM Montcalm (D 642 - Équipage mixte)
FASM Jean de Vienne (D 643 - Équipage mixte)
FASM Primauguet (D 644 - Équipage mixte)
FASM La Motte-Picquet (D 645)
FASM Latouche-Tréville (D 646 - Équipage mixte)

Frégates de défense antiaérienne
Frégate Cassard (D 614)
Frégate Jean Bart (D 615)
FDA Forbin (D 620)
FDA Chevalier Paul (D 621)

Frégates
Frégate La Fayette (F 710)
Frégate Surcouf (F 711)
Frégate Courbet (F 712)
Frégate Aconit (F7 13)
Frégate Guépratte (F 714 - Équipage mixte)

Frégate multimissions
Frégate Aquitaine (D650)
Frégate Provence (D652)
Frégate Languedoc (D653)
Frégate Auvergne (D654)
Frégate Bretagne (D655)
Frégate Normandie (D611)

Frégates de surveillance
FS Floréal (F 730)
FS Prairial (F 731)
FS Nivôse (F 732)
FS Ventôse (F 733)
FS Vendémiaire (F 734)
FS Germinal (F 735)

Patrouilleurs de haute mer
PHM Lieutenant de vaisseau Le Hénaff (F 789)
PHM Lieutenant de vaisseau Lavallée (F 790)
PHM Commandant l'Herminier (F 791)
PHM Premier maître l'Her (F 792)
PHM Commandant Blaison (F 793)
PHM Enseigne de vaisseau Jacoubet (F 794)
PHM Commandant Ducuing (F 795)
PHM Commandant Birot (F 796)
PHM Commandant Bouan (F 797)

Patrouilleurs
Patrouilleur L'Adroit (P 725)
Patrouilleur Arago (P 675)
Patrouilleur Flamant (P 676)
Patrouilleur Cormoran (P 677)
Patrouilleur Pluvier (P 678)
Patrouilleur La Capricieuse (P 684)
Patrouilleur La Glorieuse (P 686)
Patrouilleur La Gracieuse (P 687)
Patrouilleur La Moqueuse (P 688)
Patrouilleur Fulmar (P 740)

Patrouilleurs de surveillance des sites
PSS Athos (A 712)
PSS Aramis (A 713)

Chasseurs de mines
Chasseur de mines tripartite Éridan (M 641)
Chasseur de mines tripartite Cassiopée (M 642)
Chasseur de mines tripartite Andromède (M 643)
Chasseur de mines tripartite Pégase (M 644)
Chasseur de mines tripartite Orion (M 645)
Chasseur de mines tripartite Croix du Sud (M 646)
Chasseur de mines tripartite L'Aigle (M 647)
Chasseur de mines tripartite Lyre (M 648)
Chasseur de mines tripartite Sagittaire (M 650)
Chasseur de mines tripartite Céphée (M 652)
Chasseur de mines tripartite Capricorne (M 653)

Bâtiments remorqueurs de sonars
BRS Antarès (M 770)
BRS Altaïr (M 771)
BRS Aldébaran (M 772)

Bâtiments-bases de plongeurs démineurs
BBPD Vulcain (M 611)
BBPD Achéron (A 613)
BBPD Styx (M 614)
BBPD Pluton (M 622)

Flottille amphibie
EDA-R
EDA-S

Bâtiments de commandement et de ravitaillement
Var (A 608)
Somme (A 631)
Marne (A 630)

Bâtiments d'expérimentations
Dupuy de Lôme (A 759)
Thétis (A 785)
Monge (A 601)

Bâtiments hydro-océanographiques
Beautemps-Beaupré (A 758)
Lapérouse (A 791)
Borda (A 792)
Laplace (A 793)

Bâtiment de soutien à la plongée
Alizé (A 645)

Bâtiments de soutien de région
Élan (A 768)
Gazelle (A 775)
Taapé (A 633)

Bâteaux pompes
Type Louis Collet
Type Pythéas II

Vedettes de servitude
Vedettes de servitude type V 14
Vedettes de servitude type Arcor 34
Vedettes de servitude type Couach-Plascoa 980
Vedette de surveillance radiologique type Coralline
Vedette côtière de surveillance maritime
Vedette de Sûreté Maritime et Portuaire (VSMP)

Remorqueurs
Remorqueurs ravitailleurs
Revi (A 635)

Remorqueurs de haute mer
Malabar (A 664)
Tenace (A 669)

Remorqueurs portuaires et côtiers de 50 tonnes type Esterel
Esterel (A 641)
Luberon (A 642)

Remorqueurs côtiers Voith-Schneider type Bélier
Bélier (A 695)
Buffle (A 696)
Bison (A 697)

Remorqueurs côtiers type Fréhel
Fréhel (A 675)
Saire (A 676)
Armen (A 677)
La Houssaye (A 678)
Kéréon (A 679)
Sicié (A 680)
Taunoa (A 681)
Rascas (A 682)
Lardier (Y 638)
Giens (Y 639)
Mengam (Y 640)
Balaguier (Y 641)
Taillat (Y 642)
Nividic (Y 643)
Le Four (Y 647)
Port Cros (Y 649)

Remorqueurs côtiers type Maito
Maito (A 636)
Maroa (A 637)
Manini (A 638)

Remorqueurs portuaires et pousseurs type Bonite
Bonite (Y 630)
Rouget (Y 634)

Remorqueurs portuaires et pousseurs type RT 10 T
Morse (Y 770)
Otarie (Y 771)
Loutre (Y 772)
Phoque (Y 773)

4 pousseurs pour SNLE de nouvelle génération
des N°101 à 104

26 pousseurs portuaires
des N° 6 à 38

Sous-marins nucléaires lanceurs d'engins
SNLE Le Terrible (S 619)
SNLE Le Vigilant (S 618)
SNLE Le Téméraire (S 617)
SNLE Le Triomphant (S616)

Sous-marins nucléaires d'attaque
SNA Rubis (S 601)
SNA Saphir (S 602)
SNA Casabianca (S 603)
SNA Émeraude (S 604)
SNA Améthyste (S 605)
SNA Perle (S 606)

Aéronefs
Super-Étendard : 25 (en parc)
Rafale-Marine F3 : 43
Rafale-Marine F1 : 10 (en parc)
E-2C Hawkeye : 3
WG-13 Lynx : 20
NH90 Caïman Marine : 17
Atlantique ATL2 : 16
Falcon 200 : 5
Falcon 50M : 8
SA-365F Dauphin Pedro : 3
SA-365N Dauphin SP : 8
AS-565 Panther : 16
EC 225 Caracal : 2
Alouette III : 22
Falcon DA-10 : 6
EMB-121 Xingu : 11
MS-880 : 9
Cap 10 : 7




Armée de l'Air

Chef d'État-Major de l'Armée de l'Air : Général d'armée aérienne André Lanata
Effectifs : 42 607 hommes

ÉQUIPEMENT :
Avions de combat
Dassault Rafale C & B : 111
Dassault Mirage 2000 D : 68
Dassault Mirage 2000-5F : 27
Dassault Mirage 2000 B & C : 17

Avions de transport
Airbus A340-200 : 2
Airbus A310-304 : 3
Airbus A400M Atlas : 9
Lockheed C-130 Hercules : 14
C-160 Transall : 23
Casa CN-232 : 27

Avions de support opérations
Boeing KC-135 Stratotanker : 14
Boeing E-3F Sentry : 4
C-160 Transall Gabriel : 2

Hélicoptères et drones
H 225M Caracal : 11
H 225 Super Puma : 2
H 215 Super Puma : 3
SA 330 Puma : 23
H 125M Fennec : 40
EADS Harfang : 4
General Atomics MQ-9 Reaper : 3

Armement antiaérien
Système mobile Crotale NG : 12
SAMP/T : 10
CETAC : 4


Relations extérieures


................

Très bonnes relations : Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Union Européenne
Bonnes relations : Arabie Saoudite, République Populaire de Chine, Taïwan
Relations neutres : Reste du monde
Mauvaises relations : Corée du Nord, Syrie
Très mauvaises relations :

Alliances et Organisations membre : ONU, OMC, FMI, UE, OIF, etc.




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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Dim 5 Aoû 2018 - 17:56


République française





Affaires intérieures


................Alors que le début de fronde interne à LREM semble au moins temporairement écarté avec les annonces faites par le chef de l’Etat lors de ses traditionnels vœux du nouvel an, bien que Sonia Krimi ait affirmé que celle-ci pourrait très rapidement prendre si les différentes réformes n’étaient pas présentées dans les mois à venir, le gouvernement a décidé de s’attaquer, à deux mois des élections départementales, à un dossier plus que sensible qu’est le découpage administratif et politique en France, pays réputé pour être un millefeuilles entre les communes, les communautés de commune, les communautés urbaines, les métropoles, les départements, les régions, etc. Depuis des décennies, les réformes territoriales s’enchaînent, aboutissant à une confusion des compétences et des entités, certaines n’ayant même pas le temps d’entrer véritablement en vigueur qu’elles sont déjà abrogées par la majorité suivante, tandis que les lois de décentralisation et de recentralisation n’aident pas à la lisibilité de ce beau foutoir dont il ne ressort, selon certains, qu’une hausse continue des dépenses et du nombre de fonctionnaires. Pour le chef de l’Etat, « cette conception verticale de la réforme doit être inversée au profit d’une conception bottum-up dans laquelle il reviendrait aux citoyens de choisir les strates territoriales qui les séparent de l’Etat, et non plus quelques hommes blancs cisgenres quinquas issus des grandes écoles et hors sols. »

................Bien que l’exposé de la philosophie générale de la réforme soit plutôt séduisant, la traduction est bien moins démocratique et reprend les bonnes vieilles habitudes administratives françaises. Le gouvernement a annoncé la suppression des départements en tant que collectivités territoriales au profit des régions, bien qu’ils subsistent en même temps comme divisions administratives, et un peu comme entités politiques aussi. En effet, le gouvernement a repris la réforme territoriale de 2010 fusionnant le conseiller départemental et le conseiller régional au profit d’un conseiller territorial élu dans des cantons et siégeant au conseil régional avec ses pairs des autres départements, mais aussi dans une sorte de conseil départemental issu d’une délégation de pouvoir du conseil régional afin de mettre en œuvre les anciennes compétences du département désormais attribuées au conseil régional mais déléguées à ces nouveaux conseils départementaux qui ne disent pas leur nom. L’objectif d’une telle réforme est de réduire considérablement le nombre d’élus locaux ainsi que de concentrer les pouvoirs au sein de vastes collectivités territoriales pour réduire un maximum possible les frais de fonctionnement. Le département subsiste néanmoins comme division administrative, c’est-à-dire exclusivement au niveau de la préfecture, tandis que la gestion des aides sociales, le logement, la voierie, etc., deviennent désormais de la compétence de la région.

................Ce n’est évidemment pas tout. En effet, si les départements disparaissent comme collectivité territoriale, il reste possible de les faire subsister sous une forme juridique modifiée, celle de la collectivité territoriale unique, qui consiste en une collectivité territoriale dotée des attributions du département et de la région sans pour autant être une région stricto sensu, à l’instar de la Corse, qui jouit de ce statut. Désormais, cette possibilité est ouverte à « tout département qui souhaiterait fusionner uniquement avec un autre sous un tel statut, ou à un département qui ne souhaiterait pas être intégré au sein d’une région. » Les cibles du gouvernement sont évidentes : les départements du Bas et Haut Rhin, qui ne digèrent toujours pas leur intégration au Grand Est, et qui ne rêvent que de se retrouver au sein d’une entité juridique commune, mais également la Vendée, qui n’est pas spécialement enthousiaste d’être au sein de la région Pays de la Loire et qui s’offrirait bien le luxe de pouvoir directement dialoguer avec l’Etat sans passer par une région. Ainsi, peu après l’adoption de la réforme, les Bas et Haut Rhin ont annoncé la création d’une collectivité territoriale unique d’Alsace, indépendante du Grand Est, tandis que la Vendée a annoncé la même chose, cette fois toute seule, et se sépare de sa région afin de recouvrer une certaine autonomie, au risque de fragiliser le découpage territorial français de François Hollande.

................Le gouvernement a également décidé de touché au découpage territorial plus généralement. En effet, il a annoncé le rattachement du département Loire-Atlantique à la région bretonne, officiellement pour « réparer une erreur historique » et officieusement pour renforcer une région largement acquise à la cause d’En Marche, notamment grâce à son ancien président Jean-Yves Le Drian, provoquant ainsi un véritable séisme dans les trois départements restants des Pays de la Loire. Résultat, la Mayenne et la Sarthe ont annoncé leur fusion au sein d’une collectivité territoriale unique sobrement appelée Maine, tandis que le Maine-et-Loire s’est lui aussi transformé en une telle collectivité, toutefois sous l’appellation plus historique d’Anjou. Autre démembrement politique, celui de la région Auvergne Rhône Alpes, tenue par Laurent Wauquiez, avec le départ des départements de Haute Savoie et de Savoie, qui fusionnent eux aussi dans une nouvelle collectivité territoriale unique nommée Savoie. Si d’autres départements sont candidats à changer de région ou créer leur CTU, le gouvernement a toutefois refusé pour l’instant les demandes, ne les jugeant pas pertinentes. En réalité, et officieusement, ces redécoupages tiennent davantage de l’intérêt politique que de l’intérêt général, puisqu’ils permettent le plus souvent d’affaiblir des régions tenues par une droite encore tenace et de renforcer celles acquises à LREM.

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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Lun 6 Aoû 2018 - 19:54


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Affaires intérieures


................La crue du siècle, autant attendue que crainte, a finalement eu lieu en ce mois de février 2021, au plus grand dam du gouvernement français qui se serait bien passé d’un tel évènement en pleine course électorale pour les régionales – dont le scrutin a été fixé en décembre 2021 – et pour les présidentielles de l’année suivante. Si au début de la crue, cela ressemblait à l’habituelle montée des eaux annuelle, le dépassement de la barre des 7 mètres a rapidement inquiété les autorités compétentes qui ont immédiatement mises en œuvre les différents plans prévus à cet effet, cela en temps et en heure, notamment le Plan Neptune du ministère des Armées, prévoyant le déploiement de dix milles militaires dans la capitale et ses alentours pour assister les milliers de pompiers et sauveteurs déployés pour faciliter l’évacuation des autochtones menacés et/ou touchés par les inondations, mais également leur ravitaillement en eau potable et nourriture pour les zones non-inondées mais dont l’accès est rendu plus que difficile par la crue, par exemple dans le Val-de-Marne où Ivry-sur-Seine a été recouverte à 55% par les eaux, ou encore à Alfortville, intégralement inondée – et surnommée Alflotteville par les habitants. Au total, plusieurs centaines de milliers de personnes ont dû être évacuées, parfois pour quelques heures mais bien souvent pour quelques jours, et relogées dans des centres d’hébergement de fortune, des gymnases, des casernes, etc.

................Depuis le château de Vincennes, où la présidence et le gouvernement ont été transférés conformément au plan en cas de grande crue, le chef de l’Etat s’est exprimé devant ses concitoyens pour exprimer ses vœux de rétablissement aux blessés, rassurer les inquiets, présenter ses condoléances aux familles des décédés, et tutti quanti. Il a annoncé que la décrue devrait durer moins d’un mois, affirmant que tous les efforts sont faits pour l’accélérer le plus possible, et que l’Etat prendra en charge sa partie des dégâts, laissant aux assurances privées le soin de prendre la sienne le plus vite possible. Ainsi, le Parlement, temporairement délocalisé à Versailles pour sa part, a voté une loi de finances rectificative pour créer un budget annexe de 7 milliards d’euros exclusivement dédié à la réparation des dégâts – la région et les communes prenant 3 milliards à charge –, qui commence dès à présent à Paris et dans les villes alentours. De même, il a annoncé la construction de trois nouveaux réservoirs en amont de la Seine pour permettre de stocker un maximum d’eau, ainsi que l’agrandissement de ceux déjà existants, cela afin de réduire considérablement l’impact des prochaines crues et surtout éviter une nouvelle grande crue de ce genre dans les décennies à venir. Le président et les ministres se rendront auprès des déplacés, tandis que les centrales font tout leur possible pour assurer l’approvisionnement en électricité.


Affaires intérieures


................Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères a, durant son entretien avec son homologue niakoué, accepté les différentes propositions qu’il a qualifié de « particulièrement enthousiasmantes pour la coopération technologique entre la République populaire de Chine et la République française. » Ainsi, il a consenti à l’agrandissement du centre sino-français d’études sur le nucléaire civil en Chine, mais également la construction d’un centre en France, et proposé au représentant chinois la participation d’Areva dans la construction de nouvelles centrales nucléaires dans l’Empire du Milieu, qui, au regard de sa récente annonce à cet égard, semble vouloir de doter d’un parc nucléaire conséquent, Jean-Yves Le Drian affirmant que « le savoir-faire français est dans ce domaine incontestable et pourrait aider la Chine à atteindre ses objectifs, notamment avec la construction de centrales EPR mais également plus classiques. » Concernant le domaine spatial, l’ancien connétable de France et duc de Bretagne a également remercié la Chine pour son don de matière lunaire et proposé à Beijing de participer financièrement, voire technologiquement, aux différents programmes français dans le cadre de l’ESA sur la décennie actuelle, à l’instar de la station spatiale européenne en orbite autour de la Terre cela afin de « renouer avec la tradition commune aux chinois et aux européens qu’est l’exploration du monde les entourant. »



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Message par Sirda le Ven 10 Aoû 2018 - 23:42


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Affaires intérieures


................« Le tournant social du quinquennat », titre l’Express en une, avec un éditorial spécial de l’excellentissime Christophe Barbier qui fait la promotion de son hebdomadaire sur les ondes des sévices publics, France Intox en tête, mais également sur les plateaux télévisés tels que BFMacron, première chaîne de propagande de France. A qui veut bien l’entendre, l’homme à l’écharpe rouge affirme que « le président de la République a pris la mesure de son impopularité auprès des classes les plus défavorisées dont il représente pourtant l’espoir de l’ascension sociale, lui qui est parvenu si haut en partant de si bas, l’archétype même de l’outsider, en faisant adopter ce plan de lutte contre la pauvreté en France. » Toute l’intelligentsia centre-gauchiasse se met alors en marche pour défendre partout ce projet, épaulée par les officiels d’En Marche qui n’hésitent pas à qualifier Emmanuel Macron de « président des plus démunis », Jacques Séguéla –87 ans et l’air toujours aussi frais grâce à son bronzage – préfère quant à lui dire que « le chef de l’Etat donne l’impression de préférer les clochards aux Rolex avec ce projet ». Plus politiquement correcte, l’avant-garde macroniste, Gabriel Attal et Sacha Houilé en tête, parle de « projet civilisationnel pour lutter contre ce fléau issu de la gestion catastrophique par la droite et la gauche du pays ces mille dernières années qu’est la pauvreté », avant d’aller se torcher au Palais Bourbon.

................Emmanuel Macron parle quant à lui, en présentant ce projet devant un parterre de journalistes triés sur le volet, « d’accomplissement de la mission historique, jadis dévolue à l’Eglise catholique, et depuis la Révolution à l’Etat français, de secours aux plus défavorisés d’entre nous, pour leur permettre de s’élever matériellement au-dessus de leur triste condition initiale, et pleinement adhérer à la société moderne afin de s’épanouir en les faisant accéder au bonheur matériel terrestre. » En réalité, il s’agit seulement de partir à la conquête d’un électorat populaire qui lui fait défaut depuis le début de sa carrière politique, ainsi que de sérieusement calmer la fronde qui tend à apparaître avec en tête de file la députée-maire de Cherbourg-en-Cotentin Sonia Krimi et qui attend impatiemment ce fameux « tournant social » pour changer l’image de président des riches que porte le chef de l’Etat. Ainsi, le président de la République a, dans un long discours ennuyant, dévoilé toutes les richesses de sa philosophie sociale, parsemant son intervention de grandes références philosophiques puisées tantôt dans le christianisme médiéval, tantôt dans le socialisme du XXème siècle, avant de convoquer de grandes figures politiques françaises telles que le Général de Gaulle, Philippe Séguin, Michel Rocard ou encore Ambroise Croizat histoire de ratisser bien large et tenter de fédérer un maximum de personnes autour de son projet.

................Le chef de l’Etat a ainsi détaillé sa vision en mentionnant comme premier axe de ce plan pauvreté la jeunesse, laquelle doit « avoir toutes les cartes en mains pour être une winneuse. » Désormais, les jeunes, s’ils quittent l’école à 16 ans – âge jusqu’à laquelle elle est obligatoire – devront suivre des formations pour être aptes à rentrer dès leurs 18 ans sur le monde du travail. Ces formations seront prises en charge par les fonds alloués à la jeunesse sur le budget de la formation professionnelle il y a deux ans. Coaching, préparation aux entretiens d’embauches, formations courtes, aides financières... Une fois majeurs, les jeunes éloignés du marché du travail devraient bénéficier de davantage d’accompagnement, c’est en tout cas l’objectif affiché. Par ailleurs, la garantie jeune instituée par François Hollande et qui avait bénéficié à 178'200 jeunes va être étendue pour cibler 100'000 jeunes par an, avec à la clef des contrats d’un an rémunéré 480€ par mois par l’Etat, les collectivités territoriales ou des organismes caritatifs, notamment dans le cadre du service civique. Enfin, dernier dispositif étendu en la faveur des jeunes, celui des chantiers d’insertion, dont le nombre va considérablement augmenter pour accueillir les déscolarisés et autres vagabonds pour des missions conventionnées et rémunérées le smic. Le coût devrait être minime pour l’Etat qui délègue cela principalement à la formation professionnelle et aux collectivités.

................Deuxième axe majeur de ce plan pauvreté : la simplification des aides. Le gouvernement est parti d’un constat très simple : en 2021, plus d’un tiers des personnes qui pourraient bénéficier d’aides ne réclament pas ces dernières, avec notamment pour principales raisons un manque crucial d’informations mais également beaucoup trop de démarches compliquées à suivre pour parvenir à obtenir ces aides sociales pourtant parfois vitales. Or, et c’était une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, tous les nécessiteux doivent pouvoir bénéficier de l’assistance publique pour subvenir à leurs besoins primaires. Ainsi, dès le 1er janvier 2022, un versement social unique va être mis en place, c’est-à-dire que l’ensemble des aides sociales – APL, allocations familiales, allocations adultes handicapés, etc. – vont être versées le même jour, à savoir le 5 de chaque mois, revalorisées en même temps, vont être automatisées et prendront désormais en compte les revenus de l’année en cours pour leur calcul. De même, le Revenu de Solidarité Active va être fusionné avec l’Allocation de solidarité spécifique pour ceux qui sont éligibles à cette dernière, permettant ainsi à ceux qui bénéficient de ces deux aides de n’avoir plus qu’une démarche à suivre pour les obtenir. Les démarches vont essentiellement être numérisées pour les rendre plus simples, avec des tutoriels pour remplir les formulaires et accompagner aux mieux les demandeurs.

................Troisième axe du plan pauvreté, le volet familles et petite enfance. Pour le gouvernement, la lutte contre la pauvreté passe nécessairement par l’accueil en crèche, car de trop nombreuses personnes – principalement des femmes – refusent encore de travailler à cause des enfants à charge, ce qui contribue à la paupérisation de certaines catégories pourtant déjà défavorisées. Ainsi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé que « un nouveau mécanisme de financement des places en crèche, adossé au niveau de richesse de la commune et de ses habitants sera donc instauré », consistant en un bonus financier accordé aux communes créant des places en crèche pour les enfants les plus démunis ou en situation de handicap, l’Etat annonçant débloquer des fonds, via les dotations aux collectivités territoriales, pour financer la construction de 30'000 places de crèche dans les deux années à venir, les quartiers prioritaires étant principalement visés par ces aides. De même, la ministre a annoncé la création d’aides financières pour les familles monoparentales consistant en l’institution d’un tiers payant pour les femmes cherchant à faire garder leur enfant et qui, n’en ayant pas les moyens financiers, doivent renoncer à prendre un emploi, ce tiers payant étant évidemment la Sécurité Sociale. L’objectif est de permettre à davantage de femmes de retrouver un travail en leur permettant de faire garder plus aisément leurs rejetons par la collectivité.

................En réalité, tout ce plan pauvreté ne devrait pas chambouler la face du monde, bien qu’il pourrait permettre d’améliorer le quotidien de centaines de milliers de français, à commencer par les femmes seules avec des enfants à charge, ainsi que les jeunes en mettant un pognon de dingue pour éviter qu’ils aillent directement pointer à Pôle Emploi une fois sortis de l’école. Le coût pour le budget de l’Etat – au sens strict et comptable du terme – devrait être quasiment nul, à peine plus de deux milliards d’euros selon les estimations les plus hautes, puisque les dépenses à destination des jeunes étaient déjà prévues dans la précédente réforme de la formation professionnelle – le gouvernement se contentant de davantage la détailler avec ce plan pauvreté et lui adjoindre une nouvelle mission – tandis que celles du volet famille et enfance vont être prises en charge par l’excédent de la Sécurité sociale. Pour le président de la République, il s’agit d’un véritable coup de communication en or – et aux frais du contribuable – pour s’offrir un soutien populaire et calmer la gronde interne à La République en Marche, tandis qu’il évite, par la non-nécessité de recouvrir à de nouvelles taxes pour financer ce projet, de se mettre à dos son électorat bourgeois auquel il vient de promettre une réduction des charges patronales et salariales pour 2022 afin de s’assurer de sa bonne fidélité pour les élections régionales de décembre puis les présidentielles.



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Message par Sirda le Dim 12 Aoû 2018 - 0:46


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................Le chef de l’Etat français a très vivement dénoncé l’opération Wooden Leg, qualifiée « d’aventure des plus baroques digne d’un livre chevaleresque si elle ne risquait pas de causer un conflit d’une rare violence accompagné d’une crise économique mondiale », et n’a pas manqué de critiquer avec véhémence « l’attitude irresponsable des gouvernements américain et israélien dans le dossier iranien, ces deux Etats n’ayant que cherché l’affrontement avec la République islamique d’Iran qui, si elle n’est pas exempte de toute faute, respectait jusqu’à peu sa parole, à savoir jusqu’à ce que l’administration Trump ne décide de violer l’accord de 2015, poussant ainsi le peuple iranien dans ses derniers retranchements, un national-conservatisme islamique prônant la guerre à outrance face à l’Occident. » Pour l’Elysée, Tel-Aviv et Washington sont autant responsables de cette situation que Téhéran, dont Paris refuse néanmoins de prendre la défense, estimant que les récentes déclarations du nouvel exécutif étaient un signe clair de rejet de l’accord, dont la République française s’estime désormais elle aussi déliée, bien qu’elle refuse pour l’instant de rétablir des sanctions à l’encontre de l’ancienne Perse. Quoi qu’il en soit, le président de la République relève tout de même une responsabilité plus accrue des Etats-Unis d’Amérique avec leur retrait de l’accord, et qualifie cet acte de « pêché originel de l’actuelle situation explosive du Moyen-Orient. »

................Cependant, la République française ne manque pas non plus de critiquer la riposte iranienne consistant notamment en un blocage total du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de trente pourcent du pétrole au monde, point névralgique de l’économie planétaire. Ainsi, le chef de l’Etat a annoncé que « la France a déposé une résolution devant le Conseil de Sécurité visant à autoriser la levée du blocus du détroit par tous les moyens, y compris coercitifs », et affirme que celle-ci a été acceptée par la majorité des membres permanents et non-permanents de l’institution. Dès lors, Paris exige de Téhéran que ledit blocus soit levé sous quarante-huit heures, sous peine que les moyens militaires affectés à son maintien soient détruits par tout Etat en disposant de la capacité militaire, icelui étant de jure autorisé à le faire par le Conseil de Sécurité au nom de la sécurité collective. Si la France n’entend pour l’instant pas déployer de navires dans la région – sinon ceux qui y patrouillent déjà dans le cadre de la lutte contre la piraterie –, elle espère que les Etats-Unis s’en chargeront à sa place, bien qu’elle soit prête à utiliser la coopération européenne pour éventuellement prendre la tête d’une coalition pour débloquer le détroit d’Ormuz, duquel dépendent de nombreux pays européens pour leur consommation de pétrole et de gaz. D’ailleurs, si un navire battant pavillon français venait à être arraisonné, cette position pourrait changer.

................Dans Hexagone Balard, l’agitation est à son comble. La ministre des Armées a ordonné le passage des bases françaises au Moyen-Orient en état d’alerte maximal en indiquant, dans une directive expresse, qu’elles devaient être prêtes « à tout instant à défendre les intérêts stratégiques français dans la région si nécessitée se fait ressentir. » Bien que la France veuille garder une certaine neutralité critique dans ce dossier, elle reste consciente que ses intérêts vitaux sont dangereusement menacés par ce conflit potentiellement destructeur pour la région qui tendait pourtant à progressivement à se stabiliser avec la fin de la guerre civile en Syrie. L’aviation française présente sur place se tient ainsi prête à mener toute opération militaire qui s’avérerait être nécessaire. En métropole, le cran d’alerte des bases passe également au niveau supérieur, et la marine – notamment le groupe aéronaval déployé au large de la Libye – se tient prête pour toute intervention. Parallèlement, le gouvernement a annoncé la mise en place de restrictions pour l’achat d’essence, près d’un quart des importations françaises étant menacées par ce blocus, tout en demandant à l’Algérie, à la Norvège et à la Russie de bien vouloir accroître leurs exportations à destination de la France en cas maintien du blocus par l’Iran. La priorité de l’approvisionnement en essence va désormais à l’armée et aux forces de l’ordre et/ou secours puis aux automobilistes.



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Message par Sirda Hier à 19:56


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................Lors d’une déclaration exceptionnelle du Quai d’Orsay, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a déclaré que « les récentes frappes aériennes russes à l’encontre de bases militaires sur le territoire national ukrainien sont une violation sans appel du droit international en ce qu’elles constituent un crime d’agression à l’encontre de l’Ukraine, Etat souverain depuis près de trente ans. » La République française condamne ainsi vivement les actions de la Fédération de Russie chez son voisin de l’ouest, estimant qu’elles étaient évidemment intolérables et démontraient « une claire volonté de déstabiliser les pays périphériques hostiles au pouvoir moscovite, duquel ils n’ont que trop longtemps souffert au fil des siècles. » Ainsi, Paris appelle Moscou à la raison, et exige que l’Union européenne renforce les sanctions économiques et financières contre la Russie et ses principaux dirigeants, notamment en visant les plus proches ministres et conseillers de Vladimir Poutine ainsi que les importations hors hydrocarbures en provenance de l’ancienne Union soviétique. En ce sens, Emmanuel Macron a présenté un tel projet devant le Conseil européen ainsi que devant le président de la Commission européenne, le charismatique Dominique de Villepin, tandis que les députés français du groupe européen EDA ont reçu pour consigne de soutenir cette initiative française, qui devrait passer sans trop de problème.

................Par ailleurs, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées, a accepté de se rendre à Bruxelles pour le sommet extraordinaire de l’OTAN, porteur d’une position ferme de la France : la guerre en Ukraine doit cesser dans les plus brefs délais et la stabilité de tous les Etats frontaliers de la Russie doit être assurée. En ce sens, la République française a dépêché, de concert avec ses alliés au sein de l’organisation militaire susnommée, le 1er régiment étranger de cavalerie, fort de 1’000 légionnaires et dirigé par le colonel Olivier Baudet dans les pays Baltes – avec évidemment ses AMX-10RC, ses VBL, et son matériel habituel – , soutenu par la 4e escadre de chasse, composée des 16 Mirage 2000N de l’Escadron de chasse 2/4 La Fayette ainsi que des 32 Rafale B et C des Escadron de chasse 1/4 Gascogne et Escadron de transformation Rafale 3/4 Aquitaine, chargés quant à eux de la surveillance et de la protection de l’espace aérien des pays Baltes – assistés pour cela d’avions de guerre électronique et de surveillance. Arrivé sur place, le colonel Baudet aurait déclaré « C’est ici la porte d’Europe et vous ne passerez jamais ! » en regardant la Russie avec ses jumelles. Dans la mer Baltique, une flottille constituée des frégates Forbin, Languedoc, Auvergne, du patrouilleur L’Adroit, du sous-marin Perle, et de navires d’accompagnement dont des dragueurs de mine, a été dépêchée. Evidemment, la France reste pacifique.

................En métropole, l’ensemble des bases militaires est passé, au regard des rapports relatifs à une mobilisation russe exceptionnelle aux frontières du Vieux Continent, au niveau d’alerte maximal, suivant ainsi ses alliés de l’OTAN. Ainsi, de nombreux exercices militaires sont régulièrement organisés, notamment des simulations de déploiement rapide à l’étranger, la Force Scorpion étant particulièrement entraînée à cet effet, renforcée depuis la hausse des dotations au budget militaire depuis l’adoption de la loi de programmation militaire en 2018. Dans le ciel, les citoyens français ont l’extrême chance d’entendre fréquemment le bruit des Rafales et des Mirages dépasser mach 1, s’entraînant eux aussi en cas de dérapage de la situation. Dans la mer méditerranée, le groupe aéronaval français déployé au large de la Libye a provisoirement suspendu ses frappes aériennes contre l’Etat islamique au profit de mouvement plus à l’est, tandis qu’à Brest et à Toulon, la flotte procède à plusieurs manœuvres d’exercice et de préparation. Depuis Brest toujours, la flotte sous-marine française se déploie pour partie également, le Triomphant partant en immersion dans les immensités ténébreuses du Pacifique alors que le le Terrible simule un conflit de haute intensité dans l’Atlantique. Bref, en clair, les forces armées sont pleinement mobilisées et procèdent à des entraînements, espacés dans le temps pour éviter la surcharge de fatigue, au cas où.


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