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Message par Sirda le Dim 29 Juil 2018 - 12:46


République française





Affaires étrangères


................Le chef de l’Etat poursuit son offensive diplomatique en faveur de l’Union européenne auprès de ses partenaires. En effet, après avoir réussi à jeter les bases, bien qu’assez fragiles, d’une Europe de la défense à la suite des propos controversés tenus par le président américain qui avait menacé nombre des pays-membres à la fois de l’OTAN et de l’Union, Emmanuel Macron continue ses propositions en promouvant désormais un projet fédéraliste inédit : un groupe aéronaval européen. Selon le président français, « la situation internationale actuelle, marquée par les conflits au Moyen-Orient et désormais l’implosion de la Libye, nous oblige, nous, européens, à être à la hauteur de nos prétentions, et de se doter de moyens militaires pour parvenir à défendre la démocratie et les droits de l’homme partout où iceux sont menacés par les obscurantismes et les totalitarismes modernes. » Selon lui, « l’Europe ne pourra continuer d’avancer que si elle dépasse le cadre purement interétatique des interventions militaires au profit de moyens supranationaux, ce qui nous fait défaut au Sahel et affaiblit notre position, et ce qui risque là encore de nous faire défaut en Libye dans les mois à venir. Nous devons dépasser la forme actuelle de l’Eurocorps pour permettre de doter l’Union d’une véritable force d’intervention, certes militaire, mais également humanitaire, déployable dans le cadre des traités et non des droits nationaux. »

................Reprenant là l’idée exprimée par un général français à la retraite il y a quelques années, le chef de l’Etat propose ainsi à ses partenaires européens, et en tout premier lieu aux membres de la Force maritime européenne (Euromarfor) – à savoir l’Espagne, l’Italie et le Portugal, ces droits pays coopérant déjà avec la France dans le domaine naval et dans le cadre européen – tout en l’ouvrant à d’autres nations susceptibles d’être intéressées telles que l’Allemagne, la Belgique ou encore les Pays-Bas, la constitution d’un groupe aéronaval intégralement européen. Contrairement à la forme actuelle de l’Euromarfor, qui est une coopération entre les quatre pays susmentionnés consistant en des déploiements communs de flottes nationales, l’ambition du groupe aéronaval européen est de mettre en place une flotte directement placée sous le commandement de l’Union européenne et déployable sur des opérations militaires extérieures après l’aval conseil du Conseil européen ainsi que du Parlement européen ; ce qui implique également la constitution d’un corps de marins européens indépendants de leur Etat d’origine, l’acquisition d’aéronefs embarquables, le financement intégral de la flotte par Bruxelles, etc. Ses missions seraient principalement le contrôle maritime, les missions humanitaires, les missions de maintien de la paix, les opérations de prévention des crises et le rétablissement de la paix dans le monde.

................Quant à la composition de la flotte, le projet du chef de l’Etat reprend celle d’un groupe aéronaval français basique. Ainsi, Emmanuel Macron propose d’articuler cette flotte autour d’un porte-avions à propulsion soit classique soit nucléaire – préconisant cette deuxième solution – de conception et de fabrication française, l’Elysée proposant ainsi de dédier son second porte-avions en construction à cette flotte, quitte à en construire un nouveau pour elle-même d’ici 2036 ; deux frégates anti-aériennes de classe Horizon qui pourraient être construites en Italie ainsi que quatre frégates anti-navales et anti-sous-marines FREMM – elles aussi construites en Italie et pourquoi pas en Espagne et au Portugal –, un navire amphibie de classe Juan Carlos Ier, des corvettes et des dragueurs de mine – qu’importe la conception et la fabrication – ainsi que trois sous-marins à propulsion classique, la France proposant là à l’Allemagne de les fabriquer, si elle soutient le projet, ou à défaut des sous-marins français ou italiens pouvant être construits dans différents pays. Pour les hélicoptères, des aéronefs européens tels que le NH90 pourraient être envisagés, tandis que Paris propose évidemment le Rafale Marine comme avion embarqué, estimant qu’il s’agit de l’avion avec les meilleures capacités et étant inter opérationnel, à moins que les Etats ne s’entendent pour la conception d’un avion européen, ce qui ne serait pas sans déplaire à la France.

................Le coût d’un tel projet est évidemment conséquent. En effet, Paris estime que si les pays acceptaient le format proposé par ses soins, il faudrait au minimum débloquer – sur le budget européen et non sur celui des Etats, bien évidemment – la somme de 13 milliards d’euros, ainsi répartis : 4 milliards d’euros pour le porte-avions, 500 millions pour le navire amphibie, 2,5 milliards d’euros pour les frégates Horizon, 2,4 milliards d’euros pour les frégates FREMM, 1,5 milliards pour les sous-marins, et 2 milliards d’euros pour les corvettes, dragueurs de mine, navires ravitailleurs, etc. Evidemment, un tel programme s’étalerait au minimum sur une décennie, c’est-à-dire que la flotte ne serait véritablement opérationnelle qu’à l’horizon 2030 au moins, permettant ainsi d’étalier sur la durée les investissements, réduisant ainsi drastiquement l’impact sur les finances européennes. L’Union serait également contrainte de débourser plusieurs centaines de millions d’euros chaque année, voire milliards, pour ensuite entretenir la flotte, payer les équipages – tant les marins à proprement parler que les corps de marines embarqués dans le navire amphibie –, payer le matériel, etc. Mais Paris l’assure : ce projet marquerait un grand pas dans la construction européenne et permettrait d’intervenir plus efficacement pour résoudre des crises, à l’instar de la crise libyenne, grâce à cette force aisément déployable à travers le monde.


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Message par Prishayev le Lun 30 Juil 2018 - 6:54



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun





Les rivières d'orange


Environnement


Tout commence par le désastre de la mine de Teghut qui illustre la connivence entre les autorités locales et les hommes d’affaires du pays. La dite mine de cuivre, laissée sans surveillance ou presque par l’Etat et polluant les espaces environnants et les eaux de la région, mobilise les activistes et les foules. La population locale s’est largement mobilisée en faveur de la fermeture du site tandis que les propriétaires ont nié la pollution. Finalement, les autorités ont fait cesser les activités à Teghut, mais les mesures environnementales nécessaires à la préservation de la terre arménienne tardent à venir.




La mine de Teghut.


Le Premier Ministre, Serge Sarkissian, dépêche le ministre de l’environnement, Narek Sargsyan et le ministre aux catastrophes, David Tonoyan. Leur enquête, expéditive au regard de la situation, fait état d’un désastre environnemental. Les terrains jouxtant la mine et la mine elle-même se voient saisis, les propriétaires inculpés, tandis que des ouvriers sont employés par l’Etat pour remettre en état les infrastructures de rétention d’eau, le temps de décider de la suite à accorder à cette catastrophe. La justice rend finalement un verdict à la hauteur du préjudice : 90 millions de dollars de dédommagements aux populations et de compensations pour la dépollution de dizaines de kilomètres de rivières et d’espaces théoriquement protégés, la mine passe sous le giron de l’Etat qui annonce sa fermeture jusqu’à l’horizon, elle sera placée en vente à partir de cette date. Signal fort, le jugement des propriétaires de la mine annonce une politique environnementale en faveur des populations et de l’environnement d’Arménie. Des contrôles sont réalisés dans les mines, souvent il est question de pollution étendue ou de défaillances dans la sécurité, de mépris du droit du travail arménien …

Le Premier Ministre, décrétant, péremptoire, que les monopoles miniers et la faiblesse de leur imposition couplée à la faiblesse évidente de la protection syndicale et étatique arménienne conduit fatalement à la corruption et la destruction de la sainte terre arménienne. Affrontant les monopoles miniers, il persiste et signe. Proposant un projet de Loi au parlement, Serge Sarkissian dispose du soutien des médias et de nombreux partis dont les socialistes, les libéraux et une bonne partie de son propre camp. Le projet de Loi impose aux sociétés minières de céder leurs mines à des sociétés nouvelles, divisant leurs empires et mettant à bas leurs monopoles. Cette Loi anti-monopoles créer un département du Ministre à l’Economie et au Développement dédié à l’étude et la prise de décision sur des dossiers de fusions, acquisitions etc… entrant dans le cadre de la lutte contre les monopoles. Elle est secondée par de nouvelles Lois environnementales, centrées sur la lutte contre la pollution liée à l’activité minière. Des enquêtes publiques s’intensifient pour traquer les négligences dans le secteur minier et rassurer les riverains sur ces mêmes activités.

Le cout politique est élevé, coupant définitivement ses liens avec les puissants donateurs qui faisaient la force de sa plateforme alors disparue, Serge Sarkissian se retrouve relativement isolé au parlement à la sortie de cette épreuve de force. Néanmoins, il peut dormir tranquille : sa côte de popularité atteint enfin les 44% d’opinions satisfaites, contre partie positive de la reprise en main par l’Etat central des terres arméniennes. Le cout des reformes environnementales entreprises s’élève à 60 millions de dollars pour l’année 2021.


Grands travaux


Divers chantiers débutent enfin ! Formation du personnel, octroi de passeports, de permis, expropriations d’arpents de terres, planifications, installations en cours de construction, financement … tant de choses se passent à Gyumri ! Le réseau/complexe de centrales géothermiques commence, sous l’égide des constructeurs français et arméniens et selon la contre offre émise et acceptée par la France, à percer le sol, à employer du monde et à attirer dans la place de nouvelles têtes venues d’occident. Plus au sud se dévoile le tracé du chemin de fer liant le Haut-Karabagh à la Mère Patrie. D’ici six ans le premier projet aura été entièrement achevé, sa mise en service progressive permettra de faire monter progressivement en puissance le parc géothermique arménien. Le second projet sera achevé avant la fin 2023, « l’artère de la vie », verra les Arméniens du Haut-Karabagh se joindre à l’économie d’Erevan sans contraintes. La Ligne ferroviaire menant à Tabriz et donc à Téhéran débute elle aussi sa phase de planification et de défrichage, l’organisation se mettant en place avec les premières pauses de rails d’ici trois mois. Enfin, l’achèvement du réseau d’irrigation usant et nettoyant le réservoir d’Akhurian étant acté, sa mise en service débute ! Lancé en 2018, le projet est désormais réalité et permet d’étendre et renforcer l’agriculture dans toute la partie occidentale de l’Arménie. Le budget alloué cette année et inutilisé par le Ministère à l’Agriculture sera transféré à d’autres Ministères dans le cadre des grands chantiers lancés dans l’année 2020.

Le bouclier d’Hayk

L’Etat-major arménien et son ministre de la défense passent en revue les troupes, conscrites comme professionnelles. Le Ministre de la Défense, le Major-Général Arkady Ter-Tadevosyan conduit de nouveaux exercices à l’aide 13 000 hommes ainsi que 150 chars lourds. Les conscrits apprennent peu à peu les réflexes au combat tandis que les officiers sont plongés dans une simulation grandeur réelle. Pendant quatre semaines les arméniens observent cette masse d’hommes prendre des positions, les perdre, les reprend et engager des cibles aux polygones … prévenues, les autorités de Bakou peuvent observer le spectacle via leurs médias, de l’autre côté de la frontière.

De nouvelles commandes sont adressées à la Fédération de Russie :

750 Typhoon (35 millions de dollars)
90 Igla-S (14 millions de dollars)




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Message par Bureau le Lun 30 Juil 2018 - 9:33

Pérou
Brève
Evénement

La presse internationale s'était peu intéressée à l'affaire brésilienne du groupe terroriste GLT, à visées environnementalistes, il y a quelques mois.

C'est du Pérou que nous vienne désormais des informations sérieuses concernant l'organisation. La mine de cuivre de Tintaya, détenue par une société suisse (Xstrata), a été victime elle aussi d'un attentat sérieux. A nouveau, une dizaine de militants armés se sont présentés sur le site et ont réclamé l'arrêt immédiat des opérations minières, qu'ils jugent comme une atteinte aux fondamentaux même de l'existence humaine sur Terre et mettant en danger l'Humanité entière. Les deux gardes de sécurité de la mine ont été abattus lors d'une escarmouche, puis l'entièreté du matériel a été démoli via des explosifs artisanaux. Un cadavre de militant a été retrouvé sur les lieux du crime une fois que la police péruvienne s'est dépêchée sur les lieux. Il s'agirait de Joahn van Brutsaar, un citoyen néerlandais. Aucun ouvrier n'a cette-fois ci été blessé par les militants, qui les avaient réunis dans un secteur de la mine le temps de détruire leurs engins, les abreuvant de propagande politique écologiste.

 

Etats-Unis
Brève
Evénement


Le pipeline Keystone relie le Canada au sud des Etats-Unis, et a été un projet d'infrastructure très contesté dans les milieux écologistes.

Celui-ci a été victime d'une tentative de destruction à proximité de la frontière canadienne. Des explosifs ont en effet été placés près du pipeline à une trentaine de kilomètres de la ville de Baker, Montana. Ceux-ci ont détonné mais n'ont pas réussi à endommager le pipeline, même si des fissures ont été détectées par les ingénieurs américains, mais ne représentant aucun danger pour la structure du pipeline, et qui ne devraient nécessiter qu'environ 12h d'interruption du flux pour remplacer les deux tronçons de 6m abîmés.

Traces de l'explosion à proximité de Baker, Montana

 
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Message par Nous york le Lun 30 Juil 2018 - 17:07


République de Cuba/  República de Cuba




Deux ans plus tard



Durant ces 2 ans qui se sont écoulés sur notre belle île de Cuba, certaines choses ont changé, les réformes entreprises par le nouveau président du conseil des ministres, l'ingénieur de formation qui a fait sa carrière politique communiste, j'ai nommé Miguel Díaz-Canel, ont continué et elles ont bouleversé la vie économique et sociale du pays. Ainsi dans la continuité de son prédécesseur, l'actuel chef des armées et le président du Parti communiste cubain, la libération économique du pays a continué, les contrats avec les entreprises privées, notamment dans le secteur du tourisme, se sont multipliés afin de faire de Cuba un leader économique dans la région des Caraïbes et de développer le secteur privé dans ce pays où il reste assez marginal. Les subventions qui avaient pour but de réduire le déficit de la balance commerciale ont dû, faute de fonds suffisants, être réduit pour ne pas que le pays s'endette de façon trop considérable, Ainsi 500 millions de dollars ont pu être économisé sur le budget total cubain. En plus de ceci et malgré une fronde chez les membres du Parti communiste les plus réactionnaires et qui défendent le marxisme le plus orthodoxe, des économies ont dû êtres réalisés sur les dépenses de santé, afin de faire en sorte que le budget cubain retrouvre l'équilibre, notamment en baissant le nombre de soins remboursés par la sécurité sociale.

Toutes ses réformes de baisse des dépenses publiques répondent à un impératif notable du gouvernement Cubain, retrouver l'équilibre financier et faire en sorte que le socialisme cubain ne s'effondre pas sous le poids de sa dette publique, ainsi au total 750 million de peso ont été économisés par le gouvernement cubain au cours des deux dernières années qui viennent de s'écouler. Enfin pour finir, des mesures visant à faciliter la délivrance de licence d'entreprises privées ont été prises pour permettre au secteur privé de se développer de façon convenable.

Les libertés ont aussi été élargies par le gouvernement cubain, ainsi les accès à internet se sont multipliés dans tous le pays, La Wifi s'est développée et il est même possible d'acheter des ticket de connexion ( qui servaient à se connecter sur internet ) sans forcément avoir  besoin de décliner son identité lors de la transaction. Le président du conseil des ministres est donc fidèle à sa réputation de défenseur des  libertés de tous les citoyens de l'Etat Cubain. En plus de ceci, des lois visant à instaurer l'égalité entre les citoyens quelque soit leur orientation sexuelle ont été mises en place, elle vise en général à criminaliser les discriminations que les gays subissent dans le domaine des biens et des services.

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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Sirda le Lun 30 Juil 2018 - 19:03


République française





Affaires intérieures


................Conformément à la loi organique relative à la réduction du nombre de parlementaires et au renouvellement de la vie politique votée par référendum en septembre 2018, l’intégralité du Sénat a été renouvelé à la suite des élections municipales de mars dernier qui ont vu le parti présidentiel l’emporter largement sur ses concurrents, bien qu’il n’ait pu obtenir la majorité des municipalités, se contenant maigrement de quelques belles prises telles que Marseille et Paris. Outre ce renouvellement intégral, c’est le nombre de sénateurs qui a également été drastiquement réduit, passant de 348 à 240. Ainsi, l’ensemble du collège électoral indirect français, composé des maires, conseillers départementaux et conseillers régionaux, ainsi que de quelques autres élus et notables nationaux, s’est réuni pour renouveler la chambre haute du Parlement français. Faute de majorité au sein des grands électeurs, la République en Marche échoue à s’emparer du Palais du Luxembourg, réunissant 27% des voix et parvenant quand même à faire grossir son groupe qui passe de 21 élus à 77 grâce au scrutin mixte. Le MoDem, parti satellite allié au parti présidentiel, ne parvient à envoyer au Sénat que 6 élus avec 4% des voix, ce qui ne permet évidemment pas d’obtenir le perchoir tant convoité par En Marche qui ferait ainsi main basse sur l’ensemble des institutions majeures de l’Etat central français.

................Les Républicains tiennent bons, malgré la série de défaites qu’ils ont connu, grâce à leur socle électoral tenace au sein des villages et petites villes de campagnes, ainsi qu’aux conseillers départementaux et régionaux qu’ils ont obtenu en 2014 et en 2015, ce qui leur permet de réunir près de 21% des voix et de conserver 64 sièges au sein du Palais du Luxembourg. Les 96 sièges restants se répartissent quant à eux entre le Parti Socialiste allié aux écologistes et leurs 17% des voix qui permettent d’obtenir 40 sièges, le Rassemblement National et la France Insoumise qui obtiennent tous deux 12% des voix et respectivement 13 et 21 sièges, l’UDI – Agir qui, ayant fait campagne seul, ne peut sauvegarder que 12 élus avec 3% des suffrages obtenus, et enfin le Parti Communiste qui maintient 7 élus avec 4% des suffrages aussi. Les différences de sièges obtenus selon les scores s’expliquent assez logiquement par le mode de scrutin, qui est soit uninominal majoritaire à deux tours, soit proportionnel de liste, faisant que selon les circonscriptions, les partis ont pu être largement favorisés par une excellente implantation locale dans certains endroits, à l’instar de l’UDI – Agir, alors que d’autres – comme le Rassemblement national – possédant des élus éparpillés n’ont pas réussi à faire élire beaucoup de sénateurs malgré leur poids politique, occasion pour eux critiquer un scrutin favorisant les partis traditionnels et le présidentiel.

................L’élection du président du Sénat, deuxième personnage de l’Etat selon l’ordre protocolaire, fut l’occasion d’un riche moment de théâtre tragi-comique politique comme les institutions françaises sont parfois capables d’en fournir, avec un casting assez exceptionnel pour l’occasion. En effet, aucun parti ne détenant la majorité absolue, des négociations furent engagées par La République En Marche pour obtenir le ralliement des centristes de l’UDI – Agir, réputés pour être constructifs à l’égard de la majorité présidentielle, ce qui aurait permis au président du groupe LREM au Sénat et candidat au perchoir, François Patriat, d’obtenir 95 voix sur les 120 nécessaires, soit la majorité relative. C’était sans compter sur les habilles tractations de Gérard Larcher, qui occupe le perchoir depuis 2014 après une brève régence socialiste, qui était parvenu à obtenir le soutien du Parti Socialiste en échange de la première vice-présidence, ainsi que de la France Insoumise en échange de la tête de la commission des affaires sociales et de la deuxième vice-présidence, et quelques postes de vice-présidents de commission à destination de sénateurs indépendants, permettant à Larcher de conserver sa place en obtenant 130 voix sur 240, un score serré mais suffisant pour garder le Sénat dans l’opposition, au grand désespoir de LREM qui essuie un revers politique majeur et dénonce « l’alliance infâme de l’ancien monde contre le Progrès. »



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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Jhe le Lun 30 Juil 2018 - 21:56




Affaires étrangères / République Populaire de Chine

De façon officielle le département d’État américain a présenté ses condoléances au gouvernement central chinois suite aux attentats qui ont endeuillé le pays au Xinjiang, venant nous rappeler que le terrorisme islamiste reste un des défis majeur de ce début de siècle, et ce dans le monde entier. Toutefois, si l’Administration américaine est solidaire du gouvernement chinois dans sa lutte contre le terrorisme qui a également frappé les Etats Unis, celle ci a condamnée dans les termes les plus forts la répression « sans précédent » touchant le Xinjiang. « Cette situation n’est pas sans rappeler celle qui a touché le Tibet il y a quelques années et il est du devoir des gouvernements occidentaux de condamner cette répression et de rappeler au gouvernement chinois l’existence d’un principe simple : celui des droits de l’homme qu’il continue à bafouer. Ce n’est pas en réprimant sauvagement une population entière que le président Xi réglera le problème du terrorisme et de l’indépendantisme du Xinjiang. Ces faits viennent en tout cas nous rappeler que certaines sanctions contre la Chine, comme l’embargo sur les armes en place depuis 1989, restent toujours pertinentes au XXIème siècle. » a déclaré le secrétaire d’État Mike Pompeo lors d’une déclaration à la presse. Prenant moins de gant, Donald Trump a quand à lui tweeté : « malgré tout mon respect pour le président Xi ces faits viennent nous rappeler que la Chine est une DICATURE qui n’hésite pas à bafouer les règles économiques à l’international et les règles des droits de l’homme chez elle ! ».

Malgré tout aucune nouvelles sanctions ne sont annoncées contre la République Populaire de Chine malgré cette sévère condamnation, satisfaisant la presse et une partie de l’opinion indignées par les rares images venues du Xinjiang.

Sur le plan économique, l’Administration américaine note que la RPC n’a toujours pas répondu aux griefs américains concernant le « passeport commercial », ni n’a fait concrètement évoluer sa législation afin de mieux protéger la propriété intellectuelle étrangère, notamment américaine, au pays.

C’est dans ce contexte que l’Administration américaine a annoncée qu’elle allait renforcer les moyens et le contrôle du «Committee on Foreign Investment in the US» (CFIUS). Ce comité interministériel examine d’ores et déjà les investissements étrangers aux Etats Unis. Ce comité va être renforcé par le biais d’une loi récemment votée qui obligera tout investissement de la part d’une entreprise détenue à au moins 25 % par un gouvernement étranger (portant sur aux moins 25 % du capital d’une entreprise américaine) à se soumettre à un strict examen (prenant notamment en compte l’impact de l’investissement sur les technologies et infrastructures critiques pour le pays). Cette législation marque un renforcement du contrôle des investissements aux Etats Unis même si elle ne va pas aussi loin que le préconisent certains faucons qui réclamaient le recours à une loi de 1977 permettant au président de bloquer des investissements par décret pour protéger la sécurité nationale. Cette mesure reste tout de même à la disposition de Donald Trump. Officiellement cette mesure n’a rien à voir avec la Chine et frappera l’ensemble des investissements, peu importe la nationalité.

Dans le même temps, l’Administration américaine a annoncée que des sanctions allaient être réinstaurées contre le géant chinois des télécoms ZTE (levée en 2018 pour l’essentiel). Le gouvernement Trump argue notamment que l’entreprise a à nouveau violé l’embargo contre l’Iran et représente une menace pour la sécurité nationale américaine. Des restrictions à l’exportation vers les USA vont donc à nouveau frapper l’entreprise.




Affaires étrangères / Fédération de Russie

Les Etats Unis continuent de condamner fermement les agissements du Kremlin qui a à nouveau « violé la souveraineté ukrainienne en déployant des troupes dans le Donbass ». De simages satellites du Pentagone ont été présentées comme preuve de ces allégations.

Le soutien américain à l’Ukraine va donc s’intensifier tandis que les sanctions décrétées depuis 2014 contre la Russie vont continuer à s’appliquer avec la plus grande rigueur. Le secrétaire au trésor a de plus dévoilé une liste d’une nouvelle trentaine d’oligarques russes sanctionnées (gel de leurs comptes à l’étranger) en vertu de la loi « contre les adversaires de l’Amérique ». De plus, tous les contacts officiels bilatéraux entre les Etats Unis et la Russie prévus dans les mois à venir sont suspendus tandis qu’une vingtaine de ressortissants russes sont expulsés des ambassades pour « espionnages ».


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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Bureau le Lun 30 Juil 2018 - 23:20

Arménie
Sur demande de Prishayev

La Russie donne son accord et confirme donc la commande militaire arménienne.  

G5 Sahel
Sur demande de Sirda

Les pays du G5 Sahel(Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad)  sont prêts à augmenter leur effort sur le théâtre malien en portant à 5,000 le nombre d’hommes sous le commandement du FCGS. Pour mener à bien ce nouvel effort, lourd pour des pays très pauvres, les États membre du G5 Sahel en appelle toutefois à nouveau à l’aide financière et opérationnelle des Français, et plus largement de l’Union européenne et des puissances occidentales.

Gabon
Sur demande de Sirda

Le président Bongo est resté sourd aux appels de la France. Aucune date n’a été avancée pour l’organisation d’élections législatives et le chef de l’État gabonais a assuré qu’il « mènerait à bien son mandat sans se soucier des ingérences étrangères ni des troubles commis par des hooligans dans nos rues ». Sur le terrain des manifestations ont régulièrement lieu dans le pays (un peu sur le modèle vénézuélien) malgré la répression des forces de l’ordre et des partisans du pouvoir. Si le pays ne sombre pas dans la guerre civile un climat de tensions permanent s’installe donc tandis que le régime se durcit de jour en jour et que l’opposition tend à se radicaliser elle aussi.
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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Utyi le Mar 31 Juil 2018 - 11:02

République des Philippines

Il reste plus de 12 millions de mal nourris aux Philippines. Ce fait est détestable et doit être changé:
Il faut que tout Philippin aie accès a de la nourriture en quantité, avec tout les nutriments nécessaires.
L'agriculture est assez diversifié ici par le climat, avec une forte présence de culture non comestibles. Comme l'agriculture du pays est morcelée et dépend de petit fermiers, le gouvernement ne peux pas changer ça. De plus, l'irrigation, les pesticides et les engrais sont déjà intégré et utilisé, pou les petites parcelles impropres a la mécanisation . Toute augmentation de la productivité doit donc se faire, pour la source, avec un changement massif de l’organisation du territoire. Un sujet malheureusement intouchable.
Si la quantité est impossible a augmenter sauf importation a court terme, la qualité est possible: En forçant l'ajout d'additif comme les vitamines et les oligo éléments dans les produits agro alimentaires, mais aussi en encourageant la population a consommer des produits diversifier, via des bons alimentaires

Dans un tout autre sujet, les entreprises énergétiques du pays se disent prêt a investir au total 100 millions de dollars dans les projets géothermiques de l’Arménie
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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Mirage le Mar 31 Juil 2018 - 11:20

Etat du Japon - Nippon-Koku




Affaires intérieures


Deux scrutins importants pour le Japon ont marqué cette deuxième partie de l’année 2020. Le premier, les élections de gouverneurs, qui a eu lieu en août. Évidemment, le vote qui intéressa le plus les observateurs fut celui pour l’élection du gouverneur de Tokyo.
Le poste était depuis longtemps tenu par des conservateurs idéologiquement proches du parti Libéral-Démocrate et de Shinzo Abe, la dernière gouverneur en date étant l’ancienne ministre Yuriko Koike. Quatre candidats principaux se détachèrent rapidement des autres « petits candidats » dès les premiers sondages d’opinion. La gouverneur actuelle, candidate à sa réélection fut rapidement présentée comme la grande favorite, créditée de 35 à 40 % d’intentions de vote selon les enquêtes. Venait ensuite la candidate soutenue par l’ensemble de l’opposition de gauche, la communiste Yoshiko Kira, jeune étoile montante du PCJ, grande défenseur du pacifisme japonais s’étant illustrée lors des débats concernant le référendum sur la révision constitutionnelle. Elle était crédité de 25 à 30 % d’intention de vote. Le candidat du parti Libéral-Démocrate et de ses alliés, Hiroya Masuda, connaissait quand à lui beaucoup de difficulté dans cette campagne, probablement à cause de la forte concurrence à droite et n’était positionné qu’en troisième position. En partie à cause de la montée en popularité de Makoto Sakurai qui connu durant la campagne une impressionnante percée dans les sondages. Passant d’1.5 % d’intentions de vote à plus de 10 %. La dernière semaine vint tout chambouler, Yuriko Koike fut en effet prise dans une sombre affaire de détournement de fonds publics vers le parti de l’espoir qu’elle avait elle même créé en 2017. Une série de perquisitions et de unes de médias plus tard, et la gouverneur de Tokyo touchait le plus bas des sondages, ne pouvant se raccrocher qu’à son maigre socle électoral pour ne pas tomber plus tard. L’affaire profita à ses trois adversaires, et c’est finalement la communiste Yoshiko Kira qui emporta l’élection avec 35 % des voix. Une belle victoire pour l’opposition qui présenta celle-ci comme le signe du renouveau de la gauche japonaise. Masuda arrivait en deuxième position avec 30 % des voix après avoir fait le plein chez les anciens électeurs de Koike. Cette dernière était troisième avec 17 % des voix, et l’invité surprise de cette élection, Makoto Sakurai du parti Japan First finissait quatrième avec 15 %, célébrant le soir même cet impressionnant score comme une victoire. Globalement, dans le reste du pays, ces élections montraient une baisse de la droite et du centre-droit au profit de la gauche et des petits candidats d’extrême droite dont certains réussirent des exploits similaire à celui de Sakurai.

Quelques semaines plus tard, les japonais étaient rappelés aux urnes pour voter concernant la réforme de la constitution, et plus précisément de l’article 9 de celle-ci. La campagne précédent ce scrutin avait passionné aussi bien les observateurs que les japonais et tout le monde s’attendait à une forte participation. La majorité conservatrice, en appelant à ce référendum, avait réussi à cliver le pays à un point jamais vu depuis de nombreuses décennies. Et l’ensemble des enquêtes d’opinions donnaient des scores extrêmement serrés. Pour preuve, alors que le dernier sondage de Nikkei-Tokyo TV donnait le « oui » gagnant à 52 %, celui d’ANN donnait le « non » à 51 %. C’est donc avec beaucoup d’incertitudes que les japonais attaquèrent la journée du vote. Et ils s’y rendirent en masse, en effet, en fin de journée, on estimait la participation à près de 65 % du corps électoral, un score exceptionnel dans un pays où l’abstention est culturelle. Il faut aussi dire que l’enjeu est important. Ce n’est que le lendemain matin que les résultats furent présentés par la presse, le « oui » l’emportait avec 50.6 %, un score extrêmement serré mais qui fut accepté par la Diète qui annonça qu’elle procéderait à la ratification du changement constitutionnel dans les semaines à venir. Malgré ces résultats très partagés, ce référendum est vécu comme une défaite pour l’opposition de gauche qui a fait campagne pour le « non » et comme une victoire pour la majorité qui s’est quand à elle battue pour « oui ». L’extrême droite revendique elle aussi la victoire via ses moyens d’expression alternatifs sur internet après avoir, elle aussi, menée campagne pour le « oui ». Paradoxalement, ce résultat montre aussi le dévissage d’une partie de l’électorat centriste et modéré du parti Libéral-Démocrate, majoritairement opposé à la réforme constitutionnelle, vers le parti Démocrate de centre-gauche et d’opposition.
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Message par Shikkoku le Mar 31 Juil 2018 - 16:49


Affaires Intérieures :


Hommage au personnel de l'Armée Populaire de Libération et de la Police Armée du Peuple tombés au Xinjiang :


Alors que les critiques contre le gouvernement chinois fusent depuis Washington, la Chine poursuit sa lutte anti-terroriste avec vigueur et résolution. Une cérémonie peu commune a eu lieu à Pékin afin de commémorer les pertes de l'Armée Populaire de Libération et de la Police Armée du Peuple. Le Secrétaire Général et le Standing Committee du Politburo se sont rendus au siège du Ministère de la Sécurité Publique afin de recevoir plusieurs des officiers du SWCU (Snow Leopard Commando Unit), qui encadrent la majorité des opérations en cours au Xinjiang. Les cercueils des officiers tombés ont été salués par un hymne national joué par la fanfare dans l'enceinte du bâtiment, puis ont pris la direction de leurs familles escortés par la PAP.

La PAP escortant les cercueils des officiers du SWCU à Pékin:

Aucun communiqué officiel n'a cependant été fait concernant le nombre de victimes exactes.

Autocritique télévisée d'un dirigeant de l'East Turkestan Islamic Movement :

Le gouvernement central annonce avec fierté que "plusieurs dirigeants" de "plusieurs organisations terroristes" ont été arrêtés dans la province autonome ouïghoure du Xinjiang.

Mohammed Abu Sayff, aussi connu sous le nom de Zhang Muha, dirigeant d'une section de l'ETIM

Mohammed Abu Sayff, un dirigeant d'ascendance ouïghoure et kazakhe, chef local d'une section terroriste dans la ville de Kashgar, a été appréhendé par l'Armée Populaire de Libération dans une opération contre-terroriste durant l'été 2020. Quelques jours après son arrestation, celui-ci a effectué une auto-critique qui a été diffusée sur la chaîne CCTV13 (chaîne d'information chinoise). Dans son auto-critique, Mohammed Abu Sayff déclare "regretter amèrement son engagement dans le terrorisme séparatiste islamiste, reconnaître sa responsabilité directe dans la mort de plusieurs citoyens chinois ainsi que dans l'import de plusieurs dizaines d'armes à feu utilisées dans des opérations de terreur". La diffusion d'une quinzaine de minutes a été suivie en direct par plus de 310 millions de personnes selon les statistiques de CCTV.

Après l'autocritique, le verdict du procès a été diffusé en direct depuis la Cour de Justice Populaire d'Urumqi (capitale de la province autonome ouïghoure du Xinjiang). Mohammed Abu Sayff a été condamné à mort en même temps que 45 autres détenus, bien que ceux-ci n'aient pas vu leur procès diffusé.

L'exécution a eu lieu le soir-même du procès, via le modus operandi habituel : exécution par balle.

Mise en service de plusieurs centrales nucléaires :

A travers l'entrée en service de plusieurs centrales nucléaires, la République Populaire de Chine annonce que l'objectif fixé en 2012 d'arriver à 60 GWe d'énergie nucléaire produite et d'en posséder 30 GWe supplémentaires en construction d'ici 2020 (cette année donc) a été atteint, avec une nuance.

Les 60 GWe ont en effet été atteints, mais seuls 24 GWe valables sont actuellement en construction. L'objectif de 200 GWe (16% de la consommation d'énergie estimée) d'ici 2030 semble de plus en plus difficile à atteindre, et la sécurité énergétique nucléaire de la Chine sur le moyen-terme a été jugée "potentiellement critique" lors d'un rapport remis à Xi Jinping.

La Chine fait également face à une pénurie d'eau dans tout l'ouest du pays, rendant l'utilisation du nucléaire civil risquée voir suicidaire dans cette zone. En effet, en cas d'incident majeur, les centrales ne pourraient pas être refroidies suffisamment rapidement et risqueraient de rencontrer des soucis de fonctionnement.

La partie jaune de la carte nationale est peu adaptée à l'énergie nucléaire civile


Un rapport sur l'énergie devra être rendu au Secrétaire Général d'ici 2022, proposant un plan d'approvisionnement et une revue du plan d'implantation des centrales nucléaires afin d'atteindre les 200 GWe nucléaires d'ici 2030.

Branche navale de l'Armée Populaire de Libération :

La Commission Militaire Centrale a annoncé le lancement des navires de surface suivant :

- Type 071 Yuzhao (navire de débarquement) : 2
- Type 055 destroyer : 4
- Type 052D Luyang III (destroyer) : 4

Le troisième porte-avion chinois, dénommé Type 002, a été mis à l'eau mais reste en cale dans les chantiers navals de Shanghaï. une première sortie est prévue pour le mois de décembre 2020, et une entrée en service actif dans la marine au courant de l'année 2021.

Porte-avion Type002:

L'entrée en service des Destroyers de Type 055 a été lourdement médiatisée aussi bien au niveau national qu'international. Ces destroyers sont en effet les futurs navires centraux de l'escorte aéronavale chinoise, et devraient permettre à la Chine de déployer sa marine dans des missions de longue durée et de longue distance, afin d'améliorer sa projection de pouvoir.

La taille des Type 055 est impressionnante, et l'US NAVY considère ceux-ci comme des croiseurs. Voici les spécificités de ces nouveaux navires chinois :

Type 055 destroyer :
Coût : 1 milliard de dollars par unité
Tonnage : 13 000 tonnes
Longueur : 180 mètres
Largeur : 20 mètres
Tirant d'eau : 6.6 mètres

Génération électrique : 28x turbines QD-50
Propulsion : COGAG 4x turbines de 28MW chacune
Vitesse en mer : 56 km/h
Portée de déplacement : 9.300 kilomètres

Senseurs et systèmes d'analyse : H/LJG-346B Active Phased Radar System, LPIR (low probability of intercept radar [furtif]), Ultra-high frequency et very-high frequency Active Phased Array pour les phases actives
Guerre électronique : ESM, ECM

Armement : 1x 130mm dual-purpose naval gun, 1x30mm CIWS (proue), 1x batterie de missiles mer-air courte-portée, 112 Vertical Launch Systems (HHQ-9 mer-air, YJ-18 anti-navires, CJ-10 mer-sol, missiles anti-sous-marins)

Aéronaval : 2x Z-9C ou Z-18F équipés pour la lutte anti-sous-marine, capacité d'accueil de deux hélicoptères utilitaires moyens destinés à des opérations de logistique

Type 055 en mer

Affaires Etrangères :

Communiqué aux Etats-Unis d'Amérique :

La République Populaire de Chine dénonce les mesures indirectes visant sous un couvert très peu opaque la Chine. Nous dénonçons également les mesures répressives instaurées à l'égard de la firme ZTE.

Si les tensions sont hautes entre Pékin et Washington, et surtout entre le Ministère du Commerce chinois et son homologue américain, la Chine tient à rappeler que des accords ont été signés et qu'ils doivent être respectés. Ils l'ont été par la Chine et les Etats-Unis doivent suivre. La Chine se tient disposée à des négociations concernant un renouvellement et/ou une modification des accords bilatéraux de commerce, à travers une visite du Secrétaire Général Xi Jinping durant l'hiver 2020-2021, couvrant les villes de Los Angeles, Chicago et New-York.

Communiqué à la République française :

Le Ministre des Affaires Etrangères, Wang Yi, se rendra à Paris avant la fin de l'année 2020 pour tenir avec le gouvernement français une réunion sur différents sujets aussi bien économiques que stratégiques, si le gouvernement français est prêt à accueillir le ministre et sa délégation.

Communiqué au Japon :

La République Populaire de Chine dénonce vivement la réforme constitutionnelle japonaise. Cette constitution et l'interdiction pour l'Etat du Japon de faire usage de ses forces armées dans des opérations offensives ont été les garants de la stabilité et de la paix en Extrême-Orient depuis 1945 et la défaite japonaise.

Xu Qiliang, 1er Vice-Président de la Commission Militaire Centrale

La Chine tient à inviter le Ministre des Affaires Etrangères japonais et son collègue du Ministère de la Défense, à se rendre à Shanghaï aussi rapidement qu'ils le souhaitent pour traiter de la réforme constitutionnelle et s'assurer du maintien de la paix et de la sécurité en Extrême-Orient.

Le Ministre de la Défense Wei Fenghe, le secrétaire du cabinet du Ministre des Affaires Etrangères Wang Yi, ainsi que le 1er Vice-Président de la Commission Militaire Centrale Xu Qiliang et responsable de la branche aérienne de l'Armée Populaire de Libération seront présents lors de cette rencontre. Celle-ci a notamment pour but de discuter des changements stratégiques liés à la réforme japonaise.
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Message par Mirage le Mar 31 Juil 2018 - 16:56

Etat du Japon - Nippon-Koku




Affaires extérieures


Le Japon accepte la proposition de discussion émise par la République Populaire de Chine et l'invitation à Shangai afin de traiter de l'évolution stratégique dans la zone Asie-Pacifique. Tokyo tiens par ailleurs à souligner que cette réforme n'est pas une provocation envers la Chine ou n'importe quel autre acteur régional, mais bien l'aboutissement d'une demande du peuple japonais, et un sujet de politique intérieur. Tarō Kōno, ministre des affaires étrangères, et Itsunori Onodera, ministre de la défense, se rendront tout deux en Chine dans les plus brefs délais.
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Message par Jhe le Mar 31 Juil 2018 - 18:21




Affaires étrangères / Asie

Le président Trump s’est réjoui dans un tweet du vote du peuple japonais en faveur de la révision de l’article 9 de la Constitution. « Félicitations au peuple japonais, il prend aujourd’hui sa défense en main ! ». L’Administration Trump espère ainsi à mots couverts que la formation d’une véritable armée japonaise puissante permettra à l’armée américaine de minimiser ses dépenses dans la région (notamment l’entretien de nombreux soldats et systèmes d’armement dans l’archipel nippon). Nul doute qu’une armée japonaise sera de plus de la plus grande aide aux forces américaines face à la montée des capacités chinoises. Dans un communiqué le département de la Défense a fait savoir qu’il espérait que les changements à venir dans le système de défense japonais sera l’occasion d’accentuer la coopération Etats Unis-Japon dans le domaine.

Toujours dans un registre asiatique, la Maison-Blanche, suite à un entretien téléphonique entre Donald Trump et Xi Jinping, a fait savoir par communiqué que le numéro un chinois effectuerait à l’hiver prochain une visite d’État d’importance aux Etats Unis. Au programme : commerce, sécurité de la zone Asie-Pacifique etc. La diplomatie avance la date de février 2018 pour cette rencontre (après les élections présidentielles américaines). L’Administration américaine a de plus fait savoir que les récentes mesures édictées en terme de contrôle des investissements et de sanctions contre ZTE n’avait « rien à voir avec le dossier des passeports commerciaux et de la justice des échanges sino-américains ».

Dans le dossier nord-coréen, les Etats Unis se proposent finalement de procéder eux même au démantèlement des arsenaux nord coréen et de la matière fissile que remettra Pyongyang. Ce démantèlement aura lieu sur des sites du territoire national américain, dans les limites permises par la protection de la sécurité nationale des observateurs issus de l’ensemble des parties signataires pourront observer le processus afin de contrôler son bon déroulement.

Arménie :

Des investissements américains vers l’Arménie vont également prendre forme. L’entreprise états-unienne Ormat, spécialisé dans la géothermie va en effet investir dans les prochaines années dans le pays. L’Arménie compte en effet développer un complexe géothermique à Martouni. Celui ci disposerait d'une capacité installée de 400 MWh soit 1250 GWh produits par an environ (1,25 TWh). Le projet est chiffré à 850 millions de dollars bénéficierait de 600 millions de dollars américains, notamment financé par des entreprises comme Ormat ainsi que des banques. L’entreprise Ormat bénéficiera de 70 % des parts de la co-entreprise qui détiendra le site. Ces investissements se font sous l’oeil attentif de l’Administration qui a d’ores et déjà fait savoir aux autorités arméniennes que le gouvernement américain ne financera pas un dollar de prêts au pays du fait de ses liens économiques avec l’Iran.




Affaires intérieures :

Elections présidentielles 2020 :

Au terme des primaires, l’on connaît désormais l’affiche de la présidentielle 2020. Comme d’habitude, deux candidats principaux s’affronteront. D’un côté le candidat démocrate Gavin Newsom (gouverneur de Californie et son colistier Deval Patrick, proche d’Obama, ancien sénateur noir du Massachusetts. Côté républicain Donald Trump a finalement et sans surprise triomphé d’une opposition famélique et anecdotique. Le ticket républicain sortant Trump-Pence se relance donc dans une nouvelle course électorale en mettant en avant son bilan, son slogan « Keep America Great » et les méthodes toujours transgressives de Trump. La campagne s’annonce rude, deux Amériques s’opposent bel et bien, les sondages d’opinion sont très indécis et les débats télévisés d’octobre sont attendus avec impatience.

Attentat contre l'oléoduc Keystone :

C’est dans ce contexte de campagne électorale que s’est produit l’attentat contre l’oléoduc Keystone. L’acte a vite été très fermement condamné par l’Administration et au premier chef le président qui a réagi sur Twitter selon son habitude et dans les plus brefs délais. Fort heureusement aucun dégât majeur n’est à déplorer et l’oléoduc a vite été remis en marche normalement.

Malgré des interpellations dans divers milieux, notamment « écologistes » du fait de la récente mode d’attentats « écolos » dans le monde, par le FBI aucun suspect sérieux n’a été interpellé. Face à ces attentas écolos le président Trump en campagne s’est lancé dans une nouvelle vague de propositions démagos en terme de renforcement de la lutte anti terroristes et de la sécurité intérieure. Il a notamment proposé la mise sur pied d’équipes spécialisées au sein du FBI afin de traquer les « terroristes environnementaux, assurément une potentielle menace pour nos citoyens, notre sécurité et notre économie ». Ces déclarations inquiètent les milieux écologistes américains qui craignent une criminalisation de leur lutte, très active notamment sous ce mandat républicain, de leur action sous prétexte de ces attentats.


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Message par Sirda le Mar 31 Juil 2018 - 18:36


République française





Affaires intérieures


................Les récentes élections municipales et sénatoriales ont été l’occasion pour le centre-droit de véritablement connaître son poids électoral, en n’ayant été allié à aucune formation politique, contrairement à l’habitude, à savoir entre 4 à 5% pour l’alliance entre l’Union des Démocrates Indépendants avec Agir – Les Constructifs, issus d’une scission avec Les Républicains, et aux environs de 3% pour le Mouvement Démocrate. Quant à d’autres formations comme le Mouvement Radical, né en décembre 2017 de la fusion du Parti Radical valoisien et du Parti Radical de Gauche, celles-ci sont trop insignifiantes politiquement pour peser encore quelque chose, sauf lorsque de plus grandes formations politiques s’allient à eux, souvent pour des intérêts très locaux, ce qui leur permet d’exister. Ainsi, les différents mouvements centristes ont pu constater que leurs maigres scores respectifs pourraient commencer à être intéressants s’ils étaient rassemblés, notamment pour des élections au scrutin proportionnel, à l’instar des européennes mais aussi pour partie des futures législatives, ainsi que des élections régionales. Ce constat avait déjà été fait du temps de Jean-Louis Borloo à l’UDI, conduisant à la création de l’Alternative Libérale avec le MoDem, sans suite du fait du départ de la vie politique de ce premier pour des raisons de santé, son successeur Jean-Christophe Lagarde n’ayant pas souhaiter donner suite à ce projet ambitieux.

................Néanmoins, le récent rapprochement de l’UDI – Agir avec le parti présidentiel – les sénateurs centristes ayant soutenu la candidature de François Patriat au perchoir du Palais du Luxembourg –, ainsi que les appels du pied de certains constructifs, Virginie Calmels, Fabienne Keller et Frank Riester en tête, à être davantage constructifs – c’est le cas de le dire – avec le gouvernement d’Edouard Philippe, lequel doit se remanier dans les semaines à venir pour remplacer messieurs Castaner, Collomb et Griveaux, a largement fait bouger les lignes au sein de la formation de centre-droit qui s’est ainsi rapprochée du MoDem anciennement dirigé par un François Bayrou désormais retiré de force de la vie publique à la suite de sa condamnation pour emplois fictifs au Parlement européen – décidément. Après avoir obtenu l’aval secret de l’Elysée, le président du groupe MoDem à l’Assemblée Nationale et président intérimaire dudit parti, le blondinet Marc Fesneau, a rencontré les principaux dirigeants de l’UDI – Agir ainsi que du Mouvement Radical pour convenir d’un vaste rassemblement centriste directement placé sous le giron de la République en Marche pour le moment, et très sobrement nommé « Mouvement centriste pour la République », ou MCR. Ce dernier jouit dès lors d’un groupe de 82 députés et 18 sénateurs, et plusieurs villes majeures comme Bordeaux ou Strasbourg, étant ainsi la troisième formation politique du pays.

................Cette vaste formation centriste unifiée ne tarda guère à attirer certaines personnalités politiques issues de la droite à l’instar de Xavier Bertrand, président des Hauts de France, qui intégra rapidement le groupe avec sa Manufacture, mais également Christian Estrosi, ancien édile de Nice cherchant l’investiture En Marche pour les élections régionales de 2021 pour la région PACA et à la tête d’un réseau d’élus locaux de centre-droit. De même, plusieurs proches du premier-ministre, notamment Gilles Boyer et Benoît Apparu, prirent eux aussi leur carte dans ce parti déjà géré par des proches du chef du gouvernement, que certains médias soupçonnent d’être à la manœuvre pour se doter d’un véritable poids politique en dehors de celui octroyé par un Emmanuel Macron plutôt favorable à ce projet qui lui permet de détruire encore plus l’opposition et asseoir sa domination sur le centre droit et le centre gauche. La question de la fidélité de ces nouveaux alliés étant rapidement posée, Jean-Christophe Lagarde a ainsi pris la présidence du groupe des députés, tandis que Marc Fesneau a été promu au porte-parolat du gouvernement et Frank Riester aux relations avec le Parlement, ces deux derniers intégrant donc l’exécutif, Gérard Collomb étant quant à lui remplacé par Christian Estrosi, contraint d’abandonner ses ambitions sur le PACA au profit de Castaner. Aux Républicains, on s’étouffe à l’annonce de ces nominations et ralliements.



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Message par Bureau le Mar 31 Juil 2018 - 20:01

Italie
Brève
Evénement

Imbroglio politique à Rome. Depuis 2017, le Movimento 5 Stelle, alors dirigé par Beppe Grillo, tentait inlassablement de rejoindre l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au sein du Parlement européen, sans succès, essuyant le refus desdits députés. Après cet échec initial, le débat semblait clos jusqu’à ce qu’en 2018, plusieurs médias des deux côtés des Alpes laissaient entrevoir la possibilité d’une alliance pour les élections européennes entre d’une part le mouvement désormais dirigé par Luigi di Maio et d’autre part le parti présidentiel français d’Emmanuel Macron. La chose avait été reportée sine die lors de la formation du gouvernement entre le M5S et la Lega au printemps de la même année, malgré quelques rumeurs persistantes et signaux adressés au chef de l’Etat voisin par di Maio, qui lui préféra le Parti Démocrate en dépit de son poids politique désormais plus faible.

Tout aurait pu en rester là si le Movimento 5 Stelle n’avait pas entamé un lent déclin progressif dans les sondages, au profit de son partenaire gouvernemental, qui, pour sa part, commençait à prendre de plus en plus de poids politique en grapillant plusieurs points au M5S, cela grâce au jeune, dynamique et charismatique ministre de l’intérieur Mattéo Salvini, dont l’omniprésence médiatique agaça de plus en plus Luigi di Maio et ses confrères. A l’été 2020, les lignes commencèrent à bouger. En effet, plusieurs cadres de l’Alliance des européistes démocrates, successeur de l’ALDE, se rapprochèrent des dirigeants du M5S pour négocier une nouvelle candidature de ce dernier au sein du groupe, dans l’espoir de faire bouger les lignes politiques en Italie et faire se rapprocher le mouvement avec le Parti Démocrate, lui aussi membre de l’EDA, ce qui fut accepté par les membres du M5S.

L’annonce de l’adhésion du Movimento 5 Stelle à l’EDA provoqua un véritable séisme politique, la Lega accusant son partenaire de « trahir le contrat de gouvernement passé entre les deux formations », et Mattéo Salvini, persuadé de remporter les prochaines élections avec une nouvelle coalition de droite, annonça le départ de son parti du gouvernement, entraînant une motion de censure qui fut adoptée. Les tractations débutèrent à nouveau, tandis que planait la menace d’une dissolution de la Chambre des députés, et après plusieurs jours d’incertitudes et de consultation, Luigi di Maio annonça son intention de former un nouveau gouvernement avec le Parti Démocrate, qu’il avait déjà approché sans succès en 2018 lorsque Mattéo Renzi le dirigeait déjà. L’ancien président du Conseil parti, et son influence largement diminuée, di Maio n’eût guère de mal à convaincre les principaux dirigeants démocrates en faisant planer la menace plus que possible d’un gouvernement de la droite et de l’extrême-droite dans les semaines à venir si une alliance n’était pas trouvée.

Les démocrates, malgré une certaine méfiance de la base militante, furent contraints d’accepter cette offre leur garantissant plusieurs ministères majeurs ainsi qu’un retour au pouvoir sur un programme politique commun ; permettant par ailleurs d’éviter la dissolution de la Chambre des députés dans laquelle ce nouveau gouvernement de coalition dispose d’une courte majorité de 333 députés sur les 315 nécessaires et de 161 sénateurs sur les 160 nécessaires à la chambre haute de la République italienne. Sans surprise, Luigi di Maio obtient la présidence du Conseil des ministres tandis que le président du Parti Démocrate Matteo Orfini devient vice-premier ministre en charge de l’économie. Ce revirement majeur dans la politique italienne, quasiment inespéré, chamboule considérablement les cartes, tandis que la Lega assure que « le gouvernement tombera dans les semaines à venir et le choix souverain du peuple italien sera respecté par la formation d’un nouveau gouvernement entre la Ligue, Forza Italia et les autres partis de droite coalisés. »
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Message par Bureau le Mar 31 Juil 2018 - 22:49

Union Européenne :

Sur demande de Sirda

Le projet de groupe aéronaval européen fait beaucoup de bruit au sein de l’UE. Les propositions chocs du président français, qui semble bel et bien vouloir lancer des projets de long terme destiné à accentuer l’intégration européenne malgré les réticences de la coalition libérale-conservatrice allemande (avant tout attachée à la préservation de ses deniers).

Malgré le coût du projet (qu’il va bien falloir financer via l’UE), les pays de l’Euromafor (Portugal, Espagne, Italie) ont désormais tout trois décidé de soutenir le projet d’Emmanuel Macron. La coloration de gauche des gouvernements de la Péninsule Ibérique et le nouveau gouvernement plus eurocompatible italien (intégrant le Parti Démocrate) sont en effet plutôt séduit par ce projet concret qui devrait mener à une intégration politique plus poussée et permettre de renforcer la stature internationale de l’Europe dans un contexte d’incertitudes et de rigueur financière (financer un tel projet serait en effet impossible pour un pays seul à l’heure actuelle). La Belgique et, plus étonnant, la Grèce ont également fait montre de leur intérêt pour le projet.

Hors de ces quatre pays, le succès a toutefois été bien moindre. La coalition au pouvoir à Berlin n’a en effet aucune envie de se lancer dans un projet si coûteux et dont elle ne voit pas l’intérêt , tout comme les Pays Bas et les pays nordiques en général, attaché à l’orthodoxie budgétaire plus qu’au grand projet. Les pays d’Europe centrale et orientale n’ont également pas donné suite.
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Message par Bureau le Mer 1 Aoû 2018 - 19:27

Union européenne
Brève
Evénement

Une vague d’attentats a touché plusieurs pays-membres de l’Union européenne en octobre 2020, des actes terroristes revendiqués par l’Etat Islamique en Libye et au Maghreb, qui se félicite de ses « martyrs tombés au combat face aux kouffar » et affirme venger ses frères tués au Levant. En effet, plus d’une dizaine d’attaques au couteau et à la hache ont été recensés en Allemagne, en Espagne, en France et en Italie, faisant au total 8 morts d’une dizaine de blessés, tandis que dans la totalité des cas, les terroristes ont été abattus par les forces de l’ordre chargées de les neutraliser. Les villes de Barcelone, Cologne, Madrid, Paris et Rome ont été touchées par ces agressions à l’arme blanche, et plusieurs veillées funèbres ont été rapidement et spontanément organisées par des habitants voisins des lieux des attaques, tandis que sur les réseaux sociaux fleurissent des messages d’amour et de paix.

Une attaque beaucoup plus importante a eu lieu à Cadix, dans le sud-ouest de l’Espagne, elle aussi revendiquée par l’organisation islamiste Daesh. Dans la soirée du 15 octobre, plusieurs terroristes ont attaqué à l’arme lourde différents bars en plein centre-ville, tandis qu’une demi-heure plus tard, ce sont ceux en bord de mer qui furent ciblés par plusieurs rafales. Au total, près de 23 morts ont été dénombrés ainsi que 61 blessés avec des degrés de gravité divers, tandis que six des huit agresseurs ont été abattus par les forces de l’ordre, un a été interpellé, et le dernier a pris la fuite et est désormais activement recherché par la police espagnole. Selon certaines sources, ces attaquants seraient des natifs espagnols mais également des étrangers, l’un des assaillants ayant été identifié comme français.

Ces différentes attaquent ont relancé vivement le débat concernant l’immigration, qui a repris depuis plusieurs mois avec l’arrivée de plusieurs milliers de migrants, plusieurs scénarios à l’Aquarius s’étaient répétés. Le Parti Populaire espagnol s’est emparé du dossier pour critiquer le gouvernement socialiste qui s’était fait remarquer à partir de 2018 pour sa politique pro-migratoire et dénonce cette dernière en accusant les ministres de complicité par lâcheté avec les terroristes. En Europe, le même débat se reproduit dans les différents pays touchés, et les partis d’extrême-droite en profitent pour reprendre leurs critiques habituelles, indignations et cris d’orfraie, sans grande conséquence politique sinon une faible progression dans les sondages, généralement de l’ordre d’un pourcent, en faveur desdits groupements politiques juste après les attaques.
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Message par Shikkoku le Jeu 2 Aoû 2018 - 17:08



Affaires Intérieures :

Programme spatial chinois :

La République Populaire de Chine annonce au monde le succès du test du moteur de la fusée Longue Marche 9, testé au sol dans des conditions sûres dans la province du Hebei.

Image du laboratoire de test:

Le super-lanceur chinois n'est désormais plus qu'à quelques années d'une première mission.

Dans un même temps, deux tests du lanceur Longue Marche 11 ont été effectués à quelques semaines d'intervalle. Ce lanceur, d'une capacité relativement limitée (700kg en orbite terrestre basse) fonctionne au propergol solide et est destinée à des missions d'urgence comme la nécessité de mise en orbite immédiate d'un satellite ou dans un futur proche, la nécessité d'envoi de matériel urgent à la future station spatiale chinoise.


Entrée en service de la gamme CS/LR17 dans l'Armée Populaire de Libération :

Présenté au public international pour la première fois durant l'exposition du Zhuhai en 2016, le système de fusil d'assaut modulaire CS/LR17 entrera officiellement en service dans l'Armée Populaire de Libération au 1er janvier 2021.

Quelques exemples de la gamme:

Trois calibres sont disponibles pour la gamme : 5.56×45mm, 7.62×39mm et 7.62×51mm, correspondant aux trois calibres en usage dans les forces armées chinoises actuellement. Chaque calibre disposera des variantes suivantes :

- Fusil d'assaut léger (type FN FAL ou HKG3)
- Fusil d'assaut
- Fusil de précision
- Mitrailleuse

Seront équipés en priorité le corps des marines de la branche navale de l'Armée Populaire de Libération, les forces spéciales de l'APL et de la PAP, et les unités d'intervention de la police spéciale. Une version d'export existe également et est disponible à la vente dès 2021.

Réforme du système hospitalier d'urgence :

La situation des soins en Chine n'est pas nécessairement la plus flatteuse pour le gouvernement chinois. Si la capacité de l'Etat à étendre une présence médicale sur le territoire entier ne fait aucun doute, plusieurs soucis (corruption, difficultés logistiques, dérégulation pharmaceutique, etc...) font que de nombreux chinois n'ont pas les moyens de se soigner correctement, notamment dans des zones rurales à revenus modérés ou carrément faibles.

Un hôpital bondé dans la province du Heilongjiang, nord-est de la Chine

Des mesures radicales seront implémentées dès le 1er janvier 2021 par le Ministère de la Santé, sur ordre du Groupe de Travail sur la Santé Publique dirigé par le camarade Xi Jinping. Ces mesures portent sur plusieurs sujets :

Extension du système hospitalier d'urgence dans les zones défavorisées

Près de 250 nouveaux centres de soins d'urgence seront construits, majoritairement dans les provinces du Nord-Ouest (Xinjiang, Gansu, Qinghai, Tibet, ...), du Sud-Ouest (Yunnan, ...) et du Centre-Sud (Guizhou, ...), mais aussi dans les banlieues ouvrières des villes comme Pékin, Shanghaï, Canton, Shenzhen, Nankin ou Hangzhou.

Ces centres de soin prodigueront, sur présentation d'un Hukou (système de passeport interne) local, des soins d'urgence gratuits couvrant des situations où la vie du patient est directement menacée.

Remboursement augmenté des prestations de santé  

Les prestations des services suivants :

- pédiatrie
- oncologie
- maladies respiratoires
- toxicologie
- gynécologie et urologie
- dermatologie

se verront désormais remboursées à près de 35% même sans assurance privée, sur présentation d'un Hukou (système de passeport interne) local. Les soins pédiatriques seront remboursés à 80% sur présentation d'un Hukou local de l'enfant ou d'un des deux parents.

Réforme de la dualité pharmacie-hôpital et réforme du prix des médicaments

La réforme phare du projet de réforme de la Santé publique de 2021 est sans conteste celle-ci. Les hôpitaux chinois sont en effet des nids de corruption locale. Les pharmacies (souvent situées dans les hôpitaux publics même) sont quasiment systématiquement de mèche avec les médecins de l'hôpital où elles sont implantées, et profitent des ordonnances généreuses de ces derniers pour augmenter exponentiellement leurs bénéfices, au détriment de la qualité des soins des patients.

Le Bureau de Contrôle Pharmaceutique, déjà établi depuis des décennies comme un organe majeur du Ministère de la Santé de la République Populaire de Chine se verra désormais allouer un budget supplémentaire de 7.8 milliards par an à lui tout seul afin d'augmenter la qualité des contrôles des produits, mais aussi de pourchasser les accords de corruption.

Autre mesure importante de ce volet, le prix des médicaments sera désormais unifié à une échelle nationale. Ce prix sera déterminé par le Ministère de la Santé et publié une fois l'an dans une parution spéciale du Quotidien du Peuple. Il sera trouvable en ligne sur le site du Ministère, et tout citoyen chinois pour user de la délation pour dénoncer un prix illégal. Une enquête sera ensuite menée par les services du Ministère de la Sécurité Publique. Toute revente à un prix supérieur au prix fixé par le Ministère de la Santé d'un médicament sera passible d'une peine allant de 12 mois de travaux d'intérêts généraux à 5 ans de prison ferme selon l'écart de prix et le médicament en question.

Affaires Etrangères :

Communiqué au Royaume de Thaïlande :

La République Populaire de Chine annonce au gouvernement thaïlandais que les travaux sur le canal de l'isthme de Kra sont actuellement officiellement commencés par un consortium d'entreprises chinoises et de contractuels thaïlandais.


Les premières pelleteuses chinoises et les charges explosives ont commencé à faire tonner dès le mois d'octobre 2021 dans l'isthme du Kra. Près de 8 500 ouvriers chinois sont sur place afin de participer aux travaux, accompagnés de 12 000 ouvriers thaï, majoritairement recrutés dans la population locale. C'est une véritable petite ville qui s'est construite aux abords des différents lieux du chantier.


Le Secrétaire Général Xi Jinping a annoncé avec fierté que la "coopération dont font preuve la Chine et la Thaïlande est exemplaire, et montre que les nations seront toujours plus fortes unies que montées les unes contre les autres par des sursauts protectionnistes."
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Message par Sirda le Jeu 2 Aoû 2018 - 20:21


République française





Affaires intérieures


................C’était une promesse de campagne de l’alors candidat Emmanuel Macron : la suppression partielle, à hauteur approximative de 80% des contribuables assujettis, une idée chiffrée à 10 milliards d’euros. Puisque le chef de l’Etat fait ce qu’il a dit, selon sa formule du début de quinquennat, cette mesure avait été adoptée et mise en œuvre dès son arrivée, progressivement évidemment, avec des baisses chaque année du montant payé par le contribuable, avant de définitivement le supprimer dans la loi de finances initiale pour 2021 – à l’exception de quelques cas particuliers comme pour les propriétaires de résidences secondaires, etc. Bénéficiant exclusivement aux collectivités locales, cette taxe d’habitation représente une perte sèche de près d’un dixième de leurs ressources, lesquelles excèdent les dépenses de 6 milliards d’euros en 2020. Le gouvernement, contraint de trouver une solution, a ainsi annoncé une augmentation des dotations aux collectivités territoriales à hauteur de trois milliards d’euros, laissant aux collectivités le soin d’opérer des réductions drastiques de leurs dépenses de fonctionnement, les fonctionnaires étant évidemment ciblés implicitement, 100'000 devant être au minimum supprimés pour permettre de combler cette perte financière en plus de la réaffectation de l’excédent au financement du trou créé par la suppression de la taxe d’habitation.

................Cette loi de finances initiale de 2021 inclut d’autres réformes permettant la réduction du déficit public, mais aussi quelques cadeaux auprès de l’électorat afin de le remobiliser pour les élections des deux années à venir. Le plus gros de ces cadeaux est la suppression totale de l’ISF, qui avait été transformée en Impôt sur la Fortune Immobilière, et qui rapporte encore deux milliards d’euros à l’Etat, suivi d’une baisse du taux d’imposition à 40% au lieu de 45% pour la plus grande tranche d’imposition pour éviter « la fuite des capitaux » selon Gérald Darmanin, conspué par l’aile gauche du Parlement, et créant quelques frictions avec l’aile gauche de LREM. Autre facteur destiné à remobiliser l’électorat bourgeois, notamment de centre-droit, c’est la réforme de l’aide personnalisée au logement, qui consiste en une « meilleure articulation de l’aide avec les autres revenus afin d’en améliorer l’équité », selon le ministre au Budget. Désormais, l’APL sera calculé en prenant en compte l’ensemble des revenus – sauf l’AAH pour les handicapés. De même, les étudiants pourront désormais en bénéficier que s’ils ne se rattachent plus au foyer fiscal de leurs parents, c’est-à-dire que ces derniers perdront la quote-part rattachée à leur enfant dans le calcul de l’impôt en échange de la perception de l’APL, ce qui devrait permettre d’économiser 1,2 milliard d’euros, une mesure plus que polémique auprès des jeunes déjà touchés en 2017.


Affaires étrangères


................La République française, par l’intermédiaire de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian alias le Menhir a accepté la demande de rencontre du chef de la diplomatie chinoise avec les autorités françaises, sommet qui devrait se tenir au sein du Château de Versailles selon des sources proches du Quai d’Orsay, cela afin de séduire une délégation chinoise qui, on l’espère à Paris, comptera aussi le président Xi Jinping, lequel a été officiellement convié par la présidence à effectuer une visite d’Etat – le summum du protocole, donc – à l’occasion de cette rencontre au lieu de n’y envoyer que son ministre des affaires étrangères, tout aussi honorable fût-il. Asie toujours, bien que plus proche de la France cette fois, le Quai d’Orsay a proposé à Erevan un prêt à hauteur d’un milliard d’euros pour financer les projets de l’Arménie, dont le remboursement s’étalerait sur quinze à vingt ans et avec un taux d’intérêt ridiculement bas – 3% –, la France soutenant activement la nouvelle politique arménienne et ses projets de développement qui profitent particulièrement aux entreprises nationales. Ce prêt, s’il est accepté, serait contracté auprès d’une des grandes banques françaises, et non pas directement de l’Etat toutefois, qui se porterait néanmoins garant du bon remboursement par l’Arménie. Paris affirme que ce prêt peut monter à un milliard et demi si aucune autre offre n’est émise.



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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Jhe le Jeu 2 Aoû 2018 - 23:13




Affaires intérieures :

Elections présidentielles 2020 :

Comme tous les 4 ans les Américains se sont rendus aux urnes pour élire leur président, leurs représentants parlementaires ainsi que divers élus étatiques et locaux (gouverneur, députés et sénateurs locaux etc). A l’issue d’une campagne aux allures de véritable marathon médiatique, une nouvelle fois marquée par les exubérances du candidat Trump qui n’a cessé de vanter son bilan, qui a rendu sa grandeur à l’Amérique, et de promettre de poursuivre et d’approfondir sa politique lors des quatre années à venir sur tous les points. En face Gavin Newson réalise également une bonne campagne mais celle ci est restée très centrée sur un thème anti-Trump à tous les niveau, favorable à une Amérique plus ouverte mais sans réelles propositions nouvelles concrètes au-delà des incantations (baisse des inégalités et défense de la classe moyenne), ce qui est insuffisant face au relativement bon bilan économique de l’équipe sortante.

Jusqu’au bout et malgré les débats télévisés, les sondages d’opinion sont restés très indécis, oscillant entre une nouvelle victoire d’un Trump minoritaire et une légère victoire démocrate. Cette indécision aura tout du moins permis une assez forte participation des électeurs puisque celle ci s’est élevée à 58 % (+3 points par rapport à 2016). La soirée électorale aura elle aussi été marquée par un long suspense jusqu’à ce qu’au final les résultats définitifs annoncent tard une victoire du président sortant Donald J. Trump.

Ce dernier est réélu avec 47 % des voix et 275 grands électeurs (la majorité requise étant de 270). le candidat démocrate a quand à lui obtenu 48 % du vote populaire mais doit se contenter de 256 grands électeurs. Comme en 2016, les Démocrates ont réalisé de très bons scores dans leurs fiefs (les côtes et les grandes villes) ainsi qu’auprès des minorités tandis que les Républicains ont capitalisé sur les électeurs blancs, les Etats ruraux surreprésentés et de la victoire dans de nombreux swing states (notamment les états désindustrialisés du nord ouest qui sont resté acquis à Trump). Très soutenu par sa base, Donald Trump a donc su garder ses électeurs de 2016 dans son escarcelle confirmant son statut de président minorité, mais appuyé sur une minorité lui permettant de remporter des scrutins dans le contexte américain. Le président sortant accuse toutefois une perte de taille : celle de la Floride.

Réélu, le président Trump a promis de poursuivre sa politique : fermeté sur l’immigration, poursuite des offensives commerciales (notamment contre la Chine qui a à nouveau été visée), augmentation des dépenses militaires et de sécurité et promesses de coupes budgétaires dans les administrations et certains programmes sociaux afin de réduire le déficit, poursuite et concrétisation du grand plan d’investissement, baisses d’impôts et déréglementation économique (notamment au niveau écologique), politique étrangère ferme envers l’Iran et pro-Israël, très unilatéraliste etc.

La confirmation des majorités républicaines dans les deux chambres du Congrès lors des législatives qui se sont tenus en même temps que les présidentielles va de plus faciliter la tâche du président même si au Sénat celle ci reste relativement limitée.



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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Jhe le Ven 3 Aoû 2018 - 22:40




Affaires intérieures :

Le président Trump ayant été réélu aucune période de transition ne se met en place, le magnat de l’immobilier devra seulement prêter à nouveau serment devant le chief justice le 20 janvier 2021 afin de débuter officiellement son second mandat. Cette prestation de serment ne donnera pas lieu à une nouvelle cérémonie mais aura lieu en privé à la Maison Blanche. En attendant Donald Trump a d’ores et déjà confirmé nombre de ses collaborateurs dans leurs fonctions. Les postes clés de l’Administration resteront ainsi pour l’instant entre les mains des mêmes personnalités. Mike Pompeo conserve la diplomatie, John Bolton le poste de Conseiller à la Sécurité Nationale, Ivanka et Jared Kushner leurs postes de conseillers. Les militaires qui ont su encadrer le président tout en gagnant sa confiance restent également aux postes clés, notamment Jim Mattis qui conserve la direction du Pentagone et le général John Kelly qui reste lui chief of staff de la Maison Blanche.

Le président réélu s’apprête lui à accueillir le président chinois Xi Jinping en début d’année prochaine. Le dossier du commerce sera au premier plan, le président entend bien forcer le leader chinois à tenir ses engagements de 2018 et à lui arracher de nouvelles concessions. Trump semble notamment très remonté au sujet du passeport commercial, accordé au compte goutte par la bureaucratie chinoise. La Maison Blanche espère également faire avancer les discussions avec l’UE afin de mieux ouvrir le marché européen aux produits américains, l’augmentation des importations du Vieux Continent en terme d’achat de soja et de gaz naturel américain fait notamment partie des objectifs de l’Administration.

En outre en terme diplomatique Mike Pompeo a confirmé que les sanctions contre Moscou restent en vigueur « jusqu’à nouvel ordre ». Le nouveau mandat présidentiel ne changera en effet rien au niveau de la politique de fermeté décidé il y a quelques mois face à la Russie, notamment suite au renouveau de sa politique agressive vis à vis de l’Ukraine. A l’heure actuelle des pans entiers de l’économie russes sont frappés par ces sanctions ainsi que la quasi totalité des oligarques proches du Kremlin.



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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Sirda le Ven 3 Aoû 2018 - 22:43


République française





Affaires intérieures


................Cela fait légèrement plus de deux ans et demi que le « loup du CAC 40 », rejeton du Système – celui qui tout gouverne –, dirige d’une main de fer dans un gant de soie la République inaltérable. Traditionnellement, cette période symbolique de mi-mandat est l’occasion de dresser un premier bilan provisoire de l’action générale du gouvernement, et Emmanuel Macron, bien que réputé iconoclaste, ne dérogea point à l’exercice habituel lors de ses vœux à la Nation pour les fêtes du Nouvel An. En effet, le président de la République a affirmé que « la volonté inflexible du gouvernement de redresser la situation économique porte indéniablement ses fruits puisque le déficit tend à se réduire d’année en année, grâce aux efforts de l’intégralité de l’Etat sans pour autant réduire sa capacité d’intervention et l’efficacité des services publics, et qu’en parallèle, le chômage ne cesse de décroître et qu’il devrait atteindre l’objectif fixé des 7% à l’horizon 2022. » Ainsi, le chef de l’Etat ne tarit pas d’éloge sur sa propre personne et plus vaguement sur ses ministres. Dans ce discours fastidieux, une annonce fut néanmoins remarquée : un tournant social. « Maintenant que l’Etat a été restauré, la redistribution des richesses auprès des plus misérables est une nécessité, comme je l’avais promis durant la campagne, et c’est pourquoi plusieurs plans en ce sens seront adoptés cette année, notamment à destination des banlieues, trop délaissées. »

................Décrié depuis le début de son quinquennat comme un président des riches, ultralibéral, arrogant, méprisant, etc., Emmanuel Macron fit sensation en annonçant de telles mesures en faveur des plus démunis, ce qui était certes en conformité avec ses promesses présidentielles, mais très inattendu. Loin d’être mue par une quelconque conscience sociale, voire socialiste, le chef de l’Etat est en effet quasiment dos au mur depuis plusieurs semaines, et notamment l’adoption difficile du projet de loi de finances initiale pour 2021 qui fut des plus contestés, principalement à cause de certaines mesures en faveur de son électorat bourgeois. En effet – et ce nonobstant une ferme gestion managériale des députés, notamment grâce à Alexandre Benalla et son badge H au sein du Palais Bourbon destiné à littéralement terroriser les élus LREM de la Nation –, de nombreuses voix dissidentes ont commencé à émerger, notamment portées par la députée-maire de Cherbourg en Cotentin Sonia Krimi, contre la politique « exclusivement droitière » du gouvernement d’Edouard Philippe, prenant en exemple les nombreuses largesses fiscales accordées aux plus aisés, la loi asile & immigration, la politique migratoire en général, la mise en œuvre d’une partie des propositions plus que libérales du rapport CAP 22, les principales réformes économiques, le non-remplacement de nombreux fonctionnaires, de l’assurance-chômage, des retraites, etc.

................Ainsi, les quelques dizaines de députés issus du Parti Socialiste et ayant rallié en cours de route la Grande Marche et le projet révolutionnaire macroniste commencent à faire entendre leur voix et à réclamer davantage de social, menaçant, si tel n’était pas rapidement le cas, de fronder à leur tour, ce qui mettrait immanquablement le gouvernement dans une fâcheuse position politique en l’obligeant à se rabattre sur le nouveau parti centriste pour conserver sa majorité au sein du Palais Bourbon, le contraignant ainsi à faire de nombreuses concessions à ces bouffeurs à tous les râteliers. Le message de ces apprentis rebelles est clair : faire davantage dans le social, notamment en réalisant le plan d’investissement de cinquante milliards d’euros ainsi que le plan à destination des banlieues discuté en 2017, et le plan pauvreté prorogé sine die lors de la coupe du monde 2018. Nécessité vitale pour le pays selon ces députés, cela l’est également pour le président Macron qui, s’il a récupéré son électorat bourgeois et solidifié ses bases au centre-droit, affaiblissant considérablement la droite dans son ensemble, commence à perdre des points auprès de l’électorat de gauche qui l’a largement porté au pouvoir en 2017 et menace de se reporter au mieux sur le Parti Socialiste timidement renaissant, et au pire sur un Jean-Luc Mélenchon qui monte dans les sondages pour 2022 au point d’être donné au second tour.



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Message par Bureau le Ven 3 Aoû 2018 - 22:47

Ukraine
Brève
Conséquence

Suite aux déploiements russes dans le Donbass et le renouveau de soutien de Moscou aux rebelles pros russes, l’armée ukrainienne a finalement du à nouveau reculer sur la ligne de front figée depuis 2015. Les avancées des forces de Kiev n’ont en effet pu se concrétiser face à l’intervention des Russes face à laquelle elles ne sont pas de taille. Des accrochages ont toutefois eu lieu directement entre forces russes et ukrainiennes, ces derniers ont fait des victimes et réveillés un très fort sentiment anti russe à l’ouest de l’Ukraine. La plus violente de phase de combat depuis 2015 a donc eu lieu et à l’heure actuelle de violents accrochages ont souvent lieu sur la ligne de front. Aucune offensive rebelle/russe n’étant lancé le conflit semble toutefois à nouveau en voie d’enlisement. La présidente Timochenko ne cesse de dénoncer « l’agression russes » et de multiplier les visites sur le front mais sa seule arme est à l’heure actuelle d’appeler l’Occident à soutenir massivement l’Ukraine face à l’ogre russe qui ne semble pas prêt à  plier sur le dossier ukrainien...

République algérienne démocratique et populaire
Brève
Evènement

Séisme politique à Alger. Dans la nuit du 17 au 18 décembre, le président du pays s'est éteint dans son sommeil, et tous les câbles qui l'alimentaient depuis des années n'ont pas réussi à le réanimer. Le légume de l'Atlas laisse derrière lui une salade politique assez confuse et peu ragoûtante puisque de nombreux prétendants à sa succession se sont rapidement fait connaître une fois la période de deuil nationale terminée. En tête, Saïd Bouteflika, frère puîné du défunt, qui est en tête des sondages mais vivement critiqué par différentes factions rivales qui aimeraient bien s'emparer du pouvoir, à l'instar du vieillissant général Gaïd Salah, chef d'état-major, qui se veut être le Al-Sissi d'Algérie, l'actuel premier ministre Ahmed Ouyahia qui est largement soutenu par les services de renseignement dont leur ancien patron Mohamed Mediène. Les élections s'annoncent plus que tendues dans ce pays complexe qui se redresse à peine de la crise sociale et économique traversée au milieu de la décennie avec la chute du cours du brut.


Dernière édition par Bureau le Dim 5 Aoû 2018 - 13:36, édité 1 fois
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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Prishayev le Dim 5 Aoû 2018 - 0:49



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun





Budget pour 2021 et Economie de l'année 2020


Le vote du budget de l’année 2021 se fait sous les acclamations. Selon les dernières estimations fournies la croissance du PIB arménien atteint les sept pourcents. C’est que les dépenses publiques se sont révélées croissantes depuis trois ans. L’accélération des grands travaux n’est donc pas pour rien dans le redressement de l’Etat caucasien. Pour tenir ses objectifs, le gouvernement arménien présente au parlement un budget décuplé voir extensif. Si les recettes fiscales atteignent 4 milliards de dollars et les recettes non fiscales à 950 millions de dollars (300 millions de la diaspora, 500 millions de la France), le budget proposé (et approuvé) atteint 5,84 milliards de dollars.




Economie 2020.




Budget 2021.


Réserve financière : Aux 300 millions stockés par le ministère à l’environnement s’ajoutent les moyens inexploités par le ministère à l’agriculture, soit 150 millions. Enfin, l’Etat Arménien accepte la proposition Française, 1,5 milliards de dollars se retrouvent dans les caisses de l’Etat via cet emprunt. Soit 1,95 milliards de dollars. Un total de 800 millions est employé depuis cette réserve pour financer le budget de l’Etat en 2021.


Résumé par poste

Administration : La relative stagnation des budgets alloués à l’administration va de paire avec un faible engouement à affronter à nouveau les syndicats de la fonction publique. La modernisation de l’appareil bureaucratique et la réduction de son personnel attendra. S’ajoutent 20 millions de dollars au budget de l’administration.

Agriculture : Une baisse de 150 millions de dollars s’opère dans ce ministère postérieurement au financement du projet d’irrigation des terres jouxtant le réservoir d’Akhurian. L’excédent de l’année passée se retrouve dans les réserves de l’Etat, soit 150 millions.

Culture : La culture, délaissée jusqu’il y a peu, prend des couleurs avec la volonté du gouvernement de mettre en valeur le patrimoine arménien. Ainsi, 80 millions de dollar s’ajoutent au budget de la culture.

Défense : Premier poste budgétaire l’année passée, la Défense devient le troisième poste budgétaire de l’Etat, maintenant un régime de croisière se traduisant par une stagnation de ses moyens.

Ecologie : Supportant tous les couts induits par la politique énergétique du gouvernement, le ministère voit ses moyens décuplés. Les partenariats géothermiques avec la France (220 millions) et les Etats-Unis d’Amérique (125 millions) ainsi que les Philippines (200 millions) pèsent également sur le budget. Il faut aussi compter sur 60 millions de dollars consécutifs aux nouvelles normes environnementales et politiques de dépollution.

Enseignement : Au point mort.

Immigration : Quelque 20 millions se voit débloqués pour soutenir l’intégration des arméniens de la diaspora.

Justice : Au point mort.

Recherche : Au point mort.

Régimes sociaux : Une hausse de 90 millions est occasionnée par la politique nataliste du gouvernement.

Régions : Le budget augmente considérablement les moyens alloués aux grands travaux. Le projet de Vagharchapat immobilise à lui seul 483 millions de dollars, le chemin de fer  Stepanakert-Erevan s’annonce comme un projet dévorant (d’un point de vue financier) avec 440 millions de dollars. Enfin, le « Fond Industriel » s’intègre au calcul avec 125 millions de dollars à financer.

Remboursement : Une hausse des remboursements de l’ordre de 50 millions de dollars est mise en place.

Sécurité : Aucun changement.

Sport : Aucun changement.




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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Bureau le Dim 5 Aoû 2018 - 13:39

Monde
Brève
Conséquence

le Pacte de Damas a officiellement conclu la fin de la guerre civile syrienne. L'Irak est lui aussi en paix, malgré quelques heurts sporadiques entre le gouvernement et des restants de cellules d'opposition islamiste.

Des centaines de combattants, ayant servi sous les drapeaux non seulement du célèbre Etat Islamique mais aussi de plusieurs autres groupes terroristes islamistes plus ou moins modérés ont quitté le Levant pour rentrer parfois chez eux, parfois continuer la lutte ailleurs. Ce deuxième cas de figure est notamment prévalent dans l'ex-Union Soviétique, avec de forts déplacements de cadres jihadistes en Asie Centrale et dans le Caucase russe.

Carte des retours estimés:
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Re: ¤ V2018 ¤ Topic officiel

Message par Prishayev le Dim 5 Aoû 2018 - 15:06



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun








Le Serment Yerablur


Au mois de septembre dernier s’organisaient les manifestations publiques pour l’anniversaire de l’indépendance. En Arménie et au Haut-Karabagh les troupes enfilent leurs uniformes de parade. S’avancent devant leurs officiers et tournent la tête, vers Erevan. Au loin, rapporté par les médias, un évènement notable a lieu. Le Premier Ministre Serge Sarkissian a prononcé un discours qui s’inscrit comme une rupture dans la stratégie attentiste voir passive d’Erevan à l’égard du conflit « gelé » du Haut-Karabagh.




La voix de l'Arménie.


« […] Il y a vingt-six ans, des milliers d’hommes sont tombés, les armes à la main, dans la défense du dernier bastion de ce qui fut autrefois la forteresse inexpugnable du Caucase. Héros du peuple, héros de l’Etat, saints parmi les saints, ces hommes demeurent gravés dans les esprits et leurs sépultures vues par tous, chaque année, le jour de l’indépendance. Certains prétendent que les temps changent, qu’il faut enterrer la hache de guerre, mais nos ennemis ne s’y trompent pas. Guettant par delà la frontière la solidité de notre volonté, l’Etat de Bakou maintient sous les étendards une vaste armée, lourdement équipée, baignée dans le revanchisme issu de son humiliation de 1994. La menace qui pèse chaque mois durant sur la vie de millions d’âmes et les sacrifices titanesques engagés par un peuple divisé par la guerre rappelle à chaque instant au Premier Ministre que je suis le devoir qui lui incombe. Je crois à une paix, mais nullement désarmée. Aussi, les baïonnettes ne seront rangées par nos braves qu’au jour de l’unification qui de part et d’autre d’une frontière invisible attendent depuis trop longtemps la récompense à leurs trop nombreux sacrifices au nom de l’Arménie éternelle […]. »

Le discours du Premier Ministre fait mouche. En parlant de « d’unification » il met à vif la conscience nationaliste du peuple arménien, divisé en trois par l’expatriation et la guerre. Mobilisant son auditoire au nom de « l’Arménie éternelle » il met en exergue sa volonté de garantir une « paix en armes » avec son voisin Azéris. Il ne manquait plus que le final, la reconnaissance du Haut-Karabagh comme Etat légitime en ses terres, de jure. Les citoyens arméniens, suspendus aux lèvres du Premier Ministre, entendent les mesures prises pour tendre à nouveau vers cette solution. Les arméniens et leurs minorités (orthodoxes, syriaques et nestoriennes) du Haut-Karabagh peuvent obtenir avec une facilité déconcertante le droit de vote en Arménie et ceci sur présentations de documents légaux du Haut-Karabagh. La reconnaissance de la République d’Artsakh ne tenant désormais que du choix des mots, Sarkissian fait pourtant encore durer la chose. En définitive, le « Serment de Yarablur » fixe un vague horizon vers lequel tend l’Arménie afin d’unifier la République d'Artsakh à Erevan.


Passage au vert

Au parlement, c’est l’heure des débats. Ayant participé, signé et ratifié l’accord sur le climat de la COP21, l’Arménie a continué, malgré tout, sa poussée vers une pollution accrue. A cette date, si les projets fleurissent dans le secteur énergétique pour remplacer le nucléaire, le fossile ne semble pourtant n’être pas concerné par les objectifs gouvernementaux. Pourtant, assumer les accords de Paris devient un enjeu stratégique pour une Arménie sur la voie de l’autosuffisance. Car c’est bien ce que trace la politique gouvernementale arménienne avec à la clef une redéfinition de sa politique agricole.




Make Armenia Green again ...


En premier lieu, le cheptel arménien a baissé par rapport à la période soviétique jusqu’en 2000, après quoi il a explosé et atteint aujourd’hui deux fois et demi son nombre de 1992. Au total, il y a presque 700 000 bovins, 720 000 ovins et caprins, 4 050 000 de volailles … tandis que l’espace occupé par l’agriculture céréalière et légumineuse a diminué de moitié en dix ans ! Le tout au détriment de l’eau disponible dans le pays, forçant à importer de l’eau en bouteille ou encore surexploiter les réserves d’eau déjà utilisées. L’accroissement des cas de surpoids, lié en partie à un prix cassé des viandes et à leur consommation abondante, fait craindre également des couts supplémentaires pour l’Etat en matière de soin. Enfin, ces animaux dégagent une grande quantité de gaz à effets de serre pendant leur vie, de quoi justifier des mesures de réduction de la production et de la consommation de viande. Il y a derrière ces arguments une idée, une vieille idée : l’autosuffisance alimentaire.

Selon Sarkissian : « […] l’Arménie dépend bien trop de l’étranger ! Le marché agricole arménien tend vers le mieux via deux réformes agraires entreprises par l’Etat, mais ce n’est pas assez. La terre de Mère Arménie ne parvient pas à fournir à nos industriels un blé profus et ces derniers ne peuvent revendre des céréales en assez grande quantité à nos artisans de la restauration … pourtant, nous exportons des viandes à foison et de l’alcool. Voulons-nous une nation spécialisée dans l’apéritif ? La question de la souveraineté alimentaire de la nation est au cœur de notre projet de Loi. Assurer par tous les temps et face à tous les aléas un prix honnête à chaque agriculteur, permettre de restaurer nos réserves en eau et assurer une alimentation et un emploi à chaque citoyen rural. La bonne question, je vous la pose : Voulons-nous une Arménie forte et indépendante ou voulons nous continuer à importer des oranges et de Turquie et de Géorgie, de l’eau et du blé d’Ukraine ? Gloire à nous, nous ferrons le choix, je le sais, de libérer l’agriculture nationale des plus importantes importations et restaurer les capacités productives de nos sols ! »

Ovationné par les nationalistes, les conservateurs-sociaux et les indépendants des campagnes ainsi que par les socialistes, il est raillé par les libéraux qui selon ses mots : « Mangent dans la main des agriculteurs turcs ! ». Sarkissian fait passer tel un César son projet de Loi dit « Mère Arménie ». Dans le détail, il confirme les avantages fiscaux accordés aux agriculteurs, plus encore aux moyens et grands propriétaires et surtout aux entrepreneurs souhaitant étendre leurs surfaces cultivées. Il impose un prix planché aux produits agricoles arméniens, le prix de chaque denrée est estimé tous les ans par un département du Ministère à l’Agriculture. Les importations de denrées alimentaires vont se voir taxer dès janvier 2022, les fruits, les céréales, les légumineux, les viandes ... tout ce qui ne peut être produit en assez grande quantité en Arménie et subvenir aux besoins de la population y passe. Exemption faite du Haut-Karabagh qui ne voit aucune taxe à l’importation lui être imposée, au contraire une subvention de 20 millions de dollars favorisera dès 2022 l’achat de denrées alimentaires du Haut-Karabagh Arménien et pour une durée de quatre ans afin de soutenir le développement des liens économiques.

En 2022, l’Etat engagera une politique interventionniste et plus seulement incitatrice en matière d’agriculture. La TVA est imposée à 26,5% sur les viandes mais aussi les produits trop salés voir trop sucrés. Un plafond d’animaux destinés à la consommation de viande est fixé, il réduit du tiers l’effectif de têtes de bétail légalement détenue par la communauté des agriculteurs pour 2026. Les vaches laitières font exception avec un plafond stable par rapport aux bêtes alors présentes en Arménie. Les chevaux sont interdits à la consommation, purement et simplement. L’abattage doit se faire en Arménie, réduisant encore les perspectives des éleveurs et des chaines d’abattage les moins résilientes. Enfin, les conditions d’abattage deviennent draconiennes à l’égard des mauvais traitements, des conditions de réfrigération, transport et conservation. La pêche dans le lac Sevan est règlementée et surveillée, les quotas fixés devant permettre à ses populations animales de se restaurer face à la surpêche. Un puissant budget de 100 millions de dollars sera placé à disposition du Ministère à l’Agriculture pendant trois ans à partir de 2022 afin de soutenir la conversion des éleveurs en faillite, la modernisation accélérée des exploitations en extension, la connexion des exploitations aux canaux d’irrigation remis en état ou nouvellement construits. Une campagne intense et durable de prévention et d’information à l’égard de la population vente les légumes secs et interroge voir choque sur la consommation et l’abattage des animaux.

Ensuite, l’espace forestier doit repasser à 17.5%, soit plus que l’espace forestier préexistant d’avant la chute de l’Union Soviétique. Il stagne alors à 11% après des années de stabilisation. L’effort en la matière vise à endiguer l’érosion des sols, l’assèchement de ces derniers et l’augmentation de la pollution. Pour ce faire, les forets se voient protégées par des gardes forestiers, les entreprises chargées des abattages s’avèrent minutieusement choisies et surveillées par deux organismes distincts : un département du Ministère à l’Agriculture et à l’Environnement et un département autonome des forets chargé d’établir les statistiques au sujet du parc forestier du pays. Une taxe sur le bois abattus en Arménie entre en vigueur, ajoutant 8,5% au prix des biens produits en bois arménien.

Enfin, les emballages en bois et papier recyclés se voient promus, d’abord par l’action de la publicité puis dès 2022 par l’action directe de l’Etat qui va taxer l’usage et la production par les entreprises des sachets et emballages plastiques. Favoriser les ventes au détail via des emballages renouvelables. Une amende d’un minimum de 60 dollars est imposée par objet rejeté dans l’environnement et par personne dans le cadre de rejets sauvages. Rendant ainsi lucratif de traquer les plus gros pollueurs tels les sots souhaitant se débarrasser d’une voiture trop vieille, de composants divers, de métaux, par exemple …


Energie


Géothermie et Hydroélectricité : Un complexe géothermique localisé à Syunik a été proposé au gouvernement il y a plusieurs années. Le projet a trainé mais son avancée est désormais nécessaire aux yeux des politiciens arméniens. Il s’agit d’installer dans la centrale une puissance de 150 MWh capable de produire annuellement 470 GWh soit 0 ,47 TWh. La co entreprise chargée de réaliser le projet estimé à 300 millions de dollars sera pourvue par les Philippines (100 million 35% des parts) et l’Arménie (200 millions / 65% des parts) sur trois ans (compris dans le budget 2021).

Production géothermique et hydroélectrique projetée pour 2025

Complexe de Gyumri = 2,35 TWh / an.
Complexe de Jermuk = 1,75 TWh / an.
Complexe Martouni = 1,25 TWh / an.
Complexe Syunik = 0,470 TWh / an.
Divers sites hydroélectriques = 1,5 TWh / an.

Total = 7,32 TWh / an.

Nucléaire : L’unique centrale du pays entre en phase de sous production. Délivrant 2,35 TWh par an, sa production est volontairement abaissée à un total de 1,75 TWh / an, diminuant les dangers liés à son fonctionnement.

Thermique : La consommation d’électricité est estimée à moins de six TWh par an alors que la production nationale est estimée à plus de sept TWh par an. En remplaçant partiellement la part qu’occupe le nucléaire, il est évident que la centrale d’Erevan, qui tourne à demi-régime depuis sa construction, va prendre une plus grande importance. Notamment parce que la consommation d’électricité, elle, ne va cesser de croitre.

Centrale de Hrazdan : 1,05 TWh / an.
Centrale d’Erevan : 0,450 TWh / an au lieu de 0,337 TWh / an (modernisée entre 2015 et 2019).

Total = 1,5 TWh / an.

Le parc planifié pour l’année 2025 permettra d’atteindre 10,57 TWh par an, une production record pour l’Arménie avec une augmentation strictement temporaire de la production thermique … à terme remplacée par de nouveaux complexes géothermiques et hydroélectriques.





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