¤ V2018 ¤ Revue de Presse

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Re: ¤ V2018 ¤ Revue de Presse

Message par Bureau le Sam 21 Juil 2018 - 14:22

République gabonaise
Brève
Evénement

La répression du gouvernement gabonais à l’encontre des manifestants s’est drastiquement accentué, proportionnellement à la hause de la contestation. En près de six mois, ce sont plus de 150 personnes qui ont été tuées lors d’affrontements, tandis que plusieurs centaines de blessés et milliers d’arrestations, souvent arbitraires, sont à dénombrer. Le nombre de personnes mystérieusement disparu n’est quant à lui-même plus communiqué, même par l’opposition, tant il devient difficile à estimer. Le président Ali Bongo a réitéré sa volonté de « poursuivre jusqu’à son terme le mandat qui m’a été démocratiquement confié par le peuple gabonais », tout en refusant à l’heure actuelle encore d’organiser les élections législatives.

La Cour Constitutionnelle, qui tend à s’ériger en véritable contre-pouvoir face aux exactions du président Bongo, a ainsi entamé une procédure de constatation de son empêchement définitif, chose possible mais extrêmement floue au regard de la constitution gabonaise, permettant ainsi aux juges constitutionnels de jouer sur l’imprécision du texte fondamental pour tenter de destituer le chef de l’Etat. Toutefois, l’armée a fait irruption dans les locaux de la Cour et le président a prononcé sa dissolution ainsi que le remplacement de ses membres dans les jours à venir, provoquant l’ire de l’opposition qui réitère ses demandes d’intervention internationale, tandis que la situation semble totalement dégénérer, les manifestations suivant la dissolution de la Cour ayant entraîné la mort d’une soixantaine de personnes.

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Message par Bureau le Sam 21 Juil 2018 - 18:16

Etat d’Israël
Brève
Evénement

Alors que le pays était en pleine période électorale, le premier-ministre Benyamin Netanyahou a lancé l’opération Colère Divine visant à sauver le pilote de F-16 fait prisonnier il y a plusieurs mois de cela lors d’un raid aérien contre les positions iraniennes. Après avoir localisé l’emplacement du détenu en Syrie, Tsahal a en effet mené une opération de sauvetage assez hasardeuse, déployant au sol plusieurs agents du Mossad qui ont ainsi récupéré leur confrère lors d’un transfert de base et sont parvenus à le rapatrier, malgré la mort d’un commando et la blessure d’un autre – le corps du premier et le second ayant été ramenés. Profitant de l’effet de surprise, Tsahal a mené quelques minutes plus tard une dizaine de frappes aériennes contre les positions iraniennes en Syrie, conduisant à l’anéantissement de la nouvelle base aux alentours de Damas, bien qu’un F-16 ait été perdu pendant le retour de l’opération, son pilote ayant réussi à s’éjecter à temps et à être récupéré sur les hauteurs du Golan.

Le chef du gouvernement, déjà haut dans les sondages, a pleinement profité de ce sauvetage, et a ainsi vu son score augmenter au soir du 5 novembre. En effet, à la tête du Likoud, il est parvenu à faire élire 35 députés sous son étiquette – sur les 61 nécessaires pour gouverner –, avec près de 29% des votes. Il est suivi par le parti Yesh Atid qui envoie 17 députés à la Knesset, puis de la Liste Unifiée, ensemble des partis musulmans d’Israël, qui obtient 12 voix. L’Union Sioniste, liste commune de la gauche, s’effondre et passe de 24 sièges à 11, reléguée à la quatrième place de ces élections. La Maison Juive fait 10 élus, l’United Torah Judaism 8 sièges, le Meretz 7 sièges, Kulanu 6 sièges, Yisrael Beiteinu et la liste menée par Orly Levy font tous deux 5 sièges, et enfin, le Shas fait 4 sièges. Une coalition Likoud – Maison Juive – United Torah Judaisam – Yisrael BeiteinuShas a été formée, réunissant 62 sièges sur les 120 et reconduisant le gouvernement Netanyahou.
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Message par Bureau le Lun 23 Juil 2018 - 16:24

France
Brève
Evénement

La lutte contre la fraude fiscale porte ses fruits en France. En effet, on peut déjà compter que 17 milliards qui seraient autrefois partis dans des paradis fiscaux et autres magouilles fiscales seront correctement imposées par le gouvernement. Cependant, tout n'est pas rose à Paris : en effet, les mesures sont loin d'être populaires parmi le grand patronat français et une partie de la grande bourgeoisie, et même si ce corps social n'est pas organisé politiquement il possède des réseaux d'influence notamment dans le MEDEF. Le modèle macroniste, qui a beaucoup souffert lors de ces 3 premières années de mandat, commence à voir son image s'effriter même parmi ses premiers soutiens.

Il est estimé que l'année prochaine, ce seront près de 25 milliards qui seront disponibles, les organises de lutte anti-fraude pouvant désormais s'appuyer se de nouveaux outils.
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Message par Bureau le Mer 25 Juil 2018 - 22:08


Ukraine
Evènement

Avril 2020, cela fait maintenant 6 ans que l’Ukraine est plongée dans une grave crise qui a pris à l’est du pays, dans le Donbass, la forme d’une véritable guerre civile entre les forces gouvernementales et les rebelles pro-russes. Depuis 2015 et les accords de Minsk la situation était plus ou moins figée malgré la continuation d’un conflit larvé faisant épisodiquement quelques victimes. Les régions du Donbass rebelles que Kiev n’avait pu reconquérir du fait du soutien russe aux rebelles sont elles devenues des « républiques populaires » autoproclamées permettant à Kiev de maintenir ce conflit gelé, des troubles en Ukraine bloquant de facto de potentielles candidatures du pays au sein de l’UE et de l’OTAN et affaiblissant gravement le pays.

En 2018 le Kremlin a toutefois fait des gestes. Le soutien russe s’est grandement réduit et le président Poutine a accepté de participer à un processus, dit de « Trianon » puisque se déroulant au petit Trianon à Versailles sous l’égide de la France, destiné à trouver une solution définitive au conflit. L’Ukraine elle aussi a envoyé une délégation à ces négociations encouragées par la communauté internationale. Pendant des mois la France a tenté de faire émerger une solution de compromis acceptable par les deux camps sur les différents sujets (cf topic de la conférence de Trianon). Les exigences du Kremlin et celles du nouveau pouvoir ukrainien, présidé par Iulia Timochenko, fervente opposante de la Russie élue en 2019 présidente sont toutefois restées inconciliables, les deux camps campant largement sur leurs positions.

Ne voulant pas signer une capitulation face à la Russie qui lui coûterait cher, la présidente a donc ordonnée à la délégation ukrainienne de quitter le sommet de Trianon, l’élaboration d’un compromis étant selon elle « impossible du fait des appétits expansionnistes sans limites de Poutine ». Comptant sur un soutien de la communauté internationale et de son socle électoral anti-russe, la présidente a ordonné le lancement d’une opération militaire, visiblement préparée de longue date, visant à reprendre le contrôle du Donbass rebelle. Malgré des difficultés et des pertes l’armée régulière a vite remportée des succès face à des rebelles bénéficiant d’un soutien russe bien moindre depuis quelques mois. L’Ukraine a demandé le soutien des puissances occidentales (matériel, financier etc) pour l’aider à « restaurer son unité nationale ». Aucune opération n’a été lancé contre la Crimée. Selon les spécialistes, sans aide extérieure, l’armée ukrainienne devrait reprendre le contrôle du Donbass d’ici quelques mois au plus même si l’œuvre de stabilisation et de réintégration de régions en roues libres depuis 6 ans prendra du temps.
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Message par Bureau le Jeu 26 Juil 2018 - 18:33

Ukraine
Sur demande de Incognito

L'envoi de matériel de la part de la Pologne est accepté par le gouvernement de Kiev, qui cherche à se montrer plus agressif dans ses négociations avec la Russie.

En revanche, après la déclaration du président polonais, l'OTAN a rapidement rétorqué à la Pologne qu'un tel déploiement serait catastrophique pour l'équilibre de la région, et risquerait de provoquer très rapidement un conflit entre l'alliance militaire occidentale et la Fédération de Russie. Suite à différentes pressions, venues de l'OTAN mais aussi de plusieurs pays européens comme l'Allemagne, la Roumanie et la Finlande, Kiev refuse donc l'entrée des troupes personnelles polonaises sur son territoire.

NOTE : Normalement avant le post russe
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Message par Bureau le Sam 28 Juil 2018 - 12:03

République Populaire de Chine
Brève
Conséquence

Une vague d’attentats a eu lieu dans la province orientale du Xinjiang à la suite de l’échec d’une vaste opération policière gouvernementale. En effet, les principales villes du pays telles qu’Urümqi, Ghulja, Atush, Aksu ou encore Kashgar ont été frappées par plusieurs attaques séparatistes, en provenance aussi bien des Grey Wolves que de l’Islamic Jihad Union ou encore du Turkistan Islamic Party, rappelant des attaques similaires perpétrées en septembre 2015 dans la région. Au total, près d’une centaine de personnes ont été tuées lors de ces attentats, dont très majoritairement des Han, civils comme policiers. Dans le même temps, plusieurs attaques au couteau ont été commises sporadiquement à l’encontre de forces de l’ordre officielles ou de simples civils, causant là encore plusieurs morts, tant du côté des séparatistes que du côté chinois.

Outre ces différentes attaques qui déstabilisent l’autorité chinoise, plusieurs manifestations ont tenté de se constituer, bien que rapidement dispersées par la Police Armée du Peuple, non sans causer de nouveaux morts. La population ouighour semble de plus en plus se rallier à la cause séparatiste, tandis que certaines organisations non-gouvernementales humanitaires telles qu’Amnesty International ont vivement dénoncé ces violences ainsi que dévoilé un scandale avec la révélation de l’existence de plusieurs camps de rééducation politique dans la province dans lesquels sont parqués de très nombreux opposants au régime communiste. Ces mêmes organisations font désormais pression sur les gouvernements occidentaux pour obtenir la condamnation du gouvernement chinois. Par ailleurs, les pays d’Asie centrale ont demandé des comptes à Beijing sur ces pratiques qui touchent parfois des membres de leur ethnie majoritaire.
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Message par Bureau le Sam 28 Juil 2018 - 15:35

République de Pologne
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Conséquence

La politique conduite par la coalition pour le moins originale en Pologne se heurte à de nombreuses résistances populaires, notamment dans le monde agricole. En effet, les vastes projets de rachat de grands ensembles agricoles privés ont été très largement empêché par le refus des propriétaires de vendre leurs terrains, alors que dans plusieurs cas où cela fut accepté, aucun dispositif gouvernemental n’a vraisemblablement été mis en place pour aider les petits propriétaires à acquérir le matériel nécessaire pour permettre la bonne exploitation des nouveaux terrains distribués. Autre point majeur de discorde, la nationalisation de sept millions d’hectares qui a fait hurler les agriculteurs et les libéraux, n’hésitant pas à dénoncer le retour au kolkhoze. D’importantes manifestations ont eu lieu dans tout le pays, ainsi que des opérations escargots paralysant la capitale et les principales villes, tandis que les principaux syndicats agricoles exigent la tête au bout d’une fourche des ministres de l’agriculture et des finances.

Sur le plan militaire, la construction de la base militaire internationale Polska Międzynarodowa Baza Wojskowa fait très largement polémique, y compris au sein de la coalition, où les députés de la Gauche Unie n’hésitent pas à dénoncer « une gabegie financière monstrueuse qui engloutit des sommes dont nous aurions pu nous servir pour aider les plus défavorisés. » Deux angles d’attaque majeurs. D’une part, le prix, colossal, même pour la taille prévue par le gouvernement, l’opposition s’interrogeant sur d’éventuels pots-au-vin destinés à engraisser des amis pour parvenir à un tel montant. D’autre part, l’utilité du projet est sérieusement remise en cause. En effet, aucun pays n’a montré d’intérêt pour cette base, et il y a fort à parier pour qu’elle soit très rapidement déserte au regard du faible enthousiasme international. L’aile gauche du gouvernement se désolidarise totalement du projet de prône son arrêt immédiat, la construction des bâtiments n’ayant pas encore débuté, et la réinjection du restant des crédits alloués dans l’économie en général.

La coalition PiS – PO – Gauche Unie apparaît d’ores et déjà comme de plus en plus fragilisée, déjà qu’elle a paru assez incongrue aux yeux de nombreux partisans du premier parti de Pologne. Dans les rues, ces derniers n’hésitent pas à exprimer leur incompréhension face à la politique du gouvernement, souvent lors de manifestations. Parallèlement, dans les sondages, le PiS perd quelques points au profit du Kukiz'15. L’électorat PiS – PO appelle à un retour rapide à la raison des dirigeants polonais ainsi qu’à l’exclusion de la Gauche Unie, dont l’objectif semble manifestement, selon le discours des protestataires, de saborder les réformes bénéfiques jusqu’alors prises par le PiS en jouant sur la crainte de l’extrême-droite. Ce mécontentement de l’électorat de PiS trouve écho au sein du parlement avec plusieurs députés de l’aile droite qui demandent eux aussi l’exclusion de la Gauche Unie du gouvernement, estimant que son apport de voix est inutile au regard de la majorité absolue détenue par le PiS et le PO.
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Message par Bureau le Sam 28 Juil 2018 - 16:22

Canada
Brève
Conséquence

Le Cabinet du premier-ministre conservateur Andrew Scheer connaît ses premières difficultés politiques majeures. En cause, l’adoption du budget fédéral pour 2020, vivement critiqué par l’opposition parlementaire mais également par la population canadienne en général. En effet, selon le document présenté par le gouvernement fédéral, le budget général de l’administration est réduit de 7 milliards de dollars, celui de l’écologie d’un milliard de dollars, celui de l’immigration & intégration de 2 milliards de dollars, celui de la justice de 2 milliards également, celui des régimes sociaux et celui des retraites de 5 milliards de dollars, soit au total 17 milliards de dollars d’économies budgétaires, un chiffre colossal. A côté de cela, la défense augmente de 5 milliards de dollars et l’agriculture de 4 milliards. Pis encore, 17 milliards d’impôts nouveaux doivent être levés pour permettre le retour à l’équilibre budgétaire.

Face à ces coupures budgétaires drastiques, la fonction publique s’indigne. En effet, le simple gel des salaires des fonctionnaires ne suffira pas pour économiser autant, ni le non-remplacement de la moitié des hauts fonctionnaires partant en retraite. Pour les syndicats, cela signifie une chose toute simple : des licenciements massifs sont à prévoir, au moins 150'000, pour permettre d’atteindre ces chiffres. En signe de contestation, la fonction publique se met largement en grève et paralyse ainsi le fonctionnement de nombreuses institutions canadiennes tout le temps que le budget ne sera pas revu. Cette grève est notamment soutenue par les greffiers, les juges et les procureurs, qui dénoncent la réduction par 20% du budget de la justice, ce qui va allonger le temps de jugement, détériorer les prisons, les bâtiments, etc., et certainement conduire là encore à des licenciements.

Les retraités se mobilisent également très largement contre le budget fédéral 2020. En effet, malgré l’ouverture des assurances privées, nombres d’entre eux ne peuvent pas forcément se payer de tels services, tandis que d’éventuelles économies grâce à ces assurances privées ne peuvent se faire que sur le long terme, tout comme une politique d’incitation au départ à la retraite plus tard. Là encore, la politique du gouvernement peut certes réduire la hausse de la dépense dans ce domaine à l’avenir grâce aux mesures prises, mais certainement pas la baisser sans toucher au montant des pensions versées, ce qui fait là aussi descendre dans la rue les bénéficiaires de telles aides.

La hausse drastique des impôts est également un autre facteur de mécontentement et de manifestations, le pays se retrouvant ainsi en même temps face à trois mouvements sociaux majeurs : les fonctionnaires, les retraités et la classe moyenne qui refuse de nouveaux impôts pour financer la défense. Politiquement, le gouvernement est donc sous tensions tandis que la côte de popularité du premier ministre s’effondre. Au sein de sa faible majorité, treize sièges de plus que le seuil requis, plusieurs voix modérées appellent le Cabinet à revenir sur son budget et menacent de quitter le Parti Conservateur, risquant ainsi de faire passer en minorité le gouvernement, qui doit dès lors très rapidement réagir pour ne pas se mettre à dos la population en plus de certains de ses députés.
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Message par Bureau le Sam 28 Juil 2018 - 18:04

Brésil
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Evénement

C'est la stupeur qui a frappé Manaus en ce mois de juillet 2020. Alors que le gouverneur de l'Etat de l'Amazone, Amazonino Mendes, se trouvait dans le centre-ville de Manaus, plusieurs coups de feu ont été tirés en sa direction. Ne disposant pas d'une sécurité très présente, son poste étant jugé peu sensible, le gouverneur a été gravement blessé. Une balle a perforé sa jambe gauche, et une autre s'est logée dans sa cavité abdominale. Il a rapidement été transporté par les services de secours vers l’hôpital de Manaus, et ses jours ne sont pas en danger malgré un état très grave.

Le ou les tireurs n'ont pas été interpellés, et ont fui après leur échec. Quelques heures plus tard, c'est un chantier de barrage dans le même Amazone qui a été pris pour cible. Des individus masqués ont forcé les ouvriers à quitter leur lieu de travail et ont pris le chef de chantier en otage. Après une démolition rapide des engins de chantier grâce à des explosifs artisanaux, la troupe armée s'est enfoncée dans la forêt et a disparu, avec le chef de chantier, Manuel José Bovão, toujours captif.


Les individus ont, à travers un communiqué dans la presse, revendiqué leur appartenance au GLT, le Grupo de Libertação da Terra. Cette organisation militante politique écologiste, connue des autorités de l'Amazone pour plusieurs manifestations, semble désormais avoir pris les armes.

Elle revendique la fin immédiate de la déforestation dans l'Amazone et de toutes les activités industrielles mettant en péril la biodiversité de l'Amérique du Sud. Les revendications ont fait sourire le gouvernement de l'Amazone, et même le gouvernement fédéral brésilien, ne prenant guère les manifestants au sérieux. Après une semaine sans réponse de la part des autorités, le corps du chef de chantier a été retrouvé décapité dans la banlieue de Manaus.

 


Dernière édition par Bureau le Lun 30 Juil 2018 - 9:22, édité 1 fois
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Message par Bureau le Sam 28 Juil 2018 - 18:10

Syrie
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Les autorités politiques du Kurdistan syrien sentant la fin de la guerre civile approcher, en appellent à une conférence de paix rassemblant les autorités de Damas, celles du Kurdistan syrien, la Russie et les Etats-Unis.


Troupes Peshmerga

Les autorités kurdes, divisées sur la marche à suivre et les objectifs des négociations semblent toutefois unies dans leur volonté d'exclure la Turquie du sommet, et annoncent conjointement qu'Ankara et le Kurdistan ne siègeront pas autour de la même table.
 
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Message par Bureau le Dim 29 Juil 2018 - 0:35

Etat de Libye
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La situation en Libye s’est considérablement dégradée ces derniers mois. En 2018, tout semblait pourtant sourire au pays. En effet, le gouvernement dit « d’union nationale », dirigé par l’architecte et homme d’affaires Fayez el-Sarraj, et le gouvernement de Tobrouk, notamment représenté par le maréchal Khalifa Haftar, s’étaient entendus à La-Celle-Saint-Cloud le 25 juillet 2017 pour organiser des élections générales en décembre 2018. Toutefois, les mois passant, les deux entités libyennes montrèrent des signes de réticence à organiser ce scrutin, justifiant l’incessant report desdites élections. Le moment venu, aucun vote n’eut lieu, les deux entités s’accordant pour le repousser, au regard de la situation mouvementée dans le sud du pays à cause des mouvements sécessionnistes tribaux et islamistes, sine die, sans pour autant créer de tensions entre les deux gouvernements.

Cependant, les affrontements face à diverses tribus et groupements islamistes vinrent rompre la relative tranquillité – parsemée d’affrontements ponctuels – entre le gouvernement d’union nationale et celui de Tobrouk. En effet, le maréchal Haftar avait profité de plusieurs défaites du gouvernement d’el-Sarraj à l’ouest pour reprendre les territoires perdus en battant les islamistes qui s’en étaient temporairement emparés, et qui contiennent des réserves pétrolières. Tripoli accusa Tobrouk de faire double-jeu avec les islamistes pour reprendre du terrain, et de violents affrontements éclatèrent alors à l’automne 2019 entre les deux entités, menaçant gravement la stabilité déjà bien fragile du pays. Défaites et victoires stratégiques ou tactiques s’enchaînaient de deux côtés, qui tendaient à ignorer les autres belligérants à cette guerre, lesquels en profitèrent largement pour tirer leur épingle du jeu.

Ainsi, dans la province du Fezzan, les rebelles Touaregs, réunis au sein du Conseil Suprême des Touaregs, reprirent plus violemment encore leur lutte contre le Front toubou pour le salut de la Libye, notamment dans les alentours de la région de Zawila, dans le district de Mourzouq, entraînant de nouveaux exodes des locaux, ainsi qu’une très grande instabilité dans cette région en proie à des trafics en tous genres ainsi qu’à une montée du terrorisme islamique. A Ghadduwah, ce sont les Touaregs qui affrontent diverses tribus arabes luttant contre les nomades du Sahel, profitant de l’abandon du territoire par le gouvernement de Tobrouk qui concerne ses forces sur les côtes ainsi que dans les zones véritablement peuplées du pays. Dans le district de Koufra, les rebelles tchadiens prétendument à la solde de Doha et forts de 18'000 hommes se sont emparés des principales villes locales.
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Message par Bureau le Lun 30 Juil 2018 - 9:33

Pérou
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La presse internationale s'était peu intéressée à l'affaire brésilienne du groupe terroriste GLT, à visées environnementalistes, il y a quelques mois.

C'est du Pérou que nous vienne désormais des informations sérieuses concernant l'organisation. La mine de cuivre de Tintaya, détenue par une société suisse (Xstrata), a été victime elle aussi d'un attentat sérieux. A nouveau, une dizaine de militants armés se sont présentés sur le site et ont réclamé l'arrêt immédiat des opérations minières, qu'ils jugent comme une atteinte aux fondamentaux même de l'existence humaine sur Terre et mettant en danger l'Humanité entière. Les deux gardes de sécurité de la mine ont été abattus lors d'une escarmouche, puis l'entièreté du matériel a été démoli via des explosifs artisanaux. Un cadavre de militant a été retrouvé sur les lieux du crime une fois que la police péruvienne s'est dépêchée sur les lieux. Il s'agirait de Joahn van Brutsaar, un citoyen néerlandais. Aucun ouvrier n'a cette-fois ci été blessé par les militants, qui les avaient réunis dans un secteur de la mine le temps de détruire leurs engins, les abreuvant de propagande politique écologiste.

 

Etats-Unis
Brève
Evénement


Le pipeline Keystone relie le Canada au sud des Etats-Unis, et a été un projet d'infrastructure très contesté dans les milieux écologistes.

Celui-ci a été victime d'une tentative de destruction à proximité de la frontière canadienne. Des explosifs ont en effet été placés près du pipeline à une trentaine de kilomètres de la ville de Baker, Montana. Ceux-ci ont détonné mais n'ont pas réussi à endommager le pipeline, même si des fissures ont été détectées par les ingénieurs américains, mais ne représentant aucun danger pour la structure du pipeline, et qui ne devraient nécessiter qu'environ 12h d'interruption du flux pour remplacer les deux tronçons de 6m abîmés.

Traces de l'explosion à proximité de Baker, Montana

 
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Message par Bureau le Mar 31 Juil 2018 - 20:01

Italie
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Imbroglio politique à Rome. Depuis 2017, le Movimento 5 Stelle, alors dirigé par Beppe Grillo, tentait inlassablement de rejoindre l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au sein du Parlement européen, sans succès, essuyant le refus desdits députés. Après cet échec initial, le débat semblait clos jusqu’à ce qu’en 2018, plusieurs médias des deux côtés des Alpes laissaient entrevoir la possibilité d’une alliance pour les élections européennes entre d’une part le mouvement désormais dirigé par Luigi di Maio et d’autre part le parti présidentiel français d’Emmanuel Macron. La chose avait été reportée sine die lors de la formation du gouvernement entre le M5S et la Lega au printemps de la même année, malgré quelques rumeurs persistantes et signaux adressés au chef de l’Etat voisin par di Maio, qui lui préféra le Parti Démocrate en dépit de son poids politique désormais plus faible.

Tout aurait pu en rester là si le Movimento 5 Stelle n’avait pas entamé un lent déclin progressif dans les sondages, au profit de son partenaire gouvernemental, qui, pour sa part, commençait à prendre de plus en plus de poids politique en grapillant plusieurs points au M5S, cela grâce au jeune, dynamique et charismatique ministre de l’intérieur Mattéo Salvini, dont l’omniprésence médiatique agaça de plus en plus Luigi di Maio et ses confrères. A l’été 2020, les lignes commencèrent à bouger. En effet, plusieurs cadres de l’Alliance des européistes démocrates, successeur de l’ALDE, se rapprochèrent des dirigeants du M5S pour négocier une nouvelle candidature de ce dernier au sein du groupe, dans l’espoir de faire bouger les lignes politiques en Italie et faire se rapprocher le mouvement avec le Parti Démocrate, lui aussi membre de l’EDA, ce qui fut accepté par les membres du M5S.

L’annonce de l’adhésion du Movimento 5 Stelle à l’EDA provoqua un véritable séisme politique, la Lega accusant son partenaire de « trahir le contrat de gouvernement passé entre les deux formations », et Mattéo Salvini, persuadé de remporter les prochaines élections avec une nouvelle coalition de droite, annonça le départ de son parti du gouvernement, entraînant une motion de censure qui fut adoptée. Les tractations débutèrent à nouveau, tandis que planait la menace d’une dissolution de la Chambre des députés, et après plusieurs jours d’incertitudes et de consultation, Luigi di Maio annonça son intention de former un nouveau gouvernement avec le Parti Démocrate, qu’il avait déjà approché sans succès en 2018 lorsque Mattéo Renzi le dirigeait déjà. L’ancien président du Conseil parti, et son influence largement diminuée, di Maio n’eût guère de mal à convaincre les principaux dirigeants démocrates en faisant planer la menace plus que possible d’un gouvernement de la droite et de l’extrême-droite dans les semaines à venir si une alliance n’était pas trouvée.

Les démocrates, malgré une certaine méfiance de la base militante, furent contraints d’accepter cette offre leur garantissant plusieurs ministères majeurs ainsi qu’un retour au pouvoir sur un programme politique commun ; permettant par ailleurs d’éviter la dissolution de la Chambre des députés dans laquelle ce nouveau gouvernement de coalition dispose d’une courte majorité de 333 députés sur les 315 nécessaires et de 161 sénateurs sur les 160 nécessaires à la chambre haute de la République italienne. Sans surprise, Luigi di Maio obtient la présidence du Conseil des ministres tandis que le président du Parti Démocrate Matteo Orfini devient vice-premier ministre en charge de l’économie. Ce revirement majeur dans la politique italienne, quasiment inespéré, chamboule considérablement les cartes, tandis que la Lega assure que « le gouvernement tombera dans les semaines à venir et le choix souverain du peuple italien sera respecté par la formation d’un nouveau gouvernement entre la Ligue, Forza Italia et les autres partis de droite coalisés. »
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Message par Bureau le Mer 1 Aoû 2018 - 19:28

Union européenne
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Une vague d’attentats a touché plusieurs pays-membres de l’Union européenne en octobre 2020, des actes terroristes revendiqués par l’Etat Islamique en Libye et au Maghreb, qui se félicite de ses « martyrs tombés au combat face aux kouffar » et affirme venger ses frères tués au Levant. En effet, plus d’une dizaine d’attaques au couteau et à la hache ont été recensés en Allemagne, en Espagne, en France et en Italie, faisant au total 8 morts d’une dizaine de blessés, tandis que dans la totalité des cas, les terroristes ont été abattus par les forces de l’ordre chargées de les neutraliser. Les villes de Barcelone, Cologne, Madrid, Paris et Rome ont été touchées par ces agressions à l’arme blanche, et plusieurs veillées funèbres ont été rapidement et spontanément organisées par des habitants voisins des lieux des attaques, tandis que sur les réseaux sociaux fleurissent des messages d’amour et de paix.

Une attaque beaucoup plus importante a eu lieu à Cadix, dans le sud-ouest de l’Espagne, elle aussi revendiquée par l’organisation islamiste Daesh. Dans la soirée du 15 octobre, plusieurs terroristes ont attaqué à l’arme lourde différents bars en plein centre-ville, tandis qu’une demi-heure plus tard, ce sont ceux en bord de mer qui furent ciblés par plusieurs rafales. Au total, près de 23 morts ont été dénombrés ainsi que 61 blessés avec des degrés de gravité divers, tandis que six des huit agresseurs ont été abattus par les forces de l’ordre, un a été interpellé, et le dernier a pris la fuite et est désormais activement recherché par la police espagnole. Selon certaines sources, ces attaquants seraient des natifs espagnols mais également des étrangers, l’un des assaillants ayant été identifié comme français.

Ces différentes attaquent ont relancé vivement le débat concernant l’immigration, qui a repris depuis plusieurs mois avec l’arrivée de plusieurs milliers de migrants, plusieurs scénarios à l’Aquarius s’étaient répétés. Le Parti Populaire espagnol s’est emparé du dossier pour critiquer le gouvernement socialiste qui s’était fait remarquer à partir de 2018 pour sa politique pro-migratoire et dénonce cette dernière en accusant les ministres de complicité par lâcheté avec les terroristes. En Europe, le même débat se reproduit dans les différents pays touchés, et les partis d’extrême-droite en profitent pour reprendre leurs critiques habituelles, indignations et cris d’orfraie, sans grande conséquence politique sinon une faible progression dans les sondages, généralement de l’ordre d’un pourcent, en faveur desdits groupements politiques juste après les attaques.
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Message par Bureau le Jeu 2 Aoû 2018 - 23:14

Syrie
Brève
Evénement

La guerre civile touche à sa fin en Syrie. Après plus de 9 années de guerre qui ont commencé le 15 mars 2011, c'est un jour historique qui s'ouvre pour la République arabe de Syrie et tous ses citoyens en ce 28 novembre 2020. En effet, après de multiples séances de négociations ayant eu lieu à Astana, Moscou, mais aussi Beyrouth, c'est le 28 novembre 2020 que sont réunis à Damas, la capitale de la Syrie, les délégations suivantes :

- Gouvernement de la République arabe de Syrie
- Gouvernement de la Région Spéciale du Rojava (Kurdistan Syrien)
- Gouvernement de la Région Spéciale d'Al-Bab
- Fédération de Russie
- République Islamique d'Iran
- Etats-Unis d'Amérique
- République de Turquie
Le drapeau syrien flottant au dessus de Damas:


Dans ce qui n'était qu'une formalité étant donné les journées entières passées à négocier la fin de la guerre officielle et la reconstruction du pays, aussi bien politique qu'économique, le Pacte de Damas a été signé et reconnu par toutes les parties sus-mentionnées. En voici les principaux articles :

Pacte de Damas (28 novembre 2020) :

- La République arabe Syrienne conservera son caractère unitaire. Seront cependant crées deux Régions Spéciales :

- - Région Spéciale du Rojava :
Territoire:


La Région Spéciale du Rojava sera créée et reconnue comme entité administrative légitime au sein de la République arabe Syrienne. Celle-ci possédera une autonomie conséquente, fonctionnant comme suit :

Création d'un Parlement de la Région Spéciale du Rojava, habilité à voter des lois proposées par le Gouvernement de la Région Spéciale du Rojava tant qu'elles ne vont pas à l'encontre de la Constitution de la République arabe Syrienne.
25 sièges supplémentaires seront alloués de fait à la Région Spéciale du Rojava parmi les 250 sièges du Parlement du Peuple Syrien.
Une politique culturelle et scolaire autonome sera autorisée.
La Garde Régionale du Rojava sera une milice officielle ayant une autorité militaire relative sur le territoire de la Région Spéciale du Rojava. Celle-ci pourra se fournir en armes légères comme elle le voudra, mais tout achat de véhicule (hors camion de transport) devra être validé par l'Etat-Major Syrien et le Ministère de la Défense de la République arabe de Syrie.

- - Région Spéciale d'al-Bab :
Territoire:


La Région Spéciale d'al-Bab sera créée et reconnue comme entité administrative légitime au sein de la République arabe Syrienne. Celle-ci possédera une autonomie réduite, fonctionnant comme suit :

Création d'un Parlement de la Région Spéciale du Rojava, habilité à voter des lois proposées par le Gouvernement de la Région Spéciale du Rojava tant qu'elles ne vont pas à l'encontre de la Constitution de la République arabe Syrienne.
La Milice d'al-Bab sera une force composée d'un maximum de 5 000 hommes sous les drapeaux de la Région Spéciale d'al-Bab, chargée d'appuyer les forces de maintien de la paix et d'assurer la sécurité dans la région.

- En ce qui concerne les présences militaires étrangères sur le territoire de la République arabe de Syrie :

-- La Fédération de Russie conservera toutes ses bases militaires.
-- La République Islamique d'Iran conservera toutes ses bases militaires.
-- Les Etats-Unis d'Amérique conserveront une présence dans le conseil militaire sur le territoire de la Région Spéciale du Rojava.

Toutes les autres puissances étrangères présentes sur le territoire devront donc quitter le territoire national.


Il est évident que ces points là ne font pas tout, et que de multiples accords plus ou moins officiels ont été reconnus comme nécessaires au maintien de la paix en Syrie. Parmi eux, le maintien au pouvoir du président Bashar al-Assad a été l'un des plus grands acquis de l'axe Damas-Moscou-Téhéran dans ces négociations.
Spoiler:



Le gouvernement syrien annonce également qu'un "effort conséquent" en matière de reconstruction nationale et "d'écoute des besoins du peuple" sera entrepris, afin de remettre la Syrie sur le droit chemin et de la laisser dans les rails de la paix.




Le pays est ravagé, et un rapport d'observateurs de l'ONU devrait bientôt fixer les pertes humaines et matérielles du conflit qui a duré 9 longues années.
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Message par Bureau le Ven 3 Aoû 2018 - 23:08

Ukraine
Brève
Conséquence

Suite aux déploiements russes dans le Donbass et le renouveau de soutien de Moscou aux rebelles pros russes, l’armée ukrainienne a finalement du à nouveau reculer sur la ligne de front figée depuis 2015. Les avancées des forces de Kiev n’ont en effet pu se concrétiser face à l’intervention des Russes face à laquelle elles ne sont pas de taille. Des accrochages ont toutefois eu lieu directement entre forces russes et ukrainiennes, ces derniers ont fait des victimes et réveillés un très fort sentiment anti russe à l’ouest de l’Ukraine. La plus violente de phase de combat depuis 2015 a donc eu lieu et à l’heure actuelle de violents accrochages ont souvent lieu sur la ligne de front. Aucune offensive rebelle/russe n’étant lancé le conflit semble toutefois à nouveau en voie d’enlisement. La présidente Timochenko ne cesse de dénoncer « l’agression russes » et de multiplier les visites sur le front mais sa seule arme est à l’heure actuelle d’appeler l’Occident à soutenir massivement l’Ukraine face à l’ogre russe qui ne semble pas prêt à  plier sur le dossier ukrainien...

République algérienne démocratique et populaire
Brève
Evènement

Séisme politique à Alger. Dans la nuit du 17 au 18 décembre, le président du pays s'est éteint dans son sommeil, et tous les câbles qui l'alimentaient depuis des années n'ont pas réussi à le réanimer. Le légume de l'Atlas laisse derrière lui une salade politique assez confuse et peu ragoûtante puisque de nombreux prétendants à sa succession se sont rapidement fait connaître une fois la période de deuil nationale terminée. En tête, Saïd Bouteflika, frère puîné du défunt, qui est en tête des sondages mais vivement critiqué par différentes factions rivales qui aimeraient bien s'emparer du pouvoir, à l'instar du vieillissant général Gaïd Salah, chef d'état-major, qui se veut être le Al-Sissi d'Algérie, l'actuel premier ministre Ahmed Ouyahia qui est largement soutenu par les services de renseignement dont leur ancien patron Mohamed Mediène. Les élections s'annoncent plus que tendues dans ce pays complexe qui se redresse à peine de la crise sociale et économique traversée au milieu de la décennie avec la chute du cours du brut.
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Message par Bureau le Dim 5 Aoû 2018 - 13:40

Monde
Brève
Conséquence

le Pacte de Damas a officiellement conclu la fin de la guerre civile syrienne. L'Irak est lui aussi en paix, malgré quelques heurts sporadiques entre le gouvernement et des restants de cellules d'opposition islamiste.

Des centaines de combattants, ayant servi sous les drapeaux non seulement du célèbre Etat Islamique mais aussi de plusieurs autres groupes terroristes islamistes plus ou moins modérés ont quitté le Levant pour rentrer parfois chez eux, parfois continuer la lutte ailleurs. Ce deuxième cas de figure est notamment prévalent dans l'ex-Union Soviétique, avec de forts déplacements de cadres jihadistes en Asie Centrale et dans le Caucase russe.

Carte des retours estimés:
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Message par Bureau le Dim 5 Aoû 2018 - 15:11

République algérienne démocratique et populaire
Brève
Evénement

Un peu plus d’un mois après la mort du regretté Abdelaziz Bouteflika, l’un des pères de l’indépendance du pays et président de la République algérienne de 1999 à 2020, les tensions sont plus qu’exacerbées. En effet, l’organisation des élections présidentielles a tourné au véritable pugilat entre les différents participants bien décidés à accéder au pouvoir suprême dz, certains pour continuer l’œuvre du défunt légume de l’Atlas, et d’autres, au contraire, pour donner à l’Algérie un nouveau souffle, au choix, soit plus libéral, soit beaucoup plus conservateur. A noter qu’aucun candidat n’a proposé la réintégration des départements d’Algérie et des Territoires du Sud dans le giron de la République éternelle française, faute de base électorale intéressée par un projet pourtant très séduisant.

Le Front de Libération Nationale, parti au pouvoir depuis 1962 en dépit de quelques défaites électorales, notamment lors de la décennie noire, a officiellement présenté le frère du défunt chef de l’Etat comme candidat, après de violentes tensions internes ayant conduit à plusieurs purges, Saïd Bouteflika. Ce dernier s’était présenté comme le « continuateur de la politique de concorde civile de mon regretté frère ». L’homme, qui était jusqu’alors amateur des coins d’ombre du pouvoir, a notamment reçu le soutien non-négligeable du ministre conseiller du président chargé des Affaires de sécurité et directeur du Département de Surveillance et de Sécurité, véritable Etat dans l’Etat, Athmane Tartag, département chargé du renseignement, et du chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah qui a mis de côté ses ambitions.

Deuxième candidat majeur, le premier-ministre Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique, formation politique jusqu’alors partie de la vaste coalition gouvernementale « alliance présidentielle », assez puissante politiquement et officiellement d’obédience démocratique et plutôt portée vers le libéralisme économique. Clef de voûte du régime algérien depuis près de vingt ans, occupant plusieurs fois le poste de premier ministre, il est soutenu par l’un des autres acteurs majeurs du régime algérien depuis le coup d’Etat de janvier, le général Mohamed Lamine Mediène, dit « Toufik », ancien patron du département susmentionné, qui dispose encore de solides réseaux au sein du renseignement intérieur ainsi que de l’armée et dont le retour en grâce a été promis.

Le troisième candidat en lice pour ces élections est le secrétaire général du Mouvement de la société pour la paix, formation politique se réclamant de l’islamisme des Frères musulmans, Abderrazak Makri, qui était jusqu’en 2018 au sein de l’« alliance présidentielle » avant de la quitter avec pertes et fracas pendant un été où l’homme avait notamment réclamé l’intervention de l’armée pour assurer une période de transition de cinq ans, ce qui avait créé un véritable scandale à Alger, et avait été refusé par le chef d’état-major. Soutenu par l’électorat conservateur, il a engrangé certains soutiens dans les milieux des reconvertis du GIA et du FIS, qui, s’ils ont abandonné la lutte armée, souhaitent la poursuivre politiquement et dans le respect des urnes.

Sans grande surprise, le frère du défunt président a été élu président de la République algérienne dès le premier tour des élections le dimanche 14 janvier, avec près de 53,7% des voix, un score jugé très faible par rapport à celui d’Abdelaziz Bouteflika lors des précédents scrutins, mais qui permet tout de même au FLN de se maintenir au pouvoir. Cependant, les deux principaux opposants de Saïd Bouteflika ont immédiatement dénoncé des irrégularités entachant la validité du vote, accusant le pouvoir d’avoir bourré les urnes, des accusations renforcées par certains propos de Toufik déclarant que de tels procédés avaient été utilisés depuis 1999 pour assurer le maintien du FLN au pouvoir présidentiel, ce qui ne fut point sans créer un véritable scandale, bien que la véracité des propos ne soit pas encore prouvée.

De larges manifestations exigées par l’opposition se sont quasi-immédiatement tenues le lundi 15 janvier à Alger, Oran, et dans les principales villes du pays, manifestations qui ont souvent tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre, faisant au total 13 morts et plusieurs centaines de blessés. Les différents partis d’opposition, même mineurs, exigent l’invalidation de l’élection et la tenue d’un nouveau suffrage, appelant à la poursuite des manifestations pour obtenir gain de cause. Dans le sud du pays, un attentat à la bombe faisant 6 morts et 4 blessés à Tamanrasset a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique, profitant des troubles, tandis qu’une autre attaque a été déjouée à In Guezzam. Le mouvement a, dans une déclaration, appelé à la reprise des combats, et menace directement le pouvoir central algérien.
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Message par Bureau le Dim 5 Aoû 2018 - 15:41

Etat de Libye
Brève
Evénement

La violence règne en maîtresse en Libye. Une vague d’attentats a frappé en janvier les principales villes du pays, à savoir Bengazi, Berna, Tobrouk, Tripoli et Zouara, faisant au total plus d’une centaine de morts et autant de blessés, civils comme militaires. Revendiquées par l’Etat islamique en Libye, ces attaques s’inscrivent dans la recrudescence de violences entre les différentes factions au sein du pays, alors que l’organisation terroriste, bien que légèrement affaiblie par les frappes françaises, tend à regagner de plus en plus de terrain au dépend des deux factions gouvernementales, à tel point que les deux territoires de Misrata et de Syrte devraient bientôt ne former plus qu’un seul ensemble territorial si Daesh continue de remporter succès militaire sur succès, notamment avec la chute de la ville d’Al Wachkah au nord de Syrte, et menace désormais la ville de Khoms, verrou de la route vers Tripoli.

Dans le nord-est du pays, le gouvernement de Tobrouk a enchaîné les défaites militaires dans sa poche d’El Azizia, grande ville du pays désormais tombée entre les mains du gouvernement d’union nationale, faute de troupes suffisantes pour tenir le territoire. En effet, le maréchal Haftar a préféré concentrer son armée sur la majeure partie de la frontière entre son territoire et celui d’el-Sarraj, ainsi que sur la poche unioniste dans le sud-est du pays, attaquée d’une part par Haftar et d’autre part par les rebelles Touaregs, permettant d’enfoncer les lignes unionistes dans cette zone, alors que quelques victoires militaires ont permis à Haftar de reprendre du terrain dans le centre du pays sur le gouvernement d’union nationale.

Dans le sud du pays, les combats continuent de faire rage entre les tribus arabes ainsi que les rébellions tchadiennes, Touaregs et Toubous. La lutte entre ces deux dernières pour la ville de Zawilah a été remportée par les Touaregs, qui gagnent du terrain sur leur adversaire tribale, par ailleurs pris en étau par les tchadiens qui cherchent à étendre leur frontière avec le Tchad, objectif officiel de leur entreprise militaire quelque peu aventureuse. Par ailleurs, les Touaregs ont commencé quelques excursions le long de la frontière algérienne, obtenant ainsi des renforts de leurs frères, qui espèrent étendre la lutte au sud de l’Algérie majoritairement touareg, puis dans un proche avenir au Niger et au Mali, d’où affluent là aussi les renforts avec des pick ups et des chameaux. La recrudescence des violences dans le sud de l’Algérie apparaît comme une opportunité pour ces différents mouvements nationalistes ou islamistes.
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Message par Bureau le Lun 6 Aoû 2018 - 19:20

Azerbaïdjan
Brève
Conséquence

A Bakou, le « Serment de Yarablur » prononcé par le chef du gouvernement arménien passe très mal. Le président de la République azérie, Ilham Aliyev, a ainsi déclaré que « l'Arménie cherche à relancer un conflit dont elle est l'unique responsable pour tenter de voler davantage de terres au peuple azéri, établi ici depuis des millénaires, sous prétexte que quelques centaines de colons arméniens se sont implantés sur les hauteurs du Karabagh. » Par ailleurs, le chef d'Etat azéri a annoncé sa volonté de saisir la Cour de Justice Internationale pour obtenir confirmation de la légitime possession desdites terres par l'Azerbaïdjan ainsi que pour faire reconnaître les crimes d'agression sont s'est rendue coupable l'Arménie en finançant, soutenant et commandant les troupes sécessionnistes, ainsi qu'en attaquant à plusieurs reprises les forces azéries déployées à la frontière pour défendre le territoire national contre toute attaque arménienne, selon là encore le président.

Dans le Haut-Karabagh, ces déclarations houleuses de part et d'autre ont provoqué plusieurs brefs affrontements militaires entre les deux armées, faisant au total une dizaine de morts dans chaque camp, tandis que plusieurs maisons ont été détruites par des frappes d'artillerie azéries. Nonobstant ces escarmouches habituelles, le peuple arménien du plateau semble interpréter le « Serment de Yarablur » comme un véritable appel à l'unification officielle et définitive de la République d’Artsakh - en réalité un Etat fantoche arménien dont le territoire est souvent considéré comme directement administré par Erevan - et la République d'Arménie, plusieurs manifestations pacifiques ayant eu lieu en ce sens, et les gouvernants locaux n'y voyant rien à redire tant que la république subsistera avec ses actuelles frontières comme une entité administrative traditionnelle arménienne. Bakou a, à ce sujet, déclaré que ce serait une déclaration de guerre totale si cette unification venait à avoir lieu, et que l'armée azérie y répondrait comme il se doit.

République française
Brève
Evènement

Annoncée à chaque début d'année, mais finalement à chaque fois pas à la hauteur, la crue du siècle vient enfin de se produire dans Paris et sa région, au grand dam des autorités françaises, qui redoutaient ce moment depuis plusieurs années. En effet, les fortes pluies ont fait gonfler les principaux cours d'eau passant par l’Île de France, à commencer par la Seine, et le niveau de l'eau a augmenté jusqu'à dépasser les 8 mètres 50, inondant une majeure partie des berges et des rues alentours du fleuve, causant par la même occasion d’innombrables dégâts et des perturbations colossales sur le trafic des TER et Intercités, plusieurs lignes étant totalement fermées car pour partie noyées, tandis que des tronçons routiers sont eux aussi totalement hors service. Pis encore, plusieurs hôpitaux sont privés d’électricité, comme ceux de Créteil et de Villeneuve-Saint-Georges, tandis que le centre d’incinération d’Issy-les-Moulineaux est hors d’usage, les collectes de déchets ménagers devant être détournées.

Face à cette crue centennale, le président de la République aurait proclamé « Avec moi, le déluge ! » devant quelques conseillers selon Le Canard Enchaîné, les pieds dans l'eau, à proximité du Louvre, palais touché par les inondations même si aucune oeuvre n'a été touchée, les autorités françaises menant des exercices chaque année pour préparer policiers, pompiers, fonctionnaires et civils à cet événement. Plusieurs morts sont à recenser, principalement des habitants surpris par la montée des eaux en région parisienne, mais également des sans-abris ainsi qu'un débile se filmant sur périscope sur une bouée gonflable qui s'est noyé. Au total, ce sont près de vingt milliards d'euros qui vont devoir être déboursés pour la réparation des dégâts par l'Etat et par les assurances privées, environ une moitié chacun - la crue ayant été classée comme catastrophe naturelle.

Malgré une relativement bonne gestion des événements, plusieurs voix s'élèvent contre une impréparation de la crue, notamment depuis les bancs de l'opposition, qui tente de récupérer la catastrophe. En attendant, le gouvernement doit rapidement réagir pour éviter que de nouveaux dégâts soient provoqués par la fragilisation de certains édifices à cause de la crue, mais également pour gérer l'épineux problème des rats, qui ne cessent de pulluler dans la plus belle ville du monde, et qui pourraient apporter quelques problèmes sanitaires en plus de ceux déjà posés par cette grande crue.
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Message par Bureau le Lun 6 Aoû 2018 - 23:19

Royaume d’Arabie Saoudite
Brève
Evènement

Dans la nuit du 20 au 21 février 2021 une agitation inhabituelle s’est emparée de la capitale saoudienne, Riyad, notamment autour du palais royal. Ce n’est que dans la matinée que la télévision d’État saoudienne a annoncée au peuple et au monde, avec un ton de circonstances, une nouvelle capitale : la mort du roi Salmane, roi d’Arabie Saoudite et gardien des deux Saintes Mosquées depuis 2014. La santé du monarque de 85 ans était des plus fragiles, entre autres du fait de la maladie d’Alzheimer, depuis déjà quelques années et le pouvoir réel était de fait exercé par son jeune fils et héritier « MBS ».

Mohammed Ben Salmane, 36 ans, est dont immédiatement devenu monarque saoudien. « Jeune et dynamique », ce dernier devient le plus jeune roi qu’ai jamais connu l’Arabie Saoudite (dirigée par des vieillards depuis des décennies). La montée sur le trône du jeune homme se déroule sans accroc, il a pris officiellement le contrôle des leviers du pouvoir sans mouvement de contestation dans la famille. Le jeune souverain va maintenant devoir assumer officiellement le pouvoir et assurer son pouvoir sur la famille royale au sein de laquelle il s’est fait beaucoup d’ennemis ces dernières années (même si beaucoup d’entre eux ont été neutralisés via des purges). Une nouvelle ère s’ouvre dans le pays des Lieux Saints de l’islam.
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Message par Bureau le Mar 7 Aoû 2018 - 12:08

Royaume-Uni
Brève
Evènement

C'est la catastrophe en Irlande du Nord. Après le Brexit et l'absence de capacité d'arriver  un accord sur la frontière entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande, les tensions se sont aggravées depuis 2019. Deux ans plus tard, ce qui devait arriver arriva, un acte de violence terrible frappe Belfast.

La station de police de Musgrave, située sur Victoria Street, a été victime d'un attentat à la bombe qui a causé la mort de 2 policiers et endommagé sévèrement le commissariat mais aussi plusieurs habitations autour. Un incendie s'est déclaré suite à l'explosion, et 2 enfants ont été grièvement blessés mais leurs jours ne sont pas en danger.

Un militant de l'IRA

L'attentat a été revendiqué non pas par l'IRA, même si celle-ci n'a pas publiquement dénoncé la violence, ce qui a passablement énervé le public britannique autant qu'irlandais. C'est Óglaigh na hÉireann, un groupuscule relativement petit responsables d'attaques en 2009 qui a revendiqué l'attaque, et la piste policière confirme ceci.


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Message par Bureau le Mer 8 Aoû 2018 - 21:36

République islamique d'Iran
Brève
Evénement


Le printemps 2021 a été marqué en Iran par l'élection de l'Assemblée Consultative Islamique, l'équivalent d'une chambre des députés, ainsi que de l'Assemblée des Experts lors du mois de mars, moment crucial qui préfigure souvent l'élections présidentielle suivante. Durant plusieurs mois de campagnes, l'opposition conservatrice s'est acharnée sur le bilan du président sortant Hassan Rohani ainsi que sa coalition gouvernementale, le Pervasive Coalition of Reformists, soutenu par la formation centriste People's Voice. Les menaces ainsi que les sanctions imposées par les Etats-Unis jouèrent un rôle majeur dans ce scrutin puisqu'elles asphyxient l'économie iranienne en général, mais posent aussi la question de la politique étrangère menée par les réformistes, laquelle devait aboutir à la levée définitive des sanctions internationales, sans succès - sinon entre la signature de l'accord de 2015 et le retrait américain d'icelui par l'administration Trump en 2018.

Ainsi, l'opposition conservatrice a largement gagné des points dans les sondages au fil des mois et s'est imposée majoritairement dans le pays comme étant la solution face à la modération prônée par les centristes et les réformistes menés par par le vice-président Eshaq Jahangiri, défait par la Principlists Grand Coalition - principal union conservatrice classée de la droite à l'extrême-droite iranienne. Cette dernière parvint à envoyer 196 députés sur les 290 que compte la première assemblée ainsi que 57 experts sur les 85 de la seconde assemblée, contrôlant ainsi les principaux organes du pays. Le succès rencontré par les conservateurs se renouvela assez logiquement lors des élections présidentielles de mai 2021, remportée aisément par Hamid Baghaei, ancien bras droit de Mahmoud Ahmadinejad par ailleurs nommé aux affaires étrangères, avec 62% des suffrages, score plutôt honorable et suffisamment haut pour empêcher toute contestation de la légitimité de cet homme jusqu'alors habitué à l'ombre du pouvoir.

Le nouveau président a immédiatement repris la rhétorique guerrière de son prédécesseur en dénonçant vivement la politique israélienne en Syrie, et notamment la destruction de plusieurs facilités militaires persanes là-bas il y a quelques temps, qualifiant ces actes de déclaration de guerre, avant de nier la Shoah ainsi que l'existence de l'Etat hébreu. Point le plus intéressant de la déclaration du nouveau président, c'est la menace directement envoyée à Washington. En effet, Hamid Baghaei considère que le retrait américain de l'accord de 2015 et les nouvelles sanctions libèrent totalement l'Iran des promesses faites dans cet accord et l'autorise ainsi à reprendre le programme nucléaire militaire iranien, ce qui est secrètement fait puisque certains experts estiment que l'Iran pourrait obtenir la bombe d'ici quelques mois à peine vu les travaux jusqu'ici réalisés. De même, le nouveau président a également menacé Washington de bloquer Ormuz en cas d'ingérence américaine dans les affaires iraniennes. Rien de nouveau, donc.

Yémen
Brève
Evénement


La guerre au Yémen tend progressivement à se stabiliser. Nonobstant une large intervention des pays arabes menée et financée par l'Arabie Saoudite, les troupes loyalistes ne sont pas parvenus à vaincre les milices houthis très largement soutenus par l'Iran, et dans une moindre mesure par la Corée du Nord, qui ont ainsi conservé le contrôle de la capitale yéménite ainsi que de tout le territoire de l'ancien Yémen du Nord, qui, dans les faits, devient un véritable indépendant du Yémen, doté de sa propre administration, de ses propres lois, de sa propre monnaie, etc. Téhéran n'est pas étrangère à cette victoire car le déploiement de Gardiens de la Révolution ainsi que la livraison de matériel militaire, notamment des systèmes anti-aériens et de l'artillerie, a fragilisé l'offensive arabo-yéménite sur les positons rebelles qui tiennent bon depuis tout ce temps, et cela en dépit des moyens considérables mis en oeuvre par la coalition pour vaincre le mouvement rebelle chiite.

Cette même coalition arabe s'est d'ailleurs grandement fragilisé avec le départ de plusieurs pays, lassés par les moyens militaires déployés sans grand résultat satisfaisant à leur avis. Quasiment seule avec l'Egypte, l'Arabie Saoudite lâcha elle aussi prise en 2020 en retirant ses hommes déployés au sol, et en ne continuant que quelques bombardements sporadiques pour maintenir une présence au moins de façade, préférant concentrer son action militaire sur la préservation du territoire actuellement administré par les yéménites du sud, et notamment l'est du pays contrôlé dans les faits par Daesh et Al-Quaeda dans la Péninsule Arabique sur lequel se trouve une pipeline saoudienne. Dans le territoire houthi, des installations militaires iraniennes secrètes ont été réparties près de la capitale et dans les montagnes ainsi que près des côtes, dans lesquelles sont notamment entreposés des missiles balistiques de courte et moyenne portée, des missiles anti-navires et anti-aériens, ainsi que des armes en tout genre, permettant à Téhéran de menacer l'Arabie Saoudite ainsi que le détroit de Bab-el-Mandeb si besoin.
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Re: ¤ V2018 ¤ Revue de Presse

Message par Bureau le Jeu 9 Aoû 2018 - 12:25

République Populaire de Chine
Brève
Evénement


Lors d’une opération de la Police Armée du Peuple dans la campagne xinjiangaise (non loin de la frontière du Kirghizistan), menées suite à des informations obtenues par un mouchard, les policiers chinois ont neutralisés une cellule « terroristes » de militants d’un groupuscule Ouïghour décidé à lutter contre la présence chinoise. Une dizaine de militants ont été arrêtés par la PAP. D’importantes sommes en liquides et des armes légères ont été découvertes. Ces hommes avaient visiblement pour projet de s’attaquer à la présence chinoise. Dans leur rapport à Pékin, les autorités policières locales font savoir au gouvernement central qu’elles soupçonnent que ce groupe a bénéficié d’un soutien étranger vraisemblablement venu d’Asie Centrale. Les services turcs sont notamment visés mais les services secrets chinois pointent également la mystérieuse présence japonaise détectée récemment dans la région. Selon les informations récoltées ces agents japonais travaillent vraisemblablement dans le cadre de la coalition intervenant en Afghanistan pour récolter des informations sur les groupes Talibans et islamistes. Les services chinois pointent toutefois qu’une telle action paraît étrange venant des Japonais puisque nombre de services occidentaux ainsi que les Pakistanais sont déjà mobilisés sur place pour les mêmes missions. Toutes ces informations sont en tout cas transmises à Pékin, la possible présence d’autres groupuscules pouvant être liés à l’étranger est également mise en évidence.
Forces de la PAP intervenant dans le Xinjiang

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Message par Bureau le Jeu 9 Aoû 2018 - 19:30

République islamique du Pakistan
Brève
Evénement

La fin du printemps est assez sanglante au Pakistan. En effet, plusieurs attentats revendiqués par l'Etat islamique et / ou les Talibans ont été perpétrés sur le territoire pakistanais, notamment dans les régions tribales du nord-ouest où des bombes ont explosé à Landi Kotal, Parachinar ou encore Razmak, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés, tandis que l'armée a subi plusieurs attaques des différents groupes islamistes combattants dans la région, lesquels menacent clairement de conduire une offensive vers la capitale pakistanaise si le retrait des troupes d'Afghanistan n'est pas immédiatement ordonné ainsi que la libération des combattants islamistes actuellement prisonniers du Pakistan. Le sud n'est pas non plus épargné par cette vague d'attentats à la bombe mais aussi au couteau ou à la voiture-bélier avec des attaques recensées à Chagai, Killa Abdullah, Quetta ou encore Zhob, le bilan officiel étant de 137 civils morts et 203 blessés, pour environ 16 islamistes tués par les forces de l'ordre qui recensent au moins 18 pertes dans leurs rangs.

Outre ces attaques terroristes à répétition sur le territoire national pakistanais, la population commence également à désapprouver l'intervention militaire du Pakistan chez son voisin afghan, estimant que le gouvernement aurait davantage intérêt à d'abord sécuriser son propre territoire, grandement dangereux - comme l'attestent les différents attentats - ainsi que ses frontières avant de chercher à intervenir chez son voisin pour définitivement anéantir la menace qui en provient. Ainsi, plusieurs manifestations dans les principales villes du pays ont rassemblé au total une centaine de milliers de citoyens pakistanais venus demander le retrait des troupes nationales d'Afghanistan pour allouer ces forces à la propre sécurisation du territoire. Parallèlement, les milieux moins modérés critiquent vivement cette intervention en dénonçant un gouvernement central à la botte de Washington et tuant des frères musulmans tout en estimant que du temps du régime taliban à Kaboul, le Pakistan se portait mieux que depuis sa chute.
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