[✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

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[✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Mar 3 Juil 2018 - 14:11



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun











Gouvernement


Premier Ministre : Serzh Sargsyan

Ministre de l'Agriculture : Mr. Sergo Karapetyan (Conservateur).
Ministre de la Culture : Mr. Armen Amiryan (Conservateur).
Ministre de la Défense : Mr. (Major-Général) Arkady Ter-Tadevosyan (Indépendant).
Ministère de l’Intérieur : Mr. Seyran Ohanyan (Indépendant).
Ministre de la Diaspora : Mr. Vigen Sargsyan (Conservateur).
Ministre au Développement Economique et aux Finances : Mr. Tigran Sargsyan (Conservateur).
Ministre à l'Education, à la Culture et à la Recherche : Mr. Levon Mkrtchyan (Socialiste).
Ministre aux Catastrophes : David Tonoyan (Indépendant).
Ministre à l’Energie, Transports et Communications : Gagik Beglaryan (Indépendant).
Ministre des Affaires Etrangères : Mr. Eduard Nalbandyan (Indépendant).
Ministre de la Santé : Levon Altunyan (Conservateur).
Ministre de la Justice : Mlle Arpine Hovhannisyan (Indépendant).
Ministre du Travail : Mr. Armen Amiryan (Conservateur).
Ministre des sports et de la jeunesse : Hrachya Rostomyan (Indépendant).
Ministre des Territoires et de l’Environnement : Narek Sargsyan (Indépendant).


Parlement





Description :


Partis / Votes / Sièges

Parti Communiste Arménien : 2,9% / 3
Fédération Révolutionnaire Arménienne : 13,1% / 13
Divers Gauche : 2% / 2

Divers Libéraux : 3% / 3
Alliance Jaune : 4,3% / 5
Arménie Prospère : 15% / 16

Parti Conservateur Arménien : 25,1% / 26
Divers Droite Nationaliste : 9,7% / 10
Hayazn : 7,5% / 8

Indépendants : 18,4% / 19


Politique Étrangère

Membre : OTSC, CEI, UEE, OSCE, ONU, FMI, BAD, CE, BED, BIRD, OCEMN, OMC ...

Relations :

Positives : Membres de l'OTSC et République d'Artsakh.
Neutres : Reste du monde.
Hostiles : Turquie, Géorgie, Azerbaïdjan, Hongrie.

Economie 2018 à 2020





Budget 2021





Forces Armées





Forces Armées Arméniennes.

Commandant Suprême : Nikol Pashinyan.
Ministre de la Défense : Davit Tonoyan.
Chef d'Etat Major : Major-Général Artak Davtyan.

Personnels actifs : 45 850 hommes (20 000 professionnels / 45 000 conscrits / 4 748 paramilitaires et 21 363 volontaires du NKR).
Réservistes : 210 000 hommes.
Durée du service militaire : 24 mois.

Armement léger:


Makarov PM : standard
MP-443 : forces spéciales
GSH-18 : standard
AK-47 : stock
AK-74 : standard
AK-74M : standard
AKS-74 : standard
AKM / AKMS : standard
AK-103 : Standard
AK-105 : gardes frontières
AKS-74U : équipages
AS-VAL : forces spéciales
VSS-Vintorez : forces spéciales
SVU-AS : tireurs de précision
SVD : tireurs de précision
SVDM : tireurs de précision
PGM 338 : tireurs d'élite
SV-98 : tireurs d'élite
M93 / M93M : tireurs d'élite
TRG-42 : tireurs d'élite
RPK-74 / RPK-74M : mitrailleur standard
PKM : mitrailleur standard
PKP : mitrailleur standard
NSV : soutien standard
DShK : stock
Kord : soutien standard
GP-25 : standard
AGS-17 : standard
AGS-30 : standard
RPG-7 : standard
RPG-26 : standard
RPO-A : forces spéciales
SPG-9 : stock


Armement de soutien:


Strela-3
Igla-1
Igla
Igla-S : 150 achetés mais d'autres inconnus (disponible de base)
9K333
RPG-7
RPG-26
RPO-A
SPG-9
9M14
9K111
9K111M
9M113
9M133-1
9K114
9K115
9K115-2 (Metis M) : 60
MILAN
T-12
6B9 Vasilek
2B11 (120mm) : 40
2B14 (82mm) : 120
9P149
9P148


Blindés:


T-54 : 8
T-55 : 8
T-90S : 1
T-80B : 20
T-72B3M : 150 (110 chars en ligne, 40 en réserve)
T-72B : 100 (300 T-72A en réserve ou en service dans le NKR)
BMP-1 : 93
BMP-2 : 50
BMP-2M : 200 (110 en ligne, 90 en réserve)
BTR-90M et BTR-90MK : 280 (220 en ligne, 60 en réserve)
BRDM-2 : 120
BTR-60 : 108
BTR-70 : 18
BTR-80 : 4
MT-LB : 145
Tigr : 4


Véhicules de Transport / Logistique:


KAMAZ-63968 "Typhoon" : 1 000


Artillerie:


2S23 : 70 (60 en ligne, 10 en réserve)
2A65 : 30
2S1 : 10
2S3 : 28
D-1 : 2
D-20 : 34
D-30 : 69
D-44 / M-30 / M-36 : ?
Giatsint-B : 26
Zis-3 : ?


Lance roquettes multiple:


BM-21 : 47
BM-30 : 6-12
TOS-1A : 6
WM-80 : 4
N-2 : 2


Lance missiles tactique:


9K720 : 4-8
SCUD-B : 8
OTR-21 : 7-8


Défense anti-aérienne:


9K33 : 10
BUK-M1-2 : ?
S-125 : 8
9K11 : 115
9K35M3 : 10
KUB-M3 : ?
S-75 Dvina : 79
S-125 : ?
S-300PS : 16-24
S-300PT-1 : 16-24
AZP / KS-19 / ZU-23-2 / ZSU-23-4 : ?


Aviation:


Su-25 : 11
IL-76 : 3
Mil-Mi-8 : 11
Mil-MI-24 : 15
L-39 : 6
Mil-Mi-2 : 2







Dernière édition par Prishayev le Lun 6 Aoû 2018 - 20:41, édité 17 fois
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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Bureau le Mar 3 Juil 2018 - 17:27

Validée.
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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Jeu 5 Juil 2018 - 15:07



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun





Vox Populi et Armata


Un homme neuf




Nikol Pashiyan, Premier Ministre de la République d'Arménie.


La révolution de velours a placé Nikol Pashinyan, journaliste et opposant, au sommet de l’Etat Arménien. Sa position, dictée par la rue, fait de plus un populiste au sens antique du terme : il est tenu de la vox populi et incarne à son poste de Premier Ministre l’Arménie urbaine, celle qui fait entendre sa voix par les manifestations et les réseaux sociaux. Le parlement arménien et ses membres, tétanisés par les dangers qu’ils encouraient s’ils se refusaient à la parole d’un peuple en colère contre leur corruption et favorable au charismatique Pashinyan. Mais le parlement ne représente que lui-même, il a écarté son représentant conservateur Serge Sarkissian pour revêtir l’habit libéral, sans avoir cédé un pouce au nouveau Premier Ministre. Aussi, pour mettre son parlement au pas et offrir au peuple ce qu’il a promit et ce qui l’arrange, entre autre, c'est-à-dire une dissolution parlementaire, il doit entretenir la flamme populaire, accentuer sa radicalité si nécessaire et marquer des points par ses actions gouvernementales. Le décret d’une durée d’un an étant jusqu’ici le seul recourt de ce chef d’Etat atypique pour faire appliquer sa volonté à un parlement réfractaire ou le compromis est la règle.


Une guerre éternelle




L'armée arménienne sur en alerte.


Pour agir, il agit. Un premier cas se présente, il concerne les affaires étrangères. En l’occurrence les déclarations et des actes de l’Etat Azerbaidjanais et de son Président. Les dépenses militaires, multipliées par quinze depuis 2003, les accrochages passés, l’état de guerre permanant au Haut-Karabagh s’ajoutent aux menaces saupoudrées de fatalisme de la part des médias Azéris et de leur Etat. Pour le Président Azéris Ilham Aliyev « le facteur déterminant est la force et non la loi » et il a souligné que « la guerre n’a pas pris fin, seule sa première étape s’est achevée ». En clair, la lutte continue et la guerre va reprendre. Les manœuvres Azerbaïdjanaises, géantes au regard des armées caucasiennes, regroupent cette semaine un véritable corps de bataille. Vingt mille hommes, 120 chars et 30 avions de combat ! Les médias azéris titrent même : « La guerre proche ou inévitable ».

Face à cette menace, grandissante et jusqu’ici tolérée par les alliés d’Erevan. Pashinyan propose donc la tenue d’une réunion du Conseil de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective à Erevan. Il désire rencontrer une nouvelle fois son homologue Russe, Vladimir poutine ainsi que ses autres partenaires dont le président Biélorusse Loukachenko ainsi que le président Kazakh Nazarbaïev dans le cadre de la réunion de l'OTSC. Au nom de l’amitié liée, le gouvernement Arménien sollicite le besoin d’un rééquilibrage matériel des moyens opposés par l’Arménie à l’Etat quasi dynastique d’Ilham Aliyev. Sa puissance numérique et matérielle, soutenue par la rente pétrolière et l’Etat Turc, font planer la pire menace possible sur la région. Plus que des armes contemporaines ou modernisées, l’Arménie mande ses alliés historiques pour garantir sa sécurité au même titre que la nation arménienne mande ses forces à l’OTSC et son commandement avec régularité et sérieux dans le but de promouvoir, selon les termes de l’OTSC lui-même « Maintenir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ».

Cette posture patriotique et réactive tranche avec l’affaiblissement graduel de la situation militaire de l’Arménie depuis 1999, en parallèle avec les détournements conséquents d’argent des caisses de l’Etat par ses dirigeants. Il demeure un enjeu éminemment plus important que la démence de Bakou : La paix régionale et donc le règlement pacifique du conflit au Haut-Karabagh. La frontière issue de l’URSS doit être renégociée et le droit des peuples, autrement dit, le droit des Arméniens du Haut-Karabagh, se doit lui aussi d’être entendu et respecté. La tyrannie de Bakou, expression d’un autre âge, engluée dans son pétrole qui l’arme jusqu’aux dents, a vermoulu un conflit qui demeure, jusqu’à nouvel ordre … éternel. En conclusion, le parlement étend le service des deux classes d’âges effectuant leur service militaire de six mois, maintenant ainsi sur le pied de guerre son armée renforcée pour l’année.


La terre et l’eau




Réservoir d'Akhurian, Arménie.


L’ère soviétique fut celle des grands plans quinquennaux, de l’irrigation et l’industrialisation de l’Arménie. Mais son mal-développement et ses choix stratégiques furent et demeurent un lourd fardeau pour l’économie nationale d’aujourd’hui. La pollution de bien des sols par la culture du coton dans les vallées irriguées, la spécialisation de l’agriculture arménienne et enfin le manque d’investissements dans des outils contemporains au profit d’une masse de machines déclassées. Néanmoins, si en 2010 seulement 62% de la surface arménienne était adaptée à l’agriculture, elle constitue 74% de son espace en 2014. La principale raison de cette expansion demeure la faible productivité des exploitations, familiales voir autarciques, la masse laborieuse arménienne qui dépend du travail de la terre et de la réhabilitation et l’ouverture d’anciens ou nouveaux canaux d’irrigation. Aussi, en 2018 c’est un bilan contrasté qui apparaît dans le domaine agricole : les privatisations on amenées à un morcellement des terres, à une augmentation de la surface agricole utile, à la conquête de ces nouvelles terres, mais aussi à leur faible productivité comparativement aux autres pays malgré la richesse du sol volcanique arménien.

Le parlement voit s’organiser un débat après présentation d’un projet de Loi visant à développer une agriculture contemporaine et productive en Arménie. Cette Loi proposée, lourdement débattue, a étudié en amont la possibilité d’employer plus efficacement et plus massivement une partie des 510 millions de mètres cubes d’eau du réservoir d’Akhurian alors en constante croissance et largement sous exploité. Ce réservoir doit néanmoins être dépollué, à sa base se trouve une quantité de déchets et ayant entamé l’utilité de cette source d’eau. A la base d’un système d’irrigation se trouve donc une station de traitement des eaux, leur capacité annuelle est estimée à 34 millions de mètres cubes et à ceci s’ajoute un drainage des profondeurs du réservoir. Les déchets seront incinérés, y compris les boues polluées par les métaux. Le volume d’eau du réservoir transitant par le système d’irrigation assurerait une augmentation conséquente de la production agricole, encore faut-il le financer. La durée de planification, estimée à un an, s’ajoute aux rachats de terres et au délai pour rassembler les sommes. Le gouvernement s’appuie volontiers sur l’emprunt, le projet et ça coince. Révisé, débattu, révisé à nouveau et finalement approuvé le projet passe. Il passe car, après presque un mois de tractations, ce projet phare est devenu un symbole de la modernisation voulue par Nikol Pashinyan et refusée par ses adversaires pour des motifs moins financiers que politiques : s’opposer au projet c’est s’opposer, ralentir puis arrêter le Premier Ministre dans sa marche en avant dans la conquête des cœurs et des bourses d’Arménie rurale. Le décret tombe donc sur la tête des députés arméniens ! Ainsi, deux demandes d’emprunt font suite aux précédentes et aux divers projets d’irrigation déjà en cours (50 km de canaux ayant réhabilités en un quinquennat via ces aides et prêts). L’une s’adresse à la Banque Mondiale, qui soutien déjà de nombreux projets, souvent à 90%, l’autre au marché mondial et les créanciers habituels de l’Arménie afin de financer ce de projet de 100 millions de dollars, réalisé sous trois ans.


Corruption




La corruption fait des malheureux !


Héritage soviétique, la corruption permettait autrefois de rendre mobile ce qui ne l’était pas. Aujourd’hui, elle entrave la justice, l’ordre et le développement de l’Arménie et ruine le pays. Exponentielle, la croissance de cette corruption a marqué par ses affaires à rebondissement le pays durant les années de privatisation et plus récemment avec l’oligarchie « républicaine » qui s’est arrogée par l’argent le monopole de l’Etat et de ses principaux acteurs. Mais tout a basculé, la révolution de velours a libéré un peuple trop longtemps dominé, trop longtemps tiraillé par la haine de ses propres élites conservatrices. Aussi les affaires exploses et sortent par paquet de cinq aux yeux des arméniens, les humbles citoyens traquent la corruption telle une mode ou la moralité, la vertu, s’applique à tous y compris à soit. Profitant de cet élan, Pashinyan maintient le cap et purge allègrement l’appareil étatique tandis que sept députés se voient inculpés, la terreur de la justice nouvelle s’étend au paysage politique, si ancien. Récupérant en quelques semaines plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds détournés, la Justice arménienne n’a pas échappée à la purge, les voitures vont et viennent et alimentent sans fin ce désir et cette satisfaction de vengeance de la population envers ces corrompus en costards. Mais la corruption ruine aussi le quotidien, la TVA n’entre pas dans les caisses de l’Etat, bien souvent sous informatisées les entreprises ne sont pas plus contrôlées avec efficacité. Il en va de même pour les standards de sécurité ou encore les infrastructures publiques. Le gouvernement entame donc une série de réformes envers la corruption qu’il entend réduire.

La première mesure est celle de la transparence des comptes des « territoires » (collectivités), de l’ensemble des services de l’Etat (excluant pourtant l’Armée et l’Espionnage) et leur libre consultation via Internet est la clef à donner à la population pour surveiller son propre appareil étatique. Une modernisation accélérée et un dégraissage des effectifs de la fonction publique est mise en route, un budget d’exemption a été débattu et l’allocation des ressources nécessaires à cette marche en avant s’élèvent (par emprunt) à 120 millions de dollars. La seconde mesure vise le remplacement des fonctionnaires les plus anciens (plus de 50 ans) par des personnages plus jeunes. Ce renouvellement des fonctionnaires devrait en théorie permettre une mutation progressive de l’Etat et une réduction de sa « culture du vice ». Enfin, la mesure coercitive est à l’honneur avec de fortes amendes, des licenciements à la pelle, des enquêtes pilotées par les services de renseignement, des investigations jusqu’au cœur du parlement. Sous autorité du Premier Ministre, ces services demeurent les moins entachés avec l’armée par les récurrentes affaires de corruption, aussi c’est sur ces derniers parce qu’ils forment le libre et légal outil de Pashinyan pour agir à l’encontre des kleptocrates, certains siégeant jusqu’au Parlement et des corrompus en tout genre. Finalement, des pistes de privatisations s’avancent peux à peux afin de confier au privé la charge de nombreuses infrastructures jusqu’ici fort mal soutenues par un Etat providence défaillant et sclérosé par la corruption.




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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Lun 9 Juil 2018 - 17:26







République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun


Au nom du Peuple !




Parlementaires Arméniens.


Ainsi « Le pacte me liant aux électeurs, au peuple Arménien, a été honoré » annonce Nikol Pashinyan à la télévision lors d’une interview, quelques secondes après avoir annoncé la dissolution du parlement. Le dit parlement, réfractaire à la dissolution, n’a en l’occurrence pas voté de lui-même son remplacement accéléré … il y a été contraint par une foule et ses activistes toujours plus densément présents dans les rues à manifester et à dénoncer voir à lyncher. Menacés par la justice, poussés par la rue, les parlementaires achèvent le mandat pour lequel ils ont été élu de manière si pathétique qu’ils ne se voient même pas consultés sur les dernières réformes et malgré quelques bravades isolées la situation penche plus que jamais en faveur des forces libérales. Reste que les arméniens attendent au tournant Pashinyan : il peut fort bien se faire déborder sur sa propre gauche et se voir phagocyté par ses partenaires les plus nationalistes, membres de sa coalition gouvernementale. Les sondages, eux aussi tirent la sonnette d’alarme : La coalition si elle se renforce dans les intentions de vote c’est aussi au profit de ses composantes autrefois marginalisées médiatiquement et qui sortent de l’ombre comme la Fédération Révolution Arménienne (Nationalisme et social-démocratisme) ou encore l’Arménie Prospère (Social-Conservatisme russophile). Les électeurs se tournent donc en faveur de ceux qui forment le gros de la base de la coalition gouvernementale de Pashinyan. Le 14 Février 2019, le plébéien arménien et sa bannière libérale (l’Alliance Jaune) obtient 17 sièges, les conservateurs-sociaux d’Arménie Prospère récoltent la mise avec 40 sièges. L’ARF en obtient 13, talonnant les libéraux. Les indépendants forment un total de 10 parlementaires. L’opposition à savoir les républicains (National-conservatisme), plateforme supportant Serge Sarkissian recule nettement avec seulement 34 sièges. Le programme commun reliant les socialistes, les conservateurs et les libéraux concède beaucoup au caractère socialisant qui domine les deux premiers partis, tandis que de nombreuses libéralisations et réformes structurelles de l’Etat font consensus et permettent aux libéraux, minoritaires mais meneurs, de sortir la tête haute des négociations.


Budget 2019




Parlement Arménien.


En premier lieu, l’élaboration et le vote du budget est un triomphe pour l’opposition. La politique expansionniste et interventionniste s’intensifie. Le taux directeur de la banque centrale ayant été abaissé à 4.5% au lieu des 6% alors en vigueur précédemment s’allie à un programme résolument modernisateur et, à bien des égards, onéreux. Le financement de ce budget est assuré, en théorie et en partie, par une hausse de l’impôt sur le revenu et la création de la taxe sur les carburants (TICPE). Le premier devrait fournir, via le passage des trois taux (bas, moyen et haut) de respectivement 24,4%, 26% et 36% à 28%, 32% et 40% un total de 190 millions de dollars par an, en comptant l’affaiblissement temporaire de sa rentabilité. Le second, véritable coup de faux dans la dépense folle des arméniens en matière de consommation d’énergie fossile devrait permettre, malgré une hausse du prix de l’électricité, de faire rentrer dans les caisses 100 millions de dollars chaque année. De plus, 50 millions rentrent en plus dans les caisses de l’Etat chaque année via un meilleur rendement de la fiscalité corrélée à la croissance économique. Par ailleurs, le plan de réforme de l’Etat envisage, grossièrement, de diminuer d’un quart la masse des fonctionnaires de l’administration centrale et provinciale et d’économiser tout autant en dépenses de fonctionnement. Devant ainsi réduire à 200 millions son budget d’ici la fin de l’année. Mais un budget réellement excédentaire était trop beau, le parlement ayant voté dans la foulée 180 millions de dollars de hausse de dépenses militaires annuelles et une brusque hausse des moyens accordés au ministère de l’économie et répartis (les moyens) à l’échelle régionale (compris dans les dépenses des régions). Budget d’investissement pour l’essentiel, il vise à soutenir l’effort de développement lancé l’année dernière et devant se poursuivre sur la durée. Soit un passage de 80 millions à 250 millions de dollars. Un poste voit ses fonds alloués, à savoir le développement durable afin de soutenir un projet pilote géothermique en Arménie. Le budget devrait s’élever à 3,22 milliards de dollars soit 90 millions de dollars de déficit.


 


L’Armée Républicaine




Une armée populaire.


L’armée Arménienne se considère, à juste titre, comme affaiblie par des années de gesticulations politiques sans contenus et de sous financements chroniques. Pour répondre aux nouveaux enjeux, notamment un état de tension permanant aux frontières et aux plus anciens à savoir la sécurité des populations et l’intégrité des frontières Arméniennes, un projet est engagé afin de reconstituer une armée contemporaine adaptée aux moyens et aux objectifs de l’Etat arménien. Cette armée, plongée dans le passé, doit s’en servir pour penser l’avenir. Jusqu’ici maintenue à 26 000 conscrits pour des raisons politiques, alors que les exemptions pleuvent et que l’armée a un mal dantesque à recruter des professionnels. Le Premier Ministre entame en tant que chef suprême de forces armées une réforme du service militaire. Il entérine l’abandon de nombreuses exemptions touchant essentiellement les étudiants et diplômés. Dans le même temps il s’avère possible d’améliorer la sélection des recrues et d’engager de meilleurs hommes pour le servir de la nation. Chaque année un total de 22 500 hommes sera ponctionné au profit des forces armées, soit 45 000 conscrits alliés à 20 000 contractuels déjà en place formant l’armée Arménienne régulière.

Sur le plan doctrinal, cette masse conscrite permet, dans un cadre budgétaire expansif, de renouer avec une armée taillée « à la soviétique » à savoir dotée d’un groupe de manœuvre opératif (GMO) et d’un corps de bataille polyvalent et conventionnel dédié à livrer une bataille décisive. L’armée est donc progressivement réorganisée, la 89ème Division de Fusiliers Motorisées « Tamanyan » (DFM) est recrée. Sa formation durera trois ans, elle ne disposera de ses premiers effectifs qu’en septembre 2019, un noyau de cadres et de personnels médicaux. En janvier 2020, lorsque la réforme du service militaire prendra effet, la 89ème DFM bénéficiera des meilleurs candidats conscrits et sous contrats, les cadres, officiers et sous officiers, seront exclusivement constitués de contractuels. Le pouvoir se confère désormais par le service militaire, ainsi chaque futur officier aura pour obligation d’être un ancien conscrit.

Enfin, pour l’avenir des conscrits, s’adjoint une formation spécialisée et postérieure au service militaire. L’armée octroiera par le service des armes, à chaque conscrit, un droit à un financement complet de ses études par l’Etat. Ces études post-service et ce financement seront encadrés par la Direction à la Reconversion et aux Anciens Combattants du Ministère de la Défense en coopération avec le Ministère de l’Education. Au final, si l’armée brasse avec force une quantité de jeunes en plus, elle ne peut que s’attendre à un retour positif, les jeunes pouvant désormais devenir n’importe qui à partir du moment où ils servent la nation Arménienne.


Guerre et paix


Russie : Dans le cadre du rééquilibrage des forces en présence dans le Caucase et la remise en service de la 89ème DFM, le rééquipement de l’armée arménienne ayant débuté, il est désormais question de commandes de matériels militaires. L’Etat arménien estime, à raison d’une source faisant état d’un cout de 404 000 dollars (en 2007) par unité de BMP-2 neuf et de 78 000 dollars (même date) d’occasion, qu’il lui serait possible de payer des BMP-2M (et KM) d’occasion (modernisés au standard « Berezhok ») pour un cout de 180 000 dollars l’unité (2007) soit 218 000 dollars l’unité aujourd’hui. L’Etat arménien se porterait acquéreur de 100 exemplaires pour 21 800 000 dollars. En outre, l’Etat arménien serait prêt à acquérir des BTR-90 sur la base d’une source faisant état d’un cout de 340 000 dollars l’unité (en 2013) soit 378 000 dollars aujourd’hui. Les BTR-90M seraient, à n’en point douter le meilleur compromis possible pour l’Arménie et les militaires arméniens avancent le prix de 475 000 dollars l’unité pour un BTR-90M. Un total de 280 BTR-90M soit 133 000 000 dollars et enfin une estimation fixe à 380 000 dollars le prix d’un 2S23 « Nona-SVK », que l’Arménie souhaiterait acquérir à hauteur de 70 exemplaires soit 26 600 000 dollars. Au total, cela représente l’équipement de trois régiments d’infanterie et de leur artillerie enrégimentée. Cela représente aussi un contrat de 181 400 000 dollars, sur deux ans, financé intégralement par le budget d’acquisition de la défense arménien.




Situation au Haut-Karabagh.


Azerbaïdjan : Sur la base du cessez-le-feu de 1994, le gouvernement arménien envoi une offre de paix durable (processus de paix) à son opposant éternel, l’Azerbaïdjan. Elle constitue en une offre de référendum local organisé par les protagonistes et supervisé par des observateurs internationaux afin de déterminer, à échelle de la République du Haut-Karabagh actuelle des territoires occupés par l’Azerbaïdjan au dépend du Haut-Karabagh et des territoires nominalement Azéris mais arméniens et rattachés à la République du Haut-Karabagh, une frontière fixe et durable entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Ce référendum, se tiendrait dans les territoires mentionnés et de leurs populations. Mettant fin aux années sombres passées et évitant l’escalade à laquelle se prépare Bakou. La région compte pour 95% d'Arméniens en 2001, le reste étant des minorités russes, assyriennes, grecques et kurdes.



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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Jeu 12 Juil 2018 - 21:46



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A l'avant-garde


Erevan, la nouvelle !


La cité d’Erevan, capitale de l’Arménie, est le cœur battant de la nation arménienne, englué dans l’insalubrité, la pollution et aux voies de transport saturées, sans parler de la hausse des prix des logements et de la criminalité et du chômage de masse. Serge Sarkissian, anciennement Premier Ministre de la République d’Arménie, a entamé sa rénovation, notamment celle du métropolitain. Pour autant, la rénovation de la ville n’est que balbutiante. Pour faire face aux défis précédemment évoqués, il a été décidé que la reconstruction progressive de la capitale serait l’objectif majeur du gouvernement pour les prochaines années. La planification et le financement du projet est assuré par le Ministère des Transports et pour partie par emprunt, pour partie par les recettes fiscales de l’Etat.

Le projet « Ligne -1 » du métropolitain avance et se voit financé tant bien que mal depuis dix ans. Le projet « Ligne-2 » est à l’état de papier et le projet « Ligne-3 » est carrément de l’ordre de l’imaginaire. Accélérer et embellir les projets en cours tout en rénovant, embellissant et modernisant d’avantage les stations déjà établies se trouvent être les objectifs du gouvernement. La station « David de Sasun » ainsi que les stations « Zoravar Andranik » et « Place de la République » (1/4 du réseau) se verront projetées au 21ème siècle à l’aide d’un par un remplacement futur de leurs rames et par une automatisation poussée des systèmes de contrôle de la vitesse, des outils de bords plus généralement, des billetteries et de la sécurité. Elles disposeront à terme d’une rénovation artistique, égayant un peu ces espaces froids fondés par les soviétiques dans les années quatre-vingt. Pour le moment, la priorité est donnée à l’extension du réseau, trois stations seront fondées dans l’espace urbain du district populeux et ouvrier de « Malatia-Sebastia », le réseau augmenté de six kilomètres. Elles (les stations) feront exception à l’aide d’une architecture néo-arménienne et baroque, embellies par des artistes raccords dans leurs projets avec celles du gouvernement. Les stations exposeront les armoiries de l’Arménie, ses héros et ses martyrs, des tableaux abrités derrière de lourdes vitres protégées. Les quatre stations formeront ce qu’il est convenu d’appeler la « ceinture d’or » car le projet se veut un exemple concret de modernité, de performance et de beauté. Il doit trancher avec ce qui se trouve à la surface, une ville dans la ville, construite à la va vite et comptant essentiellement sur les immeubles obsolètes et déprimants hérités de l’époque soviétique. Le coût est estimé à 420 millions de dollars à partir de 2020.




Immeuble en pierre massive.


La volonté affichée du gouvernement est également de rénover l’espace urbain. Malatia-Sebastia, autrefois une zone secondaire et délaissée d’Erevan, va voir émerger 40 000 logements dans  2 352 bâtiments (avec une moyenne de 17 logements par bâtiment) neufs, de nombreux parcs, une ceinture verte à sa périphérie, la reconstruction du tramway et des routes, l’installation de l’ADSL, 4G et Fibre. Fait notable les immeubles ne sont pas planifiés autrement qu’en pierre massive et sur des standards d’isolation proches de ceux en vigueur en occident. L’objectif étant par ces grands travaux de restaurer la filière des carrières d’Arménie, ses compétences et assurer un redéveloppement du BTP national. Il s’agit aussi de marquer une rupture dans le « soviétisme » urbain régnant en dehors du centre-ville. En rénovant intégralement ce district l’idée est de réoccuper l’espace en friche et insalubre, d’assurer une diminution de la consommation énergétique arménienne et paradoxalement stabiliser le prix des loyers et par la même la population d’Erevan. Les monuments importants et Eglises seront préservés, intégrés ou rénovés et intégrés au paysage urbain désormais codifié et mieux réglementé. Au total, 3.7 milliards de dollars seront dépensés par les investisseurs privés et l’Etat pour restaurer la partie occidentale d’Erevan, un poids assumé par l’allocation d’espaces constructibles (sous réserve qu’ils correspondent aux canons de l’architecture voulue) à des investisseurs privés. En finalité, l’Etat supportera la charge de 1,9 milliards en dix ans, soit 200 millions par an. Budget déjà planifié et voté dans la section « région et territoire » en début d’année.


Haut-Karabagh / Défense : G.M.O




T-72B3M.


Le gouvernement Arménien prend acte du refus de Bakou d’organiser et participer à un processus de paix. Persévérer et continuer à croire en la paix n’implique aucun reniement envers la sécurité de la grande nation Arménienne, envers son armée et son Eglise. La garde vigilante aux frontières est le témoin permanant des dangers encourus. L’état de guerre demeure. L’escarmouche de juillet ayant succédé aux manœuvres géantes Azéris conduisent mécaniquement à renforcer l’appareil de défense. Ainsi, sur un budget accru et dont les capacités d’acquisition sur deux ans s’évaluent à près de 400 millions de dollars (181,5 étant déjà employés à l’acquisition de BTR et BMP), l’Etat-major Arménien entend renforcer sa DFM et standardiser et moderniser son parc blindé. Sur plus de 500 T-72, environ 250 T-72B se trouvent dans les stocks et les unités « spéciales » de l’armée arménienne. Ainsi, 150 T-72B seront rénovés et portés au standard du T-72B3M en Russie, motorisé par un V-96 (1 250 chevaux) proposé par la Fédération de Russie et pour un cout unitaire de 250 000 dollars soit 37,5 millions de dollars. Formant ainsi le régiment blindé de la DFM comptant 110 chars. En outre, uniformes, équipements divers, armes légers et lourdes sont achetés en Russie pour un montant de 12 millions de dollars en 2019. Des GSH-18, AK-103, PKP, SVD et SVU, des SV-98 en passant par des mitrailleuses lourdes KORD, des mortiers de 82mm et 120mm, des uniformes et tenues standardisées, cette DFM se veut être l’unité modèle de l’armée arménienne.




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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Lun 16 Juil 2018 - 17:44



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun





Un oblique plein sud !


Concerne la Chine et l'Iran.

En parlant du projet ferroviaire Transcaucasien, contournant l’Arménie, le président Azerbaïdjanais Ilham Aliyev aurait déclaré en 2005: « Si nous réussissons avec ce projet, les Arméniens finiront dans un isolement complet, ce qui créera un problème supplémentaire pour leur avenir déjà sombre ! ». La situation n’est pas réjouissante, l’embargo commercial appliqué par l’Azerbaïdjan et la Turquie a isolé plusieurs années durant l’Arménie du commerce mondial. La porte maintenue ouverte par la Géorgie au profit des arméniens permet de maintenir le transport du fret et des personnes vers l’extérieur via le rail et en coopération avec un transport aérien décuplé il semble que cet isolement ne soit que factice, purement rhétorique. Cependant, le sort de l’Arménie dépendant de plus en plus d’une Géorgie de plus en plus hostile à l’OTSC et à l’Arménie risque d’une part de faire de Tbilissi un pantin des Turcs faute d’avoir la stature pour jouer à l’arbitre du Caucase. Dépassant la simple rhétorique, cette ligne ferroviaire presque déserte à son lancement (quelques trains de denrées alimentaires, quelques passagers Azéris) est pourtant l’aboutissement d’une stratégie savamment pensée et sans opposition concrète de la part de l’OTSC. Aussi, c’est l’Etat Arménien qui propose à l’Iran la relance du chemin de fer Arméno-Iranien (la ligne Erevan Tabriz étant interdite d’accès par les Azéris) partant d’Erevan et atteignant Tabriz en passant par Kapan et rejoignant Marand puis Tabriz. Le cout était estimé à 3 milliards et la Chine et Dubaï y étaient associés. Le projet porteur selon la Chine et Dubaï entrait dans le cadre de la « nouvelle route de la soie » chinoise. Le projet a été financé par l’Arménie à près de 750 millions dont près de 400 millions de dollars demeurent crédités par l’Iran à l’Arménie et inutilisés du fait du gel du projet. Ainsi, un appel du pied est lancé à l’adresse des prêteurs internationaux en vue de disposer de quelques 500 millions de dollars. Si l’argent est réuni, alors le projet pourra être relancé par la partie Arménienne avec l’accord de ses partenaires Sino-iraniens. Ces derniers pourraient se partager les couts induits par le retrait russe de ce projet s’élevant à 750 millions de dollars, toujours manquants.


Erevan


Le gouvernement Arménien apprécie à sa juste valeur la proposition française et avance son offre : la fondation d’une coentreprise (de BTP) entre Bouygues, Vinci et CJSC (société arménienne du bâtiment et des carrières) à raison de 63% pour la partie Française et 37% pour la partie Arménienne. Un partage technologique et de compétences liées aux projets abordés entre la partie Française et la partie Arménienne et la localisation du siège de cette coentreprise à Erevan ainsi que la formation et l’usage d’un personnel et de matières premières (le mieux et le plus possible) arménien s’avèrent être les pré-requis à l’octroi de contrats portant sur la reconstruction du district de Sébaste-Melitène.

L’Arménie dispose d’un métro à Erevan, de douze kilomètres de longueur il n’est connecté qu’au centre urbain et aux avenues les plus prospères … ignorant l’essentiel de la ville, de ses habitants et travailleurs et pire que tout s’avère trop onéreux pour attirer ces strates de la population arménienne. Le gouvernement alors en place élabore un appel d’offres en vue d’une extension du réseau, l’ouverture de quatre nouvelles stations, le remplacement des rames, l’investissement dans l’entreprise publique arménienne exploitant le réseau et donc l’ouverture de son capital. La baisse de 35% du billet est avancée comme un moteur supplémentaire de reprise de l’activité du métro, sous exploité.

Le grand chantier





Ouvrant le plus grand chantier que l’Arménie se doit d’accomplir, le Premier Ministre expose ses propositions au parlement. Il met sur la table vingt-trois projets de lois. Ils concernent des projets de modulations et de suppressions de taxes, de réformes couvrant essentiellement l’aspect réglementariste de l’Etat arménien et de sa bureaucratie, une politique nataliste ou encore des crédits supplémentaires à la rénovation d’Erevan mais aussi de Gyumri. En outre, il s’agit de garantir la transparence de l’Etat, la lutte contre la corruption, la réforme de l’éducation et la rénovation des infrastructures, la lutte contre les monopoles…

L’étude de ces projets est long, fastidieux, longuement débattu jusque dans la majorité. L’action gouvernementale dans la seconde moitié de l’année 2019 se divise en trois points : le premier point vise à la refonte et à la réduction de l’impôt sur les sociétés, le second vise la création d’une politique nataliste et à une lutte contre la mortalité infantile, tandis que le troisième point s’attache à la rénovation de la ville de Gyumri et son aire urbaine.

I. Le ministre des finances, Atom Janjughazyan, présente donc un projet basé sur le postulat que l’économie arménienne n’est de loin pas assez compétitive pour soutenir le poids de la fiscalité régnant sur ses entreprises. Ce poids serait un frein à la rentabilité de l’impôt sur les sociétés et la croissance économique. Il est d’autant plus remarquable que les diverses exemptions et modulations, basculements vers la TVA et autres dérogations ne facilitent guère le travail des bureaucrates et ne privent pas les entreprises de payer entre 15 et 20% d’impôts sur les sociétés, qu’importe la taille des dites entreprises. Un taux unique, fixé à 10%, allié à l’abandon des dérogations et basculements multiples vers la TVA sont accueilli avec circonspection par les élus arméniens. Le cout est estimé 175 millions de dollars par an par le dit ministre mais il souligne l’économie considérable de moyens alloués à la levée de cet impôt via sa standardisation et les recettes supplémentaires, inconnues, obtenues par sa diminution et par la dynamisation de l’économie arménienne. Le débat est houleux et teinté de passions idéologiques. Cependant, le projet de Loi passe, il passe car il a été modifié au cours du débat. La principale concession est que le taux de 10% va être divisé entre le pourcentage dédié aux municipalités (sous-financées) et le pourcentage dédié à l’Etat central. Ainsi, 7,5% se verront captés par l’Etat et 2,5% par les municipalités.

II. Un autre ministre, celui de la santé (Arsen Torosyan), présente de son côté la politique de santé du gouvernement. Il présente l’accroissement de la population arménienne comme un signe évident de vieillissement, quand il ne s’agit pas d’un abandon de la terre arménienne pour rejoindre sa diaspora. Renforcer la population arménienne, faire croitre cette dernière sans la faire fuir hors du pays, tel est l’enjeu de ce projet de Loi. Il propose d’établir sur la base des évaluations de l’état des hôpitaux et des maternités publiques un plan de libéralisation du secteur. Il est question de rendre au marché une partie des hôpitaux publics et de moderniser ceux conservés avec des fonds supplémentaires et les fruits des privatisations. Dans le même temps il annonce la nécessité d’une hausse significative des remboursements des divers frais médicaux liés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants (moins de six ans) ainsi qu’à la lutte contre le sida. Cette extension de la couverture maladie s’accompagne d’un standard d’équipements et de services réévalués, avec à la clef la centralisation des hôpitaux et l’économie du personnel dans les hôpitaux conservés (le tiers). Cette volonté du gouvernement n’a pas le soutien des socialistes qui menacent clairement de renoncer au gouvernement si les mesures évoquées venaient à être votées. Tenant sa barre, Nikol Pashinyan concède des mesures supplémentaires en termes de remboursement des médicaments (bien que leur allocation soit plus stricte et mesurée, à la pastille près !) aux familles tout en maintenant son projet de privatisations. Ça passe de peu, mais les représentants syndicaux du service public annoncent déjà une grève nationale et des manifestations à Erevan. Côté natalité, le gouvernement a introduit dans ce projet une aide aux familles constituées ayant deux enfants ou plus. Ainsi, vingt dollars tombent tous les mois dans les mains des familles arméniennes pour deux enfants et la somme augmente des deux tiers  pour le troisième enfant. Le soutien aux familles nombreuses exonère ces dernières de l’impôt sur le revenu. Enfin, il est question de mettre fin à l’avortement sélectif et de réduire les cas acceptés pour un avortement afin d’en limiter l’ampleur. Le coût de cette réforme, incertain, sera définitivement arrêté à l'aube du budget de l'année prochaine.

III. La rénovation de Gyumri est au cœur des discussions du moi d’aout. La seconde ville du pays est un des ultimes témoins de l’architecture russo-arménienne à l’échelle de tout un centre urbain. Mais d’un autre côté, les habitations soviétiques postérieures aux années cinquante sont insalubres, les gens manquent de logements, les rénovations et les constructions de bâtis neufs stagnent. Pour enrayer la dépopulation du pays, assurer un logement à tous et abaisser les prix des dits logements, l’Etat entend rénover le centre urbain de Gyumri dont divers parties demeurent abandonnées, construire 8500 logements neufs sur le modèle des bâtiments anciens (essentiellement du 19ème siècle) et de leur architecture. Un crédit local dédié à la construction de logement aux standards de Gyumri ainsi que des facilités administratives devraient être mis en place. Mais le coût est élevé, 330 millions de dollars seront investis sur quatre ans pour redonner à la vieille ville d’Arménie son faste et son attractivité.


63ème DFLM


L’état-major arménien a décidé de réformer les régiments d’infanterie déjà présents. Il engage la mise en place de la 63ème Division de Fusiliers Légers Motorisés au dépend des corps déjà en activité et qui cèderont une partie de leurs hommes à cette nouvelle formation, future base de l’armée de terre arménienne. Dédiée à la défense du territoire, elle sera stationnée dans la province de Kotayk (Q.G à Hrazdan). Débutant leurs formations, deux régiments d’infanterie, un bataillon d’artillerie à trente pièces lourdes et un bataillon du génie ainsi que des unités logistiques, de nombreuses autres unités s’ajouteront au gré des futures acquisitions. Au total, 30 2A65 (27 millions de dollars), 60 Metis-M (18 millions de dollars), 60 Igla-S (9 millions de dollars), 40 mortiers de 82mm et 20 mortiers de 120mm ainsi qu’une panoplie complète d’armes standardisées (collectives et individuelles, pour 11 millions de dollars), le tout tracté ou transporté et alimenté par 250 Typhoon (8x8/6x6, soit 12 millions de dollars). Le cout total de cette commande est estimé à 77 millions de dollars. Financé par le budget de la défense.

Russie : L’accord concernant la 102ème base est proposé à prolongation à la Russie pour une durée de dix ans en vue de l’échéance du bail (2021 ?).




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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Dim 22 Juil 2018 - 9:42



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun





Le Lion et le Renard


Alors que les réformes s’abattent, les gens se lèvent. La fonction publique achève son premier mois de grève et le gouvernement s’accroche tant bien que mal. Le Premier Ministre Nikol Pashinyan ne peut contenter l’intégralité de ses électeurs et alliés. Porté au pouvoir par la « révolution de velours », il est débordé par deux forces aux racines historiques et puissantes en Arménie et dans sa diaspora : les conservateurs-sociaux à l’assise plus large et les socialistes révolutionnaires, plus enragés que jamais par les compromis et les orientations libérales du gouvernement qu’ils soutiennent. Ayant tous deux le vent en poupe, les conservateurs s’affichent désormais comme l’espace politique ayant le plus de chances de former un gouvernement stable. En conséquence, les socialistes annoncent leur retrait de la coalition et rejoignent l’opposition. « La fragmentation de la majorité ? C’est eux ! La grève de la fonction publique ? C’est eux ! La motion de censure ? C’est eux ! » Et la motion passe en ce jour historique, dépité par l’opposition qu’il rencontre dans l’appareil étatique et sur les bancs du parlement, Nikol Pashinyan remet la démission de son gouvernement au Président de la République Arménienne et aux députés du parlement.

S’il passe, les conservateurs-sociaux demeurent. Sans chef véritablement populaire, ils se tournent vers l’opposition qui avait baissée la tête l’année dernière sous coups de butoir des manifestants. La faiblesse de l’autorité de l’Etat Arménien était évidente l’année passée tout comme la popularité de l’exécutif. Désormais, un homme fort est requis pour stabiliser l’appareil, redéfinir un cap et former un gouvernement. Les militaires hésitent à marcher sur le parlement tandis que s’assemblent des foules de contestataires opposés à Pashinyan. Si les libéraux s’accrochent à leur idole, si les Républicains se sont fragmentés et la formation dissoute, un homme attend, ralliant ses soutiens et reformant une force politique au courant du printemps 2020, Serge Sarkissian revient sur le devant de la scène. Les affaires éclaboussent mais ne tuent pas, il a beau avoir démissionné, il ne s’est pas réellement avoué vaincu. Une rue libérale a chassée Sarkissian, une nation conservatrice le remmène dans l’arène politique. Sans majorité, des élections sont convoquées par le président de la République. Le paysage politique éclaté, consécutif à l’effondrement de l’ancien parti de Sarkissian, conduit à un émiettement des voix.

Ainsi, son nouveau parti, nommé le « Parti Conservateur Arménien » obtient le score honorable de 25,1% des voix lors des élections législatives. Neuf et plus cohérent que son vestige Républicain, il n’a pas la main mise sur le parlement même s’il en incarne la formation la plus influente. La seconde force politique est incarnée par le parti conservateur-libéral « Arménie Prospère », en troisième la « Fédération Révolutionnaire Arménienne » (Socialiste), Les nationalistes radicaux émergent sous la direction de « Hayazn ». Secondés par le parti (libéral) de Pashinyan. Les indépendants s’avèrent nombreux tandis que les partis de divers gauche obtiennent de très modestes scores dont les communistes.

La percée nationaliste et la concurrence socialiste inquiète les partis de droite affaiblis par la fin du « Parti Républicain » et la déroute des libéraux. Dans un contexte de tension extrême avec l’Azerbaïdjan, les vétérans auréolés de gloire par leur victoire décisive de 1994 en appellent au retour du « Dernier Héros » de cette guerre au gouvernement : Le Major-Général Arkady Ter-Tadevosyan, dit « Le Renard » ou encore « Kommandos ». Il devient la figure publique d’un parti alors informel groupant militaires de haut rang, nationalistes radicaux et politiciens Haut-Karabagh ayant migré dans les frontières Arméniennes présentes. L’idéal nationaliste de ces gens s’incarne parfaitement dans le retour de cette figure de l’armée dont le poste budgétaire et humain s’accroit chaque année en réponse au surarmement Azéris et au renforcement turc.




Le renard.


L’élection d’un premier ministre par le parlement dépend de sa capacité à former un gouvernement de coalition. Le « Parti Conservateur Arménien », celui de Sarkissian, s’engage dans une course aux alliances et après deux semaines ponctuées par des retournements intempestifs d’alliances et par quelques murmures évoquant une possible tentation militaire de saisir le pouvoir par les armes … Sarkissian annonce pouvoir former un gouvernement ! Mais le prix a payer est lourd, le nouveau Premier Ministre a une côte de popularité réduite (32% des sondés soutiennent le personnage) et pour renforcer son assise il n’a d’autre choix que de faire alliance avec des nationalistes indépendants, négocier le soutien des socialistes (eux aussi nationalistes) et des radicaux de droite qui jouent le rôle de bascule au parlement sans prendre part au gouvernement. Le retour le plus spectaculaire et le plus inquiétant pour les conservateurs étant le retour d’Arkady Ter-Tadevosyan dans l’arène politique, aimé pour son franc parlé et adulé pour sa gloire militaire, il entre au gouvernement à la tête des forces armées et sous la pression de l’armée. Il faut compter aussi sur Seyran Ohanyan, officier vétéran de la guerre du Haut-Karabagh au ministère de l’Intérieur. Le rappel de l’économiste Tigran Sargsyan alors à la tête d’une commission eurasiatique pour prendre la tête du ministère des finances et de l’économie témoigne de la volonté de choisir des spécialistes comme des proches afin de constituer ce gouvernement ad-hoc.




Le Lion.


Parlement





Partis / Votes / Sièges

Parti Communiste Arménien : 2,9% / 3
Fédération Révolutionnaire Arménienne : 13,1% / 13
Divers Gauche : 2% / 2

Divers Libéraux : 3% / 3
Alliance Jaune : 4,3% / 5
Arménie Prospère : 15% / 16

Parti Conservateur Arménien : 25,1% / 26
Divers Droite Nationaliste : 9,7% / 10
Hayazn : 7,5% / 8

Indépendants : 18,4% / 19


Gouvernement :


Premier Ministre : Serzh Sargsyan

Ministre de l'Agriculture : Mr. Sergo Karapetyan (Conservateur).
Ministre de la Culture : Mr. Armen Amiryan (Conservateur).
Ministre de la Défense : Mr. (Major-Général) Arkady Ter-Tadevosyan (Indépendant).
Ministère de l’Intérieur : Mr. Seyran Ohanyan (Indépendant).
Ministre de la Diaspora : Mr. Vigen Sargsyan (Conservateur).
Ministre au Développement Economique et aux Finances : Mr. Tigran Sargsyan (Conservateur).
Ministre à l'Education, à la Culture et à la Recherche : Mr. Levon Mkrtchyan (Socialiste).
Ministre aux Catastrophes : David Tonoyan (Indépendant).
Ministre à l’Energie, Transports et Communications : Gagik Beglaryan (Indépendant).
Ministre des Affaires Etrangères : Mr. Eduard Nalbandyan (Indépendant).
Ministre de la Santé : Levon Altunyan (Conservateur).
Ministre de la Justice : Mlle Arpine Hovhannisyan (Indépendant).
Ministre du Travail : Mr. Armen Amiryan (Conservateur).
Ministre des sports et de la jeunesse : Hrachya Rostomyan (Indépendant).
Ministre des Territoires et de l’Environnement : Narek Sargsyan (Indépendant).

Vote du budget


Face aux frictions frontalières avec l’Azerbaïdjan et aux exigences du Ministère de la Défense, l’armée a encore bénéficié d’une hausse des moyens annuels de 50 millions de dollars. Sur les sommes programmées et engagées, l’armée dispose cette année d’un mou de 150 millions de dollars en tout et pour tout. Le Ministère à l’Energie (Ecologie) a vu une hausse de 150 millions de dollars de ses moyens annuels, portant ainsi ses réserves financières à 300 millions de dollars pour cette année. Le Ministère à l’Agriculture entamant franchement le projet d’irrigation planifié par le précédent gouvernement, 100 millions s’ajoutent à son budget et ajoutés à la dette nationale. L’ébauche du programme de modernisation des services publics coute la bagatelle de 120 millions de dollars cette année (Administration). Le développement du territoire, à savoir l’extension du métro d’Erevan, coute un total de 280 millions à la partie Arménienne qui en finance 130 millions en 2020, 120 en 2021. La première rénovation d’Erevan coute à elle seule 200 millions par an ! Les quelques 500 millions de dollars nécessaires pour que la partie Arménienne soit apte à reprendre la portion russe du projet ferroviaire seront financés en trois ans, 100 millions cette année et 200 millions l’année prochaine et 200 millions l’année d’après. Enfin, 165 millions sont débloqués pour assurer la rénovation de Gyumri, sur un total de 330 millions dont la seconde partie sera débloquée l’année prochaine. Ainsi, en 2020, le budget au développement du territoire augmente de 395 millions de dollars. Mais terminer ici c’est oublier la réforme du système de santé Arménien. Les privatisations démarrent cette année et devraient permettre de combler les trous d’un ministère de la santé aux abois face à la politique nataliste engagée par le gouvernement précédent. Au total, 90 millions viennent d’être débloqués cette année en partant du principe que les privatisations couvriront le gros des couts, mais l’année prochaine il sera probablement question de 80 millions de plus ! Le déficit rapporté au PIB devrait demeurer cette année sous la barre des 3,9%.


Diplomatie


République Populaire de Chine

Le Ministre des Affaires Etrangères de la République d’Arménie, Mr. Eduard Nalbandyan, accepte une rencontre avec les autorités Chinoises.
Fédération de Russie

Fédération de Russie

Le gouvernement Arménien montre un vif intérêt pour l’offre du consortium Transmash-holding. Son offre et ses demandes s’avèrent équitables, le prix du tarif appliqué aux usagers a été revu à la baisse de 25% en 2019, son augmentation passée ayant réduit massivement sa fréquentation.




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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Lun 23 Juil 2018 - 17:05



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun





Impôts, Taxes et Taux


L’industrie arménienne a perdu en l’espace d’une décennie (1990-2000) le gros sa capacité industrielle, alors intégrée au planisme soviétique elle a dépéri sans les commandes massives de l’économie des soviets. En l’occurrence les industries lourdes et textiles, les cimenteries et agroalimentaires formaient la base de l’économie arménienne. Désormais, les industries se sont adaptées aux besoins nationaux en abandonnant le front de l’exportation. Le ministre à l’économie et aux finances, Tigran Sargsyan, estime non sans raison qu’il est temps de simplifier la fiscalité et redonner aux entreprises arméniennes les moyens de se développer et conquérir des marchés. Le Premier Ministre, Serzh Sargsyan, met en vigueur la Loi votée l’année dernière sur l’abaissement et la standardisation de l’impôt sur les sociétés et produit un projet de Loi annexe que le parlement examine au début du mois de février 2020. En substance, il propose une hausse de la TVA à 22% au lieu de 20% afin de financer une politique modernisatrice en matière industrielle et incitative sur le plan fiscal pour ces mêmes entreprises du secteur secondaire.

Approuvée dans la foulée faute d’opposition majeure à ce projet, la droite dominant largement l’assemblée, la réforme entérine dès cette année un taux d’imposition sur les sociétés réduit pour les entreprises industrielles fixé à 5%. Elle va plus loin (la réforme) en créant le « Fond Industriel », véritable programme de renouvellement industriel clair dans ses objectifs et stricte dans ses conditions d’octroi. Piloté par le Ministre des Finances, le « Fond Industriel » pèsera annuellement 125 millions de dollars et sera dédié aux entreprises désirant moderniser leurs outils de production, augmenter leur production ou encore se développer au Haut-Karabagh. La réforme prendra effet en janvier 2021. Enfin, le taux de la Banque Centrale est abaissé à 3,5% au lieu de 4,5% afin de soutenir l’activité.

Le cout de l’abaissement des impôts sur les sociétés est largement compensé par la hausse de la TVA, permettant d’espérer dès l’année prochaine une réduction ou au moins une stabilisation du déficit budgétaire.


Réforme Agraire


Délaissée mais paradoxalement productive, populeuse et pourtant divisée, l’agriculture arménienne doit achever son processus de modernisation postsoviétique. Pour ce faire, le gouvernement a projeté d’un côté un programme de modernisation des outils de production, des engrais et des infrastructures, mais aussi des procédés et méthodes de production, de l’autre côté une politique centralisatrice visant à faire émerger des propriétés plus importantes et des coopératives agricoles permettant l’économie des moyens, notamment des travailleurs et des machines.

La « Banque Agricole Arménienne », création issue d’un partenariat avec les agriculteurs les plus aisés, des investisseurs privés de tout horizon et l’Etat lui-même, elle devrait être capitalisée cette année et proposer à des taux relativement faibles un large éventail de crédits dédiés spécifiquement au secteur primaire. Ainsi, l’Etat fournit 90 millions au capital de la banque et en détient 45% des parts. De plus, elles bénéficient d’une exemption à l’impôt sur les sociétés qui entrera en vigueur l’année prochaine, complémentaire à l’exemption de leurs produits à la TVA. L’Etat incite par ces procédés les agriculteurs à se rassembler, la BAA favorisera largement le rachat des terres des petits par les plus gros, au prix probablement d’une hausse du nombre de chômeurs dans les zones rurales.


Les entrailles de la terre


Le Ministère à l’Energie a reçu de nombreux fonds, 300 millions de dollars au total. Ces fonds alloués annuellement doivent assurer le remplacement de la production électrique de la centrale nucléaire du pays. Ce projet, véritable tremplin pour l’économie arménienne, incarne la politique modernisatrice de la coalition au pouvoir. Le gouvernement déclare, confiant, qu’il entend forer le sol Arménien et fonder un complexe géothermique, au sud de Gyumri, d’une puissance installée de 750 MWh. Le complexe serait subdivisé en une quinzaine de centrales réparties dans la province de Gyumri et ces sites génèreraient au maximum 2 350 GWh par an (soit 2,35 TWh). La puissance installée implique un cout conséquent : 1,5 milliards de dollars seraient nécessaire (sur sept ans) pour assurer les sondages, les forages, fabriquer et installer les équipements sans parler de former un personnel national capable de mettre en œuvre ce complexe. L’Etat Arménien lance donc un appel aux investisseurs internationaux, aux Etats amis et compétents ainsi qu’aux entreprises habilitées et habituées à ce type de projet géothermique. L’Arménie pourrait lever jusqu’à huit-cent millions de dollars en sept ans, la participation financière des pays étrangers est la clef puisqu’il manquerait environ la moitié des fonds pour assurer sa construction sur la même période.





L’objectif du gouvernement est affichée : créer une filière, des compétences, ouvrir le marché arménien et coopérer avec les pays compétents. En insistant sur la construction et la maintenance d’un maximum d’installations et de composants depuis l’Arménie même, c’est le chômage arménien qui s’en trouvera réduit et la population soulagée. Il est également question de remplacer à court terme la centrale nucléaire alors en service alors dans un état plus que douteux. Les importantes ressources géothermiques de l’Arménie seraient exploitables dans quatre à cinq régions, garantissant la pérennité du développement de cette filière en Arménie.


Mère Arménie





Le Haut-Karabagh connaît une certaine prospérité, depuis près de dix ans le H-K connaît une augmentation annuelle du PIB de dix pourcents en moyenne. Sa principale richesse est son sol, fertile, et ses mines, abondantes (notamment l’or). La population active compte pour la moitié de la population locale tandis que le chômage se trouve en dessous des 5%. Ce miracle a été permit par un interventionnisme manifeste de l’Erat dans le cadre d’une politique de reconstruction. Qu’importe l’endettement réalisé au cours des vingt dernières années puisque désormais le dit Etat se désendette tandis que son territoire s’épanoui dans une politique publique et sociale qui a perduré, de la chute de l’Union Soviétique à maintenant. Avec un PIB par habitant égal à celui de ses voisins, le territoire peut désormais regarder l’avenir avec fierté. La cause du Haut-Karabagh a mobilisé les arméniens à travers le globe fut un temps, il est temps de les remobiliser et au travers de l’Eglise Apostolique, des partis et des associations, engager une collecte de fonds et une campagne en faveur du retour en terre Arménienne. L’Etat Arménien d’Erevan ne s’en cache pas, développer le Haut-Karabagh c’est développer l’Arménie, il n’y aucune distinction entre les deux.

Un projet de chemin de fer voit le jour pour relier la capitale Stepanakert (capitale du Haut-Karabagh) à Erevan. Pour ce faire, l’Etat Arménien compte sur ses frères de sang, de religion et de culture, la diaspora. Rencontrer les riches donateurs, les associations, les relais financiers habituels des deux Etats Arméniens et les assemblées à travers le monde sera le mandat du Premier Ministre, Serzh Sargsyan. Son objectif est de ramener un minimum de 200 millions de dollars en un an et un maximum d’arméniens désirant rejoindre leur mère patrie. Le Haut-Karabagh comme Erevan accueilleront à bras ouvert ces gens, exemptés d’impôts pendant huit ans ils pourront s’installer et prospérer. Aux côtés de Sargsyan se trouveront de nombreuses personnalités arméniennes ou de sa diaspora, politiques et culturelles voir militaires. La politique du logement sera adéquatement calibrée sur le nombre de départs planifiés visant à rejoindre les terres arméniennes.





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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Dim 29 Juil 2018 - 1:32



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun





« Rénovation Arménienne »


Les ambitions dépassent souvent la réalité, mais en Arménie la réalité a dépassé les rêves des autorités arméniennes et du Premier Ministre, Serge Sarkissian. Auréolé par son succès à l’étranger, vu dans de nombreuses villes occidentales, dépassé par les donations et les départs vers la Mère Patrie, le « Lion Arménien » veut donner du corps à ses ambitions et ses promesses. Un nouveau projet d’urbanisation et un projet de chemin de fer reliant Erevan à Stepanakert (Haut-Karabagh) déjà évoqué se voient votés entre l’été et l’automne 2020. La cité de Vagharchapat, proche d’Erevan se voit priorisée par les autorités arméniennes comme site d’intégration des arméniens souhaitant revenir en Arménie. Elle va être rénovée et soumise à une expansion et une rénovation de ses infrastructures. Le chemin de fer liant Arménie et Haut-Karabagh va a coup sur doper le pays (le H-K) qui aujourd’hui ne dispose que d’une seule autoroute pour assurer l’entièreté de ses importations et exportations, ainsi, il pourra exporter via l’Arménie et s’intégrer dans le commerce mondial avec plus d’énergie encore. Gloire à l’Arménie !




Le premier des Arméniens.


Vagharchapat


La ville compte 46 500 habitants, cœur de l’Eglise Arménienne et centre culturel important, son économie reprend quelques couleurs depuis peu. La place va voir ses bâtiments, ceux non-conformes aux canons de l’urbanisme du centre historique de la ville, rasés. A la place, des logements et bâtiments administratifs et commerciaux dans un pur style architectural arménien, en pierres, aux standards européens, seront élevés. Un total de 25 000 logements neufs et 35 000 logements rénovés sera atteint en six ans. La moitié des terrains et des bâtiments à construire sera offerte en concession à des investisseurs privés, faisant passer le budget nécessaire et estimé à 3,9 milliards de dollars à 2 milliards de dollars. Ce budget comprend, comme à Erevan, la construction et à la mise à jour des installations, de l’eau notamment, des installations électriques et des télécommunications. Le Tramways électrique sera installé pour un budget de 150 millions de dollars, les machines venant de la société de construction de rames que la Russie a accepté d’établir à Erevan. Connectée par l’autoroute à Erevan, la ville en tire ses emplois et de son aéroport ses nombreux touristes. Les carrières d’Arménie tournent à plein pour assurer la construction de ce troisième projet d’urbanisme gouvernemental. Le consortium établit avec les entreprises Françaises (ACE – Armenia Construction Enterprise) reçoit de très nombreux contrats étatiques et s’établit définitivement dans le paysage économique d’Arménie. La ville va voir ses administrations minimalisées, elles seront accessibles essentiellement via Internet ou des interfaces numériques dans des bâtiments publics.


Chemin de fer


La ligne Stepanakert-Erevan passera par les villes Tegh, Goris, Shaki, Vayk, Eghegnazor, Areni et rejoindra par Vedi et Ararat la capitale. Avançant sur 326 km, le chemin de fer sera électrifié et à deux voies. Il sera achevé et mis en service deux ans après le lancement du chantier, son cout est estimé à 1,6 milliards de dollars. Toute société souhaitant réaliser dans les couts fixés cette entreprise peut se présenter. Les conditions étant évidement une participation à hauteur de 45% des couts du projet (720 millions de dollars) et l’emploi de citoyens arméniens d’Arménie et du Haut-Karabagh dans un maximum de postes ainsi que l’usage d’un maximum de matériaux et équipements manufacturés depuis des deux Etats (toujours dans la mesure de la rentabilité). En contre partie, elle pourra opérer sur la ligne via un bail de 45 ans, reconductible. En clair, l’appel d’offres est lancé !


Diplomatie


Grand Emprunt


Le Premier Ministre Sarkissian vient de lancer un ambitieux programme de développement pour l’Arménie. Hélas les fonds manquent toujours, l’endettement auprès du privé trouvera bien sa limite un jour et il est plus que temps pour l’Etat Arménien de se tourner vers les autres pays pour assurer le financement de cet élan volontariste qui anime ses gouvernants. Une somme de 1,5 milliards de dollars est recherchée à un taux acceptable compris entre 3% et 5% d’intérêts sur 15 ans. Aussi, le gouvernement arménien attend les offres des autres Etats. Affichant un endettement qui se maintient à moins de 55% du PIB, l’Etat Arménien est solvable et sa croissance en hausse favorise malgré son déficit constant une baisse de son taux d’endettement et une augmentation de ses recettes fiscales. Le Ministre des Affaires Etrangères, monsieur Edouard Nalbandian sera chargé, aux côtés du Ministre des Finances, de négocier ces emprunts.


Réponse à l’offre Française


L’offre française est accueillie avec bonheur à Erevan. Cependant, les centrales planifiées pour Gyumri se trouvent déjà en partie finançables et financées par l’Etat Arménien. La participation étrangère est requise, du moins initialement, pour la somme maximale de 800 millions afin de financer la construction des centrales de cette région. Aussi, Erevan propose la chose suivante : la société EDF pourrait investir 800 millions dans le premier complexe évoqué (de plusieurs dizaines de centrales géothermiques) sur les 1,5 milliards de dollars nécessaires, son bail serait à la mesure de l’effort financier avec une exploitation de ces dernières via une coentreprise Franco-Arménienne, EDF d’une part et l’Etat Arménien d’autre part. Cette co-entreprise prendrait forme en même temps qu’un second projet serait lancé : Le complexe de Jermuk. Celui-ci serait moins ambitieux que celui de Gyumri avec 550 MWh installés et 1,75 TWh produits par an, bien que d’avantage financé par EDF que par l’Etat Arménien. Les sites de Jermuk couteraient au total 1,1 milliards de dollars, EDF assurerait au travers de cette coentreprise un montant 700 millions de dollars et l’Etat Arménien jusqu’à 400 millions de dollars. La co-entreprise serait détenue à 60% par EDF et 40% par l’Etat Arménien en vertu des financements évoqués ci-dessus (soit 1,5 milliards proposés initialement par la France et 1,1 milliards soutenus par l’Arménie). Un autre complexe géothermique pourrait voir le jour à Martouni et ses environs si d’autres acteurs désirent s’insérer dans le projet géothermique arménien et que la France remporte l'appel d'offre initial émit. Le solaire est également explorable.


En revanche, il n’est pas encore question d’un arrêt de la centrale, il est difficile d’arrêter une date à son propos mais votre approche du problème est retenue. Dans un avenir, le moins lointain possible, un appel d’offre sera émit à ce sujet. Concernant le chemin de fer, votre candidature, répondant au besoin express d’un constructeur fiable, est retenue selon les conditions évoquées dans la section « Chemin de Fer ».

Enfin, Erevan accepte avec joie l’offre de l’Etat Français de soutenir son développement via ces cinq centaines de millions d’euros.




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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Lun 30 Juil 2018 - 6:54



République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun





Les rivières d'orange


Environnement


Tout commence par le désastre de la mine de Teghut qui illustre la connivence entre les autorités locales et les hommes d’affaires du pays. La dite mine de cuivre, laissée sans surveillance ou presque par l’Etat et polluant les espaces environnants et les eaux de la région, mobilise les activistes et les foules. La population locale s’est largement mobilisée en faveur de la fermeture du site tandis que les propriétaires ont nié la pollution. Finalement, les autorités ont fait cesser les activités à Teghut, mais les mesures environnementales nécessaires à la préservation de la terre arménienne tardent à venir.




La mine de Teghut.


Le Premier Ministre, Serge Sarkissian, dépêche le ministre de l’environnement, Narek Sargsyan et le ministre aux catastrophes, David Tonoyan. Leur enquête, expéditive au regard de la situation, fait état d’un désastre environnemental. Les terrains jouxtant la mine et la mine elle-même se voient saisis, les propriétaires inculpés, tandis que des ouvriers sont employés par l’Etat pour remettre en état les infrastructures de rétention d’eau, le temps de décider de la suite à accorder à cette catastrophe. La justice rend finalement un verdict à la hauteur du préjudice : 90 millions de dollars de dédommagements aux populations et de compensations pour la dépollution de dizaines de kilomètres de rivières et d’espaces théoriquement protégés, la mine passe sous le giron de l’Etat qui annonce sa fermeture jusqu’à l’horizon, elle sera placée en vente à partir de cette date. Signal fort, le jugement des propriétaires de la mine annonce une politique environnementale en faveur des populations et de l’environnement d’Arménie. Des contrôles sont réalisés dans les mines, souvent il est question de pollution étendue ou de défaillances dans la sécurité, de mépris du droit du travail arménien …

Le Premier Ministre, décrétant, péremptoire, que les monopoles miniers et la faiblesse de leur imposition couplée à la faiblesse évidente de la protection syndicale et étatique arménienne conduit fatalement à la corruption et la destruction de la sainte terre arménienne. Affrontant les monopoles miniers, il persiste et signe. Proposant un projet de Loi au parlement, Serge Sarkissian dispose du soutien des médias et de nombreux partis dont les socialistes, les libéraux et une bonne partie de son propre camp. Le projet de Loi impose aux sociétés minières de céder leurs mines à des sociétés nouvelles, divisant leurs empires et mettant à bas leurs monopoles. Cette Loi anti-monopoles créer un département du Ministre à l’Economie et au Développement dédié à l’étude et la prise de décision sur des dossiers de fusions, acquisitions etc… entrant dans le cadre de la lutte contre les monopoles. Elle est secondée par de nouvelles Lois environnementales, centrées sur la lutte contre la pollution liée à l’activité minière. Des enquêtes publiques s’intensifient pour traquer les négligences dans le secteur minier et rassurer les riverains sur ces mêmes activités.

Le cout politique est élevé, coupant définitivement ses liens avec les puissants donateurs qui faisaient la force de sa plateforme alors disparue, Serge Sarkissian se retrouve relativement isolé au parlement à la sortie de cette épreuve de force. Néanmoins, il peut dormir tranquille : sa côte de popularité atteint enfin les 44% d’opinions satisfaites, contre partie positive de la reprise en main par l’Etat central des terres arméniennes. Le cout des reformes environnementales entreprises s’élève à 60 millions de dollars pour l’année 2021.


Grands travaux


Divers chantiers débutent enfin ! Formation du personnel, octroi de passeports, de permis, expropriations d’arpents de terres, planifications, installations en cours de construction, financement … tant de choses se passent à Gyumri ! Le réseau/complexe de centrales géothermiques commence, sous l’égide des constructeurs français et arméniens et selon la contre offre émise et acceptée par la France, à percer le sol, à employer du monde et à attirer dans la place de nouvelles têtes venues d’occident. Plus au sud se dévoile le tracé du chemin de fer liant le Haut-Karabagh à la Mère Patrie. D’ici six ans le premier projet aura été entièrement achevé, sa mise en service progressive permettra de faire monter progressivement en puissance le parc géothermique arménien. Le second projet sera achevé avant la fin 2023, « l’artère de la vie », verra les Arméniens du Haut-Karabagh se joindre à l’économie d’Erevan sans contraintes. La Ligne ferroviaire menant à Tabriz et donc à Téhéran débute elle aussi sa phase de planification et de défrichage, l’organisation se mettant en place avec les premières pauses de rails d’ici trois mois. Enfin, l’achèvement du réseau d’irrigation usant et nettoyant le réservoir d’Akhurian étant acté, sa mise en service débute ! Lancé en 2018, le projet est désormais réalité et permet d’étendre et renforcer l’agriculture dans toute la partie occidentale de l’Arménie. Le budget alloué cette année et inutilisé par le Ministère à l’Agriculture sera transféré à d’autres Ministères dans le cadre des grands chantiers lancés dans l’année 2020.

Le bouclier d’Hayk

L’Etat-major arménien et son ministre de la défense passent en revue les troupes, conscrites comme professionnelles. Le Ministre de la Défense, le Major-Général Arkady Ter-Tadevosyan conduit de nouveaux exercices à l’aide 13 000 hommes ainsi que 150 chars lourds. Les conscrits apprennent peu à peu les réflexes au combat tandis que les officiers sont plongés dans une simulation grandeur réelle. Pendant quatre semaines les arméniens observent cette masse d’hommes prendre des positions, les perdre, les reprend et engager des cibles aux polygones … prévenues, les autorités de Bakou peuvent observer le spectacle via leurs médias, de l’autre côté de la frontière.

De nouvelles commandes sont adressées à la Fédération de Russie :

750 Typhoon (35 millions de dollars)
90 Igla-S (14 millions de dollars)




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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Dim 5 Aoû 2018 - 0:48



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Budget pour 2021 et Economie de l'année 2020


Le vote du budget de l’année 2021 se fait sous les acclamations. Selon les dernières estimations fournies la croissance du PIB arménien atteint les sept pourcents. C’est que les dépenses publiques se sont révélées croissantes depuis trois ans. L’accélération des grands travaux n’est donc pas pour rien dans le redressement de l’Etat caucasien. Pour tenir ses objectifs, le gouvernement arménien présente au parlement un budget décuplé voir extensif. Si les recettes fiscales atteignent 4 milliards de dollars et les recettes non fiscales à 950 millions de dollars (300 millions de la diaspora, 500 millions de la France), le budget proposé (et approuvé) atteint 5,84 milliards de dollars.




Economie 2020.




Budget 2021.


Réserve financière : Aux 300 millions stockés par le ministère à l’environnement s’ajoutent les moyens inexploités par le ministère à l’agriculture, soit 150 millions. Enfin, l’Etat Arménien accepte la proposition Française, 1,5 milliards de dollars se retrouvent dans les caisses de l’Etat via cet emprunt. Soit 1,95 milliards de dollars. Un total de 800 millions est employé depuis cette réserve pour financer le budget de l’Etat en 2021.


Résumé par poste

Administration : La relative stagnation des budgets alloués à l’administration va de paire avec un faible engouement à affronter à nouveau les syndicats de la fonction publique. La modernisation de l’appareil bureaucratique et la réduction de son personnel attendra. S’ajoutent 20 millions de dollars au budget de l’administration.

Agriculture : Une baisse de 150 millions de dollars s’opère dans ce ministère postérieurement au financement du projet d’irrigation des terres jouxtant le réservoir d’Akhurian. L’excédent de l’année passée se retrouve dans les réserves de l’Etat, soit 150 millions.

Culture : La culture, délaissée jusqu’il y a peu, prend des couleurs avec la volonté du gouvernement de mettre en valeur le patrimoine arménien. Ainsi, 80 millions de dollar s’ajoutent au budget de la culture.

Défense : Premier poste budgétaire l’année passée, la Défense devient le troisième poste budgétaire de l’Etat, maintenant un régime de croisière se traduisant par une stagnation de ses moyens.

Ecologie : Supportant tous les couts induits par la politique énergétique du gouvernement, le ministère voit ses moyens décuplés. Les partenariats géothermiques avec la France (220 millions) et les Etats-Unis d’Amérique (125 millions) ainsi que les Philippines (200 millions) pèsent également sur le budget. Il faut aussi compter sur 60 millions de dollars consécutifs aux nouvelles normes environnementales et politiques de dépollution.

Enseignement : Au point mort.

Immigration : Quelque 20 millions se voit débloqués pour soutenir l’intégration des arméniens de la diaspora.

Justice : Au point mort.

Recherche : Au point mort.

Régimes sociaux : Une hausse de 90 millions est occasionnée par la politique nataliste du gouvernement.

Régions : Le budget augmente considérablement les moyens alloués aux grands travaux. Le projet de Vagharchapat immobilise à lui seul 483 millions de dollars, le chemin de fer  Stepanakert-Erevan s’annonce comme un projet dévorant (d’un point de vue financier) avec 440 millions de dollars. Enfin, le « Fond Industriel » s’intègre au calcul avec 125 millions de dollars à financer.

Remboursement : Une hausse des remboursements de l’ordre de 50 millions de dollars est mise en place.

Sécurité : Aucun changement.

Sport : Aucun changement.




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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

Message par Prishayev le Dim 5 Aoû 2018 - 15:05



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Le Serment Yerablur


Au mois de septembre dernier s’organisaient les manifestations publiques pour l’anniversaire de l’indépendance. En Arménie et au Haut-Karabagh les troupes enfilent leurs uniformes de parade. S’avancent devant leurs officiers et tournent la tête, vers Erevan. Au loin, rapporté par les médias, un évènement notable a lieu. Le Premier Ministre Serge Sarkissian a prononcé un discours qui s’inscrit comme une rupture dans la stratégie attentiste voir passive d’Erevan à l’égard du conflit « gelé » du Haut-Karabagh.




La voix de l'Arménie.


« […] Il y a vingt-six ans, des milliers d’hommes sont tombés, les armes à la main, dans la défense du dernier bastion de ce qui fut autrefois la forteresse inexpugnable du Caucase. Héros du peuple, héros de l’Etat, saints parmi les saints, ces hommes demeurent gravés dans les esprits et leurs sépultures vues par tous, chaque année, le jour de l’indépendance. Certains prétendent que les temps changent, qu’il faut enterrer la hache de guerre, mais nos ennemis ne s’y trompent pas. Guettant par delà la frontière la solidité de notre volonté, l’Etat de Bakou maintient sous les étendards une vaste armée, lourdement équipée, baignée dans le revanchisme issu de son humiliation de 1994. La menace qui pèse chaque mois durant sur la vie de millions d’âmes et les sacrifices titanesques engagés par un peuple divisé par la guerre rappelle à chaque instant au Premier Ministre que je suis le devoir qui lui incombe. Je crois à une paix, mais nullement désarmée. Aussi, les baïonnettes ne seront rangées par nos braves qu’au jour de l’unification qui de part et d’autre d’une frontière invisible attendent depuis trop longtemps la récompense à leurs trop nombreux sacrifices au nom de l’Arménie éternelle […]. »

Le discours du Premier Ministre fait mouche. En parlant de « d’unification » il met à vif la conscience nationaliste du peuple arménien, divisé en trois par l’expatriation et la guerre. Mobilisant son auditoire au nom de « l’Arménie éternelle » il met en exergue sa volonté de garantir une « paix en armes » avec son voisin Azéris. Il ne manquait plus que le final, la reconnaissance du Haut-Karabagh comme Etat légitime en ses terres, de jure. Les citoyens arméniens, suspendus aux lèvres du Premier Ministre, entendent les mesures prises pour tendre à nouveau vers cette solution. Les arméniens et leurs minorités (orthodoxes, syriaques et nestoriennes) du Haut-Karabagh peuvent obtenir avec une facilité déconcertante le droit de vote en Arménie et ceci sur présentations de documents légaux du Haut-Karabagh. La reconnaissance de la République d’Artsakh ne tenant désormais que du choix des mots, Sarkissian fait pourtant encore durer la chose. En définitive, le « Serment de Yarablur » fixe un vague horizon vers lequel tend l’Arménie afin d’unifier la République d'Artsakh à Erevan.


Passage au vert

Au parlement, c’est l’heure des débats. Ayant participé, signé et ratifié l’accord sur le climat de la COP21, l’Arménie a continué, malgré tout, sa poussée vers une pollution accrue. A cette date, si les projets fleurissent dans le secteur énergétique pour remplacer le nucléaire, le fossile ne semble pourtant n’être pas concerné par les objectifs gouvernementaux. Pourtant, assumer les accords de Paris devient un enjeu stratégique pour une Arménie sur la voie de l’autosuffisance. Car c’est bien ce que trace la politique gouvernementale arménienne avec à la clef une redéfinition de sa politique agricole.




Make Armenia Green again ...


En premier lieu, le cheptel arménien a baissé par rapport à la période soviétique jusqu’en 2000, après quoi il a explosé et atteint aujourd’hui deux fois et demi son nombre de 1992. Au total, il y a presque 700 000 bovins, 720 000 ovins et caprins, 4 050 000 de volailles … tandis que l’espace occupé par l’agriculture céréalière et légumineuse a diminué de moitié en dix ans ! Le tout au détriment de l’eau disponible dans le pays, forçant à importer de l’eau en bouteille ou encore surexploiter les réserves d’eau déjà utilisées. L’accroissement des cas de surpoids, lié en partie à un prix cassé des viandes et à leur consommation abondante, fait craindre également des couts supplémentaires pour l’Etat en matière de soin. Enfin, ces animaux dégagent une grande quantité de gaz à effets de serre pendant leur vie, de quoi justifier des mesures de réduction de la production et de la consommation de viande. Il y a derrière ces arguments une idée, une vieille idée : l’autosuffisance alimentaire.

Selon Sarkissian : « […] l’Arménie dépend bien trop de l’étranger ! Le marché agricole arménien tend vers le mieux via deux réformes agraires entreprises par l’Etat, mais ce n’est pas assez. La terre de Mère Arménie ne parvient pas à fournir à nos industriels un blé profus et ces derniers ne peuvent revendre des céréales en assez grande quantité à nos artisans de la restauration … pourtant, nous exportons des viandes à foison et de l’alcool. Voulons-nous une nation spécialisée dans l’apéritif ? La question de la souveraineté alimentaire de la nation est au cœur de notre projet de Loi. Assurer par tous les temps et face à tous les aléas un prix honnête à chaque agriculteur, permettre de restaurer nos réserves en eau et assurer une alimentation et un emploi à chaque citoyen rural. La bonne question, je vous la pose : Voulons-nous une Arménie forte et indépendante ou voulons nous continuer à importer des oranges et de Turquie et de Géorgie, de l’eau et du blé d’Ukraine ? Gloire à nous, nous ferrons le choix, je le sais, de libérer l’agriculture nationale des plus importantes importations et restaurer les capacités productives de nos sols ! »

Ovationné par les nationalistes, les conservateurs-sociaux et les indépendants des campagnes ainsi que par les socialistes, il est raillé par les libéraux qui selon ses mots : « Mangent dans la main des agriculteurs turcs ! ». Sarkissian fait passer tel un César son projet de Loi dit « Mère Arménie ». Dans le détail, il confirme les avantages fiscaux accordés aux agriculteurs, plus encore aux moyens et grands propriétaires et surtout aux entrepreneurs souhaitant étendre leurs surfaces cultivées. Il impose un prix planché aux produits agricoles arméniens, le prix de chaque denrée est estimé tous les ans par un département du Ministère à l’Agriculture. Les importations de denrées alimentaires vont se voir taxer dès janvier 2022, les fruits, les céréales, les légumineux, les viandes ... tout ce qui ne peut être produit en assez grande quantité en Arménie et subvenir aux besoins de la population y passe. Exemption faite du Haut-Karabagh qui ne voit aucune taxe à l’importation lui être imposée, au contraire une subvention de 20 millions de dollars favorisera dès 2022 l’achat de denrées alimentaires du Haut-Karabagh Arménien et pour une durée de quatre ans afin de soutenir le développement des liens économiques.

En 2022, l’Etat engagera une politique interventionniste et plus seulement incitatrice en matière d’agriculture. La TVA est imposée à 26,5% sur les viandes mais aussi les produits trop salés voir trop sucrés. Un plafond d’animaux destinés à la consommation de viande est fixé, il réduit du tiers l’effectif de têtes de bétail légalement détenue par la communauté des agriculteurs pour 2026. Les vaches laitières font exception avec un plafond stable par rapport aux bêtes alors présentes en Arménie. Les chevaux sont interdits à la consommation, purement et simplement. L’abattage doit se faire en Arménie, réduisant encore les perspectives des éleveurs et des chaines d’abattage les moins résilientes. Enfin, les conditions d’abattage deviennent draconiennes à l’égard des mauvais traitements, des conditions de réfrigération, transport et conservation. La pêche dans le lac Sevan est règlementée et surveillée, les quotas fixés devant permettre à ses populations animales de se restaurer face à la surpêche. Un puissant budget de 100 millions de dollars sera placé à disposition du Ministère à l’Agriculture pendant trois ans à partir de 2022 afin de soutenir la conversion des éleveurs en faillite, la modernisation accélérée des exploitations en extension, la connexion des exploitations aux canaux d’irrigation remis en état ou nouvellement construits. Une campagne intense et durable de prévention et d’information à l’égard de la population vente les légumes secs et interroge voir choque sur la consommation et l’abattage des animaux.

Ensuite, l’espace forestier doit repasser à 17.5%, soit plus que l’espace forestier préexistant d’avant la chute de l’Union Soviétique. Il stagne alors à 11% après des années de stabilisation. L’effort en la matière vise à endiguer l’érosion des sols, l’assèchement de ces derniers et l’augmentation de la pollution. Pour ce faire, les forets se voient protégées par des gardes forestiers, les entreprises chargées des abattages s’avèrent minutieusement choisies et surveillées par deux organismes distincts : un département du Ministère à l’Agriculture et à l’Environnement et un département autonome des forets chargé d’établir les statistiques au sujet du parc forestier du pays. Une taxe sur le bois abattus en Arménie entre en vigueur, ajoutant 8,5% au prix des biens produits en bois arménien.

Enfin, les emballages en bois et papier recyclés se voient promus, d’abord par l’action de la publicité puis dès 2022 par l’action directe de l’Etat qui va taxer l’usage et la production par les entreprises des sachets et emballages plastiques. Favoriser les ventes au détail via des emballages renouvelables. Une amende d’un minimum de 60 dollars est imposée par objet rejeté dans l’environnement et par personne dans le cadre de rejets sauvages. Rendant ainsi lucratif de traquer les plus gros pollueurs tels les sots souhaitant se débarrasser d’une voiture trop vieille, de composants divers, de métaux, par exemple …


Energie


Géothermie et Hydroélectricité : Un complexe géothermique localisé à Syunik a été proposé au gouvernement il y a plusieurs années. Le projet a trainé mais son avancée est désormais nécessaire aux yeux des politiciens arméniens. Il s’agit d’installer dans la centrale une puissance de 150 MWh capable de produire annuellement 470 GWh soit 0 ,47 TWh. La co entreprise chargée de réaliser le projet estimé à 300 millions de dollars sera pourvue par les Philippines (100 million 35% des parts) et l’Arménie (200 millions / 65% des parts) sur trois ans (compris dans le budget 2021).

Production géothermique et hydroélectrique projetée pour 2025

Complexe de Gyumri = 2,35 TWh / an.
Complexe de Jermuk = 1,75 TWh / an.
Complexe Martouni = 1,25 TWh / an.
Complexe Syunik = 0,470 TWh / an.
Divers sites hydroélectriques = 1,5 TWh / an.

Total = 7,32 TWh / an.

Nucléaire : L’unique centrale du pays entre en phase de sous production. Délivrant 2,35 TWh par an, sa production est volontairement abaissée à un total de 1,75 TWh / an, diminuant les dangers liés à son fonctionnement.

Thermique : La consommation d’électricité est estimée à moins de six TWh par an alors que la production nationale est estimée à plus de sept TWh par an. En remplaçant partiellement la part qu’occupe le nucléaire, il est évident que la centrale d’Erevan, qui tourne à demi-régime depuis sa construction, va prendre une plus grande importance. Notamment parce que la consommation d’électricité, elle, ne va cesser de croitre.

Centrale de Hrazdan : 1,05 TWh / an.
Centrale d’Erevan : 0,450 TWh / an au lieu de 0,337 TWh / an (modernisée entre 2015 et 2019).

Total = 1,5 TWh / an.

Le parc planifié pour l’année 2025 permettra d’atteindre 10,57 TWh par an, une production record pour l’Arménie avec une augmentation strictement temporaire de la production thermique … à terme remplacée par de nouveaux complexes géothermiques et hydroélectriques.





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Re: [✓] République d'Arménie / Hayastani Hanrapetut'yun

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