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Message par Sirda le Ven 21 Sep 2018 - 22:32


Deutsches Reich





Carte





Informations générales


Informations principales

Nom : Deutsches Reich
Nombre d'habitants : 60,6 millions d’habitants
Superficie totale : 540'857 kilomètres carrés
Religion officielle : Aucune
Langue officielle : Allemand
Capitale : Berlin
Monnaie : Goldmark

Description

................L’Empire allemand, ou Deutsches Kaiserreich, est le régime politique de l'Allemagne depuis 1871. État-nation historique de l'Allemagne, l'Empire allemand est une monarchie parlementaire autoritaire avec une organisation territoriale fédérale. Ce régime suit la dissolution de la Confédération germanique – 1815-1866. Après la constitution de la confédération de l'Allemagne du Nord –1867-1871 –, l'Empire allemand est l'aboutissement de la formation d'un régime impérial dominé par le royaume de Prusse, la maison des Hohenzollern et indépendant de l'Autriche. C'est la solution petite-allemande, dite Kleindeutsche Lösung en langue vernaculaire, qui parachève l'unité allemande. Le roi de Prusse Guillaume Ier est proclamé kaiser dans la galerie des Glaces du château de Versailles le 18 janvier 1871 après la victoire de l'Allemagne contre la France de Napoléon III à l'issue de la guerre franco-prussienne. La date de proclamation, le 18 janvier, choisi personnellement par le roi Guillaume Ier, est le jour-anniversaire du premier couronnement, celui de l'électeur Frédéric III de Brandebourg, couronné « roi en Prusse » en 1701. Sur le plan politique économique et social, l'Allemagne impériale est marquée par le développement d'une industrie de pointe, elle passe d'un État rural à un État industrialisé, le système politique très décentralisé laisse la place à un ensemble avec une forte concentration des pouvoirs. Le secteur tertiaire se développe, le commerce et la finance prennent une place plus importante. Les réparations de guerre de la France encouragent ce développement, qui sera toutefois temporairement ralenti par le krach de 1873. La place de l'artisanat et de l'agriculture baisse dans le calcul du PIB. Les changements sociaux principaux de cette période sont l'exode rural, l'urbanisation et la croissance démographique. Cependant la noblesse garde son prestige et sa mainmise dans la diplomatie, l'armée, la politique et la haute administration, au détriment d’une bourgeoisie voulant s’imposer.

................Le développement des politiques intérieure et extérieure se fait sous l'impulsion du chancelier impérial Otto von Bismarck jusqu'en 1890. Cette période est considérée comme une phase relativement libérale du régime : des réformes intérieures sont menées, le Kulturkampf – souvent traduit par combat pour un idéal de société – permet une indépendance de l'Allemagne vis-à-vis des autorités religieuses catholiques, malgré un tournant conservateur en 1878-1879 avec notamment l'adoption de lois antisocialistes. L’État reste interventionniste et met en place des mesures de protectionnisme économique et un système de sécurité sociale. Dans le domaine de la politique internationale, Bismarck met en place un système complexe d'alliances avec les États voisins afin de maintenir l'Empire allemand en position de force face à la France. En 1890, Bismarck est contraint à la démission. Le nouveau kaiser Guillaume II mène un règne plus personnel, même s'il reste sous l'influence d'autres personnalités. Ses décisions prennent parfois une tournure incohérente ou imprévisible. Cette période est appelée fréquemment « ère wilhelminienne », et, si elle désigne une ère assez fastueuse marquée par une prospérité économique et une progression de l’industrialisation allemande, est également une période d’isolement diplomatique du Reich, qui abandonne les systèmes bismarckiens au profit de la Weltpolitik du kaiser. La montée d'organisations et de partis de masse ainsi que l'importance croissante de la presse renforce le poids de ces derniers dans l'opinion publique. En réaction, le gouvernement mène une politique d'expansion coloniale et d'armement de la flotte très populaires pour compenser des politiques générales anti-sociales-démocrates. L'Allemagne renforce sa domination maritime et devient une puissance rivale des autres puissances coloniales dans le partage du monde, bien qu’elle reste en retard par rapport à ses voisins, ne possédant que peu de colonies du fait de son arrivée tardive.


Politique


Caractéristiques politiques

Type de puissance : Puissance mondiale
Type de gouvernement : Monarchie semi-constitutionnelle fédérale

Description

................Le Deutsches Kaiserreich est officiellement organisé par la Verfassung des Deutschen Reiches, constitution rédigée par le premier chancelier impérial Otto von Bismarck, adoptée le 16 puis promulguée le 20 avril 1871. Elle institue un véritable régime monarchique fédéral, sur la base de la précédente Norddeutscher Bund, centré autour du Roi de Prusse, qui devient Präsidium des Bundes, et le chancelier impérial, qui détient le pouvoir exécutif. Le régime politique ainsi institué est parfois décrit comme une monarchie limitée. D'un côté le monarque garde une place importante, les principes monarchiques sont conservés, d'un autre le peuple peut prendre part au processus législatif au travers d'élection avec un suffrage universel, ce qui est progressiste à l'époque. La constitution rend clair que le peuple ne devient pas pour autant souverain, les princes des États fédérés et leur sénat gardent le pouvoir. Le royaume de Prusse a une position hégémonique dans le nouvel ensemble : il occupe à la fois 2 tiers de son territoire et représente 2 tiers de sa population. La constitution règle différents points. Le premier est la répartition des pouvoirs et des ressources entre les États fédérés et l'État fédéral. L'Empire n'a le pouvoir législatif que dans certains domaines clairement définis et numérotés. Dans les autres domaines les États fédérés restent compétents. La constitution est caractérisée par le fait que les lois impériales sont en général mises en application par des administrations locales. L'Empire ne possède ses propres fonctionnaires que dans les domaines de compétences qui lui sont attribués explicitement. Le principe fondamental est que si la constitution ne classe pas explicitement la compétence dans celles de l'État fédéral alors les États fédérés en gardent la responsabilité. Les pouvoirs législatif et exécutif sont bien détaillés par la constitution ; l'organisation administrative, les institutions fédérales et leurs compétences sont bien définies, en revanche le pouvoir judiciaire est à peine évoqué.


Präsidium des Bundes


Präsidium des Bundes : Wilhelm II

................La constitution nomme comme Präsidium des Bundes, président de la fédération, le roi de Prusse et lui donne le titre de Deutscher Kaiser. Le caractère monarchique de l'État fédéral est clairement exprimé. Il ne s'agit pas d'une union personnelle, la Prusse et l'Empire sont liés. L'empereur représente l'Empire sur la scène internationale, peut signer des traités avec les autres puissances en son nom. Il envoie et reçoit également les diplomates. Il peut déclarer la guerre. Toutefois, lorsque les domaines concernés par les contrats sont dans le giron de l'Empire, les ratifications à la fois du Bundesrat et du Reichstag sont nécessaires. Le premier doit notamment donner son accord pour déclarer la guerre à un autre pays. Cependant en cas de guerre défensive sur le sol ou au large des côtes de l'État fédéral cette autorisation n'est pas requise. Le Kaiser a également le pouvoir de convoquer à la fois le Bundesrat et le Reichstag, ainsi que dissoudre ce dernier avec l'accord du premier. L'empereur doit également rédiger et promulguer les lois impériales. Le rôle du Kaiser va plus loin que le titre de président de la fédération le laisse entendre. Il nomme et peut faire démissionner ainsi directement les hauts fonctionnaires impériaux et le chancelier impérial. Le pouvoir exécutif de l'Empire n'a donc besoin que de la confiance de l'empereur. Les circulaires et les décisions du Kaiser ont besoin par ailleurs de la signature du chancelier impérial qui en prend alors la responsabilité. La marine impériale doit obéir aux ordres de l'empereur, son organisation est également de sa responsabilité, tout comme la nomination de ses officiers. La constitution donne à l'empereur le commandement de l'armée de terre en temps de guerre de paix, à l'exception de la Bavière où le roi garde le commandement en temps de paix. Les prérogatives du Kaiser limitent fortement l'influence du Reichstag. L'empereur est en pratique le véritable souverain de l'Empire, la constitution est très éloignée de l'objectif des libéraux.

Chancelier impérial



Chancelier : Bernhard von Bülow

................Dépendant directement de l'empereur, le chancelier impérial est nommé directement par ce dernier. Irresponsable devant les chambres, il est cependant garant du bon fonctionnement des institutions, en tant que président du Bundesrat. Seul ministre reconnu par la constitution fédérale, le chancelier s'entoure rapidement de secrétaires d'États en nombre sans cesse croissant, des offices impériaux. On en compte deux en 1871, le Reichskanzleramt, chargé du Commerce, des Finances fédérales, de la Justice et des Postes, et l'Auswartiges Amt, chargé de la Politique étrangère de l'Empire. À partir de 1872, la chancellerie du Reich s'entoure de secrétaires d'État dans des domaines de plus en plus variés : la Marine (1872), les Chemins de fer (1873), les Postes (1876-1880), la Justice (1877), l'Intérieur, compétent également pour les Affaires économiques et sociales (1879), le Trésor (1879). La loi du 13 mars 1878 introduit des modifications dans l'édifice gouvernemental, permettant la création, en 1897, de services administratifs centraux, les Reichsämter ; ces derniers prennent rapidement la direction des affaires centrales, notamment la rédaction des lois soumises aux parlement. À partir des années 1880, les chefs de ces Reichsämter siègent au cabinet prussien avec voix délibérative, permettant la prise en compte des intérêts de la Confédération dans la gestion gouvernementale du principal des États de l'Empire. Dans les faits, le chancelier exerce les fonctions de chancelier du royaume de Prusse, sauf entre 1892 et 1894, période durant laquelle Leo von Caprivi doit abandonner le ministère prussien. Il s'appuie sur le cabinet prussien dans la préparation des lois impériales : pour la majeure partie d'entre elles, ces lois sont rédigées par le cabinet prussien. Depuis 1900, l’ancien ministre des Affaires étrangères Bernhard Heinrich Martin Karl von Bülow occupe la fonction de chancelier impérial, succédant ainsi à feu Clovis de Hohenlohe-Schillingsfürst, prince fonctionnaire controversé.

Chancelier impérial : Bernhard Heinrich Martin Karl von Bülow
Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères : Oswald von Richthofen
Secrétaire d’Etat de l’Intérieur : Arthur Graf von Posadowsky-Wehner
Secrétaire d’Etat à la Justice : Rudolf Arnold Nieberding
Secrétaire d’Etat à la Guerre : Karl von Einem
Secrétaire d’Etat à la Marine : Alfred von Tirpitz
Secrétaire d’Etat aux Postes : Reinhold Kraetke
Secrétaire d’Etat au Trésor : Hermann Freiherr von Stengel

Bundesrat

................Le plus haut et premier cité des organes étatiques est le Bundesrat, littéralement « conseil de la fédération ». Il est constitué de 58 membres issus des 25 États fédérés. Ces derniers y envoient siéger des plénipotentiaires qui doivent voter à l'unisson. Ces représentants font en général partie des gouvernements des États concernés. Le Bundesrat est donc une représentation des États fédérés sur le plan fédéral et non un parlement stricto sensu. Sa présidence est assurée par le chancelier impérial. Le Bundesrat prend ses décisions à la majorité simple en temps normal. En cas d'égalité le « président de la fédération », à savoir le roi de Prusse, tranche. En cas de vote pour amender la constitution, une minorité de blocage 14 voix suffit à empêcher la modification. La Prusse avec ses 17 voix a donc la possibilité de refuser tout changement constitutionnel. En tant que représentant des Princes et des sénats des villes hanséatiques, le Bundesrat est supposé être le véritable souverain de l'Empire. Le fait que le chancelier impérial dirige cet organe souligne encore sa fonction de plus haute instance constitutionnelle. Le Bundesrat peut imposer un véto aux décisions prises par le Reichstag. Il dispose aussi de la priorité au niveau de l'initiative des lois. Il publie également les décrets et organise les fonctionnaires nécessaires à l'application des lois impériales dans les États fédérés, sauf si une loi impériale prévoit le contraire. Comme déjà mentionné, en l'absence d'un véritable conseil constitutionnel, le Bundesrat tranche tout litige de nature constitutionnelle. Afin de pouvoir remplir au mieux ses missions, le Bundesrat constitue des commissions assistées de fonctionnaires. Le Bundesrat joue dès lors l’un des rôles politiques majeurs en Allemagne, avec le Kaiser et le chancelier impérial, à tel point que lorsque les États fédérés ne remplissent pas leurs devoirs envers l'État fédéral, le Kaiser peut, et cela exclusivement sur proposition du Bundesrat, appliquer des sanctions immédiates.

Royaume de Prusse : 17 sièges
Royaume de Bavière : 6 sièges
Royaume de Saxe : 4 sièges
Royaume du Wurtemberg : 4 sièges
Grand-duché de Bade : 3 sièges
Grand-duché de Hesse : 3 sièges
Grand-duché de Mecklembourg-Schwerin : 2 sièges
Grand-duché de Mecklembourg-Strelitz : 1 siège
Grand-duché d’Oldenbourg : 1 siège
Grand-duché de Saxe-Weimar : 1 siège
Duché d’Anhalt : 1 siège
Duché de Brunswick : 2 sièges
Duché de Saxe-Altenbourg : 1 siège
Duché de Saxe-Cobourg et Gotha : 1 siège
Duché de Saxe-Meiningen : 1 siège
Principauté de Lippe-Detmold : 1 siège
Principauté de Reuss branche aînée : 1 siège
Principauté de Reuss branche cadette : 1 siège
Principauté de Schaumburg-Lippe : 1 siège
Principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt : 1 siège
Principauté de Schwarzbourg-Sondernshausen : 1 siège
Principauté de Waldeck-Pyrmont : 1 siège
Ville libre de Brême : 1 siège
Ville libre de Hambourg : 1 siège
Ville libre de Lubeck : 1 siège

Reichstag

................Le Reichstag est le second élément symbolisant le pouvoir central avec le Kaiser dans une constitution à l'accent très fédéral sinon. Au niveau de ses compétences, le Reichstag est soumis au Bundesrat. Il est élu au suffrage universel direct et secret pour une durée de 3 ans. À partir de 1885 cette période est portée à 5 ans. Il peut être dissous par le Bundesrat avec l'accord de l'empereur. Les députés ne sont pas soumis aux consignes, ils sont parfaitement libres en tant que représentant du peuple. Leur mandat est un poste honorifique, ils ne sont donc ni rémunérés ni dédommagés. Cette clause est levée en 1906 après plusieurs tentatives. Les fonctionnaires élus au Reichstag ne doivent cependant pas quitter leur poste. Ils disposent de l'immunité parlementaire. Les séances du parlement sont publiques. Le Reichstag légifère conjointement avec le Bundesrat dans les domaines de compétences impériaux. Il a le droit de présenter des projets de loi. Un point important est qu'il doit valider la loi des finances de l'Empire, avec notamment le budget de la marine impériale. Il n'a cependant pas de pouvoir sur les budgets militaires des États fédérés, qui conservent leurs propres armées. Toutes les recettes étatiques doivent également être présentées au parlement. Il ne peut en revanche ni élire le chancelier impérial, ni lui refuser sa confiance ; il en va de même avec les ministres. Les libéraux y voient une lacune dans la constitution. Combinée à la menace continue de la dissolution, cela explique partiellement l'impossibilité qu'a le parlement à former une véritable opposition gouvernementale. La politique de l'Empire est, jusqu'en 1890, menée par le très influent chancelier Otto von Bismarck. La réalité du « régime personnel » imposé par le nouvel empereur Guillaume II est sujette à débat. Cependant, aucun chancelier ne peut gouverner sans le soutien du parlement : ils en ont besoin afin de faire voter lois et budgets. La prise en compte de cet organe est donc essentielle pour gouverner.

Polnische Partei : 16 députés
Elsäss-Lothringen Partei : 9 députés
Dänische Partei : 1 député
Antisemitenparteien : 11 députés
Bund der Landwirte : 4 députés
Bayerischer Bauernbund (BB) : 4 députés
Deutsch-Hannoversche Partei (DHP) : 6 députés
Deutschkonservative Partei (DKP) : 54 députés
Freikonservative Partei (FKP) : 21 députés
Nationalliberale Partei (NLP) : 51 députés
Deutsche Zentrumspartei (Zentrum) : 100 députés
Freisinnige Vereinigung : 9 députés
Freisinnige Volkspartei : 21 députés
Deutsche Volkspartei (DtVP) : 6 députés
Sozialdemokratische Partei Deutschlands (SPD) : 81 députés
Non-inscrits : 3 députés


Économie


Description de l'économie

................L’économie allemande a connu une période de faste, appelée Gründerzeit, dans les années 1870, marquées par l’unification du pays ainsi que par le versement des réparations de guerre par la France. En utilisant les sommes considérables perçues, le Reich a pallié son manque de capitaux et misé énormément sur l’industrie, au point de faire de l’Allemagne l’une des premières puissances industrielles mondiales. À la fin du XIXème siècle, c'est au nombre de tonnes de charbon extraites et de tonnes d'acier produites qu’on mesure la puissance industrielle d’un pays et la puissance de l’industrie allemande va être fondée sur cette industrie lourde grâce aux importantes réserves de matières premières dont dispose le pays. En effet, les terrains carbonifères occupent d'immenses étendues, surtout dans le bassin de la Rhur. La Silésie supérieure fournit du fer, la Prusse, du zinc, la Saxe, de l'étain et du kaolin. On trouve de l'argent dans l'Erzgebirge et de l'or dans le massif du Hartz. Dès la première moitié du siècle, les souverains allemands ont su créer de nombreuses universités techniques qui forment les ingénieurs dont l’industrie a besoin et permettent une symbiose entre chercheurs et grandes entreprises : l’industrie chimique, l’optique, l’électricité sont des domaines où la recherche allemande est à la pointe du progrès. Les progrès techniques, comme l’introduction des fours Siemens-Martin et du convertisseur Bessemer, du procédé Thomas dans l’industrie sidérurgique lorraine, l’utilisation de moteurs électriques et bientôt de moteurs Diesel font baisser les coûts de production : l’Allemagne est l’un des premiers pays à employer à grande échelle ces nouvelles techniques. Dans l’agriculture, le recours aux engrais chimiques fait augmenter les rendements et le recours aux machines libère une main-d’œuvre qu’absorbe l’industrie. Le spectre des disettes semble définitivement écarté. Le Reich s’impose incontestablement comme l’un des acteurs économiques majeurs de ce nouveau siècle.

Données économiques

Produit Intérieur Brut : 187,1 milliards de dollars, soit environ 31 milliards de goldmark
Croissance économique :
Indice industriel : 90

Répartition des emplois par secteur :
  • Agriculture : 28,4%
  • Industrie & artisanat : 42,2%
  • Commerce & transport : 12,9%
  • Services domestiques : 3,3%
  • Fonction publique & profession libérales : 5,2%
  • Chômeurs & retraités : 8,1%

Dette publique : 3'000 millions de goldmark, soit environ 10% du PIB
Déficit public : 300 millions de goldmark
Recettes fédérales : 1'000 millions de goldmark
  • Chemins de fer : 30 millions de goldmark
  • Contributions matriculaires : 260 millions de goldmark
  • Divers : 170 millions de goldmark
  • Droit de douanes : 280 millions de goldmark
  • Droits de timbre : 20 millions de goldmark
  • Intérêts : 11 millions de goldmark
  • Postes et télégraphes : 30 millions de goldmark
  • Taxes sur l’alcool : 50 millions de goldmark
  • Taxe sur le sel : 40 millions de goldmark
  • Taxe sur le sucre de betteraves : 75 millions de goldmark
  • Taxe sur le tabac : 15 millions de goldmark
  • Timbres sur les valeurs mobilières : 17 millions de goldmark

Dépenses fédérales : 1'300 millions de goldmark
  • Administration générale : 50 millions de goldmark
  • Affaires étrangères : 10 millions de goldmark
  • Armée : 500 millions de goldmark
  • Dette : 20 millions de goldmark
  • Economie : 100 millions de goldmark
  • Intérieur : 45 millions de goldmark
  • Marine : 250 millions de goldmark
  • Pensions : 60 millions de goldmark
  • Sécurité sociale : 165 millions de goldmark
  • Trésorerie : 100 millions de goldmark

Forces impériales allemandes

Budget militaire : 750 millions de goldmark
Âge militaire : 18 ans




Deutsches Heer

Budget : 500 millions de goldmark
Chef des Generalstabes : Generalfeldmarschall Alfred von Schlieffen
Effectifs : 607 500 militaires actifs
Réserve : 473 140 réservistes

Effectifs actifs:
422 régiments actifs dont

  • 216 régiments d’infanterie soit 388 800 hommes
  • 93 régiments de cavalerie soit 93 000 hommes
  • 113 régiments d'artillerie soit 125 300 hommes
  • avec 8136 pièces d'artillerie

Effectifs réservistes:
300 régiments réservistes dont
  • 209 régiments d’infanterie soit 376 200 hommes
  • 36 régiments de cavalerie soit 36 000 hommes
  • 55 régiments d'artillerie soit 60 940 hommes
  • avec 3960 pièces d'artilleries




Kaiserliche Marine

Budget : 250 millions de goldmark
Staatssekretär des Reichsmarineamts : Großadmiral Alfred von Tirpitz

Liste des navires:

Cuirassés : 20 navires

SMS Kurfürst Friedrich Wilhelm
SMS Brandenburg
SMS Weissenburg
SMS Wörth

SMS Kaiser Friedrich III
SMS Kaiser Wilhelm II
SMS Kaiser Wilhelm der Grosse
SMS Kaiser Karl der Grosse
SMS Kaiser Barbarossa

SMS Wittelsbach
SMS Wettin
SMS Zähringen
SMS Schwaben
SMS Mecklenburg

SMS Braunschweig
SMS Elsass
SMS Hessen
SMS Preussen
SMS Lothringen

SMS Deutschland

Cuirassés à coque en fer : 15 navires

SMS Arminius
SMS Prinz Adalbert

SMS Kronprinz

SMS Friedrich Carl

SMS König Wilhelm

SMS Hanse
SMS Preussen,
SMS Friedrich der Grosse

SMS Kaiser
SMS Deutschland

SMS Sachsen
SMS Bayern
SMS Württemberg
SMS Baden

SMS Oldenburg

Navires de défense côtière : 8 navires

SMS Siegfried
SMS Beowulf
SMS Frithjof
SMS Heimdall
SMS Hildebrand
SMS Hagen

SMS Odin
SMS Ägir

Croiseurs protégés : 8 navires

SMS Irene
SMS Prinzess Wilhelm

SMS Kaiserin Augusta

SMS Victoria Louise
SMS Hertha
SMS Freya
SMS Vineta
SMS Hansa

Croiseurs blindés : 6 navires

SMS Fürst Bismarck
SMS Prinz Heinrich

SMS Prinz Adalbert
SMS Friedrich Carl

SMS Roon
SMS Yorck

Croiseurs non-protégés : 9 navires

SMS Schwalbe
SMS Sperber

SMS Bussard
SMS Falke
SMS Seeadler
SMS Cormoran
SMS Condor
SMS Geier

SMS Gefion

Croiseurs légers : 16 navires

SMS Gazelle
SMS Niobe
SMS Nymphe
SMS Thetis
SMS Ariadne
SMS Amazone
SMS Medusa
SMS Frauenlob
SMS Arcona
SMS Undine

SMS Bremen
SMS Hamburg
SMS Berlin
SMS Lübeck
SMS München
SMS Leipzig


Relations extérieures


................Les relations extérieures du Deutsches Reich occupent une place majeure dans la politique impériale depuis 1871. En effet, l’ancien chancelier impérial Otto von Bismarck fut le premier à théoriser une doctrine diplomatique audacieuse, la Realpolitik, qui permit pendant plusieurs décennies à l’Allemagne de s’imposer comme l’une des puissances centrales de l’Europe en nouant tour à tour des alliances avec l’Autriche-Hongrie et la Russie de 1871 à 1875 dans le cadre de l’Entente des Trois Empereurs, devenue Traité des Trois Empereurs de 1881 à 1887, date de retrait de la Russie de cette alliance. Parallèlement, d’autres alliances allemandes – ces fameux systèmes bismarckiens – se nouent avec d’autres nations, avec la transformation de la Duplice en Triplice dès 1882 grâce à l’intégration du Royaume d’Italie au sein de cette alliance, du fait d’intérêts communs entre Berlin et Rome face à Paris. En 1887, malgré le départ de la Russie du Traité susmentionné, le Reich réaffirme ses liens avec son voisin grâce au Traité de réassurance, secrètement conclu entre Bismarck et son homologue russe, jusqu’à ce que ce premier ne le divulgue publiquement après sa démission de la chancellerie. Le départ de Bismarck ouvre une seconde période diplomatique, liée à l’ère wilhelmienne, qu’est celle de la Weltpolitik. Dès lors, le Reich tend à lâcher la Russie au profit de l’Empire ottoman, et se lance dans une véritable politique coloniale en Afrique et en Asie, quitte parfois à froisser ses relations avec d’autres pays tels que les Etats-Unis. Des tensions apparaissent également avec la Grande-Bretagne du fait de l’accroissement de la puissance navale allemande, au point qu’Albion ne signe en 1904 l’Entente cordiale avec la France, quant à elle également alliée avec la Russie, provoquant l’encerclement du Reich. La situation géopolitique européenne se retrouve touchée par les errements du Kaiser, tandis que deux grandes alliances se dessinent clairement en ce début de siècle sur le Vieux Continent et menace sa paisibilité.

Très bonnes relations : Autriche-Hongrie, Italie, Empire ottoman
Bonnes relations : Maroc, Empire russe
Relations neutres : Reste du monde
Mauvaises relations : Danemark, Etats-Unis d’Amérique
Très mauvaises relations : France





Dernière édition par Sirda le Sam 29 Sep 2018 - 15:05, édité 1 fois
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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Bureau le Sam 29 Sep 2018 - 13:30

Validé.
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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Sirda le Sam 29 Sep 2018 - 15:05

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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Sirda le Sam 29 Sep 2018 - 15:06

Récapitulatif des budgets
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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Sirda le Sam 29 Sep 2018 - 15:06


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Monnaie : Goldmark

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................L’Empire allemand, ou Deutsches Kaiserreich, est le régime politique de l'Allemagne depuis 1871. État-nation historique de l'Allemagne, l'Empire allemand est une monarchie parlementaire autoritaire avec une organisation territoriale fédérale. Ce régime suit la dissolution de la Confédération germanique – 1815-1866. Après la constitution de la confédération de l'Allemagne du Nord –1867-1871 –, l'Empire allemand est l'aboutissement de la formation d'un régime impérial dominé par le royaume de Prusse, la maison des Hohenzollern et indépendant de l'Autriche. C'est la solution petite-allemande, dite Kleindeutsche Lösung en langue vernaculaire, qui parachève l'unité allemande. Le roi de Prusse Guillaume Ier est proclamé kaiser dans la galerie des Glaces du château de Versailles le 18 janvier 1871 après la victoire de l'Allemagne contre la France de Napoléon III à l'issue de la guerre franco-prussienne. La date de proclamation, le 18 janvier, choisi personnellement par le roi Guillaume Ier, est le jour-anniversaire du premier couronnement, celui de l'électeur Frédéric III de Brandebourg, couronné « roi en Prusse » en 1701. Sur le plan politique économique et social, l'Allemagne impériale est marquée par le développement d'une industrie de pointe, elle passe d'un État rural à un État industrialisé, le système politique très décentralisé laisse la place à un ensemble avec une forte concentration des pouvoirs. Le secteur tertiaire se développe, le commerce et la finance prennent une place plus importante. Les réparations de guerre de la France encouragent ce développement, qui sera toutefois temporairement ralenti par le krach de 1873. La place de l'artisanat et de l'agriculture baisse dans le calcul du PIB. Les changements sociaux principaux de cette période sont l'exode rural, l'urbanisation et la croissance démographique. Cependant la noblesse garde son prestige et sa mainmise dans la diplomatie, l'armée, la politique et la haute administration, au détriment d’une bourgeoisie voulant s’imposer.

................Le développement des politiques intérieure et extérieure se fait sous l'impulsion du chancelier impérial Otto von Bismarck jusqu'en 1890. Cette période est considérée comme une phase relativement libérale du régime : des réformes intérieures sont menées, le Kulturkampf – souvent traduit par combat pour un idéal de société – permet une indépendance de l'Allemagne vis-à-vis des autorités religieuses catholiques, malgré un tournant conservateur en 1878-1879 avec notamment l'adoption de lois antisocialistes. L’État reste interventionniste et met en place des mesures de protectionnisme économique et un système de sécurité sociale. Dans le domaine de la politique internationale, Bismarck met en place un système complexe d'alliances avec les États voisins afin de maintenir l'Empire allemand en position de force face à la France. En 1890, Bismarck est contraint à la démission. Le nouveau kaiser Guillaume II mène un règne plus personnel, même s'il reste sous l'influence d'autres personnalités. Ses décisions prennent parfois une tournure incohérente ou imprévisible. Cette période est appelée fréquemment « ère wilhelminienne », et, si elle désigne une ère assez fastueuse marquée par une prospérité économique et une progression de l’industrialisation allemande, est également une période d’isolement diplomatique du Reich, qui abandonne les systèmes bismarckiens au profit de la Weltpolitik du kaiser. La montée d'organisations et de partis de masse ainsi que l'importance croissante de la presse renforce le poids de ces derniers dans l'opinion publique. En réaction, le gouvernement mène une politique d'expansion coloniale et d'armement de la flotte très populaires pour compenser des politiques générales anti-sociales-démocrates. L'Allemagne renforce sa domination maritime et devient une puissance rivale des autres puissances coloniales dans le partage du monde, bien qu’elle reste en retard par rapport à ses voisins, ne possédant que peu de colonies du fait de son arrivée tardive.


Politique


Caractéristiques politiques

Type de puissance : Puissance mondiale
Type de gouvernement : Monarchie semi-constitutionnelle fédérale

Description

................Le Deutsches Kaiserreich est officiellement organisé par la Verfassung des Deutschen Reiches, constitution rédigée par le premier chancelier impérial Otto von Bismarck, adoptée le 16 puis promulguée le 20 avril 1871. Elle institue un véritable régime monarchique fédéral, sur la base de la précédente Norddeutscher Bund, centré autour du Roi de Prusse, qui devient Präsidium des Bundes, et le chancelier impérial, qui détient le pouvoir exécutif. Le régime politique ainsi institué est parfois décrit comme une monarchie limitée. D'un côté le monarque garde une place importante, les principes monarchiques sont conservés, d'un autre le peuple peut prendre part au processus législatif au travers d'élection avec un suffrage universel, ce qui est progressiste à l'époque. La constitution rend clair que le peuple ne devient pas pour autant souverain, les princes des États fédérés et leur sénat gardent le pouvoir. Le royaume de Prusse a une position hégémonique dans le nouvel ensemble : il occupe à la fois 2 tiers de son territoire et représente 2 tiers de sa population. La constitution règle différents points. Le premier est la répartition des pouvoirs et des ressources entre les États fédérés et l'État fédéral. L'Empire n'a le pouvoir législatif que dans certains domaines clairement définis et numérotés. Dans les autres domaines les États fédérés restent compétents. La constitution est caractérisée par le fait que les lois impériales sont en général mises en application par des administrations locales. L'Empire ne possède ses propres fonctionnaires que dans les domaines de compétences qui lui sont attribués explicitement. Le principe fondamental est que si la constitution ne classe pas explicitement la compétence dans celles de l'État fédéral alors les États fédérés en gardent la responsabilité. Les pouvoirs législatif et exécutif sont bien détaillés par la constitution ; l'organisation administrative, les institutions fédérales et leurs compétences sont bien définies, en revanche le pouvoir judiciaire est à peine évoqué.


Präsidium des Bundes


Präsidium des Bundes : Wilhelm II

................La constitution nomme comme Präsidium des Bundes, président de la fédération, le roi de Prusse et lui donne le titre de Deutscher Kaiser. Le caractère monarchique de l'État fédéral est clairement exprimé. Il ne s'agit pas d'une union personnelle, la Prusse et l'Empire sont liés. L'empereur représente l'Empire sur la scène internationale, peut signer des traités avec les autres puissances en son nom. Il envoie et reçoit également les diplomates. Il peut déclarer la guerre. Toutefois, lorsque les domaines concernés par les contrats sont dans le giron de l'Empire, les ratifications à la fois du Bundesrat et du Reichstag sont nécessaires. Le premier doit notamment donner son accord pour déclarer la guerre à un autre pays. Cependant en cas de guerre défensive sur le sol ou au large des côtes de l'État fédéral cette autorisation n'est pas requise. Le Kaiser a également le pouvoir de convoquer à la fois le Bundesrat et le Reichstag, ainsi que dissoudre ce dernier avec l'accord du premier. L'empereur doit également rédiger et promulguer les lois impériales. Le rôle du Kaiser va plus loin que le titre de président de la fédération le laisse entendre. Il nomme et peut faire démissionner ainsi directement les hauts fonctionnaires impériaux et le chancelier impérial. Le pouvoir exécutif de l'Empire n'a donc besoin que de la confiance de l'empereur. Les circulaires et les décisions du Kaiser ont besoin par ailleurs de la signature du chancelier impérial qui en prend alors la responsabilité. La marine impériale doit obéir aux ordres de l'empereur, son organisation est également de sa responsabilité, tout comme la nomination de ses officiers. La constitution donne à l'empereur le commandement de l'armée de terre en temps de guerre de paix, à l'exception de la Bavière où le roi garde le commandement en temps de paix. Les prérogatives du Kaiser limitent fortement l'influence du Reichstag. L'empereur est en pratique le véritable souverain de l'Empire, la constitution est très éloignée de l'objectif des libéraux.

Chancelier impérial



Chancelier : Bernhard von Bülow

................Dépendant directement de l'empereur, le chancelier impérial est nommé directement par ce dernier. Irresponsable devant les chambres, il est cependant garant du bon fonctionnement des institutions, en tant que président du Bundesrat. Seul ministre reconnu par la constitution fédérale, le chancelier s'entoure rapidement de secrétaires d'États en nombre sans cesse croissant, des offices impériaux. On en compte deux en 1871, le Reichskanzleramt, chargé du Commerce, des Finances fédérales, de la Justice et des Postes, et l'Auswartiges Amt, chargé de la Politique étrangère de l'Empire. À partir de 1872, la chancellerie du Reich s'entoure de secrétaires d'État dans des domaines de plus en plus variés : la Marine (1872), les Chemins de fer (1873), les Postes (1876-1880), la Justice (1877), l'Intérieur, compétent également pour les Affaires économiques et sociales (1879), le Trésor (1879). La loi du 13 mars 1878 introduit des modifications dans l'édifice gouvernemental, permettant la création, en 1897, de services administratifs centraux, les Reichsämter ; ces derniers prennent rapidement la direction des affaires centrales, notamment la rédaction des lois soumises aux parlement. À partir des années 1880, les chefs de ces Reichsämter siègent au cabinet prussien avec voix délibérative, permettant la prise en compte des intérêts de la Confédération dans la gestion gouvernementale du principal des États de l'Empire. Dans les faits, le chancelier exerce les fonctions de chancelier du royaume de Prusse, sauf entre 1892 et 1894, période durant laquelle Leo von Caprivi doit abandonner le ministère prussien. Il s'appuie sur le cabinet prussien dans la préparation des lois impériales : pour la majeure partie d'entre elles, ces lois sont rédigées par le cabinet prussien. Depuis 1900, l’ancien ministre des Affaires étrangères Bernhard Heinrich Martin Karl von Bülow occupe la fonction de chancelier impérial, succédant ainsi à feu Clovis de Hohenlohe-Schillingsfürst, prince fonctionnaire controversé.

Chancelier impérial : Bernhard Heinrich Martin Karl von Bülow
Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères : Oswald von Richthofen
Secrétaire d’Etat de l’Intérieur : Arthur Graf von Posadowsky-Wehner
Secrétaire d’Etat à la Justice : Rudolf Arnold Nieberding
Secrétaire d’Etat à la Guerre : Karl von Einem
Secrétaire d’Etat à la Marine : Alfred von Tirpitz
Secrétaire d’Etat aux Postes : Reinhold Kraetke
Secrétaire d’Etat au Trésor : Hermann Freiherr von Stengel

Bundesrat

................Le plus haut et premier cité des organes étatiques est le Bundesrat, littéralement « conseil de la fédération ». Il est constitué de 58 membres issus des 25 États fédérés. Ces derniers y envoient siéger des plénipotentiaires qui doivent voter à l'unisson. Ces représentants font en général partie des gouvernements des États concernés. Le Bundesrat est donc une représentation des États fédérés sur le plan fédéral et non un parlement stricto sensu. Sa présidence est assurée par le chancelier impérial. Le Bundesrat prend ses décisions à la majorité simple en temps normal. En cas d'égalité le « président de la fédération », à savoir le roi de Prusse, tranche. En cas de vote pour amender la constitution, une minorité de blocage 14 voix suffit à empêcher la modification. La Prusse avec ses 17 voix a donc la possibilité de refuser tout changement constitutionnel. En tant que représentant des Princes et des sénats des villes hanséatiques, le Bundesrat est supposé être le véritable souverain de l'Empire. Le fait que le chancelier impérial dirige cet organe souligne encore sa fonction de plus haute instance constitutionnelle. Le Bundesrat peut imposer un véto aux décisions prises par le Reichstag. Il dispose aussi de la priorité au niveau de l'initiative des lois. Il publie également les décrets et organise les fonctionnaires nécessaires à l'application des lois impériales dans les États fédérés, sauf si une loi impériale prévoit le contraire. Comme déjà mentionné, en l'absence d'un véritable conseil constitutionnel, le Bundesrat tranche tout litige de nature constitutionnelle. Afin de pouvoir remplir au mieux ses missions, le Bundesrat constitue des commissions assistées de fonctionnaires. Le Bundesrat joue dès lors l’un des rôles politiques majeurs en Allemagne, avec le Kaiser et le chancelier impérial, à tel point que lorsque les États fédérés ne remplissent pas leurs devoirs envers l'État fédéral, le Kaiser peut, et cela exclusivement sur proposition du Bundesrat, appliquer des sanctions immédiates.

Royaume de Prusse : 17 sièges
Royaume de Bavière : 6 sièges
Royaume de Saxe : 4 sièges
Royaume du Wurtemberg : 4 sièges
Grand-duché de Bade : 3 sièges
Grand-duché de Hesse : 3 sièges
Grand-duché de Mecklembourg-Schwerin : 2 sièges
Grand-duché de Mecklembourg-Strelitz : 1 siège
Grand-duché d’Oldenbourg : 1 siège
Grand-duché de Saxe-Weimar : 1 siège
Duché d’Anhalt : 1 siège
Duché de Brunswick : 2 sièges
Duché de Saxe-Altenbourg : 1 siège
Duché de Saxe-Cobourg et Gotha : 1 siège
Duché de Saxe-Meiningen : 1 siège
Principauté de Lippe-Detmold : 1 siège
Principauté de Reuss branche aînée : 1 siège
Principauté de Reuss branche cadette : 1 siège
Principauté de Schaumburg-Lippe : 1 siège
Principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt : 1 siège
Principauté de Schwarzbourg-Sondernshausen : 1 siège
Principauté de Waldeck-Pyrmont : 1 siège
Ville libre de Brême : 1 siège
Ville libre de Hambourg : 1 siège
Ville libre de Lubeck : 1 siège

Reichstag

................Le Reichstag est le second élément symbolisant le pouvoir central avec le Kaiser dans une constitution à l'accent très fédéral sinon. Au niveau de ses compétences, le Reichstag est soumis au Bundesrat. Il est élu au suffrage universel direct et secret pour une durée de 3 ans. À partir de 1885 cette période est portée à 5 ans. Il peut être dissous par le Bundesrat avec l'accord de l'empereur. Les députés ne sont pas soumis aux consignes, ils sont parfaitement libres en tant que représentant du peuple. Leur mandat est un poste honorifique, ils ne sont donc ni rémunérés ni dédommagés. Cette clause est levée en 1906 après plusieurs tentatives. Les fonctionnaires élus au Reichstag ne doivent cependant pas quitter leur poste. Ils disposent de l'immunité parlementaire. Les séances du parlement sont publiques. Le Reichstag légifère conjointement avec le Bundesrat dans les domaines de compétences impériaux. Il a le droit de présenter des projets de loi. Un point important est qu'il doit valider la loi des finances de l'Empire, avec notamment le budget de la marine impériale. Il n'a cependant pas de pouvoir sur les budgets militaires des États fédérés, qui conservent leurs propres armées. Toutes les recettes étatiques doivent également être présentées au parlement. Il ne peut en revanche ni élire le chancelier impérial, ni lui refuser sa confiance ; il en va de même avec les ministres. Les libéraux y voient une lacune dans la constitution. Combinée à la menace continue de la dissolution, cela explique partiellement l'impossibilité qu'a le parlement à former une véritable opposition gouvernementale. La politique de l'Empire est, jusqu'en 1890, menée par le très influent chancelier Otto von Bismarck. La réalité du « régime personnel » imposé par le nouvel empereur Guillaume II est sujette à débat. Cependant, aucun chancelier ne peut gouverner sans le soutien du parlement : ils en ont besoin afin de faire voter lois et budgets. La prise en compte de cet organe est donc essentielle pour gouverner.

Polnische Partei : 16 députés
Elsäss-Lothringen Partei : 9 députés
Dänische Partei : 1 député
Antisemitenparteien : 11 députés
Bund der Landwirte : 4 députés
Bayerischer Bauernbund (BB) : 4 députés
Deutsch-Hannoversche Partei (DHP) : 6 députés
Deutschkonservative Partei (DKP) : 54 députés
Freikonservative Partei (FKP) : 21 députés
Nationalliberale Partei (NLP) : 51 députés
Deutsche Zentrumspartei (Zentrum) : 100 députés
Freisinnige Vereinigung : 9 députés
Freisinnige Volkspartei : 21 députés
Deutsche Volkspartei (DtVP) : 6 députés
Sozialdemokratische Partei Deutschlands (SPD) : 81 députés
Non-inscrits : 3 députés


Économie


Description de l'économie

................L’économie allemande a connu une période de faste, appelée Gründerzeit, dans les années 1870, marquées par l’unification du pays ainsi que par le versement des réparations de guerre par la France. En utilisant les sommes considérables perçues, le Reich a pallié son manque de capitaux et misé énormément sur l’industrie, au point de faire de l’Allemagne l’une des premières puissances industrielles mondiales. À la fin du XIXème siècle, c'est au nombre de tonnes de charbon extraites et de tonnes d'acier produites qu’on mesure la puissance industrielle d’un pays et la puissance de l’industrie allemande va être fondée sur cette industrie lourde grâce aux importantes réserves de matières premières dont dispose le pays. En effet, les terrains carbonifères occupent d'immenses étendues, surtout dans le bassin de la Rhur. La Silésie supérieure fournit du fer, la Prusse, du zinc, la Saxe, de l'étain et du kaolin. On trouve de l'argent dans l'Erzgebirge et de l'or dans le massif du Hartz. Dès la première moitié du siècle, les souverains allemands ont su créer de nombreuses universités techniques qui forment les ingénieurs dont l’industrie a besoin et permettent une symbiose entre chercheurs et grandes entreprises : l’industrie chimique, l’optique, l’électricité sont des domaines où la recherche allemande est à la pointe du progrès. Les progrès techniques, comme l’introduction des fours Siemens-Martin et du convertisseur Bessemer, du procédé Thomas dans l’industrie sidérurgique lorraine, l’utilisation de moteurs électriques et bientôt de moteurs Diesel font baisser les coûts de production : l’Allemagne est l’un des premiers pays à employer à grande échelle ces nouvelles techniques. Dans l’agriculture, le recours aux engrais chimiques fait augmenter les rendements et le recours aux machines libère une main-d’œuvre qu’absorbe l’industrie. Le spectre des disettes semble définitivement écarté. Le Reich s’impose incontestablement comme l’un des acteurs économiques majeurs de ce nouveau siècle.

Données économiques

Produit Intérieur Brut : 187,1 milliards de dollars, soit environ 31 milliards de goldmark
Croissance économique :
Indice industriel : 90

Répartition des emplois par secteur :
  • Agriculture : 28,4%
  • Industrie & artisanat : 42,2%
  • Commerce & transport : 12,9%
  • Services domestiques : 3,3%
  • Fonction publique & profession libérales : 5,2%
  • Chômeurs & retraités : 8,1%

Dette publique : 3'000 millions de goldmark, soit environ 10% du PIB
Déficit public : 300 millions de goldmark
Recettes fédérales : 1'000 millions de goldmark
  • Chemins de fer : 30 millions de goldmark
  • Contributions matriculaires : 260 millions de goldmark
  • Divers : 170 millions de goldmark
  • Droit de douanes : 280 millions de goldmark
  • Droits de timbre : 20 millions de goldmark
  • Intérêts : 11 millions de goldmark
  • Postes et télégraphes : 30 millions de goldmark
  • Taxes sur l’alcool : 50 millions de goldmark
  • Taxe sur le sel : 40 millions de goldmark
  • Taxe sur le sucre de betteraves : 75 millions de goldmark
  • Taxe sur le tabac : 15 millions de goldmark
  • Timbres sur les valeurs mobilières : 17 millions de goldmark

Dépenses fédérales : 1'300 millions de goldmark
  • Administration générale : 50 millions de goldmark
  • Affaires étrangères : 10 millions de goldmark
  • Armée : 500 millions de goldmark
  • Dette : 20 millions de goldmark
  • Economie : 100 millions de goldmark
  • Intérieur : 45 millions de goldmark
  • Marine : 250 millions de goldmark
  • Pensions : 60 millions de goldmark
  • Sécurité sociale : 165 millions de goldmark
  • Trésorerie : 100 millions de goldmark

Forces impériales allemandes

Budget militaire : 750 millions de goldmark
Âge militaire : 18 ans




Deutsches Heer

Budget : 500 millions de goldmark
Chef des Generalstabes : Generalfeldmarschall Alfred von Schlieffen
Effectifs : 607 500 militaires actifs
Réserve : 473 140 réservistes

Effectifs actifs:
422 régiments actifs dont

  • 216 régiments d’infanterie soit 388 800 hommes
  • 93 régiments de cavalerie soit 93 000 hommes
  • 113 régiments d'artillerie soit 125 300 hommes
  • avec 8136 pièces d'artillerie

Effectifs réservistes:
300 régiments réservistes dont
  • 209 régiments d’infanterie soit 376 200 hommes
  • 36 régiments de cavalerie soit 36 000 hommes
  • 55 régiments d'artillerie soit 60 940 hommes
  • avec 3960 pièces d'artilleries




Kaiserliche Marine

Budget : 250 millions de goldmark
Staatssekretär des Reichsmarineamts : Großadmiral Alfred von Tirpitz

Liste des navires:

Cuirassés : 20 navires

SMS Kurfürst Friedrich Wilhelm
SMS Brandenburg
SMS Weissenburg
SMS Wörth

SMS Kaiser Friedrich III
SMS Kaiser Wilhelm II
SMS Kaiser Wilhelm der Grosse
SMS Kaiser Karl der Grosse
SMS Kaiser Barbarossa

SMS Wittelsbach
SMS Wettin
SMS Zähringen
SMS Schwaben
SMS Mecklenburg

SMS Braunschweig
SMS Elsass
SMS Hessen
SMS Preussen
SMS Lothringen

SMS Deutschland

Cuirassés à coque en fer : 15 navires

SMS Arminius
SMS Prinz Adalbert

SMS Kronprinz

SMS Friedrich Carl

SMS König Wilhelm

SMS Hanse
SMS Preussen,
SMS Friedrich der Grosse

SMS Kaiser
SMS Deutschland

SMS Sachsen
SMS Bayern
SMS Württemberg
SMS Baden

SMS Oldenburg

Navires de défense côtière : 8 navires

SMS Siegfried
SMS Beowulf
SMS Frithjof
SMS Heimdall
SMS Hildebrand
SMS Hagen

SMS Odin
SMS Ägir

Croiseurs protégés : 8 navires

SMS Irene
SMS Prinzess Wilhelm

SMS Kaiserin Augusta

SMS Victoria Louise
SMS Hertha
SMS Freya
SMS Vineta
SMS Hansa

Croiseurs blindés : 6 navires

SMS Fürst Bismarck
SMS Prinz Heinrich

SMS Prinz Adalbert
SMS Friedrich Carl

SMS Roon
SMS Yorck

Croiseurs non-protégés : 9 navires

SMS Schwalbe
SMS Sperber

SMS Bussard
SMS Falke
SMS Seeadler
SMS Cormoran
SMS Condor
SMS Geier

SMS Gefion

Croiseurs légers : 16 navires

SMS Gazelle
SMS Niobe
SMS Nymphe
SMS Thetis
SMS Ariadne
SMS Amazone
SMS Medusa
SMS Frauenlob
SMS Arcona
SMS Undine

SMS Bremen
SMS Hamburg
SMS Berlin
SMS Lübeck
SMS München
SMS Leipzig


Relations extérieures


................Les relations extérieures du Deutsches Reich occupent une place majeure dans la politique impériale depuis 1871. En effet, l’ancien chancelier impérial Otto von Bismarck fut le premier à théoriser une doctrine diplomatique audacieuse, la Realpolitik, qui permit pendant plusieurs décennies à l’Allemagne de s’imposer comme l’une des puissances centrales de l’Europe en nouant tour à tour des alliances avec l’Autriche-Hongrie et la Russie de 1871 à 1875 dans le cadre de l’Entente des Trois Empereurs, devenue Traité des Trois Empereurs de 1881 à 1887, date de retrait de la Russie de cette alliance. Parallèlement, d’autres alliances allemandes – ces fameux systèmes bismarckiens – se nouent avec d’autres nations, avec la transformation de la Duplice en Triplice dès 1882 grâce à l’intégration du Royaume d’Italie au sein de cette alliance, du fait d’intérêts communs entre Berlin et Rome face à Paris. En 1887, malgré le départ de la Russie du Traité susmentionné, le Reich réaffirme ses liens avec son voisin grâce au Traité de réassurance, secrètement conclu entre Bismarck et son homologue russe, jusqu’à ce que ce premier ne le divulgue publiquement après sa démission de la chancellerie. Le départ de Bismarck ouvre une seconde période diplomatique, liée à l’ère wilhelmienne, qu’est celle de la Weltpolitik. Dès lors, le Reich tend à lâcher la Russie au profit de l’Empire ottoman, et se lance dans une véritable politique coloniale en Afrique et en Asie, quitte parfois à froisser ses relations avec d’autres pays tels que les Etats-Unis. Des tensions apparaissent également avec la Grande-Bretagne du fait de l’accroissement de la puissance navale allemande, au point qu’Albion ne signe en 1904 l’Entente cordiale avec la France, quant à elle également alliée avec la Russie, provoquant l’encerclement du Reich. La situation géopolitique européenne se retrouve touchée par les errements du Kaiser, tandis que deux grandes alliances se dessinent clairement en ce début de siècle sur le Vieux Continent et menace sa paisibilité.

Très bonnes relations : Autriche-Hongrie, Italie, Empire ottoman
Bonnes relations : Maroc, Empire russe
Relations neutres : Reste du monde
Mauvaises relations : Danemark, Etats-Unis d’Amérique
Très mauvaises relations : France



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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Sirda le Sam 29 Sep 2018 - 19:29


Deutsches Reich





Relations extérieures


................La situation dans le royaume chérifien du Maroc inquiète grandement le Kaiser qui, assez peu satisfait des maigres colonies obtenues par son auguste aïeul le siècle passé, lorgne sur les derniers territoires indépendants africains autant qu’il souhaite les protéger de toute autre influence étrangère, et notamment française. A Berlin, les diplomates ont conscience que l’installation d’un protectorat français au Maroc n’est plus qu’une question de temps. En effet, la signature de l’Entente cordiale le 8 octobre 1904 a réglé les derniers litiges coloniaux entre la République française et le Royaume-Uni, et réglé le sort du Maroc, qui semble voué à passer sous domination française, le royaume d’Espagne peinant à obtenir la confirmation de sa souveraineté sur ses enclaves ainsi que sur une large bande désertique au nord de la colonie française de Mauritanie. De plus, les récentes propositions françaises de réformes financières et militaires destinées à rétablir l’ordre à l’intérieur du royaume marocain sont, aux yeux des diplomates allemands, le signe incontestable de la volonté de mise sous tutelle du dernier Etat indépendant nord-africain, une pensée qui est également partagée par de nombreuses personnes au Maroc, à commencer par le sultan Abd al-Aziz lui-même. Ainsi, face à ce risque de prise de possession du royaume chérifien, le Kaiser s’est rendu à Tanger pour y visiter son homologue et rappeler l’importance de l’indépendance du pays.


Wilhelm II paradant à Tanger

................Débarqué le 31 mars, le Kaiser, afin de prévenir la mainmise de la France sur le Maroc, pénétra dans Tanger en grandes pompes, avec une mise en scène théâtrale. Monté à cheval son handicap nonobstant, le roi de Prusse défila à la tête d’un imposant cortège avant de s’en aller rencontrer le sultan Abd al-Aziz pour l’assurer de son appui en faisant la déclaration suivante : « J'espère que, sous la souveraineté chérifienne, un Maroc libre restera ouvert à la concurrence pacifique de toutes les nations, sans monopole et sans annexion, sur un pied d'égalité absolue. Ma visite à Tanger a pour but de faire savoir que je suis décidé à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sauvegarder efficacement les intérêts de l'Allemagne au Maroc. » De manière plus explicite encore, mais aussi plus provoquante, l’empereur a ainsi précisé que « L’Allemagne se tiendra prête à défendre le Maroc contre toute velléité étrangère, et particulièrement française, de s’en emparer, et si la république française venait à poursuivre ses tentatives d’ingérence dans la politique marocaine, et pis encore l’annexait, alors je m’efforcerai à sauvegarder l’indépendance chérifienne par les armes. » Toutefois, Berlin reste ouverte à la négociation avec Paris, et propose une rencontre bilatérale après que le ministre des affaires étrangères Théophile Déclassé ait démissionné de ses fonctions, préalable indispensable pour les allemands qui haïssent l’homme d’Etat.



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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Sirda le Dim 30 Sep 2018 - 14:41


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Affaires militaires


................Alors que les tensions entre le Reich et la République française sont au plus haut point depuis plusieurs décennies désormais, sur fond de question coloniale dans le royaume chérifien du Maroc, le Kaiser, rentré de Tanger à la suite de son coup d’éclat de mars 1905 ainsi que d’une brève croisière dans l’Atlantique puis dans la Mer du Nord à bord de son yacht, le SMY Hohenzollern II – réputé pour ses parties fines pédérastiques –, a assisté aux célèbres Kaisermanöver annuelles, grandes manœuvres militaires allemandes se déroulant chaque année dans une province de l’Empire pour améliorer l’entraînement des troupes et des états-majors, mais également essayer les différents plans stratégiques élaborés par le haut-commandement impérial ainsi qu’affirmer la puissance militaire prussienne et le prestige du Reich, surtout face à ses voisins français et russe. Conformément à la tradition instituée à partir de 1898, après la première Kaisermanöver en Bavière, le großer Generalstab a sélectionné deux corps d’armée pour les faire s’affronter, dans un jeu de guerre à taille réelle et sous son étroite surveillance, cette fois dans le Reichsland Elsaß-Lothringen, une provocation volontairement assumée par le Kaiser qui souhaite par la même occasion accentuer la pression sur la Gueuse en prouvant d’une part sa détermination à risquer un conflit en cas d’obstination française et d’autre part la préparation de l’armée pour cela.


Parade d’un régiment d’infanterie devant Wilhelm II

................Tour à tour, la 2ème armée d’Aachen et la 6ème armée de Saarlouis se sont affrontées, interchangeant les rôles puisque tantôt armée allemande – toujours commandée par le Generalfeldmarschall Alfred von Schlieffen – et tantôt armée française dans ce Kriegspielen grandeur nature. Sous les yeux attentifs du großer Generalstab et du Kaiser, les deux armées ont essayé différents scénarios qui donnèrent tous l’Allemagne gagnante sur la France. D’abord le colonel von Steuben, à la tête de l’armée représentant la française, lança une attaque en Alsace-Lorraine, qui fut habilement contrée par Schlieffen, qui, détachant deux armées de l’aile droite allemande pour contre-attaquer entre Metz et la Sarre, tout en poursuivant l’enveloppement par le nord, mis en défaite l’armée française. Ensuite, le lieutenant-colonel von Freytag-Loringhoven songea à une contre-offensive française frontale en Belgique. Schlieffen lança alors une attaque de sa gauche à partir de Metz, perçant par la Meuse et encerclant l’aile gauche française. Selon les estimations vantées par la propagande impériale, dans ce scénario, une quarantaine de jours aurait été suffisante pour que les troupes impériales atteignent Paris. Enfin, troisième scénario, le major Kuhl, simulant là encore les français, attaqua en Lorraine et au Luxembourg, avant de se faire envelopper par le nord, tandis que l’aile droite allemande bordait la Somme et l’Aisne au bout de 23 jours.

................Le Kaiser a personnellement félicité le großer Generalstab, et plus particulièrement le Chef des Generalstabes et Generalfeldmarschall Alfred von Schlieffen pour ses « brillantes réussites miliaires lors de ces grandes manœuvres », estimant par ailleurs que « la protection du Reich face aux différentes menaces qui peuvent peser à son encontre est solidement assurée par l’état-major le plus compétent au monde », autant de provocations évidemment destinées à Paris, que Berlin entend faire plier diplomatiquement le plus rapidement possible sur la question marocaine, quitte à user de davantage de démonstrations de puissance militaire ainsi que d’affronts diplomatiques. Autre enjeu de cette Kaisermanöver dans le Reichsland Elsaß-Lothringen : réaffirmer la souveraineté allemande dans cette région rattachée au Reich par la violence en 1871, et qui, d’élection en élection, ne cesse de prouver son peu d’attache envers l’Empire, cela en accordant près de la moitié des voix – et bien généralement, une majorité absolue de députés sécessionnistes envoyés au Reichtag – aux différents partis régionalistes voire sécessionnistes d’Alsace-Lorraine, des affronts successifs que le Kaiser entend bien laver en démontrant la puissance de ses armées, afin de rappeler aux éventuels scélérats d’outre-Rhin que le Reich sera intransigeant envers ceux qui voudraient se séparer, fut-ce pacifiquement, ou pis encore démocratiquement, de ce dernier.



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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Sirda le Dim 30 Sep 2018 - 17:00


Deutsches Reich





Relations extérieures


................« Und warum nicht der Zigeunerkönigin ? » aurait déclaré le Kaiser, selon les journaux allemands, à la suite de la réponse adressée par la République française, une phrase qui pourrait se traduire par « Et pourquoi pas la reine des gitans ? » en français. Plus diplomatiquement, le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Oswald von Richthofen a, dans un communiqué adressé à son homologue d’outre-Rhin, indiqué que « la réunion d’une conférence rassemblant autant de pays n’ayant ni de près ni de loin aucun intérêt dans le royaume chérifien du Maroc n’apparaît pas comme justifiée aux yeux du Deutsches Reich. » A Berlin, les hauts fonctionnaires de la chancellerie pressentent un coup fourré français à travers cette conférence multipartite constituée de nombreux pays plutôt favorables à Paris. Plus officiellement, Oswald von Richthofen souligne également que « la médiation américaine paraît peu souhaitable au regard de l’échec de la conférence de Portsmouth, qui risque de faire replonger l’Extrême-Orient dans une sanglante guerre. » Pour Berlin, il existe deux solutions. Soit une conférence quadripartite est organisée entre l’Allemagne, l’Espagne, la France et le Maroc, soit l’ensemble des puissances coloniales est convoqué pour un nouveau congrès de Berlin afin de prendre en compte les nouvelles puissances émergentes dans le partage de l’Afrique et de l’Asie. Indépendamment du choix fait par Paris, la demande de la démission de Théophile Declassé est réitérée par Berlin, jugé responsable de cette crise par les autorités allemandes.



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Re: [✓] Deutsches Reich

Message par Sirda le Dim 7 Oct 2018 - 16:44


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Affaires coloniales


................La situation de crise au Schutzgebiet Deutsch-Ostafrika n’inquiète guère le gouvernement impérial, qui ignore tout bonnement la demande des missionnaires transmises par l’intermédiaire du gouverneur Gustav Adolf von Götzen. L’ordre est directement donné de ne pas chercher à résoudre la famine, et d’attendre l’année prochaine en espérant que la saison sera meilleure pour l’agriculture, bien que les principales villes portuaires du pays – celles qui accueillent le gros des colons allemands – resteront approvisionnées si besoin est. Le gouverneur a également reçu l’ordre de « prévenir tout mouvement scélérat qui pourrait être causé par la faim » en usant de la force, disposant en cela d’une force de trois milles soldats allemands disposés à maintenir l’ordre public. En outre, estimant la production de café trop faible dans la colonie, malgré près de 6,5 millions d’hectares exploités à cet effet, le gouverneur a reçu pour ordre de défricher plusieurs milliers de nouveaux hectares, cela en dépit aussi des conseils d’Adolf Engler, botaniste allemand chargé de ce genre de questions au Schutzgebiet Deutsch-Ostafrika. Autre réforme, la généralisation de l’allemand dans les gros bourgs, cela pour permettre à l’autorité impériale de s’étendre. Parallèlement, le swahili va être adapté pour s’écrire avec l’alphabet latin, tandis que l’utilisation de l’arabe est désormais interdite, le gouvernement souhaitant privilégier l’allemand.


Relations extérieures


................Le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Oswald von Richthofen a indiqué à son homologue du Regatul României que Berlin ne voyait aucune objection à ce que des professeurs de la langue allemande viennent l’enseigner aux pouilleux en chariotes. Toutefois, l’officiel germain s’est montré plus réservé quant à l’envoi de missionnaires catholiques sur place, estimant que « Conformément à la Kulturkampf et à la volonté de dissociation entre l’Etat et l’Eglise qui prévaut en Allemagne depuis plusieurs décennies, il apparaît peu opportun que le Reich dépêche des religieux pour convertir les masses roumaines. » Néanmoins, Oswald von Richthofen a indiqué que le Reich, s’il n’enverrait pas de tels missionnaires de lui-même n’empêcherait a contrario aucun départ volontaire de religieux catholique allemand vers la Roumanie. A ce titre, plusieurs curés bavarois se sont portés volontaires pour évangéliser les foules romanos. De même, le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères a fait savoir à son homologue roumain que les différentes demandes d’acquisition d’armes sont validées par Berlin et seront livrées d’ici mars 1906. Par la même occasion, des officiers allemands seront dépêchés en même temps que la livraison des armes afin de former les troupes locales. Il a par ailleurs fait savoir qu’une intensification des relations entre les deux Etats est largement souhaitée du fait de leur race dynastique commune.



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Sirda
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Re: [✓] Deutsches Reich

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