¤ V2400 ¤ Histoire de la galaxie

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Message par Bureau le Mar 30 Oct 2018 - 23:23



Dernière édition par Bureau le Mar 30 Oct 2018 - 23:25, édité 1 fois
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Histoire de la galaxie


Le premier Empire interstellaire

La véritable histoire de la galaxie, du moins en ce qu’elle a d’intéressante, commence avec l’établissement du premier empire interstellaire recensé par les historiens, l’Empire d’Eshnunna, l’une des plus brillantes civilisations aliens qui ait existé, bien avant que l’Homme ne pose un pied sur la Lune. Vers 1500 après Jésus Christ, dans les confins de la Constellation de la Vierge, la race alien des eshnunniens atteignit un niveau de développement comparable à celui des humains dans les années 2300, et se lança, après avoir colonisé les autres corps célestes constituant son système originaire, dans une vaste exploration puis conquête spatiale, fondant ainsi un empire dont la puissance s’étendait jusque dans la Constellation de la Grande Ourse, grâce à ses implantations sur le système Lalande 21885, à celle du Cancer puisqu’elle contrôlait le système DX Cancri ou encore le système Gliese 588, de la Constellation du Loup, tandis que les humains découvraient les planètes du système solaire.

A la tête de ce puissant empire, qui atteignit son apogée vers notre dix-huitième siècle, contrôlant près d’un quart de la galaxie, se trouvait un non moins puissant empereur épaulé par une administration bureaucratique d’une efficacité redoutable. L’ensemble des territoires était administré d’une main de fer par des gouverneurs désignés discrétionnairement par ce souverain divinisé par ses sujets, qui, le plus souvent, se contentaient d’établir quelques solides colonies pour les eshnunniens chargés de protéger les territoires et les administrer, tandis que le restant des corps célestes étaient laissés à l’exploitation des quelques compagnies minières d’Etat accréditées, les populations autochtones étant quant à elles, au choix, réduites en esclavage, déportées ou exterminées. A cette époque, l’Empire connut une période de fastes inédite dans l’histoire de la galaxie.

Cependant, l’opulence de la cour impériale et de la Mère-Planète eshnunnien commença à nettement fragiliser le pouvoir de l’Empire, qui devait subir de plus en plus une féodalisation forcée de ses territoires les plus lointains par ses gouverneurs, qui cumulaient leur fonction avec celle d’Amiral de la flotte détachée pour protéger ces systèmes, ainsi que les raids incessants d’organisations criminelles aliens qui n’hésitaient pas à piller certains astéroïdes exploités par l’Empire, s’en prendre aux lignes commerciales, etc. La puissance eshnunnienne ne manqua point de se détériorer à partir des années 1850 de notre ère, tandis que les premiers mouvements sécessionnistes ne tardèrent point à apparaître dans les extrémités de l’Empire. S’ils furent rudement matés au début, c’en fut tout autrement par la suite, au fur et à mesure que le pouvoir s’effritait.

Tandis que la Terre s’entredéchirait au XXème siècle lors de deux conflits mondiaux successifs, puis une guerre froide qui marquait ses premiers pas dans son système solaire, à quelques années-lumière d’elle, c’était un conflit d’une toute autre envergure qui éclatait. En effet, dans le système LHS 3003, le Grand Amiral Quetza Lipoca, pourtant eshnunnien – comme l’intégralité de la population du système – profita de la décadence générale de l’Empire pour proclamer l’indépendance de la Fédération de Kumari Mû, rapidement suivi par ses homologues de nombreux systèmes. C’est en 1905 qu’éclata donc la Grande Guerre Civile Interstellaire, souvent appelée Guerre de Yoanoatiuh en eshnunnien, qui ravagea tout l’ouest de la galaxie, faisant près de trois milliards de morts dans l’intégralité des systèmes concernés, et en ravageant nombre d’entre eux.

A la défaite finale de l’Empire Eshnunnien, en 1958, cette face de la galaxie était métamorphosée. Nombre de systèmes auparavant inhabités, qui avaient accueilli des colons eshnunniens, avaient été désertés par les autochtones – parfois morts de faim, faute de ravitaillement –, tandis que les flottes impériales avaient été vaincues ou, après s’être rebellées, s’étaient transformées en flottes pirates parcourant la galaxie pour en piller ses innombrables systèmes. D’autres systèmes parvinrent, à l’instar de la Fédération de Kumari Mû, à se préserver et conserver leur rang, devenant des Etats indépendants. Quant aux derniers systèmes, comme celui de Wolf 424 A, ils furent les tristes proies des deux précédents, qui n’hésitèrent pas à les piller ou les laisser aux mains d’organisations criminelles avides de richesses, contraignants certains peuples, à l’instar de celui des romaniquariens en 2140, au nomadisme spatial, après deux siècles de terreur et de pillages.

L’émergence de la République terrienne et de la République congressionnelle de Mars

Alors que le plus grand empire que la galaxie n’ait jamais connu s’effondrait dans l’indifférence de dizaines de milliards d’êtres vivants doués d’intelligence, et dans l’ignorance totale des terriens – qui, de justesse, n’avaient pas été colonisés par les eshnunniens –, c’était autour de la race humaine de devenir l’un des acteurs majeurs de la colonisation spatiale. Concrètement à ces derniers assoiffés de richesses et de conquête, les humains étaient davantage mus par un solide instinct de survie car, à partir du XXIème siècle – macabrement surnommé celui de la Grande catastrophe – leur planète d’origine fut la proie de terribles cataclysmes, famines, mais aussi à des risques de guerres mondiales, et pis encore nucléaires, à répétition, causant la mort de milliards d’individus, près de cinq milliards en un siècle selon des estimations de démographes.

Avec la découverte des éléments trans-newtoniens dans les années 2130 par Abraham Schumann et les membres de la Commission Scientifique pour l'Humanité, le système solaire devint à portée de main des terriens. Dès lors, iceux en profitèrent et lancèrent rapidement de grandes missions spatiales pour exploiter les ressources des astéroïdes et des corps célestes voisins, mais aussi, finalement, pour coloniser la planète voisine qu’est Mars dès les années 2200. L’exploitation et la colonisation du système solaire ne cessa de s’accroître au fil des années, tandis que tendaient à se résorber de plus en plus les problèmes environnementaux et démographiques sur la Terre, même si les problèmes économiques persistent encore. En 2292, l’astronaute Deng Shikoku découvre l’existence des extra-terrestres, découverte qui remet en cause la vision de la place de l’homme dans l’univers, mais sans plus puisque les êtres humains vaquent à leur occupation habituelle : la guerre.

Guerre, en effet, puisqu’à partir de 2310, la jusqu’alors colonie terrienne de Mars, excédée par les demandes d’approvisionnement en ressources de la Terre, proclame son indépendance lors de la publication du Manifeste Martien et s’engage dans un conflit armé sanguinaire avec la planète bleue. En 2314, lorsqu’est signé le Traité d’Indépendance et de Coopération Mutuelle, le système solaire est partagé en deux. Outre cette conséquence géographique, Mars et la Terre se séparent politiquement et forment deux entités fondamentalement différentes. La première prône l’autoritarisme, le militarisme à outrance et l’émergence d’un homme nouveau, fondé sur son amélioration grâce aux technologies et au transhumanisme, une race humaine cyborg. La seconde reste quant à elle sur ses idéaux démocratiques, mais aussi commerciaux.

Dès lors, une véritable bataille à la colonisation se lance entre les deux grands Etats humains. La Terre s’empare dès 2320 du système Alpha Centauri tandis que Mars colonise le système Groombridge l’année suivante. Depuis ces deux systèmes, qui leur donnent respectivement assez au sud ainsi qu’à l’ouest et à l’est de la galaxie, les empires coloniaux s’agrandissent progressivement, ponctués par des sécessions pacifiques. La planète bleue s’empare ainsi en 2327 du système GJ 445, qui donnera naissance en 2385 à la République de Téthys, avec laquelle elle conserve d’excellentes relations, et notamment de forts liens économiques et culturels plus que nécessaires pour cette seconde, du fait de son emplacement guère favorable à la vie.

La Terre et Mars ne sont pas les seules à se lancer dans cette aventure. En effet, des particuliers, plutôt des aventuriers, mettent eux aussi en œuvre de grands projets d’exploration et de colonisation. C’est ainsi qu’en 2326, trois grandes compagnies minières originaires de Mars s’installent dans le système Stein 2051 pour fonder le Conglomérat Mekuun, réputé pour sa production de sorium et de divers éléments trans-newtoniens, tandis qu’en 2336, des scientifiques de la Commission fondent la Première Fondation à des années-lumière de là, dans le système reculé de Wolf 562y, pour y sauvegarder le Savoir humain.

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Message par Bureau le Mar 30 Oct 2018 - 23:24

HISTOIRE DU SYSTÈME SOLAIRE


Le XXIème siècle fut celui de tous les déboires de l’humanité, au point d’être qualifié de siècle de la Grande catastrophe, principalement marqué par de graves crises mondiales ayant manqué, à plusieurs reprises, de plonger la Terre dans un hiver nucléaire, voire de conduire l’humanité à sa propre extinction. En effet, les tensions entre les principales puissances, principalement la République populaire de Chine, les Etats-Unis et la Russie ont conduit à de nombreux esclandres voire escalades militaires, notamment entre les deux premiers sur fond de questions commerciales, et entre les deux derniers sur la question européenne, le Vieux Continent ayant été traversé par diverses crises politiques ayant menacé à plusieurs reprises la survie de l’Union européenne.

Nonobstant les grands mouvements en faveur du climat, les dirigeants politiques furent assez peu impliqués dans les enjeux, en dépit de nombreuses images marquantes de centaine de milliers de migrants climatiques fuyant la montée des eaux dans la décennie 2040, provoquée par une fonte des glaces encore plus rapide que prévu à cause de l’industrialisation massive de pays tels que l’Inde, mais également la disparition d’Etats entiers tels que Nauru ou Tuvalu. De vastes périodes de sécheresses touchèrent l’Afrique mais aussi les Etats-Unis, impliquant des incendies monumentaux dévastant des centaines de kilomètres carrés et causant d’innombrables victimes, et provoquant des vagues migratoires de plusieurs dizaine de millions d’individus, tandis que la population mondiale ne cessait de croître.

A partir de la seconde moitié du XXIème siècle, la situation dérailla véritablement. Les estimations, même les plus pessimistes, des scientifiques du début du siècle se révélèrent totalement optimistes, et le réchauffement climatique dérégla profondément l’écosystème naturelle, provoquant encore plus de catastrophes naturelles – tempêtes tropicales, sécheresses, etc. –, le paysage de nombreux territoires se métamorphosant radicalement, le sud de l’Europe tendant à se transformer en un prolongement du Sahara à l’intérieur des terres. En parallèle, de nombreux conflits éclatèrent entre les Etats pour l’accès à l’eau, de plus en plus rare, mais aussi la nourriture, en manque cruel pour subvenir aux besoins de près de dix milliards d’êtres humains.

Vers les années 2080, la catastrophe s’accentua et déboucha sur la plus grave crise jamais traversée par l’humanité. Jusqu’en 2150, ce sont près de cinq milliards d’individus qui sont morts à cause des différents conflits, des famines et de maladies qui ont secoué la Terre. Face à ce phénomène sans précédent, les différents gouvernements se sont retrouvés si impuissants qu’ils finirent par être dépossédés de leur pouvoir par la Commission Scientifique pour l'Humanité d’Abraham Schumann, solidement épaulé par les forces militaires, pour, après la découverte des ETN, tenter de redresser la situation de la Terre à partir des années 2130, au plus grand profit de l’humanité qui parvint, au fil des décennies, à se redresser progressivement.

En parallèle de ce redressement, l’exploitation des ressources extra-terrestres permit une reprise de l’activité économique, principalement soutenue par différents groupes miniers fondés par les grandes fortunes de l’époque, qui reprirent par ailleurs les projets de colonisation du système solaire afin de trouver de nouveaux lieux où s’implanter pour échapper à la misère sur Terre. Le gouvernement terrien profita de cette manne financière pour financer, grâce aux impôts sur ces entreprises hégémoniques, un revenu de base à tous les nécessiteux, les fainéants et ceux qui ne sont rien, c’est-à-dire une très large majorité de la population humaine, désintéressée de toute activité économique.

L’exploitation des lunes du système solaire, et de certaines planètes, a nécessairement conduit à se poser la question de la colonisation de certains de ces corps célestes du système. Assez naturellement, Mars fut la cible des premiers projets coloniaux menés par certaines des grandes compagnies minières exploitant depuis plusieurs décennies la planète. Les premières villes-dômes apparurent rapidement, tandis qu’un projet de terraformation de la planète était développé par leurs chercheurs. Les années 2200 furent celles de la colonisation de la planète rouge, et de son développement intensif par ces sociétés, rapidement rejoints par des humains en quête d’une vie meilleure ou de simples aventuriers. La population martienne ne tarda point à s’accroître au fil des années, tout comme sur certaines lunes où furent construites des villes-dômes parfois autosuffisantes.

En 2292, un évènement majeur bouleversa la vision de l’univers qu’avait l’humanité, au moins autant que le « don de Dieu » que représente la découverte des éléments trans-newtoniens. En effet, un astronaute de l’ONU, Deng Shikoku, annonça, après une mission d’exploration de la sonde Elsass Frei, la découverte de la première race alien dans le système Ross 154, qu’il rallia quelques années plus tard pour y étudier les civilisations locales et les faire connaître au reste de l’humanité dans un ouvrage incontournable que sont ses Etudes anthropologiques de sociétés primitives extra-terrestres de la planète Nergal et analyse de leur système juridique embryonnaire, dans lequel il écrivit notamment que « Notre rapport à l’Altérité, non plus au sens de l’autre humain, mais véritablement d’une autre espèce douée d’intelligence extra-terrestre, doit être totalement repensé et être fondé sur la tolérance envers ces races moins évoluées que la nôtre. »

Malgré cette découverte fondamentale, suivie de nouvelles dans les années suivantes, l’humanité préféra se concentrer sur de basses considérations mercantiles. L’évolution de Mars, et notamment de l’idéologie de ses habitants, autrefois fondée sur la solidarité avec la Terre, vers un certain mépris pour les terriens, qui vivent principalement d’une aide généralisée d’Etat financée par les bénéfices des grands complexes miniers, a envenimé les relations entre les deux planètes au point de provoquer en 2310 la guerre d’indépendance martienne, faisant suite au Manifeste Martien, réponse cinglante d’une planète épuisée des exigences terriennes en ressources pour subvenir aux besoins de la Terre.

A la signature du Traité d’Indépendance et de Coopération Mutuelle de 2314, marquant la fin de la guerre, tout avait changé dans le système solaire, désormais militarisé et soumis aux tensions entre la Terre et Mars. Pis encore, la guerre avait parachevé le changement idéologique de Mars, dont les grandes sociétés minières finançaient désormais la terraformation totale de la planète, au lieu de se contenter de simples villes-dômes, grâce à des technologiques innovantes, tout en théorisant l’augmentation de l’homme par le transhumanisme afin de développer une nouvelle race, les cyborgs, humains augmentés grâce aux nouvelles technologies. Depuis lors, la planète sombra dans l’autoritarisme et le militarisme, et une volonté infaillible de domination, tout en souhaitant devenir l’Eden de l’univers.

Le Traité d’Indépendance et de Coopération Mutuelle marqua également le partage du système solaire entre les deux planètes. Ainsi, la Terre était reconnue souveraine sur Cérès, Jupiter, Pluton et Uranus et leurs anneaux et satellites respectifs, tandis que Mars obtenait Mercure, Neptune, Saturne, Vénus et leurs corps célestes rattachés. L’exploitation de ces corps permit d’accélérer l’exploration spatiale, et par extension la colonisation, puisque le XXIVème siècle fut celui des missions d’explorations menées dans nombre de systèmes de plus en plus éloignés du notre, ainsi que de son peuplement par les êtres humains, qui doivent dans de nombreux cas cohabiter avec des civilisations extraterrestres. Ces nouvelles colonies prirent rapidement leur indépendance, même si elles restent généralement proches de leur ancienne planète mère, et par extension des planètes colonisées par celle-ci.
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