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Message par Thalassin le Dim 9 Déc 2018 - 12:50

CCCP - Союз Советских Социалистических Республик
URSS - Union des Républiques Socialistes Soviétiques





Informations

Capitale : Moscou
Secrétaire général du Comité central du PCUS : Joseph Staline
Président du Conseil des ministres d'URSS : Joseph Staline
Républiques socialistes soviétiques (16) :

  • RSS d'Arménie
  • RSS d'Azerbaïdjan
  • RSS de Biélorussie
  • RSS carélo-finnoise
  • RSS d'Estonie
  • RSS de Géorgie
  • RSS kazakhe
  • RSS kirghize
  • RSS de Lettonie
  • RSS de Lituanie
  • RSS de Moldavie
  • RSFSR de Russie
  • RSS du Tadjikistan
  • RSS du Turkménistan
  • RSS d'Ukraine
  • RSS d'Ouzbékistan
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Re: [√] Союз Советских Социалистических Республик

Message par Bureau le Dim 9 Déc 2018 - 18:58

Fiche validée, sous réserve de la finir d'ici une semaine.
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Message par Jhe le Lun 10 Déc 2018 - 22:16

:globe: Union des Républiques Socialistes Soviétiques :globe:


En ce début d’année 1947 l’URSS constitue plus que jamais un pôle majeur de l’ordre mondial. Après avoir frôlé l’effondrement en 1941, le « paradis du socialisme » contrôle désormais un espace s’étendant de l’est de l’Allemagne à l’océan Pacifique, sans compter la force grandissante des mouvements communistes dans de nombreux pays dont la Chine. Le pays n’en reste pas moins plongé dans de graves difficultés. Des dizaines de millions de soviétiques sont morts durant la Grande Guerre Patriotique et des régions entières du pays sont littéralement dévastées (25 millions de sans abris…). Selon les estimations la valeur des destructions se montent à 700 milliards de roubles (cinq fois et demi le revenu national de 1940).

Les citoyens soviétiques n'ont pas manqué de réaffirmer leur attachement à Staline en ce trentième anniversaire de la Révolution


Face à la situation, le petit père des peuples décide dès 1945-1946 de revenir au système économique et au modèle de développement d’avant guerre. Le IV ème Plan, dit de Reconstruction, adopté en mars de l’année précédente par le Soviet Suprême fixe ainsi des objectifs de croissance élevés et de grands objectifs (plus réalistes toutefois que dans les années 1930). Les bonnes vieilles méthodes des années 1930 sont ainsi ressorties du placard et de grands investissements sont lancés tout azimuts. Alors que l’application du Plan ne fait que commencer, la situation reste toutefois bien souvent dramatique et le niveau de vie extrêmement faible. La propagande insiste donc logiquement sur quelques mauvais responsables locaux empêchant la bonne mise en œuvre du Plan, l’ampleur de la tâche à relever tandis que l’arsenal répressif et l’exaltation du travailleur soviétique refont surface. Des mesures visant à fixer les travailleurs sur le lieu de travail, complétant celles de 1946 sont ainsi prises tandis que la propagande continue sa grande campagne stakhanoviste mettant en avant l’ouvrier Filippov, « poseur de brique » modèle engagé dans la reconstruction des villes dévastées.

Staline entend donc bel et bien poursuivre son œuvre interrompue en 1941 par l’invasion allemande. Sur le front agricole la situation est encore pire. Un million de personnes sont mortes l’année passée de la famine qui a ravagée certaines régions (causée par la désorganisation du pays, la sécheresse et la décision d’exporter bon nombre de produits agricoles). Bien entendu la catastrophe est passée sous silence. Les discours officiels annoncent seulement que le rationnement doit être reporté du fait de « retard dans la campagne de collecte » et de l’égoïsme de certains paysans employant toute leur énergie à exploiter leur lopin et non à contribuer à la production des kolkhozes. En ce début d’année 1947 la Pravda révèle en conséquence que l’une des priorités de l’année sera la lutte contre les mauvais kolkhoziens mettant en péril l’édification de l’idéal socialiste et la reconstruction du pays.
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Message par Thalassin le Jeu 13 Déc 2018 - 7:04

:globe: Union des Républiques Socialistes Soviétiques :globe:





    Les efforts de la reconstruction de l’Union Soviétique après les dégâts provoqués par l’hydre nazie lors de la peste brune doivent continuer, et continuent sous la bienveillance rayonnante du camarade Staline qui illumine chaque jour les actions des camarades du parti. Parmi ces territoires blessés par la baïonnette allemande tâchée du sang des innocents, on compte l’ensemble des États baltes, dont la reconstruction a été prise en compte par le GOSPLAN.


    Dans ce cadre, et afin de ne pas rester dans l’immobilisme, les plans de reconstruction seront doublés de deux axes de production, décidés lors d’une réunion entre le camarade Joseph Staline, divers ministres, les dirigeants du GOSPLAN, ainsi que les dirigeants des partis communistes de Lettonie, Lituanie et Estonie. La première décision concerne l’agriculture. Stoppée net par la guerre, la transformation des exploitations agricoles des trois RSS afin d’atteindre la collectivisation doit reprendre, et à ce sujet le camarade Staline a été parfaitement clair : la reconstruction ne peut se faire que sans les koulaks. Collectiviser, encore, toujours ! Voilà comment ont été invités à penser les autorités baltes, alors qu’une date a été fixée : les efforts de collectivisation des terres auront repris d’ici la mi-1948 au plus tard.

   L’autre grand axe du développement balte est la décision des pontes du Gosplan de développer l’industrie des biens de consommation construits à partir de bois dans l’ensemble des républiques baltes, bien qu’en continuant de favoriser l’industrie lourde dans les grands centres urbains. L’implantation de scieries et d’usines de transformation du bois dans les villes petites à moyennes de Lettonie, Lituanie et Estonie s’accompagne par conséquent de grands projets d’aménagement des forêts baltes et de mise en place de nombreux camps de bûcherons, qui disposeront si besoin d’une main d’œuvre russe qui sera autorisée à se rendre sur place.
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Message par Jhe le Ven 14 Déc 2018 - 23:06

:globe: Union des Républiques Socialistes Soviétiques :globe:





Dans un article paru dans la Pravda, le camarade Staline a salué la victoire des « forces populaires » aux élections libres organisées en Pologne selon les accords conclus à la fin de la guerre. Le petit père des peuples a rappelé que cette victoire constitue une opportunité historique pour les ouvriers et paysans polonais. Attention à ne pas se perdre dans la division a toutefois avertit le secrétaire général soviétique qui a appelé de ses vœux la formation d’un front unitaire démocratique et populaire en Pologne. Les Polonais pourront en tout cas compter sur l’aide fraternelle de l’Union Soviétique afin d’établir une société plus juste.

Au plan intérieur, alors que le milieu de l’année approche, il est déjà clair que les objectifs du Plan quinquennal de 1946 ne pourront pas être tous atteints vu les résultats jusque là. Les mauvaises récoltes dues à la sécheresse ont eu des conséquences catastrophiques, la main d’œuvre est épuisée et les machines sont usées par l’utilisation intensive durant les années de conflit. Malgré tout, le petit père des peuples garde ses objectifs en tête : progression de l’agriculture, reconstruction du pays, développement de toutes les Républiques, programme de grands travaux, le tout devant permettre à l’URSS de rattraper voire de dépasser les grandes économies capitalistes au niveau industriel.

Ainsi, malgré les déconvenues et les difficultés (passées sous silence par les autorités qui louent la perfection du Plan en cours), l’effort sur le terrain n’en reste pas moins considérable au vu de l’état du pays. Près de 90 % des investissement passent dans l’industrie lourde et le réseau ferré soviétique et partout chantiers et entreprises de reconstructions sont à l’œuvre. Dans ce domaine les résultats sont d’ores et déjà positifs et la croissance réelle (les secteurs de la production de houille, d’acier, de fonte, de pétrole et d’électricité reçoivent en priorité les investissements), d’autant plus que la reconstruction progresse bon train. Partout l’ouvrier est de plus encouragé à dépasser ses objectifs dans le cadre d’un néo stakhanovisme appelant à l’émulation socialiste. De grands travaux visant à la construction de nouvelles infrastructures sont en outre en cours dans le pays (avec la participation de milliers de déportés du Goulag) comme le canal Lénine, reliant le Don à la Volga, ou encore un canal d’irrigation du Turkménistan de l’Amou-Daria à la mer Caspienne. Dans cet effort de modernisation du pays les chantiers de construction de grandes centrales hydroélectriques sont également lancés. Toutes ces réalisation sont bien entendu largement mise en avant par la presse officielle qui vante les bienfaits et les réussites de la reconstruction socialiste.

Si des résultats quantitatifs importants sont atteints, le modèle n’en reste pas moins clairement déséquilibré. Les investissements sont démultipliés et relativement désordonnés, certains sont utilisés dans des projets chimériques qui ne seront sans doute jamais terminés et ces dépenses massives entraînent une inflation rampante. Parallèlement le niveau de vie reste très bas et les pénuries de biens élémentaires restent monnaie courante du fait d’un sous investissement dans les industries de biens de consommation et des difficultés du monde rural. Comme dans les années 1930 de nombreux travailleurs inexpérimentés des campagnes viennent grossir le peuple ouvrier des villes et des zones industrielles. En résulte de nombreux problèmes de formation et d’encadrement de la main d’œuvre aboutissant à des gains de productivité nulle ou très faibles du fait de cette politique de croissance uniquement extensive (la hausse de la production ne passant que par une croissance de la main d’œuvre et des machines).

Malgré tout, Staline, comme dans les années 1930, maintient le cap : l’URSS doit s’industrialiser, sans cela elle restera vulnérable face aux pays capitalistes : en attendant le peuple et l’intendance suivront ! De toute manière aucune alternative au sein du Parti à la ligne stalinienne n’existe, bien entendu.


La paysannerie paie à nouveau le prix fort : les prix d’achat de l’État pour les produits agricoles ne cessent de chuter et la situation économique et financière des kolkhozes ne cesse de se dégrader. Le Parti n’en a toutefois que faire et la répression est la seule réponse apportée. La remise en question du modèle collectiviste hérité des années 1930 est hors de question, à l’inverse celui ci est instauré ou réinstauré avec une grande brutalité à l’ouest de l’URSS dans les régions en cours de soviétisation intensive (Pays Baltes, Pologne orientale, Bessarabie, Moldavie, Ukraine occidentale etc) où des campagnes de collectivisation intensives sont prévues. Au plus haut sommet du pouvoir l’ordre est déjà clair : ces régions devront être purgées de tout élément pouvant menacer le régime socialiste (« nationalistes », « éléments socialement étrangers »...). Opposants réels ou supposés à la soviétisation et à la collectivisation devront donc être traités avec la plus grande fermeté. Des plans prévoyant la déportation de plusieurs centaines de milliers de Baltes sont d’ailleurs d’ores et déjà en préparation par les services du MGB.

Hors des frontières nationales, des purges devront également être menées dans les pays d’Europe de l’Est en voie de satellisation.Pour l’heure, ceux ci sont pleinement mis à contribution dans la reconstruction nationale. La phase de « pillage » au sens littéral (démontage des usines, prélèvement du matériel etc) est ainsi sur le point de s’achever dans l’est de l’Allemagne au profit d’une politique plus « douce » passant par la mise en place d’entreprises mixtes au profit des Soviétiques. Ces entreprises sont déjà en place en Hongrie, Roumanie et Bulgarie (pays ex-ennemis livrant depuis 1945 un tribut énorme à l’URSS, souvent en marchandises, et devant entretenir les forces d’occupation). Elles consistent en des entreprises dans lesquels les soviétiques apportent le matériel, la plupart du temps saisi en Allemagne, et le pays associé des réparations de guerre (souvent en nature donc). Des pans entiers des économies nationales passent ainsi sous contrôle du bienveillant grand frère.

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Message par Jhe le Lun 17 Déc 2018 - 21:32

:globe: Union des Républiques Socialistes Soviétiques :globe:




Prise de parole du camarade Staline devant le plenum du Comité Central au sujet des propositions américaines de reconstruction de l’Europe :

Pour la première fois depuis longtemps, le Comité Central du PCUS s’est réuni en plenum à Moscou. La réunion sur ordre de Staline, qui ignore quasi totalement les instances collégiales du Parti depuis 1945, de cette assemblée et l’annonce d’un discours du secrétaire général signifie à coup sûr que le Génial Généralissime a de grandes choses à annoncer. Après plusieurs jours de débat sur de multiples sujets nationaux, le discours tant attendu du Guide s’est finalement tenu devant une assemblée qui a applaudi pendant pas moins de dix minutes le Maréchal.

Discours du Maréchal Staline


Après un interminable propos préliminaire dans lequel le secrétaire général a dressé les louanges du système socialiste ainsi que les succès du Plan et du modèle de développement soviétique, la première annonce d’importance du Guide a été de promettre la levée à la fin de l’année du strict rationnement, notamment alimentaire, en vigueur depuis l’invasion allemande de 1941. Cette mise en exergue des succès de modèle socialiste et de l’accomplissement du Plan au-delà des espérances, a été l’occasion pour Staline d’annoncer que l’Union Soviétique refusait catégoriquement la proposition américaine.

« L’URSS n’a nullement besoin de l’argent sale du capitalisme américain pour se reconstruire, le labeur de son peuple suffira et les spectaculaires accomplissements du Plan le montrent sans conteste. Du reste, accepter cet argent c’est se jeter dans les griffes d’une finance inhumaine et dans la soumission à un impérialisme déguisé dont l’argent et la prétendue organisation européenne de coopération économique seront le cheval de Troie. ».

Le secrétaire général du PCUS a ensuite déclaré que l’acception du plan américain était contraire à toute mise en œuvre d’une politique socialiste et mis en avant les « pays libres d’Europe ayant refusé le piège tendu par l’impérialisme américain ».


Prolétaire soviétique refusant l'argent sale du capitalisme américain : son intérêt réside dans le développement du socialisme non dans la soumission à l'impérialisme !


A l’issue de son discours, retransmis en direct par la Radio de Moscou et dont la Pravda et l’agence Tass diffusent immédiatement des transcriptions, le petit père des peuples a vite quitté l’assemblée sous les applaudissements et est retourné s’enfermer dans sa datcha sous bonne garde. Aucune mention de l’acceptation par la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Pologne du plan Marshall.

Rentré dans ses appartements, Staline s’est tout de suite remis au travail avec ses plus proches collaborateurs afin d’entériner la décision qui avait déjà été prise par le secrétaire général : forcer la main des pays récalcitrants ayant décidé d’accepter les prêts américains.

Une missive du gouvernement soviétique est ainsi rapidement transmise aux représentants civils et militaires soviétiques présents en Hongrie, en Tchécoslovaquie et en Pologne ainsi qu’aux gouvernements de ces pays. La présence sur leur sol de l’Armée Rouge y est rappelé : si les gouvernements décident de mener une politique anti-populaire a base de subsides américains et de soumission à l’impérialisme, l’URSS prendra, avec le concours des forces démocratiques et populaires locales, ses responsabilités pour favoriser le développement harmonieux et la marche vers le progrès des pays en question.

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