[√] Royaume de Grèce / Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος

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[√] Royaume de Grèce / Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος

Message par Prishayev le Lun 10 Déc 2018 - 15:51



Royaume de Grèce / Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος






Hymne National Hellénique.


Contexte et Généralités



  • La Grèce éternelle, héritage de milliers d’années d’histoire ainsi que de héros et martyr victorieux, chancelle. La Grèce est mourante, fin 1944 la « Grande Famine » cesse mais les conditions demeurent terribles pour les hommes de la nation hellénique, acculée, occupée et pillée elle a vécu l’humiliation et la défaite à deux reprises en l’espace de vingt ans. Contre les turcs Kémalistes et contre les allemands et leurs alliés italiens. La gloire des grecs, celle d’avoir apporté la lumière des sciences et de la culture antique au monde semble bien lointaine.

    La Grèce moderne, se référant à la Grèce antique, l’Empire d’Alexandre et ses conquêtes, ses successeurs hellénistiques et leur grandeur témoignaient en leur temps d’une incroyable vivacité, égale à la puissance d’Athènes avant qu’elle soit abattue par sa rivale Spartiate. Mais la Grèce moderne puise également dans un autre monde, celui de la romanité, pour s’armer et croire en un avenir meilleur. Etat tampon à la frontière des barbares, l’Empire Romain Oriental connu sous le nom de « Byzantin » a défendu les marches du monde chrétien pendant mille ans. Chaque année durant il a encaissé autant qu’il le pouvait les assauts de ses ennemis musulmans, païens et les invasions germaniques puis normandes. Successivement ou coalisées, les armées du monde des ténèbres ont fait succomber, coup après coup, l’Empire des Romains. L’ultime souffle de l’Empereur Constantin XI, livré chèrement l’épée à la main, témoigne des derniers feux du phare de l’humanité. Mais ses braises brûlent d’un feu ardant et après une longue occupation turque la Grèce émerge pourtant en 1821 et dans un esprit conquérant elle emporte tout sur son passage jusqu’à la tragique campagne d’Asie, mettant fin à son idéal de reconquête et la plongeant dans une crise politique majeur. La monarchie est abandonnée à la suite de la défaite face aux turcs et la République est proclamée. Venizélos, le père de la nation lui-même, ne parvient pas à barrer la route aux militaires, ceux-ci s’emparent du pouvoir Athénien alors chancelant en 1936 et proclament le retour de la monarchie. La guerre et son héroïsme de masse condamne pourtant les grecs à l’occupation de l’Axe. Face à cette occupation, les résistants, principalement communistes, forment leurs rangs et dans le sillon du retrait Allemand c’est un pays qui se libère de lui-même, la Grèce est-elle sauvée ?

    La guerre civile est entamée par les communistes dès 1946 après l'échec électoral portant sur le retour du Roi Georges II, les partis hostiles aux communistes se liguent autour de personnalités de droite radicale, l’armée est le pantin de la Grande Bretagne a qui la Grèce doit une part de ses morts lors de la « Grande Famine », témoin d’une guerre nouvelle, la Grèce plonge dans les ténèbres … annonçant avec sa terrible expérience de la guerre mondiale le conflit qui la suit, la « Guerre Froide » !




  • Monarque : Paul 1er.
    Premier Ministre : Sophoklis Venizélos (Vénizéliste).
    Type de régime : Monarchie Parlementaire.
    Population : 7 529 000 habitants.
    Religion d'Etat : Christianisme Orthodoxe.
    Capitale : Athènes.
    Monnaie : Drachme.
    PIB : 13 272 millions de dollars Geary-Khamis (1990).
    Croissance (1946-1947) : 22,5%.
    Source 1 : PIB.


Diplomatie


  • Résumé des actions diplomatiques : A venir.

    Membre des organisations internationales suivantes : Organisation des Nations Unies.

    Favorable Royaume de Grande Bretagne, Etats-Unis d'Amérique, République Française.

    Neutre : Reste du monde.

    Hostile : Union des Républiques Socialistes Soviétiques, République Fédérative Socialiste de Yougoslavie, République Populaire de Bulgarie, République populaire socialiste d'Albanie, République de Turquie.


Forces armées Helléniques



  • Effectif : 150 000 hommes.
    Source des effectifs matériels de l'aviation : Avions.
    Source des effectifs matériels de la flotte : Navires.



Armée Hellénique




Liste des équipements de l'armée de terre :
Equipement individuel et collectif : BAR, M1 Garand, Bren, Sten, Thompson, M3, Lee-Enfield, Sprienfield 1903.
Artillerie : M105 M2 (105mm), 105 M3 (105mm), M114 M1 (155mm).
Véhicules blindés : Inconnu.


Marine Hellénique




Liste des navires de combat en service :
Destroyers de classe Hunt : Adrias (D06), Kriti (L84), Pindos (L65), Kanaris (L53), Miaoulis (L91), Themistoklis (L51), Aigaion (L95).
Sous-marins de classe U :  Xitias (Y-10), Amfitriti (Y-11).


Armée de l'air Hellénique




Liste des avions de chasse :
Chasseur Spitfire MKVB/VC : 107 unités.
Chasseur Spitfire MK IX LF/HF : 121 unités.

Liste des avions de liaison et reconnaissance :
Avion de liaison T-6 Texan : 24 unités.
Avion de liaison Stinson L-5 Sentinel : 1 unité.
Avion de reconnaissance Vickers Wellington MK XIII : 19 unités.





Dernière édition par Prishayev le Lun 17 Déc 2018 - 10:27, édité 3 fois
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Re: [√] Royaume de Grèce / Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος

Message par Bureau le Mar 11 Déc 2018 - 20:45

Fiche validée.
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Re: [√] Royaume de Grèce / Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος

Message par Prishayev le Jeu 13 Déc 2018 - 9:22



Royaume de Grèce / Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος




Affaires Intérieures




Paul 1er, Roi des Hellènes.


Georges II se meurt dans une certaine indifférence, habitant un Palais pillé du temps de l’occupation germanique il rumine un échec à l’échelle d’un règne sans saveur. Il rend son dernier souffle le 1er Avril 1947 et soulage ainsi bien des politiciens de Grèce qui n’attendaient que ce jour pour se presser autour de sa dépouille dans un théâtre d’hypocrisie qui n’a d’égal que la situation tragique du pays. Divisée et ruinée, la terre des grecs, réduite à sa portion la plus faible depuis les années vingt, s’engouffre dans les abysses de la guerre civile. L’effort de la réunion des principales forces politiques est la principale tâche d’un nouveau Roi des Hellènes, Paul 1er. Il a pour lui une meilleure ou une moins pire image que celle laissée par Georges II mais doit s’appuyer sur un monde politique divisé entre sociaux-libéraux et conservateurs, entre les deux il fait appel aux Vénizélistes menés par le radical Themistoklis Sofoulis qui devient Premier Ministre de Grèce en mars 1947.

L’accord trouvé avec le nouveau Roi est saisissant, Sofoulis qui promettait la paix à tout prix aux précédentes élections doit désormais endosser le rôle de véritable « Chef de Guerre » au service du Roi. Il a pour mandat de vaincre les communistes et de reconstruire un Etat sur la base des idées alors en vogue en Grèce et qui sont les siennes. Son programme gouvernemental et notamment son volet économique apporte les premières réponses à un pays divisé et tenté par le communisme triomphant. Considérant que la cause communiste d’une majorité de ses sujets séditieux est avant tout une remise en cause sociale issue des revendications de progrès foulées aux pieds par Georges II, Paul 1er entame dans une certaine continuité les « innovations » du précédent grand ministre de Georges II, Ioannis Metaxás.

En premier lieu, Paul 1er tente de respecter et solidifier par son attitude les institutions mises ne place en 1946 en confiant ses lois à son Premier Ministre qui lui-même doit présenter et faire voter les lois et prolonger les décrets royaux édictés. Le premier cas qui se présente est économique : la Grèce se trouve en pénurie de terres cultivées et irriguées, le territoire est dévasté et les infrastructures étant inopérantes il est impossible de dégager et commercialiser des excédents agricoles. Pour rénover la politique économique grecque, le Premier Ministre élabore une réforme agraire afin de centraliser les terres helléniques autour de propriétés collectives, faute de riches propriétaires. Les coopératives doivent concentrer dans des propriétés moyennes le gros de la surface agricole cultivée, pour ce faire trois leviers sont mis en place. La création et le ralliement à une coopérative exempte d’impôts pendant quatre ans, la coopérative elle-même est sous imposée (de l’ordre de la moitié d’une propriété familiale). L’achat d’équipements agricoles est soutenu par un crédit public qui accorde des taux et des échéances fort généreuses. La mise en valeur du territoire est soutenue par la rationalisation des productions : le coton n’est plus cultivable en Grèce, il est obligatoirement remplacé par une friche pendant trois ans puis une culture libre excluant le coton par la suite. La motivation de cette décision est la dépense pharamineuse d’eau qui, bien que manquant cruellement aux activités majoritaires de l’agriculture hellénique, se trouve concentrée dans des sites de production de coton au demeurant sur-consommateur de cette ressource.

Ensuite, il convient de remettre en état les infrastructures, le réseau routier ayant été laissé à l’abandon et le réseau ferroviaire dévasté successivement par la guerre mondiale puis civile et ses attentats. Le logement, abandonné pendant une demi-décennie, laisse le peuple dans les rues et les bidonvilles. A titre temporaire et pour soutenir la relance de la construction navale, une prime à la construction de navires de transport de fret et de personnes est lancée. Elevée, elle vise à écourter la rentabilisation des navires construits sous réserve de critères de production avec un quota de pièces produites en Grèce. Le transport maritime est privilégié au transport ferroviaire car pour le moment aucun axe ferroviaire n’est ni totalement opérationnel ni sur pour ses passagers et ses marchandises. A côté des transports, les carrières du Péloponnèse sont sollicitées pour reprendre leurs activités. Moyennant de gros volumes achetés en diverses pierres de construction le secteur va reprendre rapidement. Les pierres servent à construire et le gouvernement, sous l’impulsion du Roi, veut entreprendre une rénovation du logement, aussi bien qualitativement que quantitativement. Il veut remettre en route les grands travaux d’urbanisme qui draineront le secteur de l’industrie lourde alors embryonnaire et plus généralement le secteur du bâtiment et des travaux publics. Thessalonique, ville isolée par les communistes, va voir sa population croître par l’afflux de réfugiés et de déportés revenant des territoires repris ou vidés aux dépends des communistes. Il est clair que pour le moment un demi-million de citoyens ne vivent pas sous un toit, soit-il fait de taule. Athènes ne sera pas privilégiée puisque largement engorgée par les réfugiés elle sera en réalité vidée d’une partie de ces derniers. Il faudrait environ 100 000 logements neufs et le double de logements rénovés pour atteindre l’objectif ambitieux de fin des sans-logis et mal-logés. C’est donc 40 000 logements qui seront construits sur un modèle qualitatif (néo-classique) et 80 000 logements rénovés qui vont émerger sous trois ans. Cet objectif pharaonique est aussi phare qu’onéreux, mais il redémarre à lui seul des pans entiers de l’économie et permet de restaurer les filières désorganisées par la guerre, d’offrir un emploi, même temporaire, aux plus humbles. C’est ainsi que le gouvernement de monsieur Sofoulis conçoit la réduction de la pauvreté généralisée du peuple grec et ceci à court terme.

Enfin, pour restaurer la confiance dans l’Etat et sa monarchie, le gouvernement de Themistoklis Sofoulis tente de libéraliser la politique de l’Etat au sujet des syndicats, ces derniers ayant été centralisés et dirigés par la volonté de Ioannis Metaxás à la fin des années trente et jusqu’à l’occupation. Sofoulis parvient à obtenir un consensus au parlement au sujet des syndicats ouvriers et agrariens qui se voient restaurés et liés à des branches. Ces syndicats doivent faire remonter et négocier les aspirations des citoyens, confrontés qu’ils seront aux réalités financières d’un Etat lourdement impacté par la guerre civile. Le droit syndical, largement bafoué par le passé, est réaffirmé. Véritable soupape de la colère populaire, le projet du Premier Ministre, porté par son espoir d’une société à la fois ralliée à la cause loyaliste et apaisée, attend des résultats de la première réunion alliant à une même table syndicats patronaux, ouvriers, agrariens et le gouvernement du Roi à Athènes le 4 Juin 1947.


Affaires Extérieures


Bulgarie : Le gouvernement grec adresse lui aussi une note à Sofia. Le choix d’avoir abattu sans sommation un appareil de la République Hellénique consiste en un incident militaire à mettre à charge de l’Etat Bulgare qui, seul, a eu le choix des armes. Athènes ne prendra donc d’autre responsabilité que celle qui convient à la situation en exigeant de l’Etat Bulgare qu’il rende le corps du pilote du Spitfire abattu.

Royaume-Uni : L’Etat Hellénique, happé par la guerre civile lancée par les communistes, prend acte de sa situation militaire et demande à son allié historique, le Royaume-Uni, une aide matérielle et logistique afin de renforcer l’armée hellénique. Le gouvernement Vénizéliste ayant donné à son ambassade à Londres carte blanche pour obtenir des vivres pour sa population, des ratios pour ses combattants, des munitions et des armes légères de surplus et une flotte de 90 Mosquito B.MK. XVI (bombardier rapide), 30 Mosquito NF MK.30 (chasseur nocturne) et 20 Mosquito MK.III (entraînement) tous de surplus. Ces armements, dédiés au contrôle de l’espace aérien hellénique et surtout à l’attaque au sol sont autant d’armes pour la survie de l’Etat loyaliste face à des menaces qui pèsent sur son intégrité, qu’elles soient intérieures ou extérieures.

Etats-Unis d’Amérique : Le gouvernement hellénique se trouve dans une situation complexe, la guerre civile grecque s'étend ! Aux promesses de fonds liés au « Plan Marshall » l’Etat hellénique fait une demande officieuse d’aide matérielle, logistique, de compétences et même et financière supplémentaire de la part de Washington. Matériellement, l’aide serait spécifiquement aérienne avec l’envoi de 80 DC-3 (transport) et de 2500 camions universels GMC CCKW (transport). D'un point de vue logistique, il serait question d’assurer le ravitaillement en carburant et en vivres d’une partie des troupes helléniques, de pourvoir aux besoins même temporaires de la population hellénique en blé et en viande. Du point de vue des compétences, l’armée hellénique souhaite à corps et à cris obtenir des conseillers militaires et des pilotes confirmés américains, aptes qu’ils seraient à renforcer le corps formateur de l’armée des grecs. Enfin, Athènes demande la possibilité d’ajouter au « Plan Marshall » un total de 50 millions de dollars engagés chaque année dans le financement du renforcement de l’armée hellénique.


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Re: [√] Royaume de Grèce / Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος

Message par Prishayev le Lun 17 Déc 2018 - 10:26



Royaume de Grèce / Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος




Général


Le Premier Ministre de Grèce se trouve en réelle difficulté. L’échec de la tentative gouvernementale de réunir les syndicats exige du Roi et de ses soutiens des actions fortes pour contrer l’affaiblissement de la position de la monarchie dans le spectre politique. Sofoulis, à peine nommé à la fin Janvier, est remplacé par l’influent Sophoklis Venizélos. Dirigeant prestigieux, apport de poids au pouvoir et bien plus acquis à l’idée de mener à son terme la guerre civile. Il a également l’avantage d’être un allié des sociaux-démocrates et radicaux qui gravitent autour de l’appareil « centriste » Vénizéliste, un attrape-tout fort efficace qui ne l’empêche pas de posséder une autre base, sociale-libérale, qui pourvoit une partie notable de son Parti. Venizélos dit « le Jeune » entame donc naturellement sa première action gouvernementale, qui lui est permise par un Roi affaiblit, par une reprise de ce qui a tantôt avait fait la force de sa dynastie politique à savoir le renforcement de l’armée Hellénique alors aux prises avec les communistes. De même soutient-il la position des militaires, de même soutient-il le nationalisme grec et avance dans ses allocutions une politique modernisatrice et sociale sinon démagogue de la société.



Sophoklis Venizélos, Premier Ministre de Grèce.


Accueillant avec joie l’offre de prêts à l’Etat Hellénique de la part des Etats-Unis d’Amérique, le Premier Ministre en fait son arme de bataille, ces quelques 628 millions de dollars son va-tout. Il comprend fort bien la situation catastrophique de ses électeurs et pour répondre à leur malheur n’hésite pas à puiser dans les « vieilles recettes » pour relever le pays. En premier lieu, en accédant au « Plan Marshall », l’Etat Hellénique obtient également la subvention annuelle de l’Etat Américain de 50 millions de dollars en vue de défendre son territoire face aux agressions communistes. Une aide précieuse, le budget de la guerre étant antérieurement fixé à seulement 29,5 millions de dollars ! De ce fait, il est réévalué et porté à 80 millions de dollars pour l’année 1947. Ceci permet de procéder à des achats de denrées alimentaires pour les troupes, des munitions de tous calibres et des pièces de rechange, payer régulièrement la troupe et ainsi augmenter son moral pour 9 millions de dollars par an. Mais ce n’est pas tout. Les achats peuvent commencer avec une commande de 36 A-26C « Invader » (pour 9 millions de dollars) ainsi que de 24 C-54A et 6 MC-54A pour 4,5 millions de dollars aux Etats-Unis d’Amérique. Un total de 30 000 fusils d’infanterie M1 Garand et 10 000 fusils mitrailleurs BAR sont également commandés afin d’équiper les troupes de première ligne et uniformiser les calibres en service, retirant les armes diverses du second conflit mondial dans les unités de milice. La somme de 3,4 millions de dollars pourvoit à cette avant-dernière commande. Enfin, il est nécessaire d’acquérir des surplus de munitions de la seconde guerre mondiale, un budget de 6,5 millions de dollars est affecté cette année au réapprovisionnement des dépôts de l’armée sur la base des excédents de l’industrie et de l’armée américaine. Le montant final des commandes de matériels porte le budget d’acquisition de l’armée Hellénique à 23,4 millions de dollars. Cependant, l’Etat Hellénique, en la personne de son ambassadeur à Washington, sonde la possibilité d’obtenir tout ou partie de ces matériels soit à crédit et à prix cassé soit sous forme de dons. Sur le même thème, celui de l’armement, le gouvernement du Roi accepte les termes du Royaume-Uni concernant les demandes formulées précédemment par l’Etat Hellénique.

En parallèle, le Premier Ministre Venizélos fonde le « Ministère au Plan et à la Reconstruction ». Nouveau en apparence, ce ministère n’est en réalité que le produit d’une centralisation de divers bureaux et services existants et d’une tentative de rationnaliser l’appareil bureaucratique hellénique. Il dispose de la haute main sur l’Industrie et les terres en friche de l’Etat, abondante. Il dispose, par décret royal du 9 août1947, de prérogatives étendues au secteur du logement et aux infrastructures ainsi qu’aux transports. Pour assurer la reconstruction, l’Etat s’arroge, par la volonté du Premier Ministre et avec le soutien d’une large partie de l’opinion, des parts dans les sites miniers, notamment charbonniers, qui s’avèrent décisifs pour assumer l’approvisionnement de l’économie nationale en matières premières et surtout en combustibles. Ces mesures d’exception exigent de l’Etat des investissements très lourds et dès le mois de septembre il est question d’un Plan étendu et intensif. Celui-ci, produit à la fin du même mois, se décrit comme un plan septennal dont l’objectif est de guider l’économie privée vers de meilleurs résultats. Prenant acte de la situation des sans-logis et du manque ou de l’absence d’électricité dans la majorité des territoires du pays alors loyalistes, l’Etat entreprend via son Ministère au Plan dès 1948 la construction non pas de 40 000 logements comme il était souhaité et promis par Sofoulis, mais bien de 85 000 logements de bonne facture, en pierre, essentiellement dans le Péloponnèse, l’Attique et la Béotie. Thèbes, antique cité, connaît une résurrection puisqu’elle sera réaménagée après des fouilles archéologiques pour accueillir des réfugiés qui seront mis au travail par ce premier grand chantier. L’Etat nationalise le transport ferroviaire et les autoroutes et routes subsistantes dès le 14 août. Le réseau ferroviaire doit être restauré, la ligne Athènes-Thèbes, Lamia-Larissa doit désormais être reconstruite, en acier, électrifiée et pourvue de machines nouvelles. Le tout sous trois ans. Les machines proviendront d’un atelier d’assemblage de machines électriques américaines. Il en va de même de la ligne dite du Péloponnèse qui bien que maintenue au charbon doit être intégralement reconstruite en acier et sous 3 ans. De multiples gares, ponts et tunnels doivent être réalisés pour permettre l’achèvement de la ligne et sa modernisation. Le Port du Pirée, véritable poumon de la Grèce, a payé le prix fort lors de l’occupation. Il va être reconstruit, étendu et modernisé pour répondre aux impératifs du Plan. Le tout sous cinq ans.



Centrales au charbon du Péloponnèse.


Enfin l’objectif minier est considérable puisque l’Etat a fixé l’objectif d’électrifier chaque foyer des grandes villes d’Attique et chaque entreprise qui le souhaite d’Attique, de Béotie et du Péloponnèse. Il a aussi fixé des objectifs très élevés en matière de logement et se repose largement sur ses immenses carrières inexploitées. De ce fait la société « ΔΕΗ » est officiellement créer. Elle concentre les sites miniers et des carrières de l’Etat mais aussi ses projets de centrales au lignite. Les bassins houillers de Aliveri en Eubée et de Megalopoli au Péloponnèse débuteront leur mise en valeur et leur exploitation au courant 1948, deux centrales à charbon seront élevées, importées des Etats-Unis. La puissance installée sera respectivement de 120 MW et de 180 MWh directement approvisionnée par les gisements et des importations actuellement en cours. La production, standard, est estimée à une efficience de 25%, ce qui permet d’espérer d’ici la fin du plan une production annuelle d’environ 2,6 TWh. Le coût de l’opération est évalué à respectivement 9 millions de dollars et 14 millions de dollars soit 23 millions rien que pour les centrales. Les infrastructures et diverses installations de distribution et de stockage pèsent pour 1,5 million de dollars. En termes d’organisation, le Ministère est divisé assez rapidement en quatre grands départements : l’urbanisme, les transports, l’énergie et l’industrie. L’agriculture, traitée à part, est exclue de la sphère du Ministère et se trouve presque directement sous l’autorité de Venizélos. Prometteur, Venizélos annonce en première page de nombreux journaux son intention de soumettre au Roi le retour à l'IKA, l'assurance sociale instaurée dans les années trente et de l'étendre, justifiant sa prise de position par les nécessités des sujets de la mère patrie, leur sort devant se souder à celui de l'Etat qu'ils défendent.




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