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Message par Sirda le Ven 11 Jan 2019 - 18:16


République française




La Marseillaise





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Informations générales


Informations principales

Nom : République française
Nombre d'habitants : 59,2 millions d’habitants en métropole
Superficie totale : 672 369 kilomètres carrés
Religion officielle : Aucune
Langue officielle : Français
Capitale : Paris
Monnaie : franc

Description

................La France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État transcontinental souverain, dont le territoire métropolitain est situé en Europe de l'Ouest, frontalier de la République fédérale Allemagne à l’est, de la Belgique et du Luxembourg au nord, de d’Andorre et l’Espagne au sud-ouest, et de l’Italie, Monaco et la Suisse au sud-est. Fruit d'une histoire politique longue et mouvementée, la France est une république constitutionnelle unitaire ayant un régime parlementaire. La devise de la République est depuis 1875 « Liberté, Égalité, Fraternité » et son drapeau est constitué des trois couleurs nationales (bleu, blanc, rouge) disposées en trois bandes verticales d'égale largeur. Son hymne national est La Marseillaise, chant patriotique hérité de la Révolution française. Depuis 508, la capitale de la France est fixée à Paris, et le français est la langue officielle de l’Etat à partir de l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, à la place du latin. Pays formé pendant l'Antiquité tardive, vingt ans après la chute de l'Empire romain d'occident, la France tire son nom des Francs, peuple germanique qui a institué les premiers fondements de son État sur les bases de la Gaule romaine. C'est au fil des siècles, par des guerres, des mariages politiques et des unions souveraines, que cet État monarchique et catholique va peu à peu constituer autour de lui une véritable fédération de provinces, qui finira par se cristalliser en une nation unique grâce à une politique d'uniformisation administrative et culturelle, portée à son aboutissement par la Révolution française de 1789 et la fin du régime féodal. A la suite de cette Révolution, le pays connaît alors un siècle de bouleversements politiques, économiques et sociaux. A la monarchie absolue succèdent plusieurs régimes républicains pendant la dernière décennie du XVIIIème siècle, avant que le Premier Empire Français ne soit institué par Bonaparte en 1804, après cinq ans de Consulat. Les grandes conquêtes napoléoniennes du début du XIXème siècle déboucheront sur de violentes guerres qui affaibliront la France après en avoir fait la première puissance mondiale. Les échecs successifs des Deuxième Restauration et Monarchie de Juillet aboutiront aux journées de février 1848, puis à la proclamation de l’éphémère Deuxième République qui accouchera trois ans après du Second Empire français de Napoléon III, dont la défaite en 1870 conduira à la IIIème République.

................Grande puissance mondiale, la France s’est progressivement constituée à partir du XVIIème siècle deux immenses empires coloniaux, ne cessant d’étendre ses possessions sur les autres continents. Si le premier prit fin sous l’époque napoléonienne, le second est toujours d’actualité, et la République y est investie d’une mission civilisatrice qu’elle entend conduire à son terme. Grâce à ses colonies, elle s’étend désormais, outre son territoire métropolitain, dans l’ouest africain ainsi qu’en Asie du sud-est et dans le Pacifique, avec également des possessions dans l’océan Indien, à l’instar de Madagascar, mais aussi quelques îles éparpillées dans les Antilles et en Amérique du Nord. Bien que souvent décriée pour sa sempiternelle instabilité politique, la IIIème République administre ces territoires barbares, et, mieux encore, a su relever tous les défis et toutes les menaces qui pesèrent sur la France, et plus généralement le monde, durant ce XXème siècle sanglant. En effet, la Grande Nation connut la douloureuse épreuve de la Grande Guerre entre 1914 et 1918, battant, au prix de pertes humaines colossales, les empires allemands, austro-hongrois et ottomans. S’imposant comme la première puissance mondiale dans les années suivantes, la France fut durement – bien que moins que ses voisins – frappée par la terrible crise économique et financière de 1929, dont les répercussions furent considérables dans le monde puisqu’elle conduisit à l’émergence d’une nouvelle menace à l’est, celle du nazisme, prôné par Hitler qui parvint au pouvoir dans les années 30 en Allemagne. Impuissante, la République céda en quelques semaines à peine face au régime nazi expansionniste, et collabora honteusement quatre années durant avec celui-ci, avant d’être libéré par le très glorieux Général de Gaulle, et avec le concours des forces supplétives américano-anglaises. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, elle retrouve son indépendance puis, dans les vingt années suivantes, perd la quasi-totalité de son empire colonial, notamment les départements d’Algérie, bien qu’elle conserve un rang international majeur grâce à l’action du Général, qui, pendant cette longue Guerre Froide, plaça dans un premier temps le pays dans une Troisième voie salvatrice, bien que rapidement abandonnée par ses successeurs.

................Seul pays au monde à exercer sa souveraineté sur des territoires répartis sur trois océans et deux continents, elle joue un important rôle géopolitique au niveau mondial, grâce à un réseau d'ambassades et de consulats étendu, le deuxième au monde derrière celui des États-Unis, et elle dispose de bases militaires sur tous les continents. La France possède la deuxième plus grande zone économique exclusive (espace maritime) au monde, à laquelle s'ajoute une extension du plateau continental de 579 000 km² en 2015, et est le premier pays du monde pour la diversité de ses milieux maritimes et leur biodiversité. La France est, à la fin de 2016, la deuxième puissance économique européenne derrière l'Allemagne et devant le Royaume-Uni, et est la cinquième puissance économique mondiale par PIB nominal (neuvième à parité de pouvoir d'achat). Elle affiche un niveau de vie très élevé. Elle figure parmi les leaders mondiaux dans les secteurs de l'agroalimentaire, de l'aéronautique, de l'automobile, des produits de luxe, du tourisme et du nucléaire. Deuxième pays le plus peuplé de l'Union européenne derrière l'Allemagne, la France est aussi le plus vaste de l'Union européenne et le troisième pays le plus vaste d'Europe. Sa culture et sa civilisation sont diffusées par les pays francophones à travers le monde, réunis dans l'Organisation internationale de la francophonie. Traditionnellement utilisé comme langue de la diplomatie, le français est la dixième langue maternelle la plus parlée au monde et une des langues ayant la plus grande diffusion internationale. Il est une des six langues officielles et une des deux langues de travail avec l'anglais de l'Organisation des Nations unies, l'une des deux langues officielles du Comité international olympique, et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales. Le français est également l'une des trois langues de travail de l'Union européenne — avec l'allemand et l'anglais. Troisième puissance nucléaire mondiale, l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et membre de l'OTAN, la France est également membre du G7, du G20, de la zone euro, de l'Espace Schengen, de la Commission de l'océan Indien et abrite le siège du Conseil de l'Europe, du Parlement européen et de l'UNESCO. De ce fait, elle exerce une influence notable en matière politique, économique, militaire et culturelle en Europe et dans le reste du monde.

Politique


Caractéristiques politiques

Type de puissance : Puissance mondiale
Type de gouvernement : Régime semi-présidentiel / semi-parlementaire

Description

................ La crise de mai 1958, déclenchée par le putsch d'Alger mené par une fraction de l'armée, conduit à l'arrivée au pouvoir du général Charles de Gaulle. Nommé président du Conseil le 1er juin 1958, il obtient du Parlement, deux jours plus tard, l'autorisation de faire procéder à la rédaction d'une nouvelle Constitution. Tandis que celle de 1946 avait été préparée par une Assemblée constituante élue à cet effet, la Constitution de 1958 est rédigée sous l'autorité du gouvernement par une équipe conduite par Michel Debré. Le projet est alors approuvé par référendum le 28 septembre 1958, et devient la Constitution du 4 octobre 1958 souvent appelée Constitution de la Cinquième République. Ce nouveau régime républicain réforme profondément la France, qui connaît désormais une période de stabilité politique oubliée depuis des décennies grâce à un exécutif largement renforcé – notamment le Président, qui dispose désormais de véritables attributions politiques –, mais aussi plus largement le gouvernement, par rapport à un législatif qui perd la toute-puissance qu’il avait jadis acquise. Cependant, les réformes constitutionnelles successives vont avoir tendance à rationnaliser de nouveau l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, au profit de ce dernier.


Président de la République


Président de la République : Jacques Chirac (RPR)

................Le président est élu au suffrage universel direct depuis la réforme constitutionnelle de 1962. Depuis le référendum sur le quinquennat présidentiel demandé par Jacques Chirac en l'an 2000, le président de la République est élu pour cinq ans, contre sept ans antérieurement. Depuis la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, il ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. En cas de vacance du pouvoir, les fonctions de président de la République française sont assurées par le président du Sénat, ce qui est arrivé en 1969, à la suite de la démission de Charles de Gaulle et en 1974, à la mort de Georges Pompidou, tous deux alors remplacés par Alain Poher. L'élection du président de la République au Suffrage universel direct confère à celui-ci une légitimité politique considérable. Mais de plus la Constitution attribue au président de la République des pouvoirs propres qui rompent avec le rôle purement honorifique qui lui était attribué sous la IIIe république et la IVe République. En effet, la Constitution du 4 octobre 1958 prévoit que le président dispose, d'une part de pouvoirs qui sont dispensés du contreseing ministériel, tels que nommer aux fonctions du Premier ministre, mettre fin aux fonctions du Premier ministre sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement (article 8 alinéa 1C), selon une coutume instaurée par les premiers Présidents de la République, organiser un référendum (article 11, C) sur proposition, du gouvernement ou, conjointe des deux assemblées, dissoudre l'Assemblée nationale (article 12), et dans certaines circonstances de menace grave et immédiate (atteinte à l'intégrité du territoire, de l'indépendance de la Nation, interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, etc.), celui-ci peut endosser des pouvoirs exceptionnels (article 16) qui lui permettent de cumuler tous les pouvoirs (exécutif, judiciaire, législatif) en vue de mettre un terme à la menace ; et d'autre part de pouvoirs soumis à contreseing, à l’instar de nommer et mettre fin aux fonctions des membres du gouvernement (article 8 alinéa 2), promulguer la loi (article 10), signer les décrets et ordonnances (article 13 alinéa 1), nommer aux emplois civils et militaires (article 13 alinéas 2, 3 et 4), exercer son droit de grâce (article 17), etc. Il est également chef des armées et dispose de la force nucléaire.


Premier-ministre



Premier ministre : Lionel Jospin (PS)

................ La fonction de Premier ministre est créée le 4 octobre 1958, lors de l'adoption de la Constitution de la Ve République. Michel Debré, fidèle du général de Gaulle, fut le premier à occuper cette nouvelle fonction à compter du 8 janvier 1959. Le poste de Premier ministre dans la Ve République appartient au pouvoir exécutif. Ses pouvoirs sont fixés par la Constitution. La Cinquième République est un régime constitutionnel parlementaire à influence présidentielle. Concrètement, cela signifie que le pouvoir exécutif est partagé entre le Président et son Premier ministre. On parle ainsi de régime semi-présidentiel1. C'est un régime typiquement français, car très rare dans le monde ; ce régime a la réputation d'être à la fois stable et souple. Le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du gouvernement. Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions. Le président de la République préside le Conseil des ministres. Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement. Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires ; dans certains cas, le passage par le Conseil des ministres est obligatoire.


Conseil des Ministres


................ Le gouvernement de la République française sous la Cinquième République constitue la seconde tête d'un pouvoir exécutif bicéphale. C'est un organe collégial et hiérarchisé. Il détermine et conduit la politique de la France, dispose de l'administration et de la force armée selon l’article 20, alinéa 1, de la Constitution de 1958. Comme toute l'administration est gouvernée par celui-ci, le gouvernement peut créer de nouvelles institutions administratives, il embauche ses agents. Il peut aussi dissoudre ces institutions et exerce le pouvoir hiérarchique. Le gouvernement est nommé par le président de la République et est placé sous l'autorité politique du Premier ministre, qui est le chef du gouvernement.

Premier-ministre : Lionel Jospin (PS)
Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie : Laurent Fabius (PS)
Ministre de l’Emploi et de la Solidarité : Elisabeth Guigou (PS)
Garde des sceaux, ministre de la Justice : Marylise Lebranchu (PS)
Ministre de l’Intérieur : Daniel Vaillant (PS)
Ministre de l’Education nationale : Jack Lang (PS)
Ministre des Affaires étrangères : Hubert Védrine (PRG)
Ministre de la Défense : Alain Richard (PS)
Ministre de l’Equipement, des Transports et du Logement : Jean-Claude Gayssot (PCF)
Ministre de la Culture et de la communication : Catherine Tasca (PS)
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche : Jean Glavany (PS)
Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement : Yves Cochet (Les Verts)
Ministre des Relations avec le Parlement : Jean-Jack Queyranne (PS)
Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat : Michel Sapin (PS)
Ministre de la Jeunesse et des Sports : Marie-George Buffet (PCF)
Ministre de la Recherche : Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG)

Ministre délégué chargé des Affaires européennes : Pierre Moscovici (PS)
Ministre délégué à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées : Ségolène Royal (PS)
Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie : Charles Josselin (PS)
Ministre délégué à la Ville : Claude Bartolone (PS)
Ministre délégué à l’Enseignement professionnel : Jean-Luc Mélenchon (PS)
Ministre délégué à la Santé : Bernard Kouchner (PS)


Sénat

................ Le Sénat constitue la chambre haute du Parlement français selon le système du bicamérisme et détient le pouvoir législatif avec l'Assemblée nationale. En vertu de l'article 24 de la Constitution de la Ve République, il est le représentant des collectivités territoriales. Il siège au palais du Luxembourg. Lors du vote d'une loi, en cas de positions divergentes du Sénat et de l'Assemblée nationale, le Premier ministre peut donner le dernier mot à l'Assemblée. Cette dernière ne peut donc légiférer qu'avec l'accord du Sénat ou du Premier ministre, mais jamais seule. Dans le cas des révisions constitutionnelles, les deux chambres doivent s’entendre sur le même texte. Le Sénat, qui compte 348 sénateurs depuis le renouvellement de 2011, a subi plusieurs réformes de son mode d'élection. Depuis l'adoption de la loi numéro 2003-697 du 30 juillet 2003, le mandat des sénateurs est de six ans, et le renouvellement s'effectue par moitié, tous les trois ans depuis 2011. Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par 150 000 grands électeurs. Le scrutin est soit proportionnel (52 %), soit uninominal à deux tours (48 %) au niveau départemental. La chambre haute a été dominée par la droite et le centre du début de la Ve République jusqu’à aujourd’hui, la gauche n’ayant jamais détenu la majorité pour le moment. Depuis cette dernière date, le groupe majoritaire est le Rassemblement Pour la République et Christian Poncelet est le président du Sénat.


Rassemblement Pour la République (RPR) : 96 sénateurs
Républicains Indépendants (RI) : 40 sénateurs
Union Centriste (UC) : 53 sénateurs
Groupe Socialiste (SOC) : 83 sénateurs
Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) : 19 sénateurs
Groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) : 23 sénateurs


Assemblée nationale

................L’Assemblée nationale forme, avec le Sénat, le Parlement de la Cinquième République française. Son rôle principal est de débattre, d’amender et de voter les lois. De plus, cette institution a, contrairement au Sénat, le pouvoir de renverser le gouvernement, ce qui implique que celui-ci ne devrait pas être en désaccord avec elle. Elle siège au palais Bourbon à Paris. Depuis 1986, l’Assemblée compte 577 membres appelés « députés », élus au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour une durée de cinq ans. Depuis 1997, début de la XIe législature, le groupe majoritaire est le groupe le Parti Socialiste et Raymond Forni est le président de l'Assemblée.

Députés non-inscrits : 5 députés
Rassemblement Pour la République (RPR) : 140 députés
Union pour la démocratie française (UDF) : 82 députés
Démocratie Libérale (DLI) : 30 députés
Radical, citoyen et vert : 33 députés
Parti Socialiste (PS) : 250 députés
Parti Communiste Français (PCF) : 36 députés


Économie


Description de l'économie

................La France fait partie des pays fondateurs de l'Union européenne et de la zone euro. Au cœur d’une zone économiquement très développée, son économie a bénéficié de la mise en place du marché commun européen. L'intervention de l'État dans l'économie est traditionnellement importante. Le niveau de dépenses publiques et donc d’imposition est parmi les plus élevés au monde. À partir de 1986, l'État a privatisé un grand nombre d'entreprises publiques mais son influence sur l’économie reste forte. L'économie française est principalement une économie de services : en 2015, le secteur tertiaire occupait 76,7 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche, etc.) n'en représentait plus que 2,8 %, et le secteur secondaire (essentiellement l’industrie) 20,5 %. L'économie française est une économie de plus en plus ouverte, occupant une place importante dans les échanges commerciaux internationaux, principalement au sein de l'Union européenne. La France est le 7e pays pour ses exportations et le 6e pour ses importations. En 2006, les exportations représentent 26 % du PIB et les importations 27 %. La balance commerciale est excédentaire. Le taux de chômage est plus élevé que la moyenne des autres pays développés à 8,9 % en janvier 2002. Le taux d'emploi (63,8 % en 2006), proche de la moyenne européenne (64,8 %), est plus faible que celui de l’UE-15 (66,2 %), et de la moyenne des pays développés, en particulier pour les séniors, les moins de 30 ans, et les personnes faiblement qualifiées.

Produit Intérieur Brut nominal :1'320 milliards de dollars, soit 1'372 milliards d’euros (2001)
Croissance économique : + 1,9 du PIB (2001)
Importations : 305,4 milliards de dollars (2000)
Exportations : 298,1 milliards de dollars (2000)
Balance commerciale : – 7,3 milliards de dollars
Taux de chômage : environ 8,9%
Taux de pauvreté : 5,7%
Taux d'inflation : + 1,6%

Dette publique : 857 milliards d’euros
Solde budgétaire : – 29 milliards d’euros
Recettes de l’Etat : 237 milliards d’euros (2002), dont
  • TVA : 144 milliards d’euros
  • Impôt sur le revenu : 54 milliards d’euros
  • Impôt sur les sociétés : 50 milliards d’euros
  • Autres impôts directs : 25 milliards d’euros
  • Taxes sur les pétroles : 24 milliards d’euros
  • Autres impôts indirects : 16 milliards d’euros
  • Remboursements et dégrèvements : - 62 milliards d’euros
  • Recettes non-fiscales : 38 milliards d’euros
  • Dotation aux collectivités : - 35 milliards d’euros
  • Dotation à l’Union européenne : - 17 milliards d’euros

Dépenses de l’Etat : 266 milliards d’euros (2002), dont
  • Charges communes : 52 milliards d’euros
  • Education nationale : 61 milliards d’euros
  • Défense : 38 milliards d’euros
  • Emploi et solidarité : 32 milliards d’euros
  • Equipement, transport et logement : 22 milliards d’euros
  • Intérieur et décentralisation : 17 milliards d’euros
  • Economie, finances et industries : 14 milliards d’euros
  • Recherche et développement : 9 milliards d’euros
  • Agriculture et pêche : 5 milliards d’euros
  • Justice : 5 milliards d’euros
  • Autres ministères : 11 milliards



Forces armées françaises

Budget des Armées : 38 milliards d’euros
Chef d'État-Major des Armées : Général Jean-Pierre Kelche
Âge militaire : 17 ans avec le consentement pour le service militaire
Actifs : 326'416 hommes
Appelés : 53'574 appelés
Civils : 94'076 civils



Armée de Terre

Chef d'État-Major de l'Armée de Terre : Général d'armée Yves Crene
Effectifs : 133'627 hommes

ÉQUIPEMENT :
Blindés de combat
Char Leclerc AMX-56 : 400
Char AMX-30 B2 Brennus : 100
Char de dépannage DNG DCL : 18
AMX-30D : 100
AMX-10 RC : 337
ERC-90 Sagaie : 190
VAB : 4 413
Véhicule Blindé Léger : 1 600

Engins du génie
Nexter Aravis : 15
Buffalo MPCV : 4
EGAME : 35
Engin blindé du génie : 42
Engin de franchissement de l'avant : 39
Engin du génie rapide de protection : 92
Moyen de forage rapide de destruction : 25
Pont flottant motorisé : 70
SPRAT : 10
Souvim : 8
Liebherr LTM 1050-3.1 : 50
UNAC TNA : 6
LEMIR : 18
UNAC 160C2 : 9
UNAC 20TRR : 2
Caterpillar D6 : 40
MPG : ?
BOMAG : ?
BOMAG 122H : ?

Camions
Porteur polyvalent terrestre : 485
Renault Sherpa 5 : 30
Renault Kerax : 400
Renault GBC 180 : 5 386
Scania CCP10 : 460
TRM 700/100 : 119
TRM 2000 : 2 225
TRM 10000 : 1 203
Véhicule porte-conteneurs maritimes : 12
VLRA : 29
PLFS : 202
Véhicule de transport logistique : 800
CaRaPACE : 31
Unimog CCP3,5 : 23

Artillerie
AMX AuF1 : 261
LRU : 13
TRF1 : 105
MO 120 RT : 361
Renault Sherpa 3 Mistral : 6
Poste de tir Mistral : 221

Hélicoptères
SA342 Gazelle : 265
NHIndustries TTH90 Caïman : 74
Eurocopter EC-725 Caracal : 8
Eurocopter AS.532UL Cougar : 26
Eurocopter AS.532UL Cougar HORIZON : 4
Sud-Aviation SA.330Ba Puma : 101
Eurocopter EC-120 Colibri : 36
Eurocopter AS.555 Fennec : 18
Socata TMB-700 : 8
Pilatus PC-6 : 5




Marine Nationale

Chef d'État-Major de la Marine : Amiral Jean-Louis Battet
Effectifs : 43’701 militaires

ÉQUIPEMENT :
Porte-avions
Porte-avions Charles de Gaulle (R 91 - Équipage mixte)

Bâtiments de projection et de commandement
Foudre (L9011)
Siroco (L9012)

Porte-hélicoptères
Jeanne d’Arc (R 97)

Frégates anti sous-marines
FASM Montcalm (D 642 - Équipage mixte)
FASM Jean de Vienne (D 643 - Équipage mixte)
FASM Primauguet (D 644 - Équipage mixte)
FASM La Motte-Picquet (D 645)
FASM Latouche-Tréville (D 646 - Équipage mixte)
Frégate Tourville (D610)
Frégate De Grasse (D612)

Frégates de défense antiaérienne
Frégate Cassard (D 614)
Frégate Jean Bart (D 615)

Frégates
Frégate La Fayette (F 710)
Frégate Surcouf (F 711)
Frégate Courbet (F 712)
Frégate Aconit (F7 13)
Frégate Guépratte (F 714 - Équipage mixte)

Frégate lance-missiles
Frégate Duquesne (D603)

Frégates de surveillance
FS Floréal (F 730)
FS Prairial (F 731)
FS Nivôse (F 732)
FS Ventôse (F 733)
FS Vendémiaire (F 734)
FS Germinal (F 735)

Patrouilleurs de haute mer
PHM Lieutenant de vaisseau Le Hénaff (F 789)
PHM Lieutenant de vaisseau Lavallée (F 790)
PHM Commandant l'Herminier (F 791)
PHM Premier maître l'Her (F 792)
PHM Commandant Blaison (F 793)
PHM Enseigne de vaisseau Jacoubet (F 794)
PHM Commandant Ducuing (F 795)
PHM Commandant Birot (F 796)
PHM Commandant Bouan (F 797)

Patrouilleurs
Patrouilleur L'Adroit (P 725)
Patrouilleur Arago (P 675)
Patrouilleur Flamant (P 676)
Patrouilleur Cormoran (P 677)
Patrouilleur Pluvier (P 678)
Patrouilleur La Capricieuse (P 684)
Patrouilleur La Glorieuse (P 686)
Patrouilleur La Gracieuse (P 687)
Patrouilleur La Moqueuse (P 688)
Patrouilleur Fulmar (P 740)

Patrouilleurs de surveillance des sites
PSS Athos (A 712)
PSS Aramis (A 713)

Chasseurs de mines
Chasseur de mines tripartite Éridan (M 641)
Chasseur de mines tripartite Cassiopée (M 642)
Chasseur de mines tripartite Andromède (M 643)
Chasseur de mines tripartite Pégase (M 644)
Chasseur de mines tripartite Orion (M 645)
Chasseur de mines tripartite Croix du Sud (M 646)
Chasseur de mines tripartite L'Aigle (M 647)
Chasseur de mines tripartite Lyre (M 648)
Chasseur de mines tripartite Sagittaire (M 650)
Chasseur de mines tripartite Céphée (M 652)
Chasseur de mines tripartite Capricorne (M 653)

Bâtiments remorqueurs de sonars
BRS Antarès (M 770)
BRS Altaïr (M 771)
BRS Aldébaran (M 772)

Bâtiments-bases de plongeurs démineurs
BBPD Vulcain (M 611)
BBPD Achéron (A 613)
BBPD Styx (M 614)
BBPD Pluton (M 622)

Flottille amphibie
EDA-R
EDA-S

Bâtiments de commandement et de ravitaillement
Var (A 608)
Somme (A 631)
Marne (A 630)

Bâtiments d'expérimentations
Dupuy de Lôme (A 759)
Thétis (A 785)
Monge (A 601)

Bâtiments hydro-océanographiques
Beautemps-Beaupré (A 758)
Lapérouse (A 791)
Borda (A 792)
Laplace (A 793)

Bâtiment de soutien à la plongée
Alizé (A 645)

Bâtiments de soutien de région
Élan (A 768)
Gazelle (A 775)
Taapé (A 633)

Bâteaux pompes
Type Louis Collet
Type Pythéas II

Vedettes de servitude
Vedettes de servitude type V 14
Vedettes de servitude type Arcor 34
Vedettes de servitude type Couach-Plascoa 980
Vedette de surveillance radiologique type Coralline
Vedette côtière de surveillance maritime
Vedette de Sûreté Maritime et Portuaire (VSMP)

Remorqueurs
Remorqueurs ravitailleurs
Revi (A 635)

Remorqueurs de haute mer
Malabar (A 664)
Tenace (A 669)

Remorqueurs portuaires et côtiers de 50 tonnes type Esterel
Esterel (A 641)
Luberon (A 642)

Remorqueurs côtiers Voith-Schneider type Bélier
Bélier (A 695)
Buffle (A 696)
Bison (A 697)

Remorqueurs côtiers type Fréhel
Fréhel (A 675)
Saire (A 676)
Armen (A 677)
La Houssaye (A 678)
Kéréon (A 679)
Sicié (A 680)
Taunoa (A 681)
Rascas (A 682)
Lardier (Y 638)
Giens (Y 639)
Mengam (Y 640)
Balaguier (Y 641)
Taillat (Y 642)
Nividic (Y 643)
Le Four (Y 647)
Port Cros (Y 649)

Remorqueurs côtiers type Maito
Maito (A 636)
Maroa (A 637)
Manini (A 638)

Remorqueurs portuaires et pousseurs type Bonite
Bonite (Y 630)
Rouget (Y 634)

Remorqueurs portuaires et pousseurs type RT 10 T
Morse (Y 770)
Otarie (Y 771)
Loutre (Y 772)
Phoque (Y 773)

4 pousseurs pour SNLE de nouvelle génération
des N°101 à 104

26 pousseurs portuaires
des N° 6 à 38

Sous-marins nucléaires lanceurs d'engins
SNLE Le Téméraire (S 617)
SNLE Le Triomphant (S616)
SNLE L’Indomptable (S613)
SNLE L’Inflexible (S615)

Sous-marins nucléaires d'attaque
SNA Rubis (S 601)
SNA Saphir (S 602)
SNA Casabianca (S 603)
SNA Émeraude (S 604)
SNA Améthyste (S 605)
SNA Perle (S 606)

Aéronefs
Super-Étendard : 25 (en parc)
Rafale-Marine F3 : 43
Rafale-Marine F1 : 10 (en parc)
E-2C Hawkeye : 3
WG-13 Lynx : 20
NH90 Caïman Marine : 17
Atlantique ATL2 : 16
Falcon 200 : 5
Falcon 50M : 8
SA-365F Dauphin Pedro : 3
SA-365N Dauphin SP : 8
AS-565 Panther : 16
EC 225 Caracal : 2
Alouette III : 22
Falcon DA-10 : 6
EMB-121 Xingu : 11
MS-880 : 9
Cap 10 : 7




Armée de l'Air

Chef d'État-Major de l'Armée de l'Air : Général d'armée aérienne Jean-Pierre Job
Effectifs : 59'181 hommes

ÉQUIPEMENT :
Avions de combat
380 Mirages 2000

Avions de transport
100 avions de transport

Avions de support opérations
17 avions spécialisés (remorquage, guerre électronique)
14 avions ravitailleurs

Hélicoptères et drones
84 hélicoptères

Armement antiaérien
60 postes de tir Mistral
24 postes de tir Crotale


Relations extérieures


................

Très bonnes relations : Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Union Européenne
Bonnes relations : Arabie Saoudite, République Populaire de Chine, Taïwan
Relations neutres : Reste du monde
Mauvaises relations : Corée du Nord
Très mauvaises relations :

Alliances et Organisations membre : ONU, OMC, FMI, UE, OIF, etc.




Dernière édition par Sirda le Sam 2 Fév 2019 - 18:32, édité 1 fois
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Re: [✓] République française

Message par Bureau le Sam 2 Fév 2019 - 18:04

Validé.
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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Sam 2 Fév 2019 - 20:13

A suivre
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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Sam 2 Fév 2019 - 20:13

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Message par Sirda le Sam 2 Fév 2019 - 20:14


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Affaires étrangères


................Le président de la République s’est exprimé publiquement, à l’occasion d’une allocution télévisée, pour présenter ses condoléances à son homologue américain Georges W. Bush, et plus généralement au peuple des Etats-Unis d’Amérique, à la suite des attentats qui ont frappé le Pentagone et le World Trade Center, faisant près de trois mille victimes. Ainsi, le chef de l’Etat a déclaré que« C'est avec une immense émotion que la France vient d'apprendre ces attentats monstrueux — il n'y a pas d'autre mot — qui viennent de frapper les États-Unis d'Amérique. Et dans ces circonstances effroyables, le peuple français tout entier — je tiens à le dire ici — est aux côtés du peuple américain. Il lui exprime son amitié et sa solidarité dans cette tragédie. J'assure naturellement le Président George Bush de mon soutien total. La France, vous le savez, a toujours condamné et condamne sans réserve le terrorisme, et considère qu'il faut lutter contre le terrorisme par tous les moyens. » Par ailleurs, Jacques Chirac a présenté ses condoléances aux familles des quatre français tués ou portés disparus lors des quatre détournements d’avions. En outre, le chef de l’Etat a immédiatement proposé le soutien des forces de secours françaises pour épauler leurs homologues américains dans cette tragédie. Enfin, l’ambassadeur de la France auprès du Conseil de Sécurité a déposé une proposition de résolution pour condamner ces attaques.


Affaires intérieures


................A la suite des attaques terroristes à New York et Washington D.C, le gouvernement a annoncé un projet de loi sur la sécurité quotidienne visant à renforcer la sécurité des zones aéroportuaires, mais aussi venant toucher d’autres domaines que la lutte contre le terrorisme. En effet, le projet porté par le ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant se décompose en plusieurs volets. Premièrement, afin de combler les failles de la sûreté dans les aéroports mises en évidence par les attentats, les agents de sécurité et les forces de l’ordre reçoivent désormais l’autorisation de procéder à des fouilles de bagages ainsi qu’à des palpations sur toute personne suspectée après accord d’un représentant de l’Etat. Ces dispositions sont également étendues aux zones portuaires et au contexte du transport de fonds. En outre, le fichier national automatisé des empreintes génétiques est désormais étendu aux criminels condamnés pour terrorisme, meurtres ou violences criminelles. Dans son deuxième volet monétaire et financier, la loi Vaillant renforce la sécurité des moyens de paiement. Dans un troisième volet tenant aux nouvelles technologies, elle permet le déchiffrement des données informatiques cryptées ainsi qu’impose aux fournisseurs de services de cryptographie de donner à l’Etat les algorithmes de chiffrement. Dernier volet, la répression des rave-parties et de l’occupation des cages d’escaliers, sur proposition du député Thierry Mariani. Grand enjeu.


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Message par Sirda le Dim 3 Fév 2019 - 18:02


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Affaires étrangères


................L’annonce de l’enclenchement de l’article 5 du traité de l’alliance de l’Atlantique du nord a provoqué d’intenses débats politiques en France quant à la position qui devait adopter la République, qui est certes membre de l’organisation mais s’est retirée du commandement intégré, l’exonérant ainsi de toute obligation de porter secours en cas d’agression. Si la tradition gaullienne aurait pu imposer de rester en dehors de ce conflit naissant en Afghanistan, le président de la République a annoncé que « la France honorera sa place au sein du concert des Nations et contribuera à la guerre contre le terrorisme en dépêchant ses forces armées en Afghanistan afin d’y combattre les ennemis de la paix qui s’y terrent », à la condition toutefois que le droit international soit strictement respecté, c’est-à-dire que les Etats-Unis d’Amérique demandent au Conseil de Sécurité un mandat, au nom de l’OTAN, pour intervenir militairement sur place. En attendant, deux Mirage IVP et deux C-135FR sont détachés sur la base aérienne d'Al Dhafra et sont prêts à effectuer des missions de reconnaissance dans le ciel afghan, tandis que la Task force 473, commandée par le contre-amiral François Cluzel et constituée du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, des frégates La Motte-Picquet, Jean de Vienne et Jean Bart, du sous-marin d'attaque nucléaire Rubis, du ravitailleur La Meuse, de l'aviso Commandant Ducuing et d’une force aérienne comprenant seize 16 Super-Étendard, un E-2C Hawkeye, deux Rafale et plusieurs hélicoptères, appareille vers l’Océan Indien. En outre, les marsouins du 21e régiment d'infanterie de marin et les légionnaires du 1er régiment étranger de génie, soit près de deux mille hommes, sont prêts à être déployés sur le sol afghan. La Task force sera dirigée par un général français mais placée sous commandement américain pour le début des opérations, dès lors qu’elles auront été autorisées par le Conseil de Sécurité.



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Message par Sirda le Ven 8 Fév 2019 - 21:33

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Message par Sirda le Ven 8 Fév 2019 - 21:33


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Affaires intérieures


................Le passage à la nouvelle année a été particulièrement important ce 1er janvier puisqu’il marque la date officielle d’entrée en vigueur de l’euro, qui devient ainsi la nouvelle monnaie officielle de la République française, commune avec dix autres pays au sein de l’Union européenne. Ainsi, à minuit, des milliers de français, euphoriques à cet évènement majeur dans la vie d’une économie, se sont rendus devant les distributeurs automatiques de billets des banques pour retirer les premiers billets dans cette nouvelle devise, qui accompagneront la monnaie historique française, le franc, pendant plusieurs années encore puisque les français auront jusqu’au 17 février 2005 pour échanger leurs pièces de francs en euros et jusqu’au 12 février 2012 pour échanger leurs billets de francs en euros. Toutefois, dès le 17 février 2002, le franc perdra son cours légal et ne pourra plus être utilisé comme moyen de transaction. Si les détracteurs de la monnaie commune annonçaient une envolée des prix ou un cataclysme, il n’en fut rien. A contrario, nonobstant la campagne officielle de promotion de l’euro, il n’y eût pas de véritable engouement populaire envers la nouvelle monnaie, même si près de 600 opérations de retrait par minutes ont été enregistrés entre minuit et deux heures. De plus, les monnaies de certains territoires d’outre-mer sont désormais liées à l’euro, comme le franc Pacifique, mais aussi celles de l’ancienne zone franc.

................Outre ce changement dans la vie quotidienne des français, le Parlement a adopté le 17 janvier la Loi de modernisation sociale, promulguée dès le lendemain par le Président de la République, et destinée à protéger et développer l’emploi, favoriser la formation professionnelle ainsi que prévenir les licenciements économiques. Désormais, la prime de licenciement va être doublée. En effet, tout salarié licencié percera une prime de licenciement égale à 1/5 de son salaire au lieu de 1/10 jusqu’à présent. Pour les entreprises de moins de 1'000 salariés, le licencié pourra intégrer le Plan d’aide au retour à l’emploi durant son préavis de licenciement. Dans celles supérieures à 1'000 salariés, l’employeur devra consacrer une somme allant de 1 à 4 fois le Smic mensuel par emploi supprimé pour la création d’activités et le développement de l’emploi. Deuxième disposition majeure de la loi, la pénalisation du harcèlement moral dans le Code du travail, désormais passible d’un an d’emprisonnement et de 100'000 francs d’amende, ainsi que diverses mesures touchant à la Sécurité sociale et à la santé au travail. Enfin, le gouvernement mise également sur la formation professionnelle. A ce titre, la loi prévoit que toute personne engagée dans la vie active depuis au moins trois ans va désormais jouir d’un droit à la validation de ses acquis professionnels, lui permettant ainsi d’obtenir un diplôme ou un titre.

................Le gouvernement a également profité de ce début d’année, et de cette période électorale, pour faire passer diverses mesures majeures destinées à finir le mandat en beauté, tout en prouvant aux français que la Gauche plurielle gouvernera jusqu’au bout. En effet, plusieurs lois portant sur divers sujets ont été adoptées dans les premières semaines de 2002. Ainsi, le 22 janvier, une loi autorisant l’accouchement sous X a été adoptée par le Parlement et promulguée par le chef de l’Etat, une révolution dans la société française, tandis qu’une autre permettait aux enfants d’opter soit pour le nom de famille de leur mère, soit pour celui de leur père – mettant ainsi fin à des siècles de tradition voulant que l’enfant reçût le nom de son père. Toujours le 22 janvier, le nouveau statut de la Corse est entré en vigueur, accordant de nouvelles compétences à la collectivité territoriale tumultueuse, avec notamment l’institution d’un mécanisme de responsabilité politique de l’exécutif devant l’Assemblée de Corse. Enfin, le Parlement a également adopté la Loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé qui permet notamment aux patients d’accéder directement à leur dossier médical ainsi qu’ouvre une indemnisation de l'aléa thérapeutique, c'est-à-dire d'un accident médical sans faute du professionnel, après l’affaire Perruche, et modifie les dispositions sur les hospitalisations sans consentement.



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Message par Sirda le Sam 9 Fév 2019 - 16:46


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Affaires extérieures


................Le ministre des Affaires étrangères français a rejeté pour l’instant la proposition émise par la République d’Irak d’organiser une conférence internationale ainsi que de visiter les différents sites et inspecter la destruction des armes chimiques irakiennes. Selon Hubert Védrine, « Le récent scandale ayant éclaté en Ukraine à propos de la vente d’armes à Bagdad ne permet pas de rétablir ne serait-ce qu’une bribe de confiance à l’égard des autorités irakiennes quant à sa bonne volonté d’entretenir des relations plus cordiales avec l’Occident, ni à respecter les sujétions internationales légitimement posées par le Conseil de Sécurité. » Par ailleurs, le ministre a dénoncé la conclusion de cet accord entre l’Ukraine et l’Irak, estimant que Kiev « s’écarte progressivement du droit chemin dans lequel elle s’était pourtant engagé depuis l’effondrement du bloc soviétique », tout en appelant le futur gouvernement ukrainien issu des élections législatives de mars à « remettre le pays dans le droit chemin du respect des normes internationales. » Par ailleurs, Hubert Védrine a annoncé le soutien de la République française à la constitution d’une force internationale destinée à maintenir la sécurité en Afghanistan, à laquelle la France participera évidemment, à hauteur de près de deux mille soldats pour le moment, ainsi que plusieurs avions de combat et hélicoptères, avec possibilité d’en déployer davantage si besoin est.


Affaires intérieures


................Les français se passionnent pour la campagne présidentielle, débutée il y a quelques semaines, et qui s’annonce être haute en couleurs au regard du nombre jamais vu de candidats : seize, répartis entre trois d’extrême-gauche, quatre de gauche, deux du centre, cinq de droite et deux d’extrême-droite. Cette multitude de candidats entraîne assez logiquement une dispersion des intentions de vote, à tel point que selon les instituts de sondage Ipsos et Louis Harris, seuls Jacques Chirac et Lionel Jospin dépassent la barre des 20% d’intentions de vote, avec entre 20 et 24% d’intentions pour le premier et entre 20 et 21% pour le second, tandis que le troisième candidat est Jean-Marie Le Pen, qui réunirait 10% des voix, et Jean-Pierre Chevènement seulement 8%, tandis que les douze autres candidats auraient moins de 5% des suffrages. Outre ce nombre incroyable de candidats, le déroulement même de la campagne intrigue et intéresse profondément les français. En effet, s’affrontent l’actuel président de la République et son premier-ministre issu de l’opposition, ce qui est en soi un fait assez rare dans la vie politique française, et plus encore, la fameuse Gauche plurielle, au pouvoir depuis 1997, est totalement explosée puisque chaque parti a son propre candidat, à l’exception du Parti Radical de Gauche, alors représenté par Christiane Taubira, qui s’est ralliée au candidat du Parti Socialiste, lui permettant ainsi de récupérer quelques voix.

................La droite n’est pas non plus épargnée par ce phénomène de dispersion des candidats. En effet, si le principal candidat reste indéniablement l’actuel président de la République Jacques Chirac – lequel, au demeurant, est crédité d’un score extrêmement décevant pour un chef d’Etat en exercice, et s’il venait à se confirmer, serait le plus bas jamais enregistré dans une telle situation –, il est concurrencé en premier lieu par le candidat du Front National, le truculent Jean-Marie Le Pen, qui, s’il n’a vraisemblablement aucune chance d’accéder au second tour, est cependant crédité d’un score historique pour son mouvement souvent taxé d’extrême-droite, mais qui aurait pu faire mieux si son ancien bras droit Bruno Mégret n’avait pas lui aussi réussi à réunir suffisamment de parrainages pour faire porter son idéologie. Jean Saint-Josse, Christine Boutin et Alain Madelin sont également sur le créneau de la droite et de l’extrême-droite. Plus étonnant encore, la candidature de Charles Pasqua, baron gaulliste et fondateur du Rassemblement pour la France qui avait terminé deuxième lors des élections européennes. Rognant directement sur les voix du Rassemblement pour la République et du Front National, il pourrait être un challenger sérieux aux représentants de ces partis politiques, d’autant plus qu’il est directement soutenu par Philippe Séguin et Philippe de Villiers, ses deux compères de la lutte contre le Traité de Maastricht.



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Message par Sirda le Dim 10 Fév 2019 - 12:50


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Affaires intérieures


................« C’est un véritable séisme politique qui s’est produit aujourd’hui. Du jamais vu dans la vie politique française depuis des décennies. » Les journalistes, commentateurs politiques, ou même élus, s’accordent tous sur ce point, tandis que la même phrase – dans des tournures différentes – est inlassablement répétée de plateau télévisé en plateau télévisé. Des dizaines de millions de français ont les yeux rivés, ébahis, devant leur écran, tandis que plusieurs milliers d’entre eux s’amassent dans les bâtiments de campagne des différents candidats, déjà assaillis par les journalistes en quête de déclarations ou de photos pour immortaliser ce 21 avril 2002, qui, à ne point douter, fera date dans l’histoire politique française. Soudainement, sur les plateaux, le brouha s’interrompt tandis que les premières images du président Jacques Chirac sont retransmises en direct. L’air grave, les yeux larmoyants, Bernadette à ses côtés, il prend la parole. « Les urnes ont parlé. Cette défaite de la droite est la mienne, mais aussi celle de tous ceux qui préférèrent la division de notre camp à l’union. […] Je me retire de la vie politique française. Mon dernier acte sera d’appeler mes électeurs à faire barrage à la menace que représente le Front national en lui opposant un front républicain, c’est-à-dire en soutenant le candidat du Parti Socialiste, M. Jospin. » Et, sous le crépitement des appareils photos, ce monument de l’histoire de la Vème disparut.

................Quelques pâtés de maisons plus loin, c’est Lionel Jospin qui jubile. Malgré la division de la gauche, il est parvenu à se qualifier au second tour, arrivant en tête des suffrages, avec une petite avance par rapport à son concurrent, Jean-Marie Le Pen. Le retrait de Christiane Taubira, chèrement négocié – le remboursement des dépenses engendrées par le Parti Radical de Gauche lors du début de campagne et un appel officiel au retrait de l’intéressée, qui coûta à l’orgueil de Langue agile –, lui a en effet permis de rassembler 19% des voix. Jean-Marie Le Pen est à 15,86% des voix, Jacques Chirac à 12,5%, Charles Pasqua à 7,6%, François Bayrou à 6,84%, Arlette Laguiller à 5,72%, Jean-Pierre Chevènement à 5,33%, Noël Mamère à 5,25%, Besancenot à 4,25%, Jean Saint-Josse à 4,23%, Alain Madelin à 3,91%, Robert Hue à 3,37%, Bruno Mégret à 2,34%, Corinne Lepage à 1,88%, Christine Boutin à 1,19% et Daniel Gluckstein à 0,47%. Charles Pasqua, grâce à sa candidature, a réduit l’électorat du Front National ainsi que largement rogné sur celui du Rassemblement Pour la République, comme il l’avait fait en 1999, et divise ainsi durablement le camp de la droite et du centre, tout en adoptant des positions assez iconoclastes puisqu’il refuse le front républicain et appelle ses électeurs à soutenir le candidat qui défendra le mieux la souveraineté française, un appel à peine caché à l’union des droites en faveur de Le Pen.

................Dans les jours suivants, l’emballement médiatique est total. La quasi-totalité des journaux papiers ou télévisés titrent en faveur de Lionel Jospin, et appellent à combattre la menace fasciste qu’est censé représenter Jean-Marie Le Pen. Le candidat du Parti Socialiste, fermement soutenu par sa majorité gouvernementale – c’est-à-dire par le Parti Communiste, Les Verts, le Parti radical de gauche, et encore par le Mouvement des Citoyens –, fait figure de grand favori, et refuse par ailleurs tout débat avec son adversaire, affirmant que « accepter de débattre avec l’intolérance et la haine reviendrait à les banaliser. Je m’y refuse, par éthique et honneur. » La presse salue cette décision. L’électorat ne lui en tient guère rigueur. Le 5 mai, au soir, Lionel Jospin triomphe : il est élu avec plus de 81% des voix, un score de dictateur africain dans une démocratie occidentale, tandis que son concurrent parvient à rassembler autour de lui seulement 19% des voix, grâce à un faible report des voix des partisans de Bruno Mégret et de Charles Pasqua à sa faveur. Vaincu, il se présente d’ores et déjà comme le premier opposant au président socialiste, et affirme qu’il fera tout pour « empêcher ces fossoyeurs crypto-socialo-communo-trotskystes de la France d’accomplir leur triste dessein », dans le respect de la tradition démocratique, évidemment, le Menhir étant assurément un fervent défenseur de la démocratie en France.

................Quelques jours plus tard, ce fut la cérémonie d’investiture de Lionel Jospin, sans grandes pompes mais avec élégance, au Palais de l’Elysée, en compagnie de Jacques Chirac qui, tradition républicaine oblige, lui laissa les clefs des codes nucléaires ainsi que celles de la bicoque. Dès le lendemain, le nouveau chef de l’Etat annonça sa volonté de « poursuivre les réformes entreprises depuis quatre ans par la majorité plurielle », cela juste avant de s’auto-remettre sa démission comme premier-ministre et, dans la foulée, de nommer Martine Aubry, la « dame de fer française », anciennement ministre Emploi et de la Solidarité et actuelle Maire de Lille, avec pour mission de continuer l’œuvre jusqu’ici accomplie par la majorité plurielle, et cela en partenariat avec les autres partis-membres de la coalition gouvernement, lesquels ont tous annoncé le renouvellement de leur soutien au nouvel exécutif français. Parallèlement, Lionel Jospin a, conformément à l’esprit de la révision constitutionnelle de 2000, annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue d’élections en juin, pour lesquelles son parti est d’ores et déjà donné gagnant avec une bonne majorité, largement renforcée par la coalition. En attendant le scrutin électoral fixé en juin, Martine Aubry a dévoilé la composition de son gouvernement, qui reprend la philosophie de la gauche plurielle et prend en compte chaque tendance interne au Parti Socialiste.

Composition du gouvernement Aubry I:


Premier-ministre : Martine Aubry (PS)
Porte-parole du gouvernement : Catherine Trautmann (PS)

Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères : Laurent Fabius (PS)
Ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie : Dominique Strauss-Kahn (PS)
Ministre d’Etat, Garde des sceaux, ministre de la Justice : Christiane Taubira (PRG)
Ministre d’Etat, ministre de l’Environnement et de l’Energie : Noël Mamère (Les Verts)

Ministre de la Culture: Jack Lang (PS)
Ministre de l’Emploi et de la Solidarité : Jean-Christophe Cambadélis (PS)
Ministre de l’Intérieur : Éric Besson (PS)
Ministre de la Défense : Jean-Yves Le Drian (PS)
Ministre de l’Education nationale : Jean-Luc Mélenchon (PS)
Ministre de la Recherche : Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG)
Ministre de l’Equipement, des Transports et du Logement : Jean-Claude Gayssot (PCF)
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche : André Lajoinie (PCF)
Ministre de l’Aménagement du territoire : Yves Cochet (Les Verts)
Ministre des Relations avec le Parlement : Jean-Jack Queyranne (PS)
Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat : Michel Sapin (PS)
Ministre de la Jeunesse et des Sports : Marie-George Buffet (PCF)
Ministre de la Famille et des Femmes : Ségolène Royal (PS)
Ministre de la Santé : Bernard Kouchner (PS)

Ministre délégué chargé des Affaires européennes : Bernard Cazeneuve (PS)
Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie : Charles Josselin (PS)
Ministre délégué à la Ville : Claude Bartolone (PS)



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Re: [✓] République française

Message par Sirda le Mar 12 Fév 2019 - 13:11


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Affaires intérieures


................A la suite des élections présidentielles d’avril et de mai, assurément riches en émotions et en surprises, les élections législatives se sont déroulées dans un certain calme, en dépit de l’offensive du RPR pour tenter d’obtenir un maximum de sièges et pourquoi pas imposer une cohabitation au président Jospin. Mené par Alain Juppé, le parti de droite a en effet misé sur son alliance avec l’UDF de François Bayrou et la Démocratie Libérale d’Alain Madelin pour promouvoir un projet à la fois européen et libéral, en contradiction – du moins en apparence – avec le programme commun de la gauche plurielle. Outre ces deux partis, d’autres micros-partis, à l’instar du CNIP ou encore du Parti chrétien-démocrate, se sont greffés à cette coalition de la droite et du centre destinée à laver l’honneur de la débâcle du 21 avril. Toutefois, la droite restait divisée en trois camps, puisqu’outre cette alliance compétitionnaient également le Rassemblement Pour la France, conduit par Charles Pasqua, Philippe Séguin et Philippe de Villiers, sur un axe plus souverainiste, ainsi que le Front National, conduit par l’éternel Jean-Marie Le Pen, revigoré par ses scores de la présidentielle. A gauche, la majorité plurielle réunit le gros des formations de cette tendance, même si Lutte Ouvrière et la Ligue communiste révolutionnaire présentent eux aussi quelques candidats, ainsi que quelques micro-partis de tous bords, notamment d’extrême-droite.

................Moins nombreux qu’en avril dernier, les électeurs français se sont rendus aux urnes les 9 et 16 juin afin de désigner leurs représentants pour les cinq années à venir. Aux termes des élections, le Parti Socialiste est sorti comme le grand vainqueur de ce scrutin puisqu’il est parvenu à envoyer au Palais Bourbon le nombre de 264 députés, réunissant au premier tour 33% des voix. Suit de près le Rassemblement Pour la République, qui obtient à l’Assemblée 118 députés, après avoir réuni 19% des voix. Viennent ensuite le Rassemblement Pour la France et ses 59 députés pour 11,5% des voix, l’Union pour la Démocratie Française et ses 43 représentants avec 5% des voix, le Parti Communiste Français qui gagne 5 députés et arrive à 40, avec seulement 3,5% des suffrages, suivi de près par Les Verts qui sont désormais représentés par 24 élus pour 5% des voix, le Parti Radical de Gauche qui a 15 députés pour 4% des voix, le Mouvement des Citoyens qui conserve 8 sièges avec 5% des suffrages, le Front National qui prend 5 sièges pour 12% des voix, et enfin Démocratie Libérale qui obtient 1 député pour 2% des voix. Le Parti Socialiste n’a, seul, pas la majorité pour gouverner, et devra donc compter sur les différents partis de la gauche plurielle pour rester majoritaire au sein du Parlement – et notamment sur le Parti Communiste, influent – tandis que le centre et la droite, même s’ils sont morcelés, ont relativement bien tenu le coup de ces élections.

................Dans la foulée de ces élections, et plus précisément le 17 juin au matin, la premier-ministre Martine Aubry a, conformément à la tradition républicaine, remis sa démission, et celle de son gouvernement, au président de la République qui l’a ainsi directement renouvelé dans ses fonctions pour ce gouvernement Aubry II, lequel – comme souvent lors de ces moments – a été l’occasion de quelques réajustements ministériels, pour faire partir des ministres ou, au contraire, en faire venir d’autres, cela afin de mieux tenir compte de l’équilibre politique issu du Parlement. A la suite de ce léger remaniement, la locataire de Matignon a prononcé le traditionnel discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, laquelle a accepté – bien que le vote n’ait aucune valeur juridique selon la Constitution – le gouvernement Aubry II avec une assez confortable majorité de 351 voix sur les 577 exprimables, preuve s’il en était nécessaire que la gauche plurielle tient bien pour le moment et devrait gouverner pour les cinq années à venir – sauf crise politique majeure. Le gouvernement a désormais les mains libres pour mener sa politique ouvertement sociale-libérale, selon les mots de Martine Aubry, inspirée par Dominique Strauss-Kahn et le courant réformiste Socialisme et Démocratie au sein du Parti Socialiste, tout en soulignant bien l’aspect socialisme pour satisfaire le Parti Communiste Français.

Composition du gouvernement Aubry II:

Premier-ministre : Martine Aubry (PS)
Porte-parole du gouvernement : Catherine Trautmann (PS – S&D)

Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères : Laurent Fabius (PS)
Ministre délégué chargé des Affaires européennes : Bernard Cazeneuve (PS)
Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie : Alain Le Vern (PS)

Ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie : Dominique Strauss-Kahn (PS – S&D)
Ministre délégué chargé de la Fonction publique : Michel Sapin (PS)
Ministre délégué à l’Emploi : Jean-Christophe Cambadélis (PS – S&D)
Ministre délégué au Budget : Pierre Moscovici (PS – S&D)
Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur : Julien Dray (PS – GS)
Secrétaire d’Etat à l’Industrie : Arnaud Montebourg (PS – NPS)
Secrétaire d’Etat au Tourisme : Roland Muzeau (PCF)
Secrétaire d’Etat à l’Economie solidaire : Guy Hascoët (Les Verts)

Ministre d’Etat, Garde des sceaux, ministre de la Justice : Christiane Taubira (PRG)

Ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, de l’Energie et des Ressources naturelles : Noël Mamère (Les Verts)
Ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire : Yves Cochet (Les Verts)
Ministre délégué chargé de l’Equipement, des Transports et du Logement : Jean-Claude Gayssot (PCF)
Secrétaire d’Etat à la Mer et à la Pêche : Jean-Paul Huchon (PS – S&D)
Secrétaire d’Etat au Logement : Marie-Noëlle Lienemann (PS – GS)

Ministre de la Culture : Jack Lang (PS)

Ministre de l’Intérieur : Éric Besson (PS)
Ministre délégué chargé des Collectivités Territoriales : Jean-Michel Baylet (PRG)
Ministre délégué à la Ville : Claude Bartolone (PS)
Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer : Christian Paul (PS – NPS)

Ministre de la Défense : Jean-Yves Le Drian (PS)
Secrétaire d'État à la Défense chargé des Anciens combattants : Jacques Lévy (PRG)

Ministre de l’Education nationale : Jean-Luc Mélenchon (PS - NM)
Ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur : Alain Vidalies (PS – NM)
Ministre délégué chargé de la Recherche : Daniel Goldberg (PS – GS)

Ministre de l’Agriculture : André Lajoinie (PCF)

Ministre des Relations avec le Parlement : Alain Bocquet (PCF)

Ministre de la Réforme de l’Etat : Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG)

Ministre de la Jeunesse et des Sports : Marie-George Buffet (PCF)

Ministre de la Famille et des Femmes : Ségolène Royal (PS)
Secrétaire d’Etat à la Famille : Dominique Voynet (Les Verts)
Secrétaire d’Etat à l’Enfance : Sylvia Pinel (PRG)
Secrétaire d’Etat aux Personnes Agées et aux Personnes Handicapées : Paulette Guinchard-Kunstler (PS)

Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale : Bernard Kouchner (PS)
Ministre délégué à la Sécurité sociale : Thierry Braillard (PRG)


Sirda
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