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Message par Sirda le Ven 1 Nov 2019 - 19:29


United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland

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Carte


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Informations générales


Informations principales

Nom : Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord
Nombre d'habitants : 66 millions d’habitants
Superficie totale : 246 690 kilomètres carrés
Religion officielle : Eglise anglicane
Langue officielle : Anglais de facto
Capitale : Londres
Monnaie : Livre sterling

Description

................Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord est un pays d'Europe de l'Ouest, ou selon certaines définitions, d'Europe du Nord, dont le territoire comprend l'île de Grande-Bretagne et la partie nord de l'île d'Irlande, ainsi que de nombreuses petites îles autour de l'archipel. Le territoire du Royaume-Uni partage une frontière terrestre avec la République d'Irlande, et est entouré par l'océan Atlantique, avec la mer du Nord à l'est, la Manche au sud, et la mer d'Irlande à l'ouest. Le Royaume-Uni couvre une superficie de 246 690 km², faisant de lui le 80e plus grand pays du monde, et le 11e d'Europe. Il est le 22e pays le plus peuplé du monde, avec une population estimée à 65,1 millions d'habitants. Le Royaume-Uni est une monarchie constitutionnelle ; il possède un système parlementaire de gouvernance. Sa capitale est Londres, une ville mondiale et la première place financière au monde, mais également la plus grande aire métropolitaine de l'Union européenne. Le Royaume-Uni est composé de quatre nations constitutives : l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord. Les trois dernières ont des administrations dévolues, chacune avec des pouvoirs variés, basés dans leurs capitales régionales, respectivement Édimbourg, Cardiff et Belfast. Les bailliages de Guernesey, de Jersey et l'Île de Man sont des dépendances de la Couronne et ne sont donc pas rattachés au pays. De plus, le pays comprend quatorze territoires d'outre-mer, disséminés sur plusieurs océans. Le Royaume-Uni est né en 1707, lorsque les royaumes d'Angleterre et d'Écosse s'unifièrent pour former le royaume de Grande-Bretagne, qui s'agrandit en 1801 en s'unifiant avec le Royaume d'Irlande pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. En 1922, l'Irlande du Sud fit sécession du Royaume-Uni, amenant au nom officiel et actuel de Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Les territoires d'outre-mer, anciennement des colonies, sont les vestiges de l'Empire britannique, qui, jusqu'à la seconde moitié du XXème siècle, était le plus vaste empire colonial de l'histoire. L'influence britannique peut être observée dans la langue, la culture, le système politique et juridique des anciennes colonies. Le Royaume-Uni est un pays développé. Il est en 2018 la cinquième puissance mondiale par son PIB nominal et la neuvième puissance pour la parité de pouvoir d'achat. Berceau de la révolution industrielle, le pays fut la première puissance mondiale durant la majeure partie du XIXe siècle. Le Royaume-Uni reste aujourd'hui une grande puissance, avec une influence internationale considérable sur le plan économique, politique, culturel, militaire et scientifique. Il est également une puissance nucléaire reconnue avec le sixième budget de la défense le plus élevé. Le Royaume-Uni est membre du Commonwealth, du Conseil de l'Europe, du G7, du G20, de l'OTAN, de l'OCDE, de l'OMC, et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies depuis 1946. Il a quitté l’Union européenne en 2019.


Politique


Caractéristiques politiques

Type de puissance : Puissance mondiale
Type de gouvernement : Monarchie constitutionnelle parlementaire unitaire

Description

................ Le Royaume-Uni est un État unitaire et une monarchie parlementaire au sein de laquelle le monarque est le chef d'État et le Premier ministre est le chef du gouvernement responsable devant la Chambre des communes. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement au nom de la reine. Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement qui comprend la reine, la Chambre des communes élue et de la Chambre des lords non élue. Les membres du gouvernement sont en même temps membres d'une des chambres du Parlement et les plus importants d'entre eux forment le cabinet présidé par le Premier ministre. Ce système de gouvernement, connu sous le nom de système de Westminster du nom du lieu où siège le Parlement, est souvent considéré comme le principal modèle de système parlementaire. Il a inspiré de nombreux pays, notamment ceux du Commonwealth. La Constitution du Royaume-Uni a la particularité de ne pas être codifiée : elle comprend des lois ordinaires et des conventions non écrites mais à valeur constitutionnelle. Depuis les années 1990, le Royaume-Uni a engagé un processus de dévolution des pouvoirs dans ses nations constitutives : un Parlement écossais, une Assemblée nationale du pays de Galles et une Assemblée d'Irlande du Nord ont été créés. Le Royaume-Uni est un État multipartite dans lequel il existe deux partis principaux qui alternent généralement au pouvoir depuis 1920 : le Parti conservateur et le Parti travailliste. Les gouvernements minoritaires ou de coalition sont rares, le scrutin uninominal majoritaire à un tour tendant à donner de fortes majorités à l'un ou l'autre des principaux partis. Les élections générales ont lieu au maximum tous les cinq ans. Depuis l’adoption du « Fixed-term Parliaments Act 2011 », les élections se déroulent tous les cinq ans, le premier jeudi du mois de mai. Le Royaume-Uni a vécu ses premières élections générales à date fixe en 2015.

Monarque du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord

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Reine du Royaume-Uni : Elizabeth II, Dei Gratia Britanniarum Regnorumque Suorum Ceterorum Regina, Consortionis Populorum Princeps, Fidei Defensor

................Le monarque, actuellement la reine Élisabeth II, est le chef d'État du Royaume-Uni. On dit souvent de la reine qu'« elle règne mais ne gouverne pas » : bien qu'elle prenne très peu part au gouvernement du pays, l'ensemble des pouvoirs provient théoriquement de son autorité. Les pouvoirs exécutifs du monarque font partie de ce qu'on appelle la prérogative royale, c'est-à-dire qu'ils peuvent être exercés sans le consentement du Parlement. De nos jours l'ensemble des pouvoirs n'est exercé par la reine que sur la recommandation du Gouvernement ou par délégation à un des ministres de la Couronne. Le Premier ministre rencontre la reine une fois par semaine. Au cours de ces rencontres confidentielles, la reine est tenue informée des affaires de l'État et peut faire part de ses sentiments, avertissement ou conseil au chef du gouvernement. Les pouvoirs du monarque sont les suivants : nommer et démettre le Premier ministre et les autres ministres ; convoquer, proroger et dissoudre le Parlement ; donner ou refuser la sanction royale aux projets de loi ; nommer les officiers des Forces armées, commander les Forces armées et les déployer outre-mer ; nommer les membres du Conseil privé ; délivrer les passeports ; accorder la grâce ; accorder des honneurs ; créer des sociétés par charte royale ; ratifier et faire les traités ; déclarer la guerre et la paix ; reconnaitre les États ; accréditer et recevoir les diplomates. Le Conseil privé est l'organe formel de conseillers par lequel la reine exerce ses pouvoirs mais de nos jours ses compétences sont exercées par l'un de ses comités, le Cabinet, composé des principaux ministres et présidé par le Premier ministre.

Premier-ministre

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Premier ministre : Boris Johnson (Tories)

................ Le Premier ministre du Royaume-Uni est le chef du gouvernement du Royaume-Uni, de fait à la tête du pouvoir exécutif. Le Premier ministre est nommé par la reine qui choisit le chef de parti susceptible de jouir de la confiance de la Chambre des communes. Le Premier ministre choisit les autres membres du cabinet et du gouvernement et ils sont, collectivement, responsables devant le Parlement. Du fait de la nature de la constitution du Royaume-Uni, composée d'une multitude de lois ordinaires et de conventions, la fonction et les pouvoirs du Premier ministre ne sont pas définis par un texte précis mais découlent d'une évolution historique. Les relations du Premier ministre avec le monarque, le Parlement et le cabinet sont définies par des conventions constitutionnelles non écrites. Le Premier ministre choisit et la reine nomme les ministres du gouvernement dont les plus importants siègent au cabinet, l'organe de décision collective du pouvoir exécutif. Le Premier ministre oriente et coordonne les politiques et l'action des secrétaires d'État — qui sont à la tête des différents départements exécutifs du gouvernement — et des hauts fonctionnaires. La reine demeure le chef d'État mais l'essentiel de ses prérogatives est exercé par les ministres. Lorsqu'elle exerce ses fonctions telles que les nominations à des postes judiciaires, politiques, dans la fonction publique ou l'Église d'Angleterre, l'attribution de pairies, ordres ou décorations, etc. elle n'agit que sur le conseil du Premier ministre. À la Chambre des communes, le Premier ministre coordonne le processus législatif avec l'aide du leader de la Chambre et des whips afin de faire adopter le programme de son gouvernement.

Gouvernement de Sa Majesté


................Le Gouvernement du Royaume-Uni, officiellement appelé Gouvernement de Sa Majesté, est le gouvernement central du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Il regroupe l'ensemble des ministères (départements exécutifs) pour la conduite des affaires nationales, connus sous l'appellation de frontbench. Il est dirigé par le Premier ministre du Royaume-Uni, qui choisit les autres membres du gouvernement. Le Premier ministre et les autres plus importants ministres siègent au Comité suprême de décision, connu sous le nom de Cabinet. D'après la Constitution du Royaume-Uni, l'autorité exécutive appartient au monarque. Cette autorité est exercée uniquement par, ou sur le conseil, du Premier ministre et du Cabinet. Les membres du Cabinet conseillent le monarque en tant que membres du Conseil privé (Privy Council). Ils exercent aussi le pouvoir directement en tant que chefs des départements exécutifs du gouvernement. Les ministres (Secrétaires d'État ou Secretary of State) sont tous membres du Parlement (Members of Parliament). Le gouvernement est responsable devant le Parlement pour la législature, ce qui implique en pratique que le gouvernement doit demander une réélection au moins tous les cinq ans. Le monarque nomme un Premier ministre en tant que leader du parti le plus à même de commander à la majorité élue du Parlement.


Premier-ministre, Premier lord du Trésor & Ministre de la fonction publique : Boris Johnson (PC)
Ministre du bureau du Cabinet, Chancelier du duché de Lancastre : Michael Gove (PC)
Chancelier de l’Echiquier, Second lord du Trésor : Jacob Rees-Mogg (PC)
Secrétaire d’Etat des Affaires étrangères et du Commonwealth : Dominic Raab (PC)
Secrétaire d’Etat à l’Intérieur : Sajid Javid (PC)
Secrétaire d’Etat à la Défense : Ben Wallace (PC)
Secrétaire d’Etat à la Santé et à la protection sociale : Matthew Hancock (PC)
Lord chancelier, Secrétaire d’Etat à la Justice : Robert Buckland (PC)
Ministre sans portefeuille, Président du Parti conservateur : James Cleverly (PC)
Secrétaire d’Etat au Commerce International, Président du bureau de commerce : Elizabeth Truss (PC)
Secrétaire d’Etat à l’Education : Gavin Williamson (PC)
Secrétaire d’Etat aux Affaires, à l’Energie et à la Stratégie industrielle : Andrea Leadsom (PC)
Secrétaire d’Etat à l’Environnement, à l’Alimentation et aux Affaires rurales : Theresa Villiers (PC)
Secrétaire d’Etat aux Transports : Grant Shapps (PC)
Secrétaire d’Etat aux Logements, aux Communautés et au Gouvernement local : Robert Jenrick (PC)
Secrétaire d’Etat pour l’Ecosse : Alister Jack (PC)
Secrétaire d’Etat pour le pays de Galles : Alun Cairns (PC)
Secrétaire d’Etat pour l’Irlande du Nord : Julian Smith (PC)
Secrétaire d’Etat au Numérique, à la Culture, aux Médias et au Sport : Nicky Morgan (PC)
Secrétaire d’Etat au Travail et aux Retraites : Thérèse Coffey (PC)
Leader de la Chambre des communes, Lord président du Conseil : Jo Johnson (PC)
Leader de la Chambre des Lords, Lord du sceau privé : Natalie Evans (PC)


Chambre des Lords

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................La Chambre des lords est la chambre haute du Parlement du Royaume-Uni. Le Parlement comprend également la reine et la chambre basse, la Chambre des communes du Royaume-Uni. La Chambre des lords se compose de membres nommés à vie par la reine sur proposition du Premier ministre, de 92 lords héréditaires élus parmi les membres des différentes pairies du Royaume-Uni et de 26 lords clercs de l'Église d'Angleterre, membres de droit. Le nombre de membres n'est pas fixe et dépend des nominations : il y en a aujourd'hui près de 850. Depuis le XIXe siècle, les pouvoirs de la Chambre des lords ont considérablement diminué et son pouvoir est aujourd'hui nettement inférieur à celui de la Chambre des communes. Elle examine les projets de loi approuvés par la Chambre des communes et peut les modifier mais ne dispose pas, sauf dans des cas limités, du pouvoir d'empêcher leur adoption. Toutefois la Chambre des Lords peut retarder l'adoption d'un projet de loi et inviter le gouvernement à le revoir.


Conservateurs : 257 lords
Travaillistes : 207 lords
Crossbenchers : 181 lords
Libéraux-Démocrates : 104 lords
UKIP : 3 lords
DUP : 3 lords
Plaid Cymry : 1 lord
UUP : 2 lords
Vert : 1 lord
Travailliste indépendant : 2 lords
Libérale-démocratie indépendante : 1 lord
Social-démocrate indépendant : 1 lord
Unioniste d’Ulster indépendant : 1 lord
Non affiliés : 23 lords
Lords Spiritual : 26 lords


Chambre des communes

[✓] United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland UK_House_of_Commons_2017_2019-02-18

................ La Chambre des communes est la chambre basse du Parlement du Royaume-Uni. Le Parlement comprend également la reine et la chambre haute, la Chambre des lords. La Chambre des communes est élue au suffrage universel direct : elle se compose de 650 députés, représentant chacun une circonscription et élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Depuis le Fixed-term Parliaments Act de 2011, le mandat de la chambre est de cinq ans. Auparavant, elle pouvait prendre fin avant le terme des cinq ans en étant dissoute par la reine sur demande du Premier ministre : le Premier ministre pouvait ainsi fixer lui-même la date des élections générales. Depuis, le Premier Ministre doit pour cela obtenir un vote favorable des deux tiers de la chambre. Le gouvernement est responsable devant la Chambre des communes : la majorité des membres, et notamment le Premier ministre, sont également membres de la Chambre des communes. Depuis le Parliament Act de 1911, la Chambre des communes peut dans certaines conditions adopter un projet de loi sans le consentement de la Chambre des lords.

Conservateurs : 332 députés
DUP : 11 députés
Travaillistes : 224 députés
SNP : 35 députés
Libéraux-Démocrates : 36 députés
Sinn Féin : 8 députés
Plaid Cymry : 3 députés
Vert : 1 député


Économie


Description de l'économie

................Le Royaume-Uni est l’une des principales puissances économiques mondiales. Il se hisse à la cinquième place en termes de PIB nominal, lequel représente 3,5% du PIB mondial. En 2016, le Royaume était le dixième pays exportateur de biens au monde et le cinquième plus grand importateur de biens. C’était également le deuxième pays bénéficiaire des investisseurs directs étrangers et le troisième pays investissant à l’étranger. Il est l’une des économies les plus mondialisées. Le secteur tertiaire domine l’économie britannique puisqu’il représente près de 80% du PIB. De même, la finance est particulièrement importante, et Londres est la première place financière mondiale. L’industrie aéronautique britannique est la deuxième plus grande industrie aéronautique au monde, et son industrie pharmaceutique la dixième. Par ailleurs, 26 des 500 plus grandes entreprises mondiales ont leur siège au Royaume-Uni. L’économie est boostée par la production d’hydrocarbures dans la Mer du Nord, dont les réserves sont estimées à 2,8 milliards de barils en 2016 – et cela bien que le pays soit désormais un importateur net d’hydrocarbures depuis 2005. Il y a des variations significatives de développement économique entre les différentes régions, avec l’Angleterre du Sud-est et l’Ecosse du Nord-est qui sont les régions les plus riches du pays, celle de Londres étant la plus riche d’Europe.

Produit Intérieur Brut : 2’396 milliards de dollars
Taux de croissance économique : – 9,4 %
Inflation : 4,8%
Taux de chômage : 6,7%

Recettes : 810 milliards de £
  • Impôts sur le revenu : 193 milliards de £
  • Contributions à l’assurance nationale : 142 milliards de £
  • Droits d’accise : 50 milliards de £
  • Impôt sur les sociétés : 60 milliards de £
  • TVA : 156 milliards de £
  • Business rates : 31 milliards de £
  • Council Tax : 36 milliards de £
  • Autres taxes : 89 milliards de £
  • Recettes non-fiscales : 54 milliards de £

Dépenses : 842 milliards de £
  • Prestations sociales : 256 milliards de £
  • Services sociaux : 34 milliards de £
  • Santé : 166 milliards de £
  • Industrie, agriculture et travail : 25 milliards de £
  • Education : 103 milliards de £
  • Défense : 52 milliards de £
  • Transport : 37 milliards de £
  • Logement et environnement : 32 milliards de £
  • Sécurité intérieure : 35 milliards de £
  • Autres (dont transferts financiers à l’UE) : 46 milliards de £
  • Remboursement de la dette : 55 milliards de £



British Armed Forces


Budget des armées : 59,1 milliards de dollars
Chef d'État-Major des Armées : Général Sir Nick Carter
Actifs : 146’500 hommes
Réservistes : 44’250


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British Army

Chef d'État-Major : General Sir Mark Carleton-Smith
Effectifs : 81'500 soldats

ÉQUIPEMENT :
Blindés de combat
Challenger 2 : 331
CVR(T) : 657
Warrior : 769
Bulldog : 895
Mastiff Ridgeback Wolfhound : 396 ; 168 ; 125
Jackal Coyote : 437 ; 71
Foxhound : 399
Husky : 311
RWMIK Land Rover : 371
Snatch Land Rover : 364
Panther : 401
TPz Fuchs : 11

Engins du génie
Trojan : 32
Titan : 33
CRARRV : 75
Terrier : 60
Alvis Unipower : 139
M3 Amphibious Rig : 37
Buffalo : 19
JCB HMEE : 17
Oshkosh HET : 91
MTVR : 357
MAN SV : 7’484
Leyland, Foden : 1'217

Camions
Pinzgauer : 190
Mowag Duro : 190
Land Rover Wolf : 12’000
Land Rover Battle Field Ambulance : 166

Artillerie
GMRLS : 35
L131 AS-90 : 89
L118 Light Gun : 126
Rapier : 24
Starstreak SP HVM : 62
Starstreak LML : 145

Hélicoptères
Apache : 50
Wildcat : 34
Bell 212 : 5
Dauphin II : 5
WK450 : 50
Gazelle : 34


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Royal Navy


Chef d'État-Major de la Marine : Amiral Christophe Prazuck
Effectifs : 33'280 marins

ÉQUIPEMENT :
Porte-avions
HMS Queen Elizabeth (R08)
HMS Prince of Wales (R09)

Bâtiments de projection et de commandement
HMS Albion (L14)
HMS Bulwark (L15)

Destroyers
HMS Daring (D32)
HMS Dauntless (D33)
HMS Diamond (D34)
HMS Dragon (D35)
HMS Defender (D36)
HMS Duncan (D37)

Frégates
HMS Argyll (F231)
HMS Lancaster (F229)
HMS Iron Duke (F234)
HMS Monmouth (F235)
HMS Montrose (F236)
HMS Westminter (F237)
HMS Northumberland (F238)
HMS Richmond (F239)
HMS Somerest (F82)
HMS Sutherland (F81)
HMS Kent (F78)
HMS Portland (F79)
HMS St Albans (F83)

Patrouilleurs de haute mer
HMS Tyne (P281)
HMS Mersey (P283)
HMS Clyde (P257)
HMS Forth (P222)

Patrouilleurs
HMS Archer P264
HMS Biter P270
HMS Smiter P272
HMS Pursuer P273
HMS Blazer P279
HMS Dasher P280
HMS Puncher P291
HMS Charger P292
HMS Ranger P293
HMS Trumpeter P294
HMS Express P163
HMS Example P165
HMS Explorer P164
HMS Exploit P167
HMS Tracker P274
HMS Raider P275
HMS Scimitar P284
HMS Sabre P285

Chasseurs de mines
HMS Ledbury (M30)
HMS Cattistock (M31)
HMS Brocklesby (M33)
HMS Middleton (M34)
HMS Chiddingfold (M37)
HMS Hurworth (M39)
HMS Penzance (M106)
HMS Pembroke (M107)
HMS Grimsby (M108)
HMS Bangor (M109)
HMS Ramsey (M110)
HMS Blyth (M111)
HMS Shoreham (M112)

Sous-marins nucléaires lanceurs d'engins
HMS Vanguard (S28)
HMS Victorius (S29)
HMS Vigilant (S30)
HMS Vengeance (S31)

Sous-marins nucléaires d'attaque
HMS Astute (S119)
HMS Ambush (S120)
HMS Artful (S121)
HMS Trenchant (S91)
HMS Talent (S92)
HMS Triumph (S93)

Aéronefs
F-35B : 17 sur 48
Wildcat HMA2 : 28
Merlin HM2 : 30
Merlin Mk3/3i/4 : 25
Hawk T1 : 14
Avenger : 3
Heron : 5


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Royal Air Force

Chef d'État-Major de l'Armée de l'Air : Sir Stephen Hillier
Effectifs : 33’840 hommes

ÉQUIPEMENT :
Avions de combat
F-35 : 0 / 90
Eurofighter Typhoon : 156


Avions de transport
Airbus A400M Atlas : 20
Airbus Voyager : 9
C-17A Globemaster III : 8
Aerospace 146 : 4
C-130J Super Hercules : 18

Hélicoptères et drones
Boeing Chinook : 60
Griffin HAR2 : 3
AW109SP : 1
Puma HC2 : 24


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Dernière édition par Sirda le Ven 1 Nov 2019 - 19:32, édité 1 fois
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Message par Bureau le Ven 1 Nov 2019 - 19:29

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Message par Sirda le Ven 1 Nov 2019 - 21:54


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Affaires extérieures


................Les liens avec le Vieux continent sont de plus en plus fragiles depuis que le hard Brexit a eu lieu le 31 octobre 2019, plongeant la Grande-Bretagne dans une situation économique compliquée, et aggravée avec la crise iranienne à l’automne dernier. En conséquence, le Premier ministre Boris Johnson a réitéré son appel à l’Union européenne, déjà lancé dès le départ de l’organisation, pour entamer de véritables négociations quant à un futur accord de libre-échange entre Bruxelles et Londres, lequel serait, selon les mots du locataire du 10 Downing Street, « grandement bénéfique pour toutes les nations concernées et aiderait à endiguer les effets de la crise », ce qui n’est pas totalement inexact puisque cela débloquerait de nombreux échanges commerciaux ralentis par le retour des contrôles douaniers. Pour le Royaume-Uni, un tel accord serait le bienvenu puisqu’il redonnerait un souffle à une économie britannique qui, dès le Brexit, a dû encaisser près de huit milliards d’euros de droits de douane à l’exportation, bien que les finances publiques aient elles aussi perçues des sommes peu ou prou équivalentes, puisque les importations furent également automatiquement taxées. Aussi, la proposition britannique est assez simple : les relations commerciales doivent être rétablies comme auparavant, c’est-à-dire un libre échange total, avec mise en conformité des normes entre les deux partenaires. Cependant, le Gouvernement de Sa Majesté ne se fie pas seulement à ses anciens partenaires européens pour retrouver sa splendeur d’antan. En effet, dans le cadre du Commonwealth, plusieurs Etats se voient contactés pour établir un premier accord de libre-échange, sur le modèle européen, mais au sein cette fois de l’organisation, avec possibilité pour d’autres Etats-membres du Commonwealth de rejoindre cet espace de libre-échange à l’avenir, voire des Etats non-membres. Sont particulièrement visés l’Afrique du sud, l’Australie, le Canada, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande et Singapour pour de premières négociations, mais aussi les Etats-Unis d’Amérique, qui, selon Boris Johnson, ont toute leur place dans un tel accord, surtout au regard des négociations ou accords qu’ils ont d’ores et déjà avec nombre de ces pays. Là encore, un libre-échange total, concernant tous les secteurs sans aucune exception, est à l’ordre du jour. Quant à la question des normes, tous ces pays partageant un esprit juridique commun, leur mise en conformité ne devrait guère poser de véritables problèmes. La signature d’un tel accord au sein du Commonwealth, et avec des pays extérieurs à l’organisation, permettrait, si Washington D.C l’accepte, de faire de cet espace la première zone de libre-échange au monde, loin devant l’Union européenne, et pourrait bénéficier à l’ensemble des pays concernés qui verraient leur croissance économique s’accroître.


Affaires intérieures


................Si la signature d’accords de libre-échanges permettrait de redonner un peu de souffle à l’économie britannique, ce n’est pas la seule mesure que compte prendre le Gouvernement de Sa Majesté afin d’enrayer les effets du Brexit et ceux de la crise économique et financière de 2020. A l’origine, la récession en 2020 ne devait être que de 3%, mais l’éclatement de ladite crise fit totalement plonger l’économie britannique, qui se doit désormais d’être redressée vigoureusement pour éviter un naufrage total du Royaume-Uni. Aussi, le Chancelier de l’Echiquier, Jacob Rees-Mogg, a annoncé trois séries de mesures visant à empêcher un désastre économique sans précédent. D’abord, un vaste plan d’austérité va être mis en place afin de préserver autant que ce peut les finances publiques britanniques, déjà mal au point, et qui vont être entaillées par la deuxième série de mesures. Ainsi, plusieurs postes de dépense vont être drastiquement réduit, à commencer par celui de l’environnement, qui doit son budget être amputé de cinq milliards de livres, de l’éducation qui se voit retiré trois milliards de livres, les prestations sociales de huit milliards de livres ou encore le poste de dépenses diverses, à hauteur de six milliards de livres. Ces coupes budgétaires, incontestablement, vont nuire aux différentes missions de travail, mais ces vingt-quatre milliards de livres sont nécessaires pour éviter de faire déraper les déficits publics ; d’autant plus que cela permettra de compenser les pertes de recettes de l’Etat à cause des difficultés économiques. En parallèle, le Chancelier de l’Echiquier a annoncé la suspension du remboursement de la dette publique britannique détenue par la Bank of England, soit près d’un quart de la dette, ce qui représente une économie annuelle de quatorze milliards de livres, tandis que les engagements envers les fonds de pension, les ménages et les banques étrangères ou britanniques, seront respectés par Londres, qui ne fait que se donner une bouffée d’air pour affronter cette crise. En définitive, donc, ce sont trente-huit milliards de livres que le Gouvernement retire de ses dépenses pour 2021, et probablement pour 2022 aussi, ce qui devrait donner une plus grande marge de manœuvre au pays, bien que cela devrait se traduire très concrètement par des licenciements de fonctionnaires, par la cessation du financement de nombreux projets jugés secondaires par rapport à la situation économique nationale, la fin des sorties scolaires, ou encore moins d’aides sociales accordées aux Sujets de Sa Majesté – principalement une baisse des allocations chômages et des retraites visant les classes supérieures ou moyennes plus. Cela ne sera évidemment pas sans répercussion politique, puisque d’ores et déjà, l’annonce de ces mesures d’austérité drastiques a provoqué des manifestations dans le pays, et de vives protestations du Labour qui profite de la situation.

................Ensuite, face à la situation plus qu’inquiétante des banques britanniques qui voient de nombreux emprunts ne plus être remboursés par leurs contractants, ainsi que de nombreux prêts douteux éclabousser leurs bilans, faisant craindre une faillite du système bancaire britannique comme en 2008, le Gouvernement de Sa Majesté a annoncé la mise en place immédiate d’un plan de recapitalisation des principales banques touchées par la crise à hauteur de quatre cent milliards de livres, principalement grâce à une politique de quantitative easing renforcée sur injonction à la Bank of England. Concrètement, ces sommes seront versées aux banques dès lors qu’elles le demanderont, afin de compenser les pertes financières sèches et éviter que le secteur phare de l’économie britannique ne fasse trop durement défaut, ce qui aurait des conséquences économiques désastreuses pour Londres, grande place financière mondiale. Cependant, contrairement à 2008, le Gouvernement profite de la situation pour exiger une contrepartie financière conséquente de la part des banques : l’annulation de la part de la dette britannique qu’elles détiennent, sachant que ces mêmes institutions financières contrôlent 17% d’icelle, soit environ trois cent vingt-cinq milliards de livres. Si l’échange paraît rude, il n’en reste pas moins bénéfique à l’égard des institutions financières, puisqu’elles gagneraient, en tout et pour tout, soixante-quinze milliards de livres dans ce renflouement général, de quoi largement couvrir les pertes liées à la crise mais aussi à la fin du remboursement de l’Etat, ce alors que leur situation reste largement moins catastrophique qu’en 2008. Par ailleurs, un plan de relance de cent milliards de livres est mis sur la table et devrait principalement viser les secteurs stratégiques de l’économie, ainsi que les infrastructures portuaires et la construction, pour empêcher un décrochage total de l’économie. Enfin, troisième série de mesures, le renforcement de la politique de quantitative easing, afin de subvenir aux besoins du Gouvernement pour son plan de renflouement du secteur bancaire et son plan de relance, mais également pour prendre en charge le déficit public. En parallèle, afin d’éviter une inflation bien trop forte – du moins davantage qu’elle ne l’est déjà –, ladite banque centrale a annoncé qu’elle relevait de plusieurs points ses taux directeurs, afin de restreindre l’accès aux crédits, d’autant plus que les banques se révèlent assez réticentes à en accorder. Ainsi, à des maux similaires que ceux de 2008, le Gouvernement entend apporter des solutions assez semblables, misant énormément sur la baisse du cours du pétrole pour relancer l’économie mondiale, mais également sur la politique de relance américaine et européenne, et sur les accords de libre-échange, lesquels, espère le Gouvernement, devraient être signés assez rapidement.


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Message par Sirda le Sam 9 Nov 2019 - 21:12


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Affaires économiques


................Les chiffres économiques pour l’année 2021 ont été plutôt satisfaisants pour le Gouvernement de Sa Majesté, qui est parvenu à rétablir un semblant d’ordre dans son économie, bien que la récession soit toujours là. Si la recapitalisation des banques britanniques a produit les effets escomptés et protégé le secteur bancaire d’une crise trop importante, même si certaines fragilités persistent à menacer d’éventuelles défaillances de certaines d’entre elles. Toutefois, la proposition d’accord qui avait été faite, à savoir renflouer les banques contre une annulation de la part de dette publique qu’elles détiennent, n’a pas eu tous les effets escomptés. Si nombre des établissements bancaires privés ont accepté, tous ne l’ont pas fait, car cela aurait trop fragilisé leur santé financière, et le Gouvernement a parfois été contraint de simplement les recapitaliser sans pouvoir obtenir de contrepartie, même si c’est près de 7% de la dette qui a ainsi été renégociée et récupérée, en échange de plusieurs centaines de milliards de livres réinjectés dans l’économie. Le Gouvernement peut ainsi souffler quelques peu, puisque c’est plus d’un tiers de la dette souveraine qu’il n’a, pour l’instant, plus à rembourser ou à payer les intérêts, ce qui permet d’économiser de bonnes sommes d’argent, environ cinq milliards de livres, sur le budget de l’Etat, lesquels sont, au regard des grèves qui menacent sérieusement le secteur hospitalier, immédiatement réinjectés au profit des aides sociales et dudit secteur, afin de calmer la contestation, mais également faire face à l’arrivée du virus Ebola sur le sol britannique. Cependant, et le Gouvernement en a pleinement conscience, ces mesures, plus ou moins réussies, ne suffiront pas à rétablir une bonne santé économique au Royaume-Uni, lequel doit connaître un « véritable choc d’attractivité et de compétitivité » selon les mots du Chancelier de l’Echiquier afin de retrouver sa prospérité d’antan, ce d’autant plus qu’en trois ans, l’économie britannique a reculé de près de 15%, accroissant significativement le taux de pauvreté – une phrase qui fleure bon le libéralisme sauvage à outrance et la déréglementation totale, de sorte que Londres retrouve sa position de première place financière au monde qu’elle avait acquise grâce à l’œuvre salvatrice de feue Margaret Thatcher, mais aussi que le Royaume-Uni redevienne un lieu d’investissement, chose qui lui fait défaut depuis trop longtemps, pour relancer une production industrielle en berne depuis des années, ce alors qu’un siècle auparavant, il était l’une des premières puissances industrielles mondiales. Pour cela, le Gouvernement entend bien jouer sur les diverses marges de manœuvre qu’il a récupéré grâce au succès de sa première politique de recapitalisation de ses banques ainsi qu’avec sa politique d’austérité qui a empêché le déficit public de déraper trop dangereusement.

................Ainsi, le « Loup de la City », Jacob Rees-Mogg, a annoncé que le taux d’imposition sur les sociétés, jusqu’alors de 19%, allait désormais passer à 9,5%, et ce dès cette année, ce qui est l’un des plus bas taux du continent européen, en-dessous de celui de l’Irlande, pourtant très attrayant puisque fixé à 12,5%. De la sorte, Londres espère attirer de nombreuses grandes entreprises internationales, d’autant plus qu’une exonération totale d’impôts sera possible les cinq premières années d’implantation ou de création au Royaume-Uni sur tous les bénéfices réalisés sur le territoire britannique, ce qui permet d’attirer les entreprises étrangères mais également de favoriser la création de nouvelles entreprises localement. En outre, ce taux d’imposition peut encore être réduit à 4,75% si lesdites entreprises investissent au moins 5% de leur chiffre d’affaires au Royaume-Uni dans la recherche et le développement, un secteur considérablement en panne dans le pays, qui fut pourtant à la pointe de l’innovation technologique jadis. A ce titre, une niche fiscale est également créée pour les contribuables investissant dans des entreprises de recherche et de développement à hauteur de 10% de leur impôt maximum. De la sorte, Londres espère bien réattirer des grandes firmes internationales afin qu’elles relocalisent leur siège social, soit mondial, soit européen, au Royaume-Uni malgré le départ de l’Union européenne, la différence d’impôts pouvant compenser certaines tracasseries administratives ou taxes supplémentaires. De plus, Londres cherche à récupérer son statut maritime d’antan. Pour cela, elle mène désormais une politique plus qu’agressive à l’égard des pays adeptes du pavillon de complaisance en lançant son propre pavillon, rattaché aux îles anglo-normandes, et plus particulièrement sur l’île de Sercq. Ainsi, tout armateur qui le souhaite pourra immatriculer son navire sur ledit pavillon, l’île de Sercq étant assez peu exigeante en matière de sécurité maritime : une visite de routine annuelle pouvant être effectuée par une société de classification, absence totale de normes sociales pour les marins, aucune norme environnementale non plus, et un impôt relativement bas. Le statut juridique plus qu’original de l’île lui permet de telles largesses, tandis que le poids diplomatique du Royaume-Uni dans les diverses organisations internationales permet d’assurer aux armateurs une bien meilleure protection juridique que des pays tels que le Panama ou le Liberia. L’objectif est clairement assumé par le Gouvernement de Sa Majesté : il s’agit de rapatrier nombre de navires marchands qui s’étaient juridiquement exilés à l’étranger, mais aussi attirer des navires d’autres nations afin de leur faire prendre un pavillon serquois, ce qui leur fera économiser à la fois de l’argent et des ennuis juridiques en tous genres tout en faisant gagner beaucoup au Royaume-Uni sans grand risque pour lui.

................En outre, troisième grande mesure destinée à redonner sa splendeur et sa prospérité au Royaume-Uni, la déréglementation absolue du secteur bancaire dans le pays. Ainsi, le secret bancaire est solidement renforcé pour redonner confiance aux établissements bancaires, alors que toutes les taxes qui pouvaient être prélevées par l’Etat sur des flux en provenance ou à destination de l’étranger sont définitivement abolies. Tant pour les résidents que les non-résidents, aucune opération bancaire ou financière ne pourra désormais être taxée soit par l’Etat soit par les collectivités territoriales britanniques, y compris les îles exotiques de Sa Majesté, tandis que les seules normes qui s’appliquent encore au secteur bancaire sont celles du droit du travail à propos de leurs employés. Est donc offerte au secteur bancaire national et international une liberté absolue sur le territoire britannique, tandis que la City espère récupérer sa position de première place financière mondiale en y réattirant les capitaux étrangers, notamment les chinois, qui transitaient par Londres pour ensuite se déverser sur le Vieux Continent. De même, le taux d’imposition pour les établissements bancaires déroge à celui des entreprises puisqu’il est automatiquement fixé à 4,75% au lieu des 9,5%, ce qui, certes, se traduit par une perte sèche de recettes pour l’Etat, laquelle devrait être compensée par un accroissement significatif des activités bancaires et financières sur le territoire britannique. Sans conteste, le Royaume-Uni devient ainsi un paradis fiscal à ciel ouvert, ou plutôt le « Singapour du continent européen » selon certains journalistes. La livre pourrait ainsi retrouver une bonne place parmi les monnaies les plus utilisées à travers le monde. Enfin, dernière mesure, la Bank of England va, afin de lutter contre l’inflation galopante, réduire sa politique de quantitative easing, notamment avec la fin de la nécessité de financer le plan de renflouement des banques ainsi que du plan de relance de l’économie, qui s’est traduit par un investissement massif dans les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires du pays ; ce qui permettra en outre de permettre une réévaluation de la valeur de la livre par rapport aux autres monnaies. En parallèle, afin que l’investissement ne décroisse pas de trop, les taux directeurs repassent à 0,5 %, pour stimuler le crédit, tout en le maîtrisant suffisamment pour que l’inflation ne dépasse désormais plus la barre des 2%, seuil à partir duquel la banque centrale britannique aura comme ordre de rehausser les taux directeurs s’il venait à être dépasser. Cette réduction de l’assouplissement quantitatif ne marque pas pour autant sa fin puisque cinquante milliards de livres seront annuellement injectées dans l’économie britannique, principalement pour financer le déficit budgétaire. La recapitalisation des banques devrait fournir les liquidités suffisantes pour soutenir l’investissement.


Affaires intérieures


................La situation politique intérieure du Royaume-Uni inquiète grandement le Gouvernement de Sa Majesté. En effet, voilà désormais deux ans et demi que le divorce avec l’Union européenne a eu lieu, et aucune solution n’a été trouvée s’agissant de l’Irlande du Nord. Si, pour l’instant, ledit territoire ne semble guère agité, certainement grâce à l’absence de rétablissement de la frontière de facto, il ne fait nul doute que, si le Gouvernement venait à mettre fin à cette situation et rétablir des postes frontaliers, cela provoquerait de nouvelles tensions, voire de nouvelles violences, en Ulster. De ce fait, Julian Smith, Secrétaire d’Etat pour l’Irlande du Nord, a eu pour consigne de maintenir ce statu quo, tandis que la Chambre des Communes a, officiellement pour préserver les accords du Vendredi Saint, déclaré qu’aucune frontière physique ne serait rétablie entre les deux parties de l’île, et que lesdits accords continueraient d’être pleinement respectés, reprenant ainsi la proposition du filet de sécurité qui figurait dans l’accord de sortie du Royaume-Uni, ce qui a, fictivement, pour effet de déplacer la frontière entre l’île de Grande-Bretagne et celle d’Irlande, puisque désormais, les contrôles douaniers s’effectueront, pour les biens, personnes et services étrangers en provenance d’Irlande ou d’Irlande du Nord, qu’à leur arrivée sur le sol de l’île principale de l’archipel britannique. Si cela a pour effet de provoquer l’ire des unionistes nord-irlandais, qui étaient farouchement hostiles à cette idée, cela permet surtout au Premier-ministre d’évacuer ce problème, d’autant plus qu’il dispose d’une nette majorité parlementaire sans avoir besoin de leur soutien, ce qui n’était pas le cas lors de son investiture. S’agissant de l’Ecosse, et de sa demande d’organisation d’un nouveau référendum sur l’indépendance, Boris Johnson a pour le moment botté en touche, affirmant que « La question de la place de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni a déjà été traitée en 2014, en faveur du maintien. Il n’est pas question d’organiser des référendums tous les cinq ans parce que quelques indépendantistes souhaitent encore tester leur impopularité électorale et perdre encore un vote qui coûte de l’argent à organiser. Nous verrons cela après 2024, lorsqu’une décennie se sera écoulée. » Mêlant provocation et promesse lointaine, le locataire du 10 Downing Street essaie en réalité de gagner du temps à sa manière habituelle – et chaotique –, surtout pour arracher un accord commercial avec Bruxelles afin de calmer les ardeurs écossaises, d’autant plus que les derniers sondages donnent un résultat assez serré, avec 51% de votes en faveur d’un maintien et 49% en faveur de l’indépendance. L’écart est, pour le Gouvernement de Sa Majesté, bien trop faible pour tenter le diable et organiser immédiatement un nouveau référendum, qui pourrait voir l’Ecosse quitter le Royaume-Uni et l’affaiblir encore plus.


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