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Message par Bureau le Mer 15 Jan 2020 - 18:23

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Sur ce topic seront rassemblés les événements.
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Message par Bureau le Jeu 16 Jan 2020 - 13:26

France
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La France traverse de lourdes difficultés en ce début d'année 1934. Le flamboyant banquier et financier Alexandre Stavisky a été retrouvé mort chez lui le 4 janvier. Le faussaire avait en effet durant plusieurs années vendu de fonds bonds du trésor, de faux diamants, et toutes sortes de fausses choses à de puissants hommes politiques en France mais aussi à travers l'Europe de l'Ouest.

En cavale depuis décembre car recherché par le police française, il a été trouvé mort dans son chalet par cette même police française de vacances au matin du 4 janvier, suicidé de deux balles dans la tête.

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Camille Chautemps, Président du Conseil des ministres

Rapidement la droite s'est emparé de cette "Affaire Stavisky" pour critiquer avec virulence le gouvernement Chautemps. On revendique en effet que Stavisky était de mèche avec le préfet de police de Paris, Jean Chiappe, mais aussi le frère de Chautemps qui est avocat au barreau de la capitale. André Tardieu, politicien proche des ligues militaires, publie à la mi-janvier une liste des parlementaires ayant reçu des financements illégaux de la part de Stavisky, ce qui embrase le débat.

La droite hurle pendant que les centre-gauche rassemblé sous la bannière de la Gauche Démocratique et de Chautemps sont en grave péril.


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Message par Bureau le Jeu 16 Jan 2020 - 21:36

France
Brève
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Sous la pression politique mais aussi populaire, Camille Chautemps a annoncé sa démission en tant que Président du Conseil des ministres de la Troisième République. Remplacé par Edouard Daladier, le gouvernement de centre-gauche tient toujours. Ce dernier a pris ses fonctions le 30 janvier.

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Edouard Daladier

Une des premières décisions du nouveau gouvernement est de forcer le préfet de police Jean Chiappe à démissionner. Celui accepte, le 4 février. Immédiatement c'est la colère qui se fait entendre parmi la droite. On critique le Cartel des Gauches, on critique la République.

Le 6 février 1934, une gigantesque manifestation antiparlementaire a lieu à Paris. Plusieurs cortèges sont formés, et défilent à travers la capitale, qui est totalement paralysée. Les ligues d'extrême-droite et affiliés forment le gros des manifestants. Les Croix-de-Feu, formés en 1927 sous la forme d'une association de vétérans de la Grande Guerre, est le plus nombreux. On compte aussi le Parti franciste (parti d'extrême-droite nationaliste), l'Union Nationale des Combattants (fédération d'associations de vétérans), l'Action Française, mais aussi l'Association Républicaine des Anciens Combattants, un satellite du Parti Communiste Français. Ce dernier appelle a l'arrestation immédiate de Chiappe, à l'inverse des autres.

En tout, environ 60 000 manifestants se déversent sur la Place de la Concorde en milieu d'après-midi. Au même moment, devant l'Hotel de Ville, un gouvernement provisoire est proclamé, composé pour moitié de conseillers municipaux d'extrême-droite. Les manifestants avancent vers le Parlement, qui est réellement l'objectif de leur journée. Beaucoup appellent à saisir le Parlement.

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De la Rocque

A deux doigts d'arriver à saisir le Parlement face une Garde Républicaine en rangs serrés pour protéger le Parlement, les Croix-de-Feu font, sur ordre de leur chef le Colonel de la Rocque, demi-tour. Celui-ci refuse la prise par la force du pouvoir. Les Croix-de-Feu se dispersent, et retournent place de la Concorde pour une bonne partie d'entre eux.

Quand la soirée approche, les manifestants tentent un assaut vers le Palais Bourbon. Près de 12 000 émeutiers prennent part à l'assaut, face encore une fois à une Garde Républicaine à cheval déterminée à ne pas les laisser détruire les institutions de la République.

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La Garde Républicaine à gauche, face aux émeutiers

Les émeutiers attaquent la Garde Républicaine à l'aide de barres de fer, de billes en acier projetées par des lance-pierre, de pavés, mais aussi d'armes à feu. Lors de la deuxième volée tirée contre la Garde Républicaine, celle-ci ouvre le feu sur la foule, et abat une dizaine de manifestants en première ligne. La dispersion d'une majorité des émeutiers est immédiate, mais dans les heures avant minuit l'usage du feu par la Garde Républicaine aura lieu encore 3 fois, faisant au total une quarantaine de victimes. Un Garde Républicain est tué par une bastonnade à coups de barre de fer devant le Palais Bourbon.

Les affrontements se poursuivent encore tout au long de la nuit, dans une capitale terrorisée, où des meutes d'extrême-droite rôdent et sont chassées par la police. Des militants communistes prennent également part aux violences, sans s'attaquer aux forces de l'Etat mais en tabassant à de multiples reprises dans les ruelles des membres de l'extrême-droite. Ils causeront la mort de 12 émeutiers d'extrême-droite pour 3 victimes du côté communiste.

Dans la nuit, le gouvernement Daladier est réunit à Matignon. Déclarer l'Etat de Siège est une option, qui ne sera finalement pas effectuée. En effet, une fois l'aube venue, la majorité des affrontement ont cessé dans Paris. Plusieurs ministres démissionnent le 7 février, et dans la soirée, Daladier annonce sa démission suite à la pression populaire.

C'est le vieux loup de mer Gaston Doumergue, figure de la droite, qui prend le pouvoir.

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Gaston Doumergue, président du Conseil à compter du 7 février 1934

Le 12 février, le Parti Communiste Français organise une contre-manifestation, extrêmement encadrée par la Garde Républicaine. Celle-ci rassemble 40 000 militants du PCF, et se déroule sans heurts. Le danger fasciste est présent dans toutes les bouches. La même journée est déclarée par la CGT (socialiste) et la CGTU (communiste) journée de grève. Il s'agit d'un grand symbole de rapprochement des gauches, dans une France troublée par la soirée du 6 février 1934.



Pologne
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Le gouvernement polonais, soucieux de la stabilité régionale, a envoyé une délégation diplomatique à Berlin. Cela fait plusieurs mois que le gouvernement allemand d'Adolf Hitler et celui de Varsovie sont en négociations pour un traité de non-agression. La Pologne propose ainsi à l'Allemagne un traité de non-agression d'une durée de dix ans renouvelable. Le traité reconnaît les frontières des deux Etats, et la Pologne propose de mettre fin aux guerres commerciales qui minent les relations germano-polonaises depuis une dizaines d'année, pour repartir sur des bases saines.




Autriche
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A Vienne, l'hiver est dur. Au début du mois de février, le 12 très exactement, le même jour où à Paris défilent 40 000 communistes, la Heimwehr débarque dans un hôtel du centre-ville viennois pour le fouiller. Ils cherchent des documents dans la chambre qu'occupent temporairement plusieurs représentants sociaux-démocrates. La désormais illégale mais toujours existante Schützbund, une milice social-démocrate, prend la Heimwehr et la police à parti et ouvre le feu. A Vienne, mais aussi dans d'autres villes comme Linz, plusieurs jours d'escarmouches ont lieu.

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L'Armée autrichienne, tenant une position face aux socialistes

Le 16 février, le Chancelier Dollfuss ordonne le bombardement à l'artillerie légère du bâtiment Karl-Marx-Hof, bastion de la résistance social-démocrate de la capitale autrichienne. Plusieurs dizaines d'appartements civils environnant sont détruits dans l'opération, tuant 6 personnes. Le dernier bastion socialiste se rend après deux heures de pilonnage à l'artillerie. Au total, ce sont entre 400 et 500 personnes qui sont mortes dans les 4 jours qui viennent de secouer l'Autriche.

Le pays est désormais fermement dans les mains de Dollfuss et sa politique extrêmement conservatrice, très ancrée dans le catholicisme. Ce que les socialistes appellent avec dégoût, l'Austrofascisme, se rapproche en effet beaucoup du fascisme italien.

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Le Chancelier Dollfuss

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